Le hockey sur glace, plus communément appelé hockey, est un sport d'équipe dynamique et rapide qui se joue sur une patinoire spécialement conçue. L’objectif principal de chaque équipe est de marquer des buts en propulsant un palet (un disque de caoutchouc vulcanisé) dans le but adverse.
Les équipes sont composées de plusieurs lignes de cinq joueurs qui se relaient sur la glace, ainsi que d’un gardien de but. Le hockey est originaire du Canada et s’est développé à la fin du XIXe siècle en Amérique du Nord. Au niveau mondial, le hockey est pratiqué dans de nombreux pays.
L'un des championnats les plus connus est celui de la Ligue nationale de hockey (LNH) en Amérique du Nord, existant depuis 1917. Des compétitions internationales récurrentes sont également organisées par la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF).
Ainsi, chaque année, des championnats du monde sont organisés pour le hockey sur glace féminin et masculin, dans différentes catégories d'âge.
Depuis l'Antiquité, l’homme joue à des jeux où un objet est frappé avec un bâton incurvé. L’utilisation du mot « hockey » pour désigner de tels jeux est attestée depuis 1785 (1527 pour hockie) mais son étymologie est incertaine. Les Européens qui se sont établis en Amérique du Nord y ont introduit une multitude de jeux similaires au hockey, tels que la crosse française, le shinty écossais, le hurling irlandais et le hockey sur gazon, joué en Angleterre.
Le 3 mars 1875, un match de hockey sur glace avec des règles est joué pour la première fois en intérieur, au Victoria Skating Rink, sous l'impulsion de James Creighton (en), membre du club de patinage et juge de patinage artistique. Le match oppose deux équipes composées de neuf joueurs chacune, des gardiens de buts, un arbitre, une rondelle, des règles sur lesquelles les protagonistes se sont mis d'accord, un temps de jeu limité à raison de soixante minutes et enfin un score noté.
En 1892, les fils du Gouverneur parviennent à convaincre leur père d'acheter une coupe en argent pour cinquante dollars pour la meilleure équipe du Canada. L'équipe qui remporte le trophée ne peut pas le conserver et doit le remettre en jeu régulièrement. La coupe est nommée initialement Dominion Challenge Trophy, trophée qui sera nommé plus tard coupe Stanley.
En 1893, à la fin de la saison de l'Association de hockey amateur du Canada, les joueurs du club de hockey de Montréal, équipe dépendant de l'Association des athlètes amateurs de Montréal, finissent à la première place du classement et remportent la coupe offerte par le Gouverneur du Canada. En mai 1893, un article de la Gazette renomme le trophée The Stanley Hockey Championship Cup.
Le déroulement d'un match
Un match de hockey dure 60 minutes et est divisé en 3 tiers-temps de 20 minutes chacun.
A la fin de chaque tiers temps, les équipes changent de côté.
Certains matches peuvent être complétés d’une prolongation, en cas de match nul entre les deux équipes.
En cas d'égalité à la fin des 60 minutes de temps de jeu règlementaire, une prolongation est jouée avec "mort subite" ou une série de tir au but a lieu.
En cas d'égalité à la fin du temps de jeu règlementaire une prolongation en mort subite de 5 minutes peut être jouée pour déterminer le vainqueur. Seuls 4 joueurs sont sur la glace. Si un but est marqué, le match est terminé. Dans le cas contraire, le vainqueur doit être désigné avec une séance de tirs de pénalité appelés également « tirs de fusillade ».
L’équipe qui marque le plus de buts au cours de la rencontre est déclarée vainqueur.
La patinoire : Surface de jeu
Le hockey se pratique sur une patinoire qui est entourée de balustrades et de vitres de protection.
La patinoire est divisée en 3 zones, délimitées par 2 lignes bleues: la zone d’attaque, la zone neutre (au milieu) et la zone de défense.
Les deux lignes bleues divisent le terrain en trois zones. La zone défensive est le tiers dans lequel se trouve la cage d'une équipe. La partie sur laquelle se trouve la cage de l'équipe adverse est donc la zone d'attaque. Les zones de défense et d'attaque sont aussi appelées zones d'extrémité.
La zone de défense est comprise entre la balustrade derrière le but défendu par l’équipe et la première ligne bleue. Cette zone comprend également une ligne rouge fine, appelée ligne de but, sur laquelle est placé le but à défendre.
La zone neutre, quant à elle, est la partie de la patinoire comprise entre les deux lignes bleues. Au milieu de la zone, une ligne rouge aussi épaisse que les lignes bleues symbolise le milieu de la glace et est appelée la ligne rouge centrale.
Enfin, la zone d’attaque va de la deuxième ligne bleue à la bande derrière le but défendu par l’équipe adverse.
Les buts sont situés respectivement sur chaque ligne de but. Au hockey sur glace, il est possible de jouer derrière la cage du gardien. La surface de but est délimitée par une zone bleu clair et un demi-cercle rouge. Le territoire de l'arbitre est délimité lui aussi par un demi-cercle rouge.
Sur toute la surface se trouvent des points, certains entourés par des cercles. Ces derniers sont appelés points d'engagement.
Après une interruption, l'arbitre remet le palet en jeu sur l'un des points d'engagement rouge. Après un but, au début d'un nouveau tiers temps ou bien lors d'un "icing" (voir plus bas), le palet est remis en jeu sur le point central d'engagement (point bleu). Un joueur de chaque équipe essaye de récupérer le palet pour son camp.
REGLEMENT HOCKEY SUR GLACE (VERSION LHC)

Schéma d'une patinoire de hockey sur glace.
Composition des équipes et arbitrage
Lors d’un match, il y a 2 à 4 arbitres sur la glace. Ils portent un haut à rayures noires et blanches et un pantalon noir.
Les deux équipes sont composées de 5 joueurs de champs et d’un gardien de but sur la glace.
Les équipes peuvent compter un maximum 22 joueurs, dont 2 gardiens sur une feuille de match.
Six joueurs par équipe dont un gardien sont simultanément sur le terrain de jeu au hockey sur glace. La position de gardien peut également être prise par un joueur de champ.
Les équipes peuvent réaliser autant de changements de joueurs qu’elles le souhaitent.
Contacts et règles
Le hockey sur glace est un sport de contact mais ces derniers sont très réglementés (voire interdits dans certaines catégories) pour assurer la sécurité des joueurs.
Le hockey sur glace est un sport très physique. Les joueurs sont la plus part du temps une minute sur la glace puis sont remplacés.
La pratique du hockey sur glace est très physique et il n'est pas rare que de véritables rixes aient lieu sur la glace. Ces altercations ont un attrait particulier pour les novices mais l'inverstissement corporel des joueurs fait partie intégrante du jeu. Il est ainsi autorisé aux joueurs de déstabiliser un adversaire pour récupérer le palet.
Pour gêner l’adversaire, les hockeyeurs ont le droit de rentrer en contact avec lui pour le déstabiliser et récupérer le palet. Les actions trop dangereuses ou contraires aux règles sont sanctionnées par des pénalités.
En Ligue nationale de hockey ou LNH (NHL en anglais) les contacts physiques sont d'ailleurs plus brutaux qu'en Europe.
Afin d'éviter que la situation ne dégénère complètement, il existe, comme pour tout autre sport, des règles fixes.
Au hockey sur glace il existe aussi le concept de hors-jeu. Un hors-jeu se produit lorsqu'au moins un joueur de l'équipe attaquante se trouve dans le troisième tiers avant que le palet n'ait franchi la ligne bleue.
Un joueur qui attaque n’a pas le droit de précéder le palet dans la zone d’attaque.
Les joueurs peuvent pousser du pied le palet, par contre il est interdit de marquer un but de cette manière.
Une autre infraction classique des règles concerne la crosse. Celle-ci ne doit jamais être tenue au-dessus des épaules, sans quoi le joueur fautif sera pénalisé de 2 à 5 minutes d'exclusion de jeu. Une infraction peut aussi être de faire un croche-pied, frapper un joueur avec sa crosse ou de le charger. Une telle faute sera sanctionnée par l'arbitre et le joueur incriminé sera exclu du jeu pour 2 voire même jusqu'à 5 minutes. Il en résulte la supériorité numérique pour l'équipe adverse : le powerplay.
Une dureté excessive entraîne presque toujours une pénalité de méconduite. Le joueur sanctionné doit reste sur le banc des pénalités pendant 10 minutes sans pour autant que son équipe soit obligée de jouer en infériorité numérique. En cas de comportement particulièrement brutal, le joueur incriminé peut se voir infliger la pénalité la plus lourde au hockey sur glace : la pénalité de match.
Hors-jeu et dégagement interdit
Un joueur qui attaque n’a pas le droit de précéder le palet dans la zone d’attaque.
