Bercy, ou l'AccorHotels Arena de Paris-Bercy, est un lieu emblématique pour le sport français. Pour l'équipe de France de volley-ball, c'est un endroit chargé d'histoire, de rêves et de défis. Des moments de triomphe aux cruelles désillusions, Bercy a été le théâtre de nombreux chapitres mémorables de leur parcours.
Le palais omnisports de Paris-Bercy (en abrégé POPB), souvent désigné (par ellipse) Paris-Bercy ou tout simplement Bercy, et actuellement parrainé sous le nom d'Accor Arena, est une salle polyvalente et modulable située boulevard de Bercy, dans le quartier de Bercy, dans le 12e arrondissement de Paris.
Vaste de 55 000 m2, le palais omnisports de Paris-Bercy peut accueillir de 3 500 à 16 394 places assises, 18 476 spectateurs assis/debout et jusqu'à 20 300 assis/debout en version 360° avec la scène au centre de la salle.
La salle principale fait aussi office de salle de concert, accueillant des chanteurs et des musiciens de tous les styles ; de nombreux artistes en font une date de tournée dans la capitale française.
La salle est exploitée par la Société anonyme d’exploitation du Palais omnisports de Paris-Bercy (SAE POPB), qui gère également le Bataclan. Cette société d'économie mixte est détenue à 52 % par la Mairie de Paris et à 48 % par le groupe américain Anschutz Entertainment Group.
La salle principale offre une visibilité parfaite en tous points car il n'y a aucun poteau porteur dans les gradins. Ce sont quatre fûts porteurs, en retrait des gradins, qui supportent une charpente métallique à géométrie irrégulière, imaginée par Jean Prouvé, située à 24 mètres de l'aire de jeu.
Cette charpente métallique de 6 400 m2 offre trois particularités techniques importantes : un réseau de monorails sur lequel circulent quatre convoyeurs à pont roulant de cinq tonnes chacun permettant toutes les manipulations et les transformations de la salle dans les délais les plus courts.
Derrière celui-ci, le terrain, qui s'étendait jusqu'au chemin en bord de Seine, n’était pas aménagé en jardin. L’hôtel avait disparu à la fin du XVIIIe siècle et des entrepôts de vins s'établissent dessus.
Dans les années 1970, la ville de Paris projette la construction du quartier de Paris-Bercy. Le 23 juillet 1979, les candidats remettent leurs projets, et le 23 octobre 1979 la ville désigne l'équipe « Andrault-Parat, Prouvé, Guvan » lauréate du concours, et lui en confie l'exécution. Le projet est alors présenté par Le Parisien comme « le futur Vél' d'Hiv' de Paris ».
Cet équipement est l'un des premiers pour le développement de l'est parisien (bien avant la bibliothèque François-Mitterrand, le parc de Bercy, et le ministère des Finances).
Des travaux de rénovation sont entamés en mars 2014 pour une durée prévisionnelle de dix-huit mois, entrecoupée par une réouverture provisoire pour la tenue du tournoi de tennis de Paris-Bercy et d'une série de concerts.
La fin des travaux a lieu en octobre 2015. Du 3 mars au 13 octobre 2014, l'extérieur est totalement réaménagé. Les travaux reprennent ensuite du 9 décembre 2014 à octobre 2015, où l'intérieur est agrandi.
En octobre 2015, le groupe Accor, qui a sponsorisé les travaux, obtient de la mairie de Paris de remplacer le nom du POPB par « AccorHotels Arena », dans le cadre d'un contrat de parrainage d'une durée de dix ans, plus une option de cinq ans renouvelable une fois pour un montant annuel de 4,15 millions d'euros dont un million ira dans les caisses de la ville de Paris et le reste dans celles de la société exploitant le palais omnisports.
En juillet 2021, POPB rachète le fonds de commerce du Bataclan au groupe Lagardère.
Le palais omnisports de Paris-Bercy est inauguré le 3 février 1984 par une épreuve cycliste « mythique » : les Six Jours de Paris.
Le football est la deuxième discipline sportive à profiter de la salle avec l'organisation les 14 et 15 février 1984 de la première édition du tournoi intérieur de football du Paris Saint-Germain.
Au mois de décembre 1984, toute une génération d'adolescents vibre pour une nouvelle discipline du sport cycliste qui fait son entrée dans l'enceinte du POPB. Il s'agit du « bicross », sport créé aux États-Unis dans les années 1970, aujourd'hui connu sous le sigle « BMX », pour bicycle moto-cross.
