Rivalité Canada-États-Unis: Une Finale Olympique de Hockey sur Glace Électrique

La finale du tournoi olympique masculin de hockey sur glace, opposant le Canada aux États-Unis, promet d'être un événement mémorable. Ce match pour l’or est un sommet sportif, d'autant plus avec le retour des joueurs de la NHL (ligue nord-américaine la plus compétitive du monde), qui n’avaient plus foulé une patinoire olympique depuis Sotchi 2014. Cette année, les Jeux olympiques se terminent avec l'attribution de la dernière médaille.

Un choc sportif d’abord, entre deux nations historiquement rivales, cette rencontre est bien plus qu'un simple match. Les derniers affrontements entre le Canada et les États-Unis, lors du tournoi des 4 Nations, avaient été tendus et disputés.

Match de hockey entre le Canada et les États-Unis aux Jeux olympiques d'hiver de 2010.

Contexte Historique et Tensions Politiques

Les historiens sont formels : il faut remonter en 1987 pour trouver trace d'un contexte aussi brûlant. Lors de cette « Canada Cup », le pays hôte était sorti vainqueur, porté par Mario Lemieux et Wayne Gretzky. C'était du très grand hockey mais c'était déjà plus que ça. Il était question d'honneur, de patriotisme.

À l'époque, le Canada et les États-Unis étaient en passe de conclure un accord de libre-échange historique. Certains Canadiens y voyaient une manière pour les USA de faire main basse sur leur pays, au moins économiquement. Alors quand, en octobre 2024, Donald Trump a menacé d'imposer des « droits de douane à 25 % » sur les importations canadiennes, l'histoire a donné le sentiment de bégayer. D'autant qu'il ira même, quelques semaines plus tard, jusqu'à désigner son voisin comme un potentiel... 51e État. Une idée maintes fois évoquée depuis.

Chapitre marquant de l'hostilité entre les deux nations, la Canada Cup 1987, avec notamment les légendes Mario Lemieux et Wayne Gretzky (ici face à l'Union soviétique) dans les rangs canadiens.

L'Exacerbation de la Rivalité

Hasard du calendrier, la NHL avait choisi d'organiser un « 4 Nations Face-Off », du 12 au 20 février 2025. Une compétition au cours de laquelle Canadiens et Américains allaient s'affronter deux fois, le Star-Spangled Banner (l'hymne américain) être sifflé à Montréal, des bagarres éclatées... Juste avant la finale Canada - USA (remportée par les premiers en prolongation), Trump passa même un coup de fil à ses troupes ! Connor McDavid a, lui, récemment confié que ce tournoi avait beaucoup compté. « Nous nous sommes tous souvenus ce que c'était d'être un amateur de hockey, écrivait LA star dans The Players Tribune. D'être un fan de la Team Canada. D'être Canadien. »

C'est dans cette ambiance que la finale féminine des Jeux Olympiques 2026 s'est disputée jeudi dernier (victoire des États-Unis 2-1 après prolongation), mettant logiquement aux prises les deux géants (5 médailles d'or pour le Canada dans l'histoire, 3, désormais pour les USA). Les hommes s'affrontent, eux aussi, pour l'or ce dimanche sous le regard de Trump.

Complexes et Enjeux

« La politique exacerbe les tensions (autour de ces affiches), confie le préparateur physique d'un international canadien. C'est très tendu. Beaucoup de gens ont le sentiment que nous ne sommes pas pris au sérieux par une grande partie des Américains. » « Les Canadiens ont un peu un complexe d'infériorité, ils voudraient qu'on les respecte, prolonge l'historien Éric Zweig, originaire de Toronto. Et ils savent que c'est en hockey qu'ils ont la meilleure chance de montrer ce dont ils sont capables. »

L'historien glisse au passage que le siège social de la NHL ne se situe plus à Montréal mais à New York et que le commissaire de la ligue est né dans la Grande Pomme... Autrement dit, que les Américains ont pu donner l'impression de « chercher à s'approprier le hockey », sport national du voisin.

Le 29 décembre 2017, l'affiche USA - Canada du Championnat du monde junior avait attiré 45 000 spectateurs dans le froid glacial du New Era Field de New York (victoire 4-3 des Américains).

