Le beach handball, un sport spectaculaire et festif né sur les plages italiennes il y a plus de trente ans, a longtemps été perçu comme un simple divertissement estival. Aujourd'hui, il revendique un statut de discipline à part entière et vise une place aux Jeux Olympiques seniors après une première apparition aux Jeux Olympiques de la Jeunesse en 2018.

Les Règles du Jeu
Le handball est régi par les règles établies par la Fédération Internationale de Handball (IHF). Ces règles permettent de standardiser la pratique à travers le monde, qu’il s’agisse de compétitions locales ou internationales.
- Un match de handball se déroule en deux mi-temps de 30 minutes, avec une pause de 10 minutes entre les deux.
- Chaque but vaut un point, sauf les gestes spectaculaires - kung-fu, tir à 360°, but du gardien, jet de six mètres - qui rapportent deux points.
Clément du compte spécialisé La Roucoulette, acteur actif de la promotion de la discipline en France, résume : « Ce ne sont pas les mêmes règles, pas le même terrain, la même surface. Tout est différent sauf le fait qu’on doit marquer un but avec la main. C’est un sport dynamique où le contact n’est pas autorisé et sanctionné sévèrement : pas de carton jaune, mais des bras cassés qui peuvent engendrer un carton rouge. »
Au-delà de l’aspect technique, le beach handball séduit par son atmosphère festive. Joué en plein air, souvent sur des plages ensoleillées, il se dispute sur fond de musique, avec le public à quelques mètres seulement des joueurs.
Évolution des Tenues et des Mentalités
Depuis l’apparition de la pratique féminine du sport, à la fin du XIXe siècle, les tenues ont toujours fait débat. D’abord couvertes de la tête aux pieds, les femmes sont aujourd’hui hypersexualisées et doivent répondre à des codes.
En 2012, la réglementation a été assouplie : le port du bikini n’est plus obligatoire depuis 2012. Afin de promouvoir la discipline dans l'ensemble des pays, y compris les plus conservateurs, la fédération internationale de beach-volley (FIVB), sport olympique depuis 1996, a en effet assoupli ses règles en 2012, avant les Jeux de Londres. Les joueuses peuvent depuis cette date porter un legging long ou un bermuda descendant jusqu'à 3 centimètres au-dessous du genou, et revêtir un tee-shirt, à manches courtes ou longues.
« Nous avons ajouté une possibilité afin de répondre à des motifs religieux ou culturels », expliquait à l'époque le directeur de la communication de la FIVB.
La Polémique du Bikini
En 2021, la question des tenues obligatoires, notamment le bikini, a suscité une vive polémique. L’équipe norvégienne de beach handball a été sanctionnée d’une amende de 1 500 € pour non-respect de la « tenue exigée », c’est-à-dire un bikini. La raison ? La Fédération a estimé que la tenue des joueuses n’était pas réglementaire, stipulant que « les joueuses doivent porter des bas de bikini (...) ajustés et échancrés », dont les côtés « doivent être larges d’au maximum 10 cm ».
Cette amende a été jugée « complètement ridicule » par le ministre de la Culture norvégien, également en charge des Sports. La Fédération norvégienne de handball s’est quant à elle montrée « fière » de ses joueuses : « Ensemble, nous allons continuer le combat pour faire changer les règles concernant les vêtements. Ainsi, les joueuses pourront être compétitives dans des vêtements dans lesquels elles se sentent à l’aise.
Très vite, les réactions à l'amende infligée à la fédération norvégienne se sont succédé. La Fédération norvégienne avait contacté la Fédération européenne en amont de la compétition, afin de demander la permission de jouer en shorts.
« Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme estime que personne ne devrait imposer à une femme ce qu’elle doit porter ou non. »

Les Nouvelles Règles de l'IHF
C’est une victoire pour les joueuses de handball de plage. Jusque-là contraintes de jouer en bikini, ces sportives peuvent désormais porter des shorts, qui doivent toutefois être « serrés », après que la Fédération internationale de handball (IHF) a modifié son règlement début octobre.
« Les joueuses doivent porter des shorts courts et serrés », indique désormais le règlement de l’IHF, tandis que leurs homologues masculins peuvent porter des shorts qui arrivent « dix centimètres au-dessus de la rotule » à condition qu’ils ne soient « pas trop amples », selon ce règlement publié le 3 octobre.
Pour le haut du corps, la tenue exigée par l’IHF est la même pour les hommes et pour les femmes : des « débardeurs ajustés ».
Alternatives au Bikini
Si vous préférez une tenue au bikini, il existe des shorts de beach-volley conçus de manière à être très légers et fluides pour accompagner correctement tous les mouvements pendant la pratique. De plus, ils évacuent efficacement la transpiration. Leur coupe ample empêche également le sable de “rester coincer” (c’est gênant et ça colle) et permet donc son évacuation.
Ensuite, on pense au produit iconique du beach-volley: la brassière. Astucieuse dans sa conception, elle répond à vos besoins de beach-volleyeuse. Le dos nageur de la brassière facilitera vos mouvements et sa légèreté vous assure un maximum de confort pendant le jeu ainsi qu’un bon maintien adapté à votre pratique !
Accompagner sa brassière d’un débardeur, c’est possible ! Il est conçu pour être léger et évacuer la transpiration pendant le jeu, ça évite au sable de rester collé sur votre tenue et profiter ainsi d’un maximum de confort.
Les Jeux Olympiques de Paris 2024
Pour la première fois, les JO se veulent parfaitement paritaires, avec autant d’hommes que de femmes parmi 10 500 places qualificatives (même si dans le détail, des exceptions subsistent), et le Comité international olympique (CIO) a donné comme directives aux médias de proposer une « représentation égalitaire des genres » depuis 2018 (« Pensez attrait sportif plutôt que sex-appeal », écrit-il dans un communiqué).
Les épreuves de beach-volley de Paris 2024, entamées le 29 juillet, confirment l’appropriation progressive par les joueuses de ces nouvelles tenues. « On a envie que dans le beach-volley, les femmes aient le choix », expliquent les Françaises Alexia Richard et Lézana Placette, après avoir gagné leur premier match aux Jeux olympiques (JO) de Paris, le lundi 29 juillet.
Bikinis, shorts, leggings… Si la question fait encore jaser hors des terrains, les joueuses de l’équipe de France considèrent que ce n’est plus un débat : elles revendiquent la liberté de s’habiller comme elles l’entendent.
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