Les stars américaines de la discipline sont présentes ainsi que les meilleurs français. Le Bicross Indoor International de Paris-Bercy, organisé par les éditions Larivière, connaît un succès sans précédent jusqu'à sa dernière édition en novembre 1990.
Le palais omnisports est le siège de manifestations sportives régulières ou exceptionnelles dans de nombreuses disciplines différentes dont certaines inhabituelles dans un contexte « indoor » (« salle couverte »).
Pendant les Jeux olympiques de Paris, la salle accueille les épreuves de gymnastique artistique, de trampoline et les finales de basket-ball.
Pendant les Jeux paralympiques, elle accueille le tournoi de basket en fauteuil.
Le premier concert à Bercy fut donné par le groupe de hard rock allemand Scorpions avec Mama's Boys en première partie le 29 février 1984, suivis du groupe anglais Queen le Mardi 18 Septembre 1984 et du groupe Texan ZZ Top le Lundi 29 Septembre 1986.
Paul McCartney s'y est également produit le 14 Octobre 1993. De nombreux autres groupes ont ensuite foulé la scène de cette salle, la plus grande à accueillir des concerts de rock à Paris à cette époque.
Julien Clerc fut le premier chanteur français à investir la scène du palais omnisports, l'année suivante.
Une émission spéciale de Taratata présentée par Nagui a célébré les 40 ans de l'Accor Arena de Paris avec un grand concert festif enregistré le jeudi 19 septembre 2024 et diffusé le vendredi 25 octobre 2024 en prime sur France2.
Le groupe The Cure (le 12 mars 2008), a interprété 42 chansons pendant plus de 3 h 30 min de concert.
Michel Sardou, entre 1989 et 2012, chante à Bercy 91 fois. Pour sa première série de concerts en 1989, il y créa un tableau final avec Robert Hossein de plus de douze minutes avec la chanson Un jour la liberté commémorant le bicentenaire de la Révolution.
Le record féminin est détenu par Dorothée, qui entre 1990 et 1996 y chanta 56 fois, dont douze fois en 1990 (du 6 au 21 janvier), douze fois en 1992 (du 18 janvier au 2 février), six fois en 1993 (du 2 au 6 janvier), dix fois en 1994 (du 15 au 26 janvier) et seize fois en 1996 (du 4 au 15 décembre). Elle s'y est à nouveau produite le 18 décembre 2010 pour une représentation unique. Elle totalise donc 57 représentations à ce jour.
Elle détient aussi le record de la manifestation musicale y rassemblant le chiffre de spectateurs le plus intimiste de la salle : 5 201 billets édités (invitations comprises) le 18 décembre 2010.
Mylène Farmer a donné ses premiers concerts à Bercy un peu plus tard, les 7 et 8 décembre 1989. En 2006, elle s'y produit du 13 janvier au 29 janvier, treize fois consécutives (le record est détenu par Dorothée en 1996 avec seize représentations).
Madonna s'y est produite les 3, 4 et 6 juillet 1990, lors de son Blond Ambition Tour.
Koffi Olomidé fut, le 19 février 2000, le premier chanteur africain.
Indochine est le groupe français qui a le plus joué à Bercy (en 2003, 2004, 2007, 2010, deux fois en 2006, six fois en 2018 et douze fois pour leur tournée de 2025/2026, toujours en remplissant la salle).
En octobre 2015, l'AccorHotels Arena a décidé de communiquer en collaboration avec son agence publicitaire l'agence W pour faire connaître le nouveau nom, le groupe hôtelier lance une campagne d'affichage dans le métro parisien. Elle intègre des mentions telles que « Le seul lieu où on peut peloter des stars sans se soucier des conséquences » jugées sexistes par certains internautes et par Christophe Najdovski.
Une campagne de pétition dénonce l'utilisation d'un « lexique de l'agression sexuelle et de la soumission forcée » et dénonce une violence banalisée et le renforcement d'un climat de misogynie.
Dans le cadre du projet parisien des Jeux olympiques d'été de 2024, il est prévu de construire une Arena II d'une capacité de 7 000 à 8 000 places à côté de la salle actuelle pour accueillir la lutte et une partie de la compétition de basket-ball.
En décembre 2017, la mairie de Paris annonce que ce projet, contesté à cause de la réduction prévue des espaces verts, sera finalement construit porte de la Chapelle.
Inauguré le 17 mars 2023, Phantom est l'endroit sous l'Accor Arena d'une surface de 1 400 m² avec une capacité de 2 000 places, créé par Paris Society (appartenant au groupe Accor), dédié à de la programmation musicale nocturne (ayant lieu entre 23 h et 6 h) mais pas uniquement.
Phantom est le résultat de la réhabilitation de la salle Marcel-Cerdan, une annexe de l'ancien palais omnisports, qui servait de salle de stockage.
L’équipe de France de volley-ball s’est inclinée en demi-finale de son Euro face à la Serbie à Bercy. Les Bleus ont balbutié leur jeu au plus mauvais moment, sur la dernière marche avant la finale, celle qui garantit un podium en cas de victoire.
Les volleyeurs français avaient pour objectif minimum de jouer le dernier carré à l’AccorHotels Arena de Paris-Bercy. Contre la Serbie, ce vendredi soir, en demi-finale, ils devront avoir pris leurs repères dans l’AccorHotels Arena de Paris-Bercy.
Le temple du sport-co français. Une salle mythique où peu de Bleus ont déjà joué. Où aucun d’entre eux n’a déjà eu la chance de disputer une place en finale et un titre de Championnat d’Europe.
Laurent Tillie, le sélectionneur de l’équipe de France de volley rêve de plus encore. " On est soulagé. On rêvait de jouer à Paris, on rêve encore de monter sur le podium."
Bercy, ce haut lieu du sport français s’ouvre enfin à Earvin Ngapeth et sa bande. La star tricolore n’y a jamais joué. "La seule fois où j’y suis allé c’était pour un concert de Snoop Dogg. Il avait duré quinze minutes parce que comme tout le monde avait allumé des joints, Bercy avait été évacué. Depuis, je n’y suis jamais retourné.
Avec plus de 10 000 billets déjà écoulés, dont 2 500 sur la seule journée de jeudi, l’Arena, disposée en format 13 000 places, devrait l’être.
Plus récemment, l’attaquant-réceptionneur surnommé le Mutant est retourné comme spectateur à Bercy. " Lors d’un stage avec les Bleus, nous avons été invités à voir une coupe de hand. On avait pu se rendre compte de ce que ça donnait. On s’était imaginé jouer le dernier carré ici… Cette salle est parfaite. Ça donne envie.
Ce jour de Coupe de hand, Jenia Grebennikov, le libero volant des Bleus, également joueur contre Cuba en 2011, se souvient. " À l’époque, je m’étais dit que ce serait beau de jouer la demi-finale là-bas. Ça m’avait motivé à repartir en stage, après une longue saison en club, avec l’équipe de France.
Joueurs des plus grands clubs européens et mondiaux, globe-trotters du volley avec la France, les Tricolores de Benjamin Toniutti vont enfin avoir le droit de vivre en France, ce qu’ils vivent en Bulgarie en Pologne ou en Italie et au Brésil. De jouer devant une salle pleine sur leurs terres. Devant leur public leurs supporters. " Nous ne pensons qu’à ça.
Lui, a déjà eu la chance de disputer un championnat du monde à Bercy. C’était en 1986. Il était alors l’un des hommes forts de l’équipe de France. Le souvenir est amer. " Ce n’était pas un cauchemar, mais une grande tristesse. On rêvait de jouer les demi-finales mais on n’avait seulement disputé les matches de classement pour la 5e place. Quand vous jouez les matches de classement le jour de la finale devant 15 000 personnes alors que vous rêviez de jouer pour la médaille, c’est cruel.
Ce soir et ce week-end, les volleyeurs français ont l’occasion de faire de Bercy le support d’une belle histoire. L'équipe de France de volley-ball
La Serbie est une équipe que la France a souvent croisée sur son chemin, avec des résultats mitigés. Ces confrontations ont souvent été synonymes de matches serrés et riches en émotions.
L’équipe de France de volley-ball s’est inclinée en demi-finale de son euro. La Serbie, plus solide et régulière, s’est imposée au tie-break à Bercy. Jusque-là impeccables notamment face à certaines nations fortes du volley européen (Bulgarie et Italie), les Bleus de Laurent Tillie se sont inclinés 3 sets à 2 (23-25, 25-23, 25-21, 17-25, 15-7), laissant les Serbes disputer la finale du Championnat d’Europe contre la Slovénie dimanche (17h30) à Bercy.
« On a l’impression qu’on s’est écroulé sur le tie-break. Ils nous ont imposé leur puissance d’attaque. Ngapeth n’a pas suffi. Depuis le début de l’Euro, il répétait à l’envi que « ça reste du sport » et qu’il est toujours possible de perdre contre plus fort. En revanche, il ne voulait avoir aucun regret et ne pas gâcher une occasion en or. « Je ne sais pas comment l’expliquer (cette défaite). Je suis déçu… On a tout donné. Vendredi, ses joueurs sont tombés sur une équipe de Serbie qui a progressivement pris la mesure de l’attaque française, après un premier set à l’avantage des Bleus.
« On n’a pas su trouver les solutions en attaque. Pourtant, ce n’est pas un mauvais match… ça se joue sur un tie-break.
Une équipe vêtue de bleu a soulevé, dimanche 29 septembre, le trophée européen sous les confettis de Bercy. Mais l’équipe de France de volley, qui avait tant rêvé d’un sacre à domicile, n’aura été que spectatrice du triomphe des Serbes.
Après avoir brisé le rêve français, vendredi en demi-finales, la Serbie s’est adjugé le titre de championne d’Europe en prenant le meilleur sur la Slovénie en quatre manches (19-25, 25-16, 25-18, 25-20).
Comme face aux Bleus, les Serbes ont été dominés dans le premier set par le coorganisateur de la compétition, qui disputait son premier match hors de ses bases. Mais portés par leur pointu, Aleksandar Atanasijevic, les hommes de Slobodan Kovac ont par la suite été supérieurs dans tous les domaines. Et décrochent sans trembler leur troisième couronne continentale, après 2001 et 2011.
Déjà battus en 2015, en finale de l’Euro remporté par les Français, les Slovènes doivent se contenter de l’argent continental. Incapables de rééditer une performance à la hauteur de celles les ayant vu éliminer successivement la Russie, championne d’Europe (alors), et la Pologne, championne du monde, la Slovénie n’a pas du profiter du fort contingent de supporteurs vêtus de vert venu les encourager à Paris.
Dans un Palais omnisport de Paris-Bercy ayant fait le plein (12 654 spectateurs), l’Euro 2019 de volley s’est achevé sous les cris de joie des joueurs serbes.
Toute l’équipe du volley féminin attendait ce week-end avec impatience. Après 2 ans d’absence, la Coupe Nationale Inter-Finances a fait son grand retour !
Le programme du week-end s’annonce sensationnel : une belle finale Atscaf Paris - Atscaf Isère. On remet notre titre de 2019 en jeu !
Le rendez-vous de parisiennes est donc donné : vendredi après-midi en gare de Bercy. Notre week-end commence plus tôt que le programme officiel. Nous avons décidé de partir la veille pour ne pas avoir le voyage dans les jambes le jour de la finale. Mais aussi, et surtout, pour se retrouver ensemble plus longtemps.
Arrivés au centre, nous avons été accueillis par Jean-Vincent et Denis (remise des tickets repas, consigne sur les horaires, distribution des packs d’eau), visite des stands des partenaires de l’ATSCAF (Masfip, Mgefi et la BFM), petite marche pour récuperer nos chambres sous un soleil éclatant (Vichy nous gâte!!), et enfin déjeuner de (futures) championnes.
Après un bon briefing de notre coach Christophe, le match commence. Paris a remporté le premier set du match (25/20), mais les 2 sets suivants ont été difficiles (18/25 et 16/25). Nous avons chuté : mauvaise dynamique, quelques erreurs de lucidité, de la fatigue, et les 2 sets nous passent entre les mains.
Nous n’avions plus le choix, le 4ᵉ set devait absolument basculer coté Paris, sinon c’était match terminé et finale perdue. « Les filles, il faut retrouver une dynamique pour préparer le prochain set, ce n’est pas fini » nous souffle Christophe. On le sait, on est capable de le faire.
Dans nos tripes nous sommes allés chercher ce set. L’Isère a eu 2 balles de matchs, 2 occasions de plier le match, 2 occasions de nous battre. Mais la magie de notre collectif a fait effet, Nadège au service n’a pas tremblé et nous avons remporté le set 26/24.
Nous avons remporté le match par un score de 3-2 (25/20, 18/25, 16/25, 26/24, et 15/9). Un match long, très long, infini même, mais extraordinaire.
L’ATSCAF Paris ramène pour la 3ème CNIF consécutive la coupe à la maison.
Principaux Événements de Volley-Ball à Bercy
| Événement | Description |
|---|---|
| Euro 2019 | La Serbie remporte le titre de championne d'Europe en battant la Slovénie en finale à Bercy. |
| Demi-finale de l'Euro | L'équipe de France s'incline en demi-finale de l'Euro face à la Serbie à Bercy. |
| Coupe Nationale Inter-Finances | L'ATSCAF Paris remporte la 3ème CNIF consécutive. |