Mais pour Benjamin Krzywicki, fondateur du site Polish Puck, c'est dans les catégories de jeunes que la rivalité a « véritablement pris son envol ». « Chez les adultes, elle existe depuis 1920 et les premiers Jeux Olympiques (le Canada avait remporté l'or aux dépens des États-Unis) mais l'avance des deux pays (sur les autres) était telle qu'ils ont longtemps envoyé des équipes de clubs affronter les autres sélections, développe ce fin connaisseur du hockey international. Aujourd'hui encore, les Nord-Américains ne s'intéressent pas vraiment au Championnat du monde senior annuel, par exemple. Alors que son équivalent junior attire des foules immenses. » Fin 2017, l'affiche USA - Canada, disputée en plein air, a ainsi conduit 45 000 spectateurs à braver le froid glacial et une tempête de neige (victoire 4-3 des Américains au New Era Field de New York).

Évolution de la Rivalité

Il faut dire que les Américains ont, eux aussi, appris à prendre cet affrontement très au sérieux. Zweig note qu'à la fin des années 1990, ces derniers ont commencé à rassembler leurs ouailles en amont des compétitions et à développer un esprit d'équipe, là où le rival se contentait de réunir ses meilleurs joueurs à quelques heures du premier match. « Progressivement, ces garçons ont grandi, sont arrivés en NHL, aux Jeux Olympiques... Et cette confrontation est devenue un enjeu majeur », décrypte-t-il.

Dans les compétitions féminines, on raconte que les joueuses ont longtemps évité de se croiser dans les ascenseurs. « C'est ce qu'on m'avait appris à faire, expliquait ainsi récemment Angela Ruggiero, légende du hockey américain, sur The Athletic. On n'interagissait pas (avec les Canadiennes). »

Team USA contre Team Canada, c'était l'affiche fiévreuse de la finale du tournoi féminin des JO de Milan-Cortina, jeudi soir dernier (victoire des USA 2-1 après prolongation). Rebelote ce dimanche après-midi pour leurs homologues masculins.

Les Canadiens de Montréal : Une Histoire de Gloire

Les Canadiens de Montréal sont nés en 1909. La franchise québécoise n'a pas perdu de temps, puisqu'elle a remporté son premier titre dès l'année 1916, quand elle jouait pour l'Association nationale de hockey, l'ancêtre de la NHL (créée en 1917). Montréal a ensuite régné à travers les époques. Jusqu'aux années 1990, les Canadiens ont ainsi été sacrés au moins une fois par décennie. Et aujourd'hui, ils possèdent le record de titres (24), très loin devant Toronto (13) et Detroit (11).

De magnifiques dynasties ont comblé les spectateurs qui se massaient au Forum, l'enceinte des Canadiens pendant 70 ans (avant que l'équipe ne déménage au Centre Bell en 1996). Montréal a été sacré champion cinq saisons d'affilée de 1956 à 1960, guidé par des joueurs comme le gardien Jacques Plante, le défenseur Doug Harvey, le centre Jean Béliveau et l'ailier Maurice Richard.

Les années 70 ont également été brillantes, avec six titres, dont quatre consécutifs entre 1976 et 1979. Les stars de la décennie s'appelaient Ken Dryden (gardien) et Guy Lafleur (attaquant). Puis la NHL a changé, avec l'arrivée de nouvelles équipes, comme Edmonton, qui a dominé les années 80 et Pittsburgh, les années 90. Les deux derniers titres remontent à 1986 et 1993, avec le gardien de but Patrick Roy. La dernière finale date de 2021 (défaite contre Tampa Bay).

Quelques Légendes

  • Maurice Richard (1921-2000): Considéré comme le plus grand joueur des Canadiens, il a joué à Montréal de 1942 à 1960 et fut huit fois champion.
  • Jacques Plante (1929-1986): Un des rares gardiens de but à avoir été élu MVP de la NHL. Il est connu pour avoir imposé l'usage du masque pendant les matches.
  • Guy Lafleur (1951-2022): Surnommé « The Flower », il a remporté cinq fois le championnat et fut MVP de la NHL en 1977 et 1978.
Lane Hutson, la star actuelle des Canadiens de Montréal.

