Joueurs Malgaches Ayant Évolué au Paris Saint-Germain

Le Paris Saint-Germain (PSG) a vu passer dans ses rangs plusieurs joueurs d'origine malgache, dont les parcours sont riches et variés. Cet article met en lumière ces footballeurs qui ont marqué, à leur manière, l'histoire du club de la capitale et du football malgache.

Éric Rabésandratana: Un Capitaine Discret Mais Influent

Né en 1972, Éric Rabésandratana a débuté le football dans la rue, à Franconville. À 7 ans, il signe sa première licence et rejoint Nancy où il croise la route d'Aimé Jacquet, qui le lance en professionnel avant même ses 18 ans. En sept saisons à Nancy, Rabésandratana s'impose et devient une valeur sûre de la D1.

En 1997, il rejoint le Paris Saint-Germain. Il arrive dans un groupe avec des internationaux, des joueurs avec beaucoup d’expérience, certains avaient même gagné la coupe d’Europe. Il était en concurrence avec des joueurs comme Le Guen, Roche ou N’gotty. Il joue une quinzaine de minutes en douze journées, mais il se tenait prêt.

Capitaine discret, force tranquille, Rabé n’a jamais cherché la lumière : « On m’a souvent décrit comme discret, mais ça ne veut pas dire qu’on n’est pas présent. C’est juste que je faisais mon boulot, à fond. »

Un Parcours Semé d'Embûches

La suite de sa carrière le mène en Grèce, à l’AEK Athènes, puis à Châteauroux et Mons en Belgique. « À l’étranger, c’est parfois compliqué… J’ai connu des galères, des blessures, des périodes difficiles où tu dois t’accrocher. Parfois tu joues, parfois tu es mis de côté. » Après sa carrière pro, Éric fait le choix de revenir à l’essentiel : « J’ai rejoué pour le plaisir, en amateur, à Saint-Émilion, avec des potes. »

Consultant pour Ici Paris (France Bleu) et la chaîne L’Équipe, sélectionneur intérimaire de Madagascar, Rabésandratana multiplie les casquettes : « Être consultant, c’est aussi une manière de transmettre, d’expliquer ce que vivent les joueurs, ce qu’on ne voit pas toujours depuis les tribunes ou la télé. »

Son Avis sur le Football Actuel

Dans cet épisode, il revient sans langue de bois sur le foot d’aujourd’hui, l’évolution du jeu, la vie après le terrain et la nécessité de se réinventer : « Le plaisir, c’est le moteur. Et dans le foot, tu dois toujours trouver comment le retrouver, même après les galères. »

Il est d’origine malgache par son père. Il a grandi avec cette double culture, et il est donc très attaché à ses racines, de France et de Madagascar. C’est donc une immense joie et une immense fierté de les voir participer pour la première fois de l’histoire à une CAN. Il va bien sûr être le premier supporter. C’est un petit pays, mais cette première participation montre qu’il y a un vrai potentiel et il y a encore tout à développer là-bas. Il aimerait s’investir, donner un coup de main. L’apport des joueurs de France comme Morel ou Fontaine est très important également, ça permet de renouer les liens entre les malgaches de France et leur pays d’origine. Ça fait parler de la sélection dans les médias ici et c’est très important. La formation que ces joueurs ont eue en France va permettre aux autres joueurs de se développer.

Baby Jordy Benera: La Nouvelle Génération

La fille d’Adolphe Germain Benera, ex-joueur vedette des Barea, vient d’intégrer l’équipe une du PSG en signant son premier contrat professionnel. Spécialiste du milieu de terrain, elle a fait ses classes à Levante Las Palmas avant d’intégrer le centre de formation du PSG à l’âge de 16 ans.

Malgré la poursuite de ses études au sein de l’internat du club parisien, la jeune footballeuse a retenu l’attention des sélectionneurs de l’équipe de France des U19, puis des U20, nous apprend L’Express de Madagascar. Elle s'entraîne et joue avec l’équipe une depuis deux ans. La victoire en coupe de France 2021/2022 est inscrite à son palmarès.

Notons qu’elle possède la double nationalité française. La fille de célèbre Dodol de l’équipe des Barea dans les années 90, est née à Metz.

Une Famille de Footballeurs

Son petit frère, 16 ans, Micky Fanal Benera est lui aussi au PSG. Il fait partie des nombreux jeunes très talentueux qui rêvent d’intégrer un jour l’équipe une. Le milieu de terrain est surclassé. Il évolue déjà au sein des U19.

Bastien Héry: Un Avenir International

Bastien Héry, passé par le Paris Saint-Germain entre 2010 et 2012, va prochainement jouer pour l’équipe nationale de Madagascar. Rien d’anormal si son nom n’appelle pas des grands souvenirs, le milieu de terrain n’ayant jamais pris part à la moindre rencontre officielle avec l’équipe première du club de la capitale. Après son départ de l’Hexagone, le joueur de 27 ans a tenté plusieurs expériences en Angleterre, sans réelle réussite. Son plus grand fait d’armes ? Avoir été élu meilleur joueur du championnat irlandais en 2018.

Résultat, Héry n’ayant connu pour l’heure que l’équipe de France U18 (il n’a évidemment aucune sélection chez les A), il restait donc sélectionnable pour son île d’origine.

L'Épopée de Madagascar à la CAN 2019

L’ancien pro de l’ASNL et du PSG, Eric Rabesandratana, soutient de tout son cœur la sélection malgache, grosse surprise de la CAN et qualifiée en 8e de finale de l’épreuve ce dimanche. Son nom ne laisse planer aucun doute. Rabesandratana, ça sonne malgache. C’est un peu comme pour les joueurs dont le patronyme se termine par « inho », on sait tout de suite qu’ils ont des racines brésiliennes. