La NBA est en constante évolution, avec une nouvelle vague de jeunes talents qui émergent et redéfinissent le paysage de la ligue. Parmi ces jeunes joueurs, ceux nés dans les années 2000 se distinguent particulièrement, apportant un vent de fraîcheur et un potentiel immense à leurs équipes respectives.

Oklahoma City Thunder : Le Champion de la Jeunesse
Dans la grande famille de la NBA, le champion incontesté de la jeunesse s’appelle « Mr. Thunder ». Avec un effectif dont l’âge moyen est de 23,3 ans, l’Oklahoma est le roi de la classe biberon, tout juste suivi par le Magic, dont la moyenne d’âge est de 23,9 ans. Cette saison, l’effectif du Thunder va faire office de benjamin de la NBA. Le projet du Thunder est simple : former ses jeunes cracks pour en faire des joueurs confirmés.
Accrochez-vous bien, sur 19 joueurs dans le roster, onze sont nés dans les années 2000 ! Heureusement, le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas le talent qui manque dans l’Oklahoma. Shai Gilgeous-Alexander (24 ans) évolue quasiment à un niveau All-Star, Josh Giddey (18 ans) n’est pas passé loin du titre de Rookie de l’année et Chet Holmgren (20 ans) vient d’être drafté en 2e position de la cuvée 2022. Enfin, nos frenchies Théo Maledon (21 ans) et Ousmane Dieng (19 ans) ferment le bal. Si Théo gambade sur les parquets de la Grande Ligue depuis déjà deux ans, Ousmane va découvrir la NBA en qualité de rookie.
Au fait, on vous a parlé du vétéran du groupe ? Nan, parce que Mike Muscala n’a que 31 ans mais passe déjà pour un papy sénile au milieu de tout ce beau monde.
Orlando Magic : Un Avenir Prometteur Malgré les Défis

Petit fait sympa sur le Magic : il n’y a qu’un seul joueur né avant 95 et c’est ce bon vieux Terrence Ross (31 ans). Pour le reste, c’est entre 1995 et 2003. Bons derniers à l’Est la saison passée, les gars de Jamahl Mosley devraient prendre le même chemin pour l’exercice à venir. Encore une fois, le talent est présent mais les gamins restent pour le moment trop jeune pour performer régulièrement.
L’arrivée de Paolo Banchero (19 ans) en tant que premier choix de la dernière draft pourrait aider à grapiller quelques victoires en plus, mais globalement, ça risque de pas mal sentir la lose à Orlando. Si Franz Wagner (20 ans) sort d’une bonne saison rookie, d’autres joueurs comme Mo Bamba (24 ans) ou R.J Hampton (21 ans) peinent à décoller pour le moment.
San Antonio Spurs : Reconstruire pour l'Avenir
Toujours menés par l’inusable Tim Duncan, lui-même accompagné par un Tony Parker encore en forme, les Spu… ouais, nan. Fans de San Antonio, oubliez Tony et Tim, cette année ne sera pas celle du titre. Enfin normalement. Avec le récent trade de Dejounte Murray, l’objectif des Texans est simple : on détruit tout et on repart sur un nouveau chantard. Résultat, l’effectif pour la saison à venir n’est pas jojo, mais il faut ce qu’il faut pour reconstruire.
La saison s’annonce ainsi compliquée et sera l’occasion pour certains joueurs de se développer. Keldon Johnson (22 ans) dispose par exemple d’un vrai potentiel à exploiter, tout comme Devin Vassell (21 ans) et Joshua Primo (19 ans). Pour le reste, ça semble quand même un peu plus compliqué même si en NBA, une bonne surprise arrive vite. Dans tous les cas, le vrai but du front-office des Spurs est quand même bien assumé.
Houston Rockets : Une Reconstruction "Détente"
Chez les fusées, c’est aussi opération reconstruction, mais plus détente. Les Rockets ne seraient pas chauds à l’idée de balancer Eric Gordon dans le premier trade venu. Non, chez Rafael Stone et compagnie, on fait les choses bien ou on ne les fait pas. Houston dispose déjà d’une solide base pour reconstruire et compte bien s’appuyer dessus.
