Le Castres Lameilhé Football-Club (CLFC) est un club qui incarne l'esprit familial et la passion pour le football au cœur de Castres. Avec une gestion financière rigoureuse et des objectifs sportifs réalistes, le CLFC s'est forgé une identité forte au sein de la communauté locale.
Le club compte 220 licenciés, dont 160 pour la seule école de foot. Le CLFC aligne une équipe dans chaque catégorie, sauf en U19, un objectif pour la saison prochaine. Les U17 visent un titre départemental et, éventuellement, la coupe du Tarn Henri-Fournès. L'équipe seniors a connu deux montées consécutives, accédant à la promotion ligue et se maintenant cette année.
Le club a connu des moments forts, comme le précise le président du CLFC, Christophe Gau: "Le Castres Lameilhé Football-Club est un petit-moyen club qui vit sa vie tranquille avec quelques réussites et une santé financière saine".
Un tournoi U9-U11 organisé par le CLFC a lieu le dimanche 3 juin.
Parmi les 70 équipes inscrites au tournoi, celle dirigée par Sammy Kinane et Mohamed Benkada retiendra probablement un peu plus l'attention des aficionados locaux. Ceux qui n'ont pas eu l'occasion de voir évoluer cette formation U15 au cours de la saison seront en effet assurément curieux de voir à quoi ressemblent ces jeunes pousses qui ont bousculé les pronostics jusqu'à s'offrir une finale pour la montée sur la pelouse de Blagnac. Un parcours inespéré pour tout le monde…
«On est parti dans l'inconnu dans le sens où on a eu l'équipe tardivement. À ce moment-là beaucoup de joueurs venaient de quitter le club» explique Sammy Kinane, l'un des entraîneurs à qui avait été confiée la mission de redorer le blason de cette catégorie après les incidents peu glorieux de la saison précédente. Après avoir récupéré quelques joueurs et avoir choisi de donner de l'expérience à des éléments de première année, Sammy et Mohamed sont parvenus à mettre sur pied une formation qui avait fière allure.
«On avait pour ambition de se maintenir et au final on s'offre une finale à Blagnac. Les auteurs de cette belle épopée auront l'occasion de se retrouver une dernière fois à l'occasion du tournoi du CFC. Un événement auquel leur coach a participé à plusieurs titres. «Je l'ai disputé en tant que joueur puis après j'ai été arbitre et maintenant je le fais depuis quelques années en tant que coach. C'est toujours un plaisir de faire un tournoi chez nous. Il y a une super-ambiance et ça permet de passer de bons moments avec d'autres entraîneurs qu'on n'a pas trop l'occasion de croiser tout au long de la saison. Les résultats passent après car c'est plus une fête qu'autre chose» affirme-t-il.
Une équipe seniors qui a connu deux montées consécutives, première division excellence et enfin promotion ligue, plutôt bien digérée encore cette année. « Nous sommes actuellement dans le ventre mou du classement, précise le président. Le début de saison tonitruant nous avait donné de nouvelles ambitions ; nous sommes revenus aux objectifs initiaux : le maintien. L'entraîneur Jean-Eric Myrthe dispose d'un effectif un peu juste, 16/17 joueurs.
Jean-Pierre Fernandez, trésorier du club, a en charge l'équipe l'historique équipe féminine. « Nous avons eu le soulagement d'enregistrer récemment trois recrues, signale Christophe. L'effectif devrait permettre de retrouver la DH à l'issue de la seconde phase du championnat.
Un Événement Historique: US Revel contre PSG au Stade Pierre-Fabre
Le 7 janvier 2024, l'US Revel, club de Régional 1, a affronté le Paris Saint-Germain (PSG) en 32e de finale de la Coupe de France. Ce match historique s'est déroulé au stade Pierre-Fabre de Castres.
En affrontant le PSG de Kylian Mbappé en Coupe de France, le petit club de Régional 1 s’est offert un souvenir exceptionnel. Les 10.000 habitants de cette commune de Haute-Garonne ont communié comme jamais avec leurs joueurs amateurs. Malgré les neuf buts encaissés, la fête a battu son plein ce dimanche à Revel.
Une fois n’est pas coutume, dimanche soir, l’Union Sportive Revéloise a refoulé du monde en tribunes, aux dires de son directeur sportif Cédric Garcia. Le petit club amateur, qui ferraille habituellement devant moins de 100 spectateurs en Régional 1, la sixième division du football français, recevait le PSG en 32e de finale de la Coupe de France, dans un stade Pierre-Fabre, à Castres, garni de 10.000 supporters. Qui ont tous célébré avec enthousiasme la défaite 9-0.
L’essentiel était ailleurs que dans le résultat. En l’occurrence dans la proximité du public, essentiellement des licenciés du club et leurs familles, avec les joueurs. "Voir notre voisin jouer contre Mbappé, c’est extraordinaire", témoigne une spectatrice croisée au pied du stade. Le voisin, c’est le gardien de but, Cyril Garcia, élu homme du match à l’applaudimètre, grâce à ses arrêts dignes d’un professionnel, qui ont permis d’éviter un score à deux chiffres. "On n’oubliera jamais. Je n’ai même pas les mots pour décrire ce qui nous arrive aujourd’hui."
Un spectateur, en tribunes, les a trouvés : "Ils se sont battus jusqu’au bout, c’est tout ce qu’on voulait voir. Ils méritent tout l’or du monde." De son côté, Lola Saint-Romas n’en revenait pas. Son mari, métallier-soudeur de profession, a joué sous ses yeux contre les plus grandes stars de Ligue 1. "C’est incroyable, c’est le match de sa vie ! On boit, on mange et on dort PSG depuis plusieurs semaines", confie-t-elle. Le retour à la réalité du championnat de Régional 1 s’annonce difficile, mais ce n'est pas encore l'heure d'y penser.
Alors que l’US Revel (Régional 1) a tiré le gros lot avec la réception du Paris Saint-Germain en trente-deuxième de finale de la coupe de France, la question du stade s’est immédiatement posée.
« Les élus ont pris ce dossier en charge, explique Didier Roques sur 20 minutes. La priorité est donnée à Castres. On va essayer d’avoir le stade Pierre-Fabre, si c’est possible. Car cela doit correspondre au cahier des charges de la FFF. »
« Il faut rester lucide, justifie le président revélois. Paris est attractif, c’est sûr, mais nous, nous sommes Revel. Ce n’est pas du tout certain que l’on remplisse le Stadium. Et si on ne le remplit pas, comme la location est très chère, ce n’est pas forcément intéressant. Il vaut mieux prendre un stade à 10 000 ou 12 000 places comme Pierre-Fabre et le remplir. »
C’est bien le stade Pierre-Fabre de Castres, situé à un peu moins de 30 kilomètres de Revel, qui accueillera ce match entre l’un des petits poucets de la compétition et le PSG, programmé dimanche 7 janvier à 20 h 45.
Le club revélois avait d’abord obtenu le feu vert du Castres Olympique qui occupe habituellement cette enceinte sportive, ainsi que de la Ville de Castres. Mais des discussions s’étaient ensuite poursuivies tout au long de la semaine dernière avec la Fédération française de football et la préfecture du Tarn pour valider cette option.
Si le stade Pierre-Fabre était en balance avec le Stadium municipal de Toulouse, la solution castraise semble une bonne nouvelle au niveau sportif pour l’US Revel. Même si l’issue du match ne semble pas faire vraiment de doute, le PSG manquera certainement de repères dans cette enceinte habituellement réservée au rugby et où le public est très proche du terrain. Alors que la plupart des joueurs parisiens ont eu plusieurs fois l’occasion de jouer sur l’île du Ramier et que le Stadium correspond plus aux standards des stades dans lesquels ils ont l’habitude d’évoluer.
Par ailleurs, le déplacement des supporters revélois vers Castres sera plus court que s’ils avaient dû se rendre à Toulouse. Et cela même s’il leur faudra changer de département. Enfin, le club du Lauragais a de nombreuses attaches dans le Tarn où il entretient de très bonnes relations avec des clubs voisins et dont de nombreux joueurs de son effectif sont originaires.
À l’époque où elle se nommait encore Pierre-Antoine, l’enceinte a en effet accueilli un match amical d’avant-saison entre le Toulouse football club et Montpellier lors de l’été 2011. Quelques années plus tôt, en mars 2005, c’est un huitième de finale de la Coupe de France entre Albi et Sochaux qui avait été délocalisé dans la ville tarnaise.
L'idée a germé quasiment simultanément dans les têtes des maires adjoints délégués aux sports de Castres et de Revel à l'issue du tirage au sort lundi 11 décembre. "Quelques minutes après le tirage au sort, on s'est envoyé des messages, raconte Laurent Picouza, l'élu castrais, qui avait d'abord vérifié que le Castres olympique jouait bien à l'extérieur ce week-end-là. Le Castres olympique, qui occupe principalement ce stade municipal à travers une convention avec la Ville, a rapidement donné son accord."

Stade Pierre-Fabre de Castres
Si le stade sera dans une configuration quasi similaire que lors des rencontres du CO, les pesages en moins, il y aura quand même quelques modifications. Les poteaux ont évidemment été remplacés ce jeudi par les cages du terrain de foot de Lameilhé. Les panneaux publicitaires des partenaires du CO seront masqués. La FFF habillera l'enceinte avec les sponsors de la coupe de France.
La sécurité sera renforcée avec davantage de forces de l'ordre à l'extérieur et de stadiers à l'intérieur.
US REVEL / PSG : Au cœur de la préparation des Revélois !
Les buvettes seront tenues comme d'habitude par les bénévoles de l'Amicale du CO. "On est très heureux d'accueillir Revel à Pierre-Fabre. Revel aura les vestiaires du CO et le PSG ceux des visiteurs. Les joueurs parisiens arriveront en avion à l'aéroport de Castres dimanche dans la matinée et se retrouveront à l'hôtel Mercure-L'Occitan, qui a été privatisé, jusqu'à la rencontre. Ils repartiront pour Paris dès la fin du match. Bref tout est prêt pour le match."
Aménagements du stade, sécurité, accueil des supporters et des joueurs... Organiser à Castres, au stade Pierre-Fabre, le match de 32e de finale de coupe de France de football entre l'US Revel et le Paris-Saint-Germain qui va se jouer ce dimanche à 20h45.
Pour l’occasion, les riverains pourront suivre la rencontre par l’intermédiaire d’une fan zone, mise en place par la Mairie. Cette dernière prendra place 45 minutes avant la rencontre dans la salle Claude Nougaro. Délocalisée au stade Pierre Fabre (12 500 places) à Castres, la rencontre dans le Tarn affiche déjà guichets fermés.
Environ 10.000 habitants à Revel, à peu près 10.000 personnes au stade Pierre-Fabre de Castres pour cet improbable choc face au Paris Saint-Germain, en 32es de finale de Coupe de France. En schématisant à peine, toute la population de la charmante bastide haut-garonnaise s’était transportée dimanche soir à une vingtaine de kilomètres plus au nord-est, dans l’antre habituel des rugbymen du CO pour LE match de l’histoire du vénérable club né en 1910.

Joie des joueurs de Revel après le tirage au sort
Comme prévu, le leader de Ligue 1, même fortement remanié, a surclassé le premier de la poule B Occitanie de Régional 1, cinq étages plus bas. Après un quart d’heure de résistance du « petit », il l’a même écrasé (0-9). Ou plutôt « respecté », comme on dit dans le foot lorsqu’une équipe plus huppée joue le jeu à fond et fait bien sentir à son modeste opposant l’écart qui les sépare.
Luis Enrique et Marco Asensio, les deux Parisiens dépêchés devant la presse, ont d’ailleurs employé l’expression. « La différence de niveau était évidente, mais je pense que nos adversaires vont garder un bon souvenir de cette partie », a ajouté l’entraîneur espagnol, après avoir pu s’entretenir avec son homologue revélois Nicolas Giné.
Ce dernier n’a caché ni son admiration pour le technicien espagnol - « c’est la bonne personne au bon endroit » - ni sa fierté. « L’adjoint au maire nous a félicités car on a véhiculé une bonne image avec le club, a-t-il lâché. Le score est lourd, mais on savait que cela pouvait arriver. Mais nous étions avec nos supporteurs, dans un stade plein, et les garçons n’ont rien lâché jusqu’à la fin. A ce niveau, c’est une soirée très réussie. »
« Paradoxalement, j’ai encaissé neuf buts mais j’ai quand même pris du plaisir, avouait le gardien et capitaine Cyril Garcia, auteur d’une bonne dizaine de parades, notamment devant un Kylian Mbappé qui aurait pu planter un nonuplé plutôt qu’un « simple » triplé. J’ai même pris un pied fou. Dans le stade, c’était incroyable. Et de plus, en tant que natif de Castres, c’était formidable. »