Le championnat de foot de Ligue 2 compte une vingtaine de clubs professionnels. Les joueurs sont bien moins payés qu'en Ligue 1, mais certains salaires sont surprenants pour ce niveau de compétition. Découvrons ensemble les tendances salariales de ce championnat et les clubs qui investissent le plus.

Les salaires en Ligue 2 BKT : un aperçu général
Le salaire moyen n’est pas très significatif, on va plutôt parler de salaire médian ce qui sera beaucoup plus proche de la réalité. A ce salaire il faut bien prendre en compte qu’il y a des impôts important a déduire, des cotisations sociales et des charges patronales. Mais il faut aussi prendre en compte les nombreuses primes de matchs, et de performance. Les meilleurs joueurs de Ligue 2 peuvent prétendre à des salaires avoisinant les 100 000€ brut/mois (environ 30 000€/mois sans les primes !).
Chaque année, les meilleurs salaires sont issus des clubs rétrogradés de l’échelon supérieur la Ligue 1. Leur salaire est forcément bien supérieur mais il faut savoir que en cas de relégation les joueurs voient leur salaire diminuer de 30 à 50%. Dans ce championnat, les clubs donnent plus facilement leur chance aux jeunes qui en plus coûtent beaucoup moins cher aux différents club. Bien évidemment à ce niveau presque aucun joueurs n’a eu la chance de débuter en ligue 2 à part pour des remplacement très ponctuels.
Le rapport de la Direction Nationale de Contrôle et de Gestion (DNCG) pointe deux choses intéressantes sur la rémunération des joueurs et staffs de l’antichambre de l’élite : d’abord que d’avoir une grosse masse salariale (12,5 millions d’euros et plus) ne prémunit pas forcément le risque de la relégation, alors qu’à l’inverse il n’y a jamais eu d’accession en Ligue 1, à moins de 7,5 millions d’euros de masse salariale.
Exemple du FC Nantes : une restructuration salariale
Waldemar Kita a profité de l’été pour se débarrasser dans tous les gros salaires du club. L’objectif du patron nantais était de ne plus avoir de joueurs à plus de 100 000 euros par mois. Mission presque accomplie puisque le FC Nantes a fait partir Alban Lafont (150 K€), Moses Simon (120 K€), Douglas Augusto (120 K€), Nicolas Pallois et Florent Mollet (100 K€). Et maintenant, c’est qui le patron des fiches de paie ? Mostafa Mohamed ! Avec 120 000 euros par mois, l’attaquant égyptien est passé premier. Mais le club nantais a clairement l’intention de le faire partir d’ici la fin du mercato. Des discussions sont même déjà en cours.
Les Girondins de Bordeaux : focus sur les salaires
Danylo Ignatenko est le Girondin le mieux payé cette saison. Derrière Danylo Ignatenko et ses 80 000 euros mensuels, quatre nouvelles recrues sont dans le Top 10. Le joueur le mieux payé des Girondins de Bordeaux est l'Ukrainien Danylo Ignatenko, avec environ 80 000 € bruts mensuels par mois, révèle ce jeudi matin le journal l'Équipe.
Un autre joueur de l'ère Ligue 1, l'attaquant hondurien Alberth Elis, arrive en deuxième place du classement avec 67 000 € bruts par mois. Ces salaires sont des estimations, qui n'intègrent pas les primes, précise le quotidien sportif. Parmi les 10 joueurs les mieux payés, quatre nouvelles recrues du club. À noter la présence, dans le classement des 10 joueurs les mieux payés des Girondins de Bordeaux, des recrues de la saison Gaëtan Weissbeck, Pedro Diaz, Zan Vipotnik et Jérémy Livolant. Ils gagnent respectivement 60 000, 55 000, 50 000 et 35 000 € par mois, des salaires élevés qui montrent l'ambition du club de tenter de remonter en Ligue 1 l'an prochain.
Les Girondins de Bordeaux doivent débuter leur saison 2024-25 en National 2 face au Stade Poitevin ce samedi 31 août. Le club, qui a remporté six fois le championnat de France, évolue désormais dans la 4e division du football français.
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Comparaison avec la Ligue 1 : l'exemple de l'Olympique Lyonnais
Il est intéressant de comparer les salaires de Ligue 2 avec ceux de Ligue 1 pour mieux comprendre les disparités. Prenons l'exemple de l'Olympique Lyonnais (OL) :
Salaire OL : contrastes et hiérarchie
Le vestiaire de l’Olympique Lyonnais recèle de contrastes. Entre anciens cadres aux salaires XXL et jeunes promesses encore loin des millions, les écarts sont frappants. L’OL, en quête d’un retour durable en haut de tableau, s’appuie sur un effectif mêlant expérience et jeunesse. Dans la hiérarchie des salaires, les portiers lyonnais ne font pas sauter la banque. Dominik Greif, arrivé pour sécuriser les cages, touche 1,2 million d’euros par an, soit environ 100 000 € par mois. Un montant cohérent pour un titulaire régulier dans un club de cette envergure. Derrière lui, Rémy Descamps reste loin du standing des stars, avec 270 000 € annuels, soit un peu plus de 22 000 € par mois.
La ligne arrière de l’OL affiche des écarts de revenus saisissants. Moussa Niakhaté trône tout en haut avec 3,6 millions d’euros par an, preuve de son rôle central dans la charnière. Il devance un autre pilier, Nicolás Tagliafico, qui émarge à environ 3 millions d’euros. Ces deux-là incarnent le haut de la grille salariale défensive. Clinton Mata, fidèle et régulier, perçoit 1,8 million par an, tandis qu’Abner Vinícius touche 1,46 million. Plus bas dans la hiérarchie, Ainsley Maitland-Niles, latéral polyvalent, pèse tout de même 2,2 millions annuels, un signe que son profil international reste valorisé. Derrière ces cadres, la jeunesse pousse à moindre coût. Ruben Kluivert ne dépasse pas les 264 000 € par an, quand Téo Barišić tourne autour de 130 000 €. Achraf Laâziri, jeune défenseur marocain, touche 145 000 €, preuve d’un investissement sur l’avenir.
C’est dans l’entrejeu que l’OL dépense le plus. Corentin Tolisso, enfant du club revenu en 2022, reste le joueur le mieux payé du groupe avec 5,4 millions d’euros par an, soit 450 000 € mensuels. Une somme à la hauteur de son statut de cadre et de son expérience internationale. Derrière lui, Orel Mangala n’est pas en reste avec 2,76 millions d’euros. Tanner Tessmann, arrivé pour densifier le milieu, touche 2,17 millions, tandis que Tyler Morton s’établit à 1,5 million. Ces chiffres illustrent la volonté du club de bâtir un cœur de jeu solide et complémentaire. Dans un registre plus jeune, Mathys De Carvalho et Pavel Sulc, chacun autour du million annuel, symbolisent l’avenir. Adam Karabec, lui, émarge à 400 000 €, comme Malick Fofana un peu plus haut sur le terrain.
Sur les côtés, Lyon n’a pas hésité à sortir le chéquier pour attirer des talents à fort potentiel. Ernest Nuamah, pépite ghanéenne, figure parmi les mieux rémunérés de l’effectif avec environ 3 millions d’euros annuels, soit 250 000 € par mois. Un investissement conséquent sur un joueur destiné à porter l’attaque dans les prochaines années. Derrière lui, Malick Fofana et Adam Karabec affichent chacun 400 000 € annuels, un rapport qualité-prix séduisant pour des profils en pleine progression.
À la pointe de l’attaque, les chiffres racontent une autre histoire. Martín Satriano, attaquant au profil travailleur, émarge à 650 000 € par an. Une somme raisonnable pour un joueur encore en quête de régularité devant le but.
Le Salaire OL version 2025-2026 montre une équipe à la croisée des chemins. L’argent n’est plus une arme de séduction, mais un outil d’équilibre afin d’éviter la banqueroute. Chaque joueur sait qu’il devra mériter son contrat sur le terrain. Entre cadres bien payés et jeunes à petit salaire, Lyon tente de retrouver la formule gagnante.
Tableau comparatif des salaires (exemple)
| Club | Joueur le mieux payé | Salaire mensuel brut (estimé) |
|---|---|---|
| Girondins de Bordeaux | Danylo Ignatenko | 80 000 € |
| Olympique Lyonnais | Corentin Tolisso | 450 000 € |
| FC Nantes | Mostafa Mohamed | 120 000 € |
