Avec l’arrivée de la LFL en France, il est important de remettre en perspective ce qu’est le football américain au féminin car on entend beaucoup d’idées fausses sur cette pratique pourtant ancienne. Voici une tentative de retracer l’histoire de cette pratique trop souvent ignorée et marginalisée, bien que l’on en soit déjà à 2 Championnats du Monde de Football féminin.
Un petit coup de pied pour elle. Et un grand pas pour la cause féminine. En tapant un engagement pour l'équipe des Commodores de l'université Vanderbilt à Nashville (Tennessee), Sarah Fuller (21 ans) est devenue ce samedi la première femme à participer à un match du « Power 5 », une organisation qui regroupe au niveau universitaire les cinq meilleures divisions américaines de football américain.
Ce qui est arrivé ce week-end à Sarah Fuller est d'autant plus inédit qu'elle n'a commencé à jouer au foot US… qu'en début de semaine. Gardienne de but de l'équipe de soccer (football) de l'université, la jeune femme s'apprêtait à rentrer dans sa famille à Wylie (Texas) pour les vacances de Thanksgiving, lorsque sa présence au match de samedi a été évoquée par le staff de l'équipe de football américain, tous les botteurs de cette dernière étant en quarantaine pour cause de Covid-19.
« Je suis là dans une heure », a-t-elle immédiatement répondu au responsable sportif de son université. Après s'être entraînée toute la semaine, Sarah Fuller a dû attendre la seconde période pour donner ce fameux engagement face à l'équipe des Tigres de l'université du Missouri, qui menait alors 21-0. « J'étais juste calme, a-t-elle précisé. Le football est beaucoup plus lent, il y a beaucoup de temps morts. »
Sa prestation a très rapidement fait le tour des réseaux sociaux. « Légende!!!! » a ainsi commenté Russell Wilson, le quarterback des Seahawks de Seattle. « Je lui souhaite bonne chance, c'est génial de voir cela se produire. Je ne lui souhaite que le meilleur », a ajouté Nick Folk, le kicker (botteur) des New England Patriots, la veille du match.
Les encouragements et les félicitations ont également débordé vers les autres sports. David Price, le lanceur des Boston Red Sox (Ligue majeure de base-ball) en est un exemple. Le plus emblématique vient de Billie Jean King. La tenniswoman, qui possède l'un des plus beaux palmarès dans son sport, a fondé dans les années 1980 la Women Sport Foundation, destinée à encourager les futures générations de femmes sportives.

Pour ce match, Sarah Fuller arborait derrière son casque l'inscription « Play Like a Girl », réalisé dans la semaine par l'un de ses amis. Un clin d'œil à l'association américaine du même nom qui encourage les filles à participer à des sports, ainsi qu'à s'intéresser aux sciences, aux technologies, à l'ingénierie et aux mathématiques, explique la radio publique américaine NPR sur son site.
« Je veux juste dire à toutes les filles que vous pouvez faire tout ce que vous voulez, vous pouvez vraiment. Et si vous avez cette mentalité jusqu'au bout, vous pouvez faire de grandes choses. C'est tellement enthousiasmant de savoir que je représentais toutes les jeunes filles qui songent à jouer au football ou à n'importe quel autre sport. Ça les encourage à le faire, à croire en leurs rêves », a ensuite répondu la joueuse en interview.
Au final, Sarah Fuller n'a pas eu l'opportunité de tenter une pénalité et son équipe a été écrasée (0-41) par Missouri. Voilà Sarah Fuller, 21 ans, première femme à avoir joué ET à avoir marqué dans une compétition majeure de football américain, qui est aux Etats-Unis pour les grands garçons, mais justement: le foot américain n'ayant pas de compétition féminine, il est par définition mixte.
En novembre dernier, les Commodores, équipe de football américain, de l'université Vanderbilt à Nashville ont un problème: entre les joueurs partis fêter Thanksgiving, les covidés et les cas contact, il n' n'a plus de kicker. Le kicker, c'est le joueur spécialiste des coups de pieds arrêtés... Alors l'entraineur de l'équipe féminine de soccer notre foot de Vanderbilt va voir son collègue du football américain, "tu devrais essayer Sarah"... Sarah, 1m88 sa gardienne de buts, remarquée pour sa maitrise sur sur sa ligne mais aussi par son jeu long au pieds... Sarah, qui est devenue la première parmi les boys pour deux matches, 28 novembre et 12 décembre 2020, avec un coup de pied d'engagement et deux coups de pieds de transformation réussis pour entrer dans l'histoire et nous vendre un rêve dit l'Equipe, sur une page, une page imaginez!
L'article commence ainsi. "Que va t-on pouvoir dire à nos enfants, comme si ce monde ne perdait pas chaque jour un plus ses repères, Sarah Fuller joue au foot avec ses mains et au football américain avec ses pieds", cet humour est une consécration.
Une Longue Histoire du Football Américain Féminin
L’histoire du football au féminin parait récente… mais en fait la première fois que des filles ont joué au football dans un stade c’était en 1926. En effet, à l’époque les Frankford Yellow Jackets avaient instauré une pratique féminine et des équipes s’affrontaient à la mi-temps des rencontres de l’équipe locale. Le match n’était pas très long, et visait d’abord à être un « show de mi-temps » mais la pratique existait ici comme dans d’autres clubs et les femmes qui jouaient étaient rémunérés pour le faire.
Mais cette pratique « à minima » a vite disparu et il faudra attendre les années soixante pour revoir du football féminin ; il faut dire que les ligues ont mis entre temps pas mal de bâtons dans les casques des femmes désireuses de pratiquer le football contre rémunération (la pratique « loisir » ayant elle continué d’exister).
En 1965, un certain Sid Friedman va lancer une ligue semi-pro 10% féminine : la Women’s Professional Football League. A début de la ligue il n’y a que deux équipes de l’Ohio qui s’engagent (Akron et Cleveland) mais très vite la WPFL passe à 8 équipes lorsque Bowling Green, Buffalo, Cincinnati, Dayton, Pittsburg et Toledo engagent des équipes. Comme les femmes n’ont pas la possibilité de jouer au Football en Université, les équipes engagent des basketteuses, des rugbywomen et des joueuses de foot (soccer) pour composer les équipes.
Après quelques années cette ligue va péricliter et il faudra attendre 1999 pour qu’elle renaisse de ses cendres avec un match inaugural entre Lake Michigan Minx et les Minnesota Vixens : le match sera disputé au Metrodome de Minneapolis là ou jouaient les Vikings et se sera un tel succès que 6 matchs vont être organisé par la WPFL avant de créer une ligue de 11 équipes dont certaines vont tisser des liens avec des équipes NFL (les New England Storm auront ainsi un partenariat avec les Patriots). Mais cette renaissance ne durera que quelques années.
Mais revenons à l’histoire et plus précisément à 1970 ou l’équipe semi-professionnelle des Orlando Panthers va écrire l’histoire en faisant participer une femme Patricia Palinkas à un match « mixte » : Palinkas est donc la première femme de toute l’histoire a avoir joué au milieu des hommes ; elle était « holder » sur les coups de pieds joués par son mari lui aussi membre des Panthers.
4 ans plus tards, la National Women Football League (NWFL) né et deviendra très vite une ligue très populaire ; à l’origine de la NWFL, on compte 7 équipes réparties dans tous les USA et situés dans des villes de taille importante telles que Dallas (les Bluebonnets), Los Angeles (les Dandelions) , Detroit (les Demons) ou Colombus (les Peacesetters).
Pour mesurer le succès médiatique et publique de cette ligue 100% féminine et semi-pro, il suffit de penser qu’en 1975 l’athlète féminine de l’année aux USA est la coureuse Linda Jefferson des Toledo Troopers qui va courir plus de 1.000 yards sur 5 saisons consécutives ce qui est une performance d’autant plus impressionnante que la NWFL ne compte que 8 matchs par ans (au final Jefferson signera 14 yards par portée sur sa meilleure année).
En 1976, la ligue compte déjà 3 divisions et 14 équipes et son succès et si grand que les équipes évoluent souvent dans des stades majeurs. Mais une histoire d’argent et le départ de quelques équipes dans une ligue concurrente (la Western States Women Professionnal football Ligue) va mettre en danger financier la NWFL et au début des années 80 toutes les équipes sont moribondes. La ligue va continuer d’exister jusqu’en 1998 mais les équipes n’arrivent plus a payer régulièrement les joueuses et des forfaits vont régulièrement avoir lieu ce qui achève à la fin des années 90 cette ligue.
Aujourd’hui il existe 3 ligues semi-pro (mais sans commune mesure avec les moyens de la LFL) aux Etats-Unis qui sont réservées aux femmes : l’Independent Women's Football League (IWFL), la Women's Football Alliance (WFA) et la Women's Spring Football League (WSFL).
- La IWFL regroupe 28 équipes (dans 3 divisions) aux USA et au Canada et joue selon les règles NCAA depuis 2001. Les champions en titre sont les Carolina Phoenix pour la première division.
- La WFA est de loin la plus connue avec ses 62 équipes (aux USA, Canada et Mexique) et ses 2.000 joueuses semi-pro (la ligue est semi-pro en terme d'organisation et par le fait que les joueuses touchent toutes un salaire mais ce dernier est souvent plus symbolique qu'un moyen de subsistance) malgré le fait qu’elle n’ait que 4 ans d’existence. En 2012, la WFA à lancer une sorte de Pro-Bowl avec la création d’un match « All American » qui est disputé en ouverture de la grande finale.
- Quand à la WSFL, c’est la plus récente des 3 ligues et comme son nom l’indique elle se joue l’été (soit à l’opposé de toutes les autres saisons) et regroupe aujourd’hui 14 équipes semi-pro (il devrait y en avoir 19 à l’été prochain).
On mesure donc que le football féminin est bien implanté aux USA, même si l’histoire a été assez chaotique et que les 3 ligues semi-pro actuelles sont récentes et encore loin d’avoir atteint la masse critique de la NFL ou de ligues masculines comme l’Arena.
Et l’Europe dans tout cela ? Et bien en 1986, la fédération allemande va créer le championnat féminin de football américain et le premier match opposera les Berlin Adler aux Hannovre Ambassadors associés avec les Cologne Crocodiles. Les aigles de Berlin vont se faire battre à plat de couture 56-20, mais la ligue féminine allemande est lancée et elle existe toujours avec chaque année le Ladies Bowl pour l’équipe championne. Pour mémoire, la GFL au féminin regroupe aujourd’hui 10 équipes au niveau le plus haut.
3 ans plus tard (1999), un premier regroupement de joueuses Allemandes (une sorte d'embryon d'Equipe nationale) jouera le premier match "international" européen face à une selection britannique.
Du côté du Canada, deux ligues semi-pro existent : la Maritime Women's Football League qui joue avec les régles américaines (mais ne compte que 4 équipes anglophones) et la plus large Western Women's Canadian Football League qui elle joue avec les régles CFL depuis 2011.
En 2010, l’IFAF a mis sur pied en Suéde le Championnat du Monde Féminin ; les USA l’ont emporté aisément 66-0 face au Canada, mais cela a ouvert la porte à une pratique féminine dense dans de nombreux pays du globe. A la question que je lui posais, il y a une dizaine de jours, de l’importance de l’existence du Football féminin, Tommy Wiking (président de l’IFAF) m’a répondu d’une manière désarmante : « La question n’est pas la bonne, la bonne question c’est pourquoi devraient t’on exclure la moitié de la population mondiale de la pratique du football ? ».
S’il existe des ligues féminines, rares sont les femmes qui ont évolué au milieu des hommes comme l’a fait Patricia Palinkas en 1970. En effet bien que ce soit autorisé, les équipes universitaires et professionnelles sont frileuses à intégrer des femmes. Malgré tout il y a déjà eu plusieurs femmes qui ont évolué au sein d’universités mais toutes l’ont fait en tant que spécialiste et le plus souvent en tant que Placekicker.
Mais en 1997, Liz Heaston a fait l’histoire en devenant la première femme a inscrire des points dans un match universitaire officiel (mais pas en NAIA) : en effet elle a passé 2 transformations pour l’université de Willamette lors d’un match remporté 27-0 face à Linfield Collège. Avant d’arriver à l’université Ashley Martin était déjà kickeur dans son lycée, mais c’est pour le soccer qu’elle a té recrutée par Jacksonville State University… mais en tant que kickeur backup de l’équipe de football elle a eu sa chance et l’a saisi dans un match à sens unique face à Cumberland State (victoire 72-10=.

En 2003, c’’est Katie Hnida qui a fait l’histoire en devenant la première femme a marquer des points dans un match de NCAA Div-I (le plus haut niveau universitaire) alors qu’elle évoluait sous les couleurs des Lobos du Nouveau Mexique (l’équipe ou était Brian Urlacher). Après avoir passé des points contre Texas State, elle disputera même le Las Vegas Bowl face à UCLA mais son coup de pied sera contré par les californiens. Après son diplôme en 2004, Katie Hnida deviendra joueuse de football professionnel pour les Fort Wayne FireHawks qui évoluent en Indoor football.
Mais si elle a marqué l’histoire du côté du Nouveau Mexique, elle aura précédemment été victime d’un viol de la part d’un de ses partenaires d’équipe alors qu’elle était à la fac du Colorado (faculté qu’elle a quitté après son viol et le fait que son entraineur n’a rien fait à part lui dire à propos de son agresseur « il est du Texas. Tu devais t’y attendre »).
Hnida, Palinkas et Julie Harshbarger (qui a joué en Indoor) sont les 3 seules femmes a avoir jamais été payé pour jouer au football au milieu des hommes aux USA. Mais il faut aussi signaler Lauren Silberman qui aura été la premiére femme a tenter un combine régional pour intégrer la NFL : son combine aura été assez mauvais, mais elle a clairement marqué l’histoire en se présentant à la draft.
Au niveau des lycées plusieurs filles ont marqué l’histoire comme Tami Maida (la première QBQuarterbackc'est le stratège de l'équipe. Il décide des tactiques avec ses coachs. Il est chargé de transmettre la balle à ses coureurs et de distiller les passes à ses receveurs. féminine de l’histoire (mais jouera en 1981 deux matchs complets et aura un TD refusé), Jessica Schultz qui a été la première femme a marquer un touchdownTouchdown (TD)c'est l'essai qui vaut 6 points et qui peut être transformé au choix à 1 ou 2 points. Il suffit que le ballon pénètre dans la endzone.
Une équipe féminine de football américain à Saint-Dizier en Haute-Marne
Les Pionnières du Football Féminin
Privées de pratiquer quelconque sport durant près de 120 ans, les femmes ont dû se battre, et ce encore aujourd’hui, pour légitimer leur présence dans le sport. Sur les courts de tennis, les tatamis ou encore les terrains de basket, de nombreuses joueuses ont marqué l’histoire du sport féminin, par leur talent.
Petit tour d’horizon des femmes qui ont façonné le football féminin, dans le monde :
- Marta Vieira da Silva, milieu de terrain, Brésil
Comment parler de football féminin sans citer Marta Vieira da Silva, aka Marta sur le terrain. Attaquante et capitaine du Brésil, Marta a foulé le gazon dès son plus jeune âge. À seulement 14 ans, elle est recrutée par le grand Club de Rio de Janeiro Vasco de Gama, puis enchaîne d’autres clubs. La Brésilienne est sacrée 6 fois Meilleure footballeuse de l’année par la FIFA (Fédération internationale de football association) en 2006, 2007, 2008, 2009, 2010 et 2018. - Marinette Pichon, ex-attaquante, France
Et si nous faisions un bond en arrière vers les années 2000 ? Si vous ne la connaissiez pas, laissez-nous vous présenter Marinette Pichon, aka, la légende féminine du football. Née en 1975 dans une famille au père violent, Marinette se réfugie dans le football dès son plus jeune âge. À seulement 5 ans, elle détient sa première licence de football à l’AS Brienne (département de l’Aube). Mais la jeune passionnée de football ne s’arrête pas là et continue sa carrière à l’international. Elle s’envole, dans les années 2000, vers les États-Unis et devient membre de l’équipe des Philadelphia Chargers. Suite à la dissolution de l’équipe, elle rejoint les joueuses de soccer féminin américain, les Wildcats du New Jersey et gagne la Conférence de l’Est. Sa carrière footballistique s’achève au Juvisy Paris Football Club féminine dans lequel elle y remporte le Challenge de France en 2005 et le titre, en 2006. - Megan Rapinoe, attaquante et capitaine, États-Unis
Une femme engagée au jeu audacieux. C’est comme cela que l’on pourrait décrire l’attaquante Megan Rapinoe. Issue d’une famille recomposée, Megan se met au football dès l’âge de 3 ans, au côté de son frère aîné, son modèle, et de sa sœur jumelle. Toujours aussi passionnée, au lycée, elle intègre l’équipe du club Elk Grove Pride de Sacramento. À l’université, elle joue pour les Portland Pilots et gagne de nombreux matchs en tant que milieu offensif. À la même époque, la footballeuse est nommée dans la All-West Coast Conference First Team et la All-West Coast Conference Freshman Team, des conférences sportives collégiales affiliées à la division 1 de la NCAA (National Collegiate Athletic Association). Depuis, l’Américaine empile les trophées. Elle remporte la médaille d’or avec l’équipe nationale aux JO de Londres, en 2012. Elle est l’heureuse gagnante du Ballon d’or féminin et est sacrée meilleure joueuse de la FIFA, en 2019. Mais si Megan Rapinoe est très douée dans le football, elle ne manque pas non plus d’affirmer ses positions pour défendre l’égalité des salaires en sélection nationale. - Ada Hegerberg, attaquante, Norvège
Tout la destinait à devenir professionnelle du football féminin. Née dans une famille de sportif.ve.s, Ada Hegerberg est la fille de Gerd Stolsmo et de Stein Erik, eux-mêmes football.eur.se.s, en Norvège. Ada débute le foot en jouant dans le club de sa ville natale, Sunndal en Norvège. Puis en Toppserien (Championnat de Norvège de football féminin) avec le club de Kolbotn. Elle se démarque, durant les matchs, par ses tirs surprenants et est repérée par les plus grands clubs d’Europe. Elle intègre l’Olympique Lyonnais en 2014. Ce sont ses 54 buts marqués en seulement 35 matchs qui la hisseront au rang de cheffe attaquante de l’équipe lyonnaise. - Samantha Kerr, attaquante, Australie
Tout comme Ada Hegerbe, Samantha Kerr est née dans une famille de footballeur.se.s. Son père, Roger Kerr et son frère, Daniel, ont tous deux maîtrisé l’art du ballon rond. Samantha fait ses premiers pas chez les jeunes du Western Knights SC à Mosman Park. Puis, prend son envol chez Perth Glory FC, à l’âge de 15 ans. Après de nombreux succès, dont sa nomination en tant que « Player of the Year » (joueuse de l’année, en français) du Championnat d’Australie féminin de football et l’obtention de la Julie Dolan Medal et le Penny Tanner Médias MVP Award, Kerr rejoint les Red Stars de Chicago en 2018 en tant qu’attaquante. La même année elle est classée au 5e rang au Ballon d’or féminin. - Christine Sinclair, attaquante, Canada
Christine Sinclair, sacrée meilleure buteuse de l’histoire du football féminin en 2020, est initiée aux sports de balle, dès l’âge de 4 ans. À 6 ans, elle devient membre des Burnaby Girls Soccer Club, en Colombie-Britannique. Elle y propulse son équipe vers plusieurs victoires dont 6 titres de championnes locales et 5 provinciaux. En parallèle, Christine joue également avec l’équipe de son école secondaire, Burnaby South. À l’université, Christine intègre les Portland Pilots. Une équipe dans laquelle elle devient la meilleure buteuse de la division 1 de la NCAA. Elle remporte également deux championnats de la NCCA. Christine mène également son équipe à 3 Coupes du monde (2011, 2015, 2019) et aux Jeux olympiques d’été. Grâce à elle, les joueuses ont gagné 2 médailles de bronze aux JO de 2012 à Londres et à Rio.
Non, qui dit « sport » ne dit pas « affaire d’hommes » ! Ces parcours de femmes ne cessent d’inspirer des millions de jeunes sportif.ve.s. L’histoire n’est pas prête de les oublier. Selon vous, quelles sportives ont marqué des générations ?
Mia Hamm: Une Légende du Football Féminin
La joueuse a aidé le football féminin à atteindre de nouveaux sommets. Mariel Margaret "Mia" Hamm de son vrai nom a dominé la scène footballistique mondiale dans les années 1990. La puissance de sa frappe, comme en attestent ses nombreux coups francs, mais aussi la finesse de sa technique ont séduit beaucoup de personnes et principalement des hommes. Outre son talent balle au pied, Hamm a été durant des années un véritable modèle pour toutes les jeunes footballeuses aux États-Unis.
Les sponsors n'ont pas été les derniers à exploiter cette popularité. Pourtant, Hamm est avant tout une personne timide et modeste, sur le terrain comme en dehors. "Je suis une footballeuse, rien de plus. Je n'ai pas mis fin à l'esclavage ni changé quoi que ce soit sur la planète." Après avoir dans un premier temps essayé le football américain, elle pratique ensuite le soccer à l'université. Dès son plus jeune âge, la petite présente des qualités physiques hors-normes pour une fille.
Elle rejoint l'université de North Carolina, et y reçoit le surnom de "Jordan" en comparaison d'un autre célèbre membre de cette université. Elle aide le club universitaire à remporter quatre titres de champion de NCAA en cinq années passé au club. Entre-temps, elle intègre à l'âge de 15 ans l'équipe nationale des États-Unis et devient la plus jeune joueuse à débuter en sélection internationale.
| Récompense/Réalisation | Année |
|---|---|
| Joueuse de football américaine de l'année | 1994-1998 |
| MVP de la Coupe du Monde | 1995 |
| Médaille d'or aux Jeux Olympiques d'Atlanta | 1996 |
| Championne du Monde | 1999 |
| Médaille d'or aux Jeux Olympiques d'Athènes | 2004 |
| Liste FIFA 100 | 2004 |
Les années suivantes, elle accumule les récompenses: elle est ainsi désignée cinq fois de suite joueuse de football américaine de l'année entre 1994 et 1998. En 1995, bien que battue, elle est nommée MVP de la coupe du Monde remportée par la Norvège. Pendant ce tournoi, elle a même fini dans les buts durant quelques minutes dans un match face au Danemark après l'expulsion de la gardienne Briana Scurry. Elle prend sa revanche l'année suivante en remportant les Jeux Olympiques d'Atlanta en 1996 à domicile avec une finale qui bat le record de spectateurs (80 000 personnes environ).
Lors de l'année 1999, elle remporte à domicile son 2ème titre de championne du Monde, victoire qu'elle remporte en finale aux tirs au but devant l'équipe de Chine au Rose Bowl de Pasadena dans ce qui constitue l'événement sportif féminin ayant admis le plus de spectateurs avec 90 000 personnes trois ans après le dernier record à Atlanta. Elle échoue en finale des Jeux Olympiques d'été de Sydney en 2000 devant la Norvège mais termine tout de même sa carrière en beauté quatre ans après par un nouveau titre olympique lors des JO d'été de 2004 à Athènes.
Elle est à cette occasion porte-drapeau de la délégation américaine lors de la cérémonie de clôture. Lors de sa carrière, elle aura joué 17 ans pour son équipe nationale, accumulant 276 sélections mais surtout 158 buts, ce qui fait d'elle la meilleure marqueuse de l'histoire du football en match officiel, hommes et femmes compris. En 2004, Mia Hamm et sa coéquipière Michelle Akers font partie de la liste FIFA 100, qui réuni les 125 plus grands joueurs de football de l'histoire, liste élaborée par le roi Pelé en personne.
Mia Hamm a créé la fondation "Mia Hamm Foundation" pour soutenir les patients et leurs familles qui bénéficient de greffes de moelle osseuse en l'honneur de son frère Garrett décédé le 16 avril 1997 des suites d'une anémie aplasique.