Le football, sport le plus populaire en France et dans le monde, est une activité qui fait rêver petits et grands. Cependant, derrière les exploits des grands joueurs et la couverture médiatique se cachent des risques de blessures. Si le football n'est pas le sport le violent, il n'empêche que les joueurs sont soumis à des chocs et à des efforts physiques qui augmentent le risque de blessure.
Un footballeur amateur joue en moyenne une centaine d’heures par an, contre cinq cents pour un professionnel. Autant dire que cela joue sur la fréquence des blessures. Mais quelles sont les blessures les plus courantes chez les footballeurs ?
Top 10 des plus grosses blessures du football
Les blessures les plus courantes au football
Les blessures au football, c’est un peu comme les cartons rouges : on fait tout pour les éviter, mais elles sont quand même au rendez-vous ! Elles découlent bien sûr des mouvements et des actions sur le terrain. Résultat, ce sont surtout tes jambes qui trinquent, en particulier les muscles des cuisses.
À côté des bonnes vieilles courbatures ou des petites contractures de fatigue (celles qui te rappellent que t’as bien bossé), il y a des blessures un peu moins faciles à gérer. Entorse, crampe, élongation, pubalgie, claquage ; ça sonne comme une équipe que t’aimerais bien laisser sur le banc, non ? Malheureusement, ces blessures fréquentes au football, plus ou moins graves, s’incrustent un peu trop souvent dans la partie. Mieux vaut donc les connaître pour les éviter ou les gérer.

L'entorse de la cheville
L’entorse de la cheville, c’est un peu la blessure classique du footballeur : un faux mouvement, des changements de direction mal gérés, un appui mal géré ou un tacle mal négocié, et voilà ta cheville qui se tord. Elle peut avoir plusieurs niveaux de gravité, selon le nombre de ligaments touchés.
En cause, bien souvent le ballon, qui provoque dans sa course des changements de direction, des dérapages, voire un pied qui se pose dessus en plein sprint. Dans le football professionnel, il s’agit sans conteste de la pathologie la plus fréquente. Une fois que la présence de fracture a bien été écartée, le traitement est fonctionnel : immobiliser le pied avec une attelle est essentiel, tout en préservant toutefois la flexion extension ce qui permet de continuer à marcher et de préserver la musculature de la cheville.
La luxation
La luxation, plus communément appelé déboîtement, s’observe au niveau des articulations surtout au niveau de l’épaule mais également de la cheville ou du genou. C’est ainsi qu’en novembre dernier, le gardien argentin Oscar Ustari s’est déboité le genou gauche sur un dégagement en plein match : la rotule était complètement sortie de son axe !
La luxation est une des urgences en chirurgie orthopédique, car l’intervention doit intervenir rapidement, soit par le biais de manœuvres soit grâce à une opération. En effet, l’avenir de l’articulation déboîtée peut être mis en péril et une arthrose, une instabilité ou une déformation articulaire peut apparaître si le nécessaire n’est pas fait rapidement.
Le traumatisme musculaire
Ce traumatisme est la deuxième blessure la plus fréquente chez les footballeurs. Parfois, tu te lances dans des mouvements et des actions, mais malheureusement ton muscle n’est pas d’accord. Pas préparé au geste, il se braque : tu ressens alors une tension, voire une douleur plus ou moins vive qui reste quand même supportable. Ici, pas de déchirure, mais une petite lésion des fibres musculaires.
L’application de glace et d’un bandage compressif va soulager rapidement la douleur. Il faut cependant s’assurer que ce n’est pas ce qu’on appelle communément un claquage, c’est-à-dire une rupture de la fibre musculaire, ce qui entraîne une indisponibilité du sportif beaucoup plus longue.
La rupture du ligament croisé antérieur du genou
La rupture du ligament croisé antérieur est souvent longue à guérir à cause des lésions associées : cartilage ou ménisque. C’est une blessure assez fréquente au football, puisque les rotations du genou y sont monnaie courante. Souvent, le joueur qui est touché a déjà eu un traumatisme auparavant. La rupture peut être partielle ou complète, dans ce dernier cas elle affecte les deux ligaments.
Pour bien comprendre, il faut savoir qu’il existe dans le genou quatre ligaments : deux ligaments latéraux et deux ligaments centraux appelés croisés, parce qu’ils se croisent en plein milieu du genou. Une fois la rupture confirmée, une prise en charge rééducative est nécessaire très rapidement afin que l’utilisation du genou se fasse sans douleur au quotidien. L’opération consiste en une greffe d’un tendon tiers qui viendra remplacer le ligament abîmé.
Martin Terrier qui hurle de douleur après s'être blessé au genou, est l'une des pires images de cette première partie de saison. Début janvier, Rennes rencontrait Nice dans le cadre de la Ligue 1. Sur un contact avec Jordan Lotomba, l'attaquant du Stade Rennais s'est rompu les ligaments croisés du genou droit. Sorti sur civière, il ne devrait pas rejouer avant la saison prochaine.
La fracture de la cheville
C’est souvent un coup de pied dans la cheville qui provoque la fracture de la cheville. Par contre, si cette fracture est multiple, ou qu’il s’agit d’une fracture ouverte et que les os se sont déplacés, il faut réparer l’os par de la chirurgie. Plusieurs solutions sont alors possibles par ostéosynthèse. Il s’agit d’une opération chirurgicale qui consiste, grâce à des matériaux tolérés par l’organisme, à maintenir les fragments d’os.
La pubalgie
Tous les sportifs peuvent être concernés par la pubalgie, mais elle est cependant particulièrement présente chez les footballeurs. En effet dans cette activité, les microtraumatismes répétés sont nombreux, notamment à cause des puissants tirs de balle avec la jambe… ce qui favorise la tendinite des muscles abdominaux ou des jambes (adducteurs ou abducteurs).
C’est un syndrome douloureux qui se fait ressentir au niveau du bas-ventre, du pubis, voire des adducteurs. Elle recoupe plusieurs pathologies différentes et demande donc un examen minutieux, à base d’échographies et d’IRM.
La maladie de Sever
Pour terminer ce tour d’horizon des pathologies les plus fréquente dans le monde du football, il faut savoir que ce sport n’est pas forcément adaptés aux plus jeunes (7-10 ans), car à cet âge la croissance est loin d’être terminée et la pratique intense d’un sport, couplée à une croissance rapide peut provoquer la maladie de Sever.
Il s’agit d’un trouble de la croissance en rapport avec un surmenage du pied et une surexploitation de l’os par le tendon d’Achille. Cela se manifeste par des douleurs au niveau du talon ou du tendon d’Achille.
Voici une liste des blessures les plus courantes dans le football :
- L'entorse du ligament externe de la cheville
- Le déboîtement
- Le traumatisme musculaire
- La rupture du ligament croisé antérieur du genou
- La fracture de la cheville
- La pubalgie
- La maladie de Sever
Le cas de Mouctar Diakhaby : une blessure grave au genou
Les images n'auguraient rien de bon. Lundi, les constats médicaux ont confirmé les inquiétudes. Dans le match nul entre Valence et le Real Madrid (2-2) samedi, le défenseur central valencien Mouctar Diakhaby (27 ans) est sorti sur blessure après un choc spectaculaire avec Aurélien Tchouaméni.
Dans un communiqué publié dimanche, Valence indiquait que Diakhaby avait subi « une luxation du genou droit », avant de préciser que le joueur restait « hospitalisé pour un suivi clinique, dans l'attente de nouveaux examens ». Lundi, le spécialiste en traumatologie et chirurgie orthopédique Enrique Gastaldi, médecin à l'Hôpital clinique universitaire de Valence depuis 1986, ne s'est pas montré rassurant au sujet de la blessure du Guinéen, dans un entretien à la chaîne SER Deportivos Valencia.
« Diakhaby a la blessure la plus grave qu'un footballeur puisse subir au genou. Dans des blessures comme celle-ci, la première chose à vérifier est que le patient puisse à nouveau marcher, a affirmé le chirurgien. C'est effrayant. La luxation a pris le ligament croisé antérieur et le ligament croisé postérieur en avant. Ce sont des blessures très graves, inhabituelles. Pour que l'os sorte, il faut que les ligaments se cassent. On parle de quatre ou cinq ligaments, cela nécessite une étude ultérieure très poussée »
L'AFP a informé mardi après-midi que Mouctar Diakhaby serait opéré jeudi à Lyon. Il a passé 48 heures sous observation dans un hôpital de Valence et rejoindra le Dr Bertrand Sonnery-Cottet, sous la supervision du médecin de Valence.
La blessure au football : un fardeau mental et physique
La blessure au football fait partie du jeu. Mais chez certains joueurs, elle devient une ennemie permanente. Elle n’est pas seulement une pause. Elle devient un fardeau mental, un frein physique, un facteur décisif dans une carrière.
Tous ne sont pas logés à la même enseigne. Certains multiplient les blessures, mais les soignent vite. D’autres connaissent moins de pépins, mais restent absents de longs mois. Ce classement ne juge pas le temps passé à l’infirmerie ou le nombre de matchs loupés. Dans le football professionnel, une blessure au football peut tout changer. Elle peut coûter un transfert, un titre, une Coupe du monde. Elle peut faire perdre la confiance, la vitesse, la précision.
Voici quelques exemples de joueurs ayant connu des blessures récurrentes au cours de leur carrière :
- Franck Ribéry (72 blessures)
- Marco Reus (68 blessures)
- Arjen Robben (58 blessures)
- Neymar (43 blessures)
- Verratti (38 blessures)
Prévention des blessures au football
Pour éviter de passer plus de temps sur le banc que sur le terrain, pense prévention des blessures ! Voici quelques conseils :
- Un entraînement adéquat et régulier.
- Respecter les règles du jeu.
- Hydrate-toi et mange équilibré pour nourrir tes muscles comme il faut.
- Écoute ton corps. Douleur persistante ou fatigue extrême ?
Il semblerait par exemple que l’équilibre dynamique d’un joueur aurait une incidence sur ses risques de blessure ! Le maintien du centre de gravité au-dessus de sa base d’appui (celle-ci étant définie par la position de vos pieds) pendant la course, c’est ce qu’on appelle l’équilibre dynamique. Or cet équilibre est généralement diminué en cas de fatigue ou d’une blessure mal guérie… Et les joueurs ayant un moins bon équilibre dynamique auraient un risque de blessure jusqu’à deux fois plus grand ! Donc n’oubliez pas : une fois que la blessure est là… surtout… prenez le temps de la guérison.
Pour conclure, nous retiendrons qu’un bon échauffement semble la clé de voûte de la pratique de ce sport… comme de toute autre activité sportive. La prévention et la préparation physique réduisent les risques de blessures et de traumatismes, mais pas que !