Jalen Green (20 ans) a tout d’une future star tandis que Jabari Smith (19 ans) va devoir confirmer les prémices entrevus à l’université. Tout aussi talentueux mais disons un peu plus caractériels, Kevin Porter Jr. (22 ans) et Josh Christopher (20 ans) vont devoir continuer de progresser sans faire trop de vagues. Enfin, Alperen Şengün (20 ans) a prouvé son joli toucher et peut désormais compter sur Boban pour lui apprendre les ficelles du métier. Derniers à l’Ouest la saison dernière, les Rockets peuvent espérer faire mieux la saison prochaine.
Memphis Grizzlies : L'Ère de Ja Morant
JA MORANT, L’ASCENSION D’UN PHÉNOMÈNE – LE RÉTRO #43

Ja Morant. Voilà, fin du tour de l’effectif des Grizz. Non, plus sérieusement, Taylor Jenkins dispose lui aussi d’une belle base de travail, mais comment démarrer en citant un autre nom que celui de Ja Morant (23 ans) ? All-Star et MIP la saison dernière, le meneur a prouvé à ceux qui doutaient de lui qu’il était bel et bien dans la discussion des cinq meilleurs point guard de la Ligue. Franchise player en puissance, Ja devrait encore continuer sa progression dans le Tennessee.
Censé former un one-two punch de l’espace avec Morant, Jaren Jackson Jr. (22 ans) peine à enchaîner les matchs. Attention, il y a quand même beaucoup de mieux, puisque JJJ est parvenu à en disputer 78 la saison dernière. Record en carrière, toutefois à confirmer dès la saison prochaine. Lui aussi pourrait bien être l’attraction de la saison prochaine, après avoir montré de belles choses en Summer League, on espère fort que Kenneth Lofton Jr. (19 ans) pourra gratter quelques minutes avec Memphis.
Les plus assidus d’entre vous s’en seront vite rendu compte, les Grizzlies ne jouent pas dans la même cour que les équipes précédemment citées. Vous l’aurez compris, la saison s’annonce globalement loooooongue pour les jeunots de la Ligue.
Victor Wembanyama : La Nouvelle Ère du Basket Français

Victor Wembanyama a sans surprise remporté le trophée de Rookie de l'année. Peut-être (un peu) plus surprenant, ce titre lui a été décerné à l'unanimité, ce qui n'était arrivé que 5 fois dans l'histoire de la NBA. On espère pour Victor que ce titre de ROY n'est que la première marche d'une longue et belle carrière.
Et quoi de mieux pour couronner une carrière qu'un (ou des) titres NBA. Quelques très grands joueurs ont été champion NBA pendant leur saison rookie : Magic Johnson bien sûr (tiens pour la peine, le lien vers la VHS Always Showtime qui a bercé mon adolescence), mais il y a eu aussi Bill Russell, Kevin McHale et Manu Ginobili. Cependant ces joueurs n'ont, malgré leur talent, pas été ROY.
Une recherche rapide nous montre que, sans grande surprise, être rookie de l'année et champion NBA au cours du même exercice est un fait rarissime, détenu par un seul joueur. Vous l'avez ? Moi non. Il s'agit de Jamaal Wilkes, champion avec les Warriors lors de la saison 74-75.
En bon vieux qui se respecte, je vais rapidement commencer par les années des peintres, j'ai nommé les années 80 et 90. Plus récemment, depuis les années 2000, le rythme est à peu près similaire : 6 ROY ont été champion ; il s'agit de Pau Gasol (2), Mike Miller (2), LeBron (4), KD (2), Kyrie Irving (1) et Andrew Wiggins (1).
On peut distinguer plusieurs groupes de joueur. D'abord les Superstars, options numéro 1 (ou 1bis) de leur équipe. Je pense bien sûr à Bird, MJ, Shaq, Duncan, LeBron, ou KD. Certains autres étaient plutôt des secondes options à ce stade de leur carrière, comme Robinson, Gasol ou Kyrie.
Mais la qualité des classes de draft est variable et tous les ROY ne deviennent pas des superstars ni même des stars. Certains ROY deviennent « juste » d'excellents role players, et ont un rôle important dans la conquête d'un titre.
Il est bien sûr trop tôt pour savoir quel avenir se réserve Wemby, et s'il sera un jour en position de gagner des titres.
