Affilié à la Fédération Française de Football en 1982, le Football Club de Jouy-le-Moutier (FCJLM) a débuté modestement avec un terrain en schiste et un terrain en herbe aux Bruzacques. À l’époque, ce terrain ne ressemblait à un terrain de football que par le nom. Le premier président fut Jean Claude CROISSANT, et tous les licenciés étaient animés par la même volonté et la même passion : se retrouver entre copains, passer ensemble de bons moments et, surtout, prendre du plaisir.
Ensuite, José RODRIGUEZ et Marcel BERTAUD se sont succédés à la présidence, permettant au club de s’étoffer dans ses structures et son organisation. Le nombre de licenciés s’est nettement accru.
En 1990, les vestiaires et le « club house » ont été inaugurés. En même temps, le terrain en herbe a été refait. Jean Claude CROISSANT est revenu à la présidence (1991-1994). De 2004 à 2006, c’est au tour de Bernard LEPVRIER d’accéder à la présidence.
En 2012, l’école de football, répondant aux exigences de la fédération, obtient le Label École De Football de la FFF.
En 2014, Victorien LACHAS est élu, mais il quittera ses fonctions en 2016. Suite à de mauvais choix de gestion, c'est Michel PETITJEAN qui reprend les fonctions de président et assure l'interim jusqu'à la fin de saison. En 2016, suite à la démission de Victorien Lachas, du à de mauvais choix de gestion, c'est Michel PETITJEAN qui reprend les fonctions de président et assure l’intérim jusqu'à la fin de saison.
En 2016-2017, une équipe de vétérans de moins de 45 ans est créée, et elle remporta sa poule de D4 et accéda en D3 dès sa première année. Le Trophée Christian Courtin est créé en hommage à l'ancien Trésorier du Club décédé trop tot.
En 2017-2018: la section Futsal est championne du Val d'Oise, et accède à la Régionale 3 pour la saison 2018-2019. Le Tournoi "Jocassienne Football Cup" est créé. C'est un tournoi qui se déroulera le weekend de la Pentecôte, pour la premiere édition des équipes de toute la France sont venus pour ce tournoi Foot à 11 U13.
En 2018-2019, la section Handisport est crée, et le FCJLM est affilié à la Fédération Handisport, devenant ainsi le premier club de Foot affilié dans le Val d'Oise.
Francisco Da Silva: Un Président Dédié au Redressement du Club
Depuis 2016, Francisco Da Silva préside le FC Jouy-le-Moutier. Il a repris un club en difficulté financière pour le reconstruire durablement. Au micro de RGB 99.2 FM dans 100% Football Amateur, il évoque les coulisses de ce redressement et les moteurs de son engagement.
En 2016, le club accusait un découvert de 25 000 €. Francisco Da Silva, avec un autre parent, décide d’intervenir pour éviter la faillite.
« En effet, mon fils était déjà licencié au FC Jouy-le-Moutier, où il évolue toujours aujourd’hui. À cette époque, j’étais directeur de restaurant dans une chaîne française. J’apportais ponctuellement une aide matérielle modeste, en fournissant par exemple des gobelets, du sucre ou des serviettes. Puis, les dirigeants en place m’ont sollicité, estimant que mon aisance relationnelle pouvait être utile. Ils m’ont demandé si je pouvais contribuer à structurer un projet afin de soutenir le club. Avec un autre papa, nous avons accepté. »
Un Dossier de Présentation pour Attirer des Partenaires
Francisco Da Silva explique : « Nous connaissions le club en tant que parents, pas comme gestionnaires. Nous avons donc conçu un dossier de présentation expliquant son histoire, son rôle et ses besoins, puis nous avons entrepris des démarches auprès de partenaires. Cela nous a permis de collecter des fonds et de couvrir une partie de la dette. »
Il ajoute : « J’ai été élu président en juin 2016, notamment grâce aux actions que nous avions menées. En octobre de la même année, je suis tombé malade et j’ai dû interrompre mon activité professionnelle. Le FC Jouy le Moutier a été pour moi une thérapie. Cet engagement m’a évité de rester inactif et m’a donné une raison de continuer à avancer. Cela m’a permis de rester sur le terrain, de conserver un rythme et une utilité. Mon expérience de gestion m’a conduit à aborder le club comme une structure organisée. J’ai mis en place des outils de suivi, notamment des tableaux Excel recensant le personnel, les charges et les capacités financières. Cela nous a permis d’identifier clairement ce que nous pouvions assumer et ce que nous devions éviter. »
Selon Francisco Da Silva, « Effectivement, c’est plus compliqué qu’il n’y paraît. Au départ, en tant que parent extérieur à ce milieu, je pensais que les clubs recevaient des aides financières directes de la Fédération, du district ou de la Ligue. J’ai découvert que c’était l’inverse : c’est le club qui doit verser des cotisations à ces instances. Cette réalité a été difficile à intégrer au début, mais une fois comprise, elle nous a permis de mieux nous organiser et de stabiliser la situation. »
Priorité à la Qualité et à la Stabilité
Le club est passé de 380 licenciés à l’arrivée de Francisco Da Silva à plus de 720 aujourd’hui. « Nous avons d’ailleurs fait le choix de ne pas dépasser ce seuil », précise-t-il.
« Parce que notre objectif n’est pas de battre des records au détriment de la qualité. Nous refusons de grandir sans disposer des éducateurs et de la structure nécessaires. Ma priorité a été de placer les bonnes personnes aux bons postes, que ce soit au sein du bureau ou dans l’encadrement technique, à l’école de football comme dans les catégories à onze. Cette organisation nous a permis d’obtenir le Label Excellence, dont nous sommes très fiers, et de travailler dans de bonnes conditions. »
Cette stabilité humaine est essentielle. « Absolument. Cela fait maintenant dix ans, et j’en suis très fier. Chacun connaît son rôle et ses responsabilités. Cette continuité est une force pour le club. »

Une Saison Réussie: Plus qu'un Titre
Pour Francisco Da Silva, « Bien sûr, un titre reste une grande satisfaction, et une montée représente une récompense importante. Mais ma plus grande fierté intervient en fin de saison, lorsque les éducateurs nous annoncent qu’ils souhaitent continuer l’année suivante. Cela signifie qu’ils se sentent bien et qu’ils croient au projet. À ce moment-là, je leur demande ce que nous pouvons améliorer pour qu’ils s’épanouissent encore davantage. »
Aujourd’hui, la rivalité avec Vauréal est surtout symbolique. « Nous évoluons dans la même division et il existe une notion de derby, notamment chez les jeunes. Mais les relations entre les clubs sont saines. Il n’y a pas de tensions particulières. Chacun gère sa structure et son budget. Pour moi, il y a trois choses qu’on ne peut pas mélanger : la politique, le sportif et la religion.