Autre règle très importante, celle du dégagement interdit.
L'icing : ou dégagement interdit : si un joueur tire ou dévie le palet hors de sa zone de défense et jusqu'au delà de la ligne de but de l'équipe adverse, l'arbitre siffle un icing. Le jeu reprend avec un bully dans la zone défensive de l'équipe sanctionnée. Si une équipe tente un icing, elle n'aura pas le droit au changement de joueurs lors de l'interruption de jeu suivante.
Les pénalités
Une pénalité au hockey sur glace est une sanction donnée par l’arbitre à un joueur ou un officiel d’équipe. Il existe plusieurs types de pénalité :
- Pénalité mineure : 2 minutes -> Le joueur va au banc de pénalités.
- Pénalité majeure : 5 minutes -> Le joueur va au banc de pénalités et peut engendrer une expulsion.
- Pénalité de méconduite : 10 minutes -> Le joueur va au banc de pénalités mais il n’y a pas d’infériorité numérique pour son équipe, l’équipe reste à 5.
- Pénalité de méconduite de match : 20 minutes -> Assortie d’une expulsion mais pas d’infériorité pour l’équipe.
- Pénalité de match : 25 minutes -> Assortie d’une expulsion et une suspension d’un match minimum. L’équipe sera en infériorité pendant 5 minutes.
Nous allons parler en détail des pénalités les plus récurrentes au hockey sur glace:
- Obstruction : pénalité sifflée lorsqu'un joueur met en échec un adversaire n'ayant pas la possession du palet.
- Charge contre la bande : pénalité sifflée lors d'une mise en échec contre la bande jugée trop violente par les arbitres.
- Charge dans le dos : pénalité sifflée lorsque la mise en échec est réalisée sur un joueur étant de dos, donc inapte à se défendre. Si ce dernier se met intentionnellement de dos à l'adversaire, aucune pénalité n'est sifflée.
- Retenir : pénalité sifflée lorsqu'un joueur se sert de son corps ou de sa crosse pour empêcher la progression d'un adversaire.
- Cinglage : pénalité sifflée lorsqu'un joueur met un coup de crosse à un de ses adversaires. Un coup de crosse non agressif porté à la culotte ou aux jambières d'un joueur n'est pas répréhensible d'une pénalité.
- Faire trébucher : pénalité sifflée lorsqu'un joueur fait tomber un adversaire avec n'importe quelle partie de son corps, ou avec sa crosse.
- Attitude anti-sportive : pénalité sifflée lorsqu'un joueur commet des actes qui ne sont pas dignes d'un sportif, qui sont contre l'esprit du sport tels que: insultes, manque de respect envers l'arbitre, simulation de chute, etc…
Autres termes importants
Etant donné que cette discipline sportive est originaire d'Amérique du Nord, le vocabulaire du hockey sur glace regorge de termes anglais.
- Le bully : correspond à un coup d'envoi ou une remise en jeu au football.
- Le penalty : le tir de pénalité : le joueur ayant subi la faute peut tenter un but en remontant seul vers la cage adverse où seul le gardien de l'équipe adverse est en mesure de défendre le but.
- Overtime : prolongations : en cas d'égalité à la fin du temps de jeu règlementaire une prolongation en mort subite de 5 minutes peut être jouée pour déterminer le vainqueur.
- Play-off / série éliminatoire : les play-off sont une sorte de compétition ayant lieu à la fin d'une saison régulière permettant de déterminer le vainqueur.
Voici un tableau récapitulatif des pénalités les plus courantes au hockey sur glace :
| Type de Pénalité | Durée | Conséquences |
|---|---|---|
| Pénalité Mineure | 2 minutes | Le joueur va au banc des pénalités. |
| Pénalité Majeure | 5 minutes | Le joueur va au banc des pénalités et peut engendrer une expulsion. |
| Pénalité de Méconduite | 10 minutes | Le joueur va au banc des pénalités, mais il n’y a pas d’infériorité numérique pour son équipe. |
| Pénalité de Méconduite de Match | 20 minutes | Assortie d’une expulsion, mais pas d’infériorité pour l’équipe. |
| Pénalité de Match | 25 minutes | Assortie d’une expulsion et une suspension d’un match minimum. L’équipe sera en infériorité pendant 5 minutes. |
En cas de geste interdit, un joueur peut être exclu de la glace pendant plusieurs minutes, laissant son équipe en infériorité numérique le temps de son exclusion.