L'Équipe Actuelle

Les Canadiens ne jouent plus les premiers rôles en NHL. La saison dernière, après quatre ans d'absence, Montréal est revenu en play-offs, porté par une génération de jeunes joueurs. Lane Hutson, le défenseur US, 21 ans, a été élu meilleur débutant de l'année. Son compatriote Cole Caufield (25 ans) était le meilleur buteur de l'équipe. Il y a également l'attaquant slovaque Juraj Slafkovsky (21 ans), MVP des Jeux Olympiques 2022, et, depuis peu, le Russe Ivan Demidov (20 ans).

Pour les encadrer, on retrouve Nick Suzuki (26 ans), qui avait aidé les Canadiens à jouer la finale en 2021, l'attaquant Patrik Laine (27 ans), le défenseur Alexandre Carrier (29 ans) et le gardien Samuel Montembeault (29 ans). Ce dernier est en concurrence avec le Tchèque Jakub Dobes, âgé de 24 ans. Le Français Alexandre Texier (26 ans), qui a signé dimanche pour une saison, sera un des attaquants les plus âgés. Il apportera l'expérience glanée à Columbus et à St. Louis.

Les Canadiens ont reçu de nombreux surnoms, dont celui de « Habitants », affectueusement donnés par les citoyens de la ville, dont le diminutif « Habs » a vite été adopté. Et c'est désormais au cri de « Go Habs, Go » que les fans de Montréal encouragent leur équipe. Celle-ci a aussi été surnommé le « Bleu Blanc Rouge » et le « Tricolore ».

En temps normal déjà, un Canada-USA constitue un sommet, tellement la rivalité, qui remonte avant même les premiers Jeux d’hiver en 1924, est féroce entre les deux nations. Cette fois, le contexte est exacerbé encore par les tensions politiques entre les deux pays après les attaques verbales de Donald Trump visant le Canada ces derniers mois.

L’hiver dernier, un match à Montréal entre les deux équipes avait été particulièrement chaud avec les supporteurs canadiens huant l’hymne national américain et trois bagarres sur la glace en... neuf secondes de jeu.

Mais la finale promet aussi des étincelles au niveau du jeu puisqu’on verra à l’oeuvre plusieurs des plus grandes stars du hockey, grâce au retour des joueurs de la puissante NHL, après douze ans d’absence aux JO.

« Les joueurs de NHL n’ont plus participé aux JO depuis 2014. À l’époque, certains de mes joueurs portaient encore des couches, a commenté l’entraîneur canadien Jon Cooper. Ils n’ont encore jamais connu ça, on ressent tellement de fierté. Douze ans, c’est aussi le dernier titre olympique du Canada. En 2014, le pays du hockey avait défendu sa couronne à Sotchi, quatre ans après avoir battu les USA à Vancouver en finale (3-2) grâce à un but en prolongation de Sidney Crosby, la légende, qui est toujours là mais incertain pour dimanche car blessé.

En fait, c’est le Canada tout entier qui a failli rater son rendez-vous dominical, tellement il a été poussé dans ses retranchements vendredi par une Finlande décomplexée, championne olympique en 2022, sans joueurs de NHL donc.

Menés 2-0, les Canadiens ont assiégé la cage des Finlandais pour renverser la vapeur et s’imposer grâce à un but de Nathan MacKinnon, le MVP de la NHL en 2024, à 35 secondes de la fin, validé par les arbitres alors que les Nordiques réclamaient un hors-jeu.

Une victoire méritée au final pour l’équipe à la feuille d’érable, vu sa domination (39 tentatives cadrées à 17).

Mais il n’aura pas échappé aux Américains, faciles pour leur part face aux Slovaques, que le Canada avait déjà souffert le martyre en quarts de finale face à la République tchèque, battue seulement (4-3) après prolongation.

« Ça fait deux matches complètement dingues pour arriver en finale. Je suis très reconnaissant d’arriver à ce stade. Hockey, bagarre et célébrations... Tombeurs de la Slovaquie, les hockeyeurs américains ont rejoint les Canadiens en finale du tournoi olympique.

L’équipe canadienne, menée 0-2, a finalement dominé son adversaire finlandais pour se qualifier en finale des Jeux d’hiver. Après la qualification des Américaines plus tôt dans la soirée, les Canadiennes se sont imposées face à la Suisse.

Les équipes féminine et masculine de hockey sur glace du Canada ont dû se contenter de la médaille d’argent aux Jeux de Milan-Cortina 2026, s’inclinant chacune en finale contre les États-Unis, sur le score de 2-1. Dans un pays où le hockey sur glace est considéré comme le sport national, ces défaites font mal.

“On va se boucher le nez et l’accepter”, se désole un chroniqueur du Journal de Montréal, qui a assisté “à la défaite crève-cœur du Canada à Milan”.

Juste avant la clôture de ces Jeux olympiques d’hiver 2026, l’équipe canadienne masculine a dû laisser la médaille d’or aux Américains en finale du tournoi de hockey sur glace, dimanche 22 février (2-1, après prolongation).

Le journaliste Jean-Nicolas Blanchet est pour le moins aigri : “Dans les faits, nous sommes détrônés. Mais soyons sérieux, la meilleure équipe n’a pas gagné la finale.” Selon lui, la Team Canada a dominé le match, bombardant le gardien américain Connor Hellebuyck de 42 tirs, mais ne marquant qu’un seul but.

“Il n’y a pas grand-chose qu’on pouvait faire de plus”, s’est désolé le capitaine vedette des Canadiens, Sydney Crosby, qui a raté le match en raison d’une blessure.

Trois jours plus tôt, les Canadiennes avaient connu le même sort en finale… là encore face aux Américaines (2-1, après prolongation). La chaîne sportive canadienne The Sport Network (TSN) signale que la capitaine Marie-Philip Poulin jouait blessée, touchée à un genou.

Déjà recordwoman du nombre de buts en phase finale du tournoi olympique avec 20 réalisations, elle n’a pu poursuivre cette incroyable moisson. “Nous voulions jouer un hockey agressif

Le Premier ministre de l’Ontario Doug Ford a le sens des priorités. Dans la foulée de la qualification du Canada pour la finale du tournoi olympique de hockey sur glace, après un finish haletant contre la Finlande (de 0-2 à 3-2), il a ainsi posté un message sur les réseaux sociaux pour annoncer : « Afin de célébrer au mieux l’équipe du Canada, l’Ontario autorisera les bars et les restaurants de toute la province à vendre de l’alcool à partir de 6 heures du matin ».

En raison du décalage horaire, le choc des titans Canada-USA, programmé ce dimanche à 14h10 à Milan, se disputera à 8h10 pour l’Est canadien (et même à 5h10 sur la côte ouest américaine). Tous les amateurs de hockey rêvent de cette affiche depuis l’annonce d’un accord entre le CIO et la NHL pour libérer tous les joueurs de la meilleure ligue au monde.

L'Américain Matthew Tkachuk (à gauche) et le Canadien Brandon Hagel ne s'étaient pas manqués, le 15 février 2025 à Montréal, lors d'un match du 4 Nations resté dans les mémoires en raison des nombreuses bagarres ayant éclaté d'emblée.

Une grande première depuis les JO de Sotchi 2014, ce qui a contribué à créer un engouement mondial jamais vu autour de ces deux véritables « Dream Teams ». « On s’est rendu compte sur ces Jeux que les gens venaient avant tout à la patinoire pour voir les superstars canadiennes, sans forcément être supporteurs », raconte Nicolas Ritz, qui a disputé le tournoi avec l’équipe de France, éliminée en barrage par l’Allemagne (1-5).

Au fait, les Bleus ont, comme on le redoutait, pris un saignant 10-2 dans ce match de poule des JO de Milan-Cortina 2026 contre l’ogre canadien. « Sur la glace, j’ai bien compris pourquoi personne ne parvient à arrêter ces gars-là, note Nicolas Ritz. Ils te trouvent des angles de passe dans des micro-trous de souris. »

Cette rencontre entre deux mondes s’est conclue par un cadeau de Sidney Crosby himself au gardien français Julian Junca, qui fêtait son anniversaire : une crosse dédicacée.

Sidney Crosby est clairement LE joueur que toutes les équipes souhaitaient affronter durant ce tournoi olympique de Milan. Il est malheureusement « out » depuis un coup reçu contre la République tchèque, et il manquera la grande finale ce dimanche.

L’iconique Sidney Crosby, blessé depuis le traitement de faveur reçu de la part des Tchèques en quart, sera encore forfait pour cette explication finale.

Petit rappel historique des faits : les fans canadiens martèlent depuis vendredi à leurs voisins que le palmarès parle clairement pour eux, avec 37 médailles d’or dans des grands tournois contre 4 pour Team USA. Dont un précédent choc culte aux Jeux en 2010, conclu sur un but en or de Crosby jetant ses gants dans la foulée (3-2).

La réponse américaine ? Des clips vidéo survitaminés sur les réseaux, avec Lynyrd Skynyrd et AC/DC en bande-son, histoire de bien motiver un pays en quête d’un troisième sacre olympique (seulement) après 1960 et 1980 (le Canada vise lui sa 10e médaille d’or en hockey).

Donald Trump au centre de cette animosité. Outre la rivalité sportive historique, ceux-ci n’avaient pas apprécié entendre leur hymne être hué par le public de Montréal. « Au hockey, tu ne peux pas toujours avoir des gars qui servent la messe le dimanche, sourit le journaliste québecois. Eux, ils aiment par-dessus tout jouer le rôle des vilains. En plus, ils avaient publiquement annoncé être des soutiens de Donald Trump, et ce contexte géopolitique a joué un rôle dans ces bagarres. » Réélu un mois plus tôt à Washington, le président américain balançait en boucle sa lubie de faire du Canada son 51e Etat, tout en décidant d’augmenter les droits de douane.

Une situation explosive dont s’étaient emparés les Tkachuk pour faire dégoupiller l’événement. Le Canadien Connor McDavid a tenté samedi d’éviter de déplacer l’affiche sur un terrain diplomatique : « Je ne vais pas rentrer là-dedans, c’est un match de hockey ».

Ça reste un peu plus que ça, à bien écouter cet incontournable Brady Tkachuk : « Beaucoup de joueurs peuvent affirmer que ça va être le match le plus important qu’ils n’ont jamais joué. Personnellement, je ne veux pas revivre ce qu’on a vécu en perdant le 4 Nations l’an dernier (2-3 sur le deuxième match à Boston). Il y a de la haine entre nous ».

L'Américain Chad Langlais, joueur professionnel des Rapaces de Gap, est paradoxalement le premier déçu par ce forfait : « J'aurais vraiment souhaité que Crosby puisse jouer, afin qu’aucune équipe ne soit désavantagée. De même, c’était marrant pour les demies : mon fils encourageait la Finlande face au Canada. Je lui ai expliqué que je voulais absolument un USA-Canada en finale, le plus beau match qui puisse exister, je suis tellement excité ».

Brady Tkachuk (à droite) s'était lui frotté à Sam Bennett lors de ce fameux choc du 15 février 2025 à Montréal.

Jeremy Filosa actualise le contexte autour de cette tenace rivalité : « La situation géopolitique est très différente de février 2025, où les propos de Trump étaient tout chauds. Mais avec toutes "ces pièces d’hommes", s’il y a une grosse mise en échec, ça pourrait être impossible de contrôler la violence derrière. Ces gars régleront les comptes qu’il y a à régler, même avec les risques d’expulsion ».

En conférence de presse de veille de match, l’entraîneur canadien Jon Cooper n’a pas été avare en punchlines pour bien placer la dimension « unique » de ce rendez-vous.

« Les joueurs de NHL n’ont pas pu participer à des JO depuis douze ans. Certains de ces jeunes portaient encore des couches à l’époque ! Le 4 Nations nous a appris à quel point notre sport est intense, et ça n’était que l’apéritif. Le plat principal arrive ce dimanche. Ça sera du hockey sous stéroïdes ! »

Après le bilan comptable à une victoire chacun lors du 4 Nations, cette belle sur une séquence d’un an, avec des effectifs quasiment identiques, excite tout le monde. Surtout au vu des chocs Etats-Unis - Suède (2-1) et Canada-Finlande (3-2), qui ont déjà atteint des sommets cette semaine.

Wayne Gretzky monte au front. « Ça sera du hockey d’une rare intensité, probablement jamais vue. Deux des meilleures équipes de tous les temps s’affrontent, et ça va être un match d’anthologie », conclut ce cher Brady Tkachuk, dont le père avait perdu l’or olympique, en 2002 à Salt Lake City, contre le Canada (2-5).

Quand la politique se mêle au hockey : voici des moments marquants à travers l'histoire

tags: #journal #de #montreal #hockey