Le Profil Type du Joueur NBA
La NBA, la ligue professionnelle de basket-ball américaine, a dévoilé les résultats de son étude menée pour identifier le profil type du joueur, version 2019-2020. On apprend que le joueur type NBA mesure 199,49 cm, pèse 99,34 kg, a 26,18 ans et a joué 4,59 saisons en NBA.
Les Joueurs les Plus Âgés de la NBA
Vince Carter (Atlanta Hawks) dispute cette année sa 22e saison NBA et est, à 42 ans, le joueur le plus âgé de la Ligue. À l’inverse, le Français des Detroit Pistons, Sekou Doumbouya, est le plus jeune joueur cette saison : il aura 19 ans le 23 décembre. Talen Horton-tucker (Los Angeles Lakers) aura, lui, 19 ans le 25 novembre.
Les Joueurs Internationaux
Dernière stat : 108 joueurs internationaux composent les effectifs, issus « de 38 pays et territoires ».
L'Influence des Familles en NBA
Récemment, lors de l’écoute d’un podcast de Basketsession, Antoine Pimmel, journaliste de la chaîne, a mentionné que de plus en plus de joueurs draftés en NBA étaient des enfants d’anciens joueurs de cette même ligue. Cela sous-entendrait que les nouveaux joueurs sont donc déjà mieux préparés à la grande league et qu’il y a aussi potentiellement des influences des anciens joueurs pour recruter les “fils de” à la place d’autres joueurs.
Un des points souvent mentionné par les analystes basket, c’est que le fait de côtoyer des anciens joueurs permet une meilleure gestion de carrière. En effet, nombre de joueurs des années 90-2000 ont eu des soucis financiers, car ils ont rapidement dilapidé leur fortune suite à de mauvaises influences.
D’autre part, est-ce que le fait que son nom de famille soit “James” ou “Pippen” permet d’accéder à la NBA mais sans en avoir les compétences ?
De 1950 à 2015, 4816 joueurs ont foulé les parquets de la grande ligue de basket US. Parmi ces joueurs, 417 font partie du Groupe Ascendant, soit 8,7 % de la totalité, et 116 du groupe Père, soit 2,4 % de la totalité.
En 2025, sur les 440 joueurs ayant participé à un match et plus, 95 sont dans le groupe “Ascendant”, soit 16,7 % du total. La tendance est clairement à la hausse depuis 2000, avec un pic en 2015 à 18,7 % de la NBA appartenant à ce groupe. Concernant le groupe “Père”, la tendance à la hausse est encore plus marquée. En 2025, 37 joueurs, soit 6,5 % du total, ont leur père qui a joué en NBA. Le pic a été atteint cette année-là.
Alors, oui, la tendance s’affirme encore plus pour eux : 18,7 % pour le groupe Ascendant et 7,5 % pour le groupe Père en 2025. En 2025, parmi les joueurs nés en dehors des États-Unis, 11,6 % ont un ascendant et 3 % un père ayant joué. L’exemple de la famille de Giannis est souvent décrié, car la présence de ses frères semble plus liée à son influence qu’au niveau réel. De même pour Bronny James, qui a clairement bénéficié de LeBron.
En 2025, les membres de ce groupe ont joué en moyenne 51 matchs contre 46 pour l’ensemble de la ligue. Le fait d’avoir un ascendant ou uniquement un père permet donc de jouer plus souvent.
En termes de points, le groupe Ascendant marque en moyenne 12 points par match contre 10,6 pour l’ensemble de la ligue. Le groupe Père, même si les joueurs marquent plus que la moyenne, se situe légèrement en dessous du groupe Ascendant avec 11,7 points par match.
Sur les 2155 joueurs draftés depuis 1981, 229 ont un ascendant, soit 10,7 %, et 79 ont un père, soit 3,4 % des joueurs choisis. Comparé à l’ensemble des joueurs sur cette période, les pourcentages sont très proches, respectivement 10,6 % et 3,4 %.
Est-ce dû à la génétique, aux conseils prodigués, aux moyens financiers ou à l’influence du nom ? Le fait est que nous devrions voir toujours plus de joueurs avec des proches ayant déjà été en contact avec la NBA. Est-une bonne chose ou allons-nous passer à côté de talents de ce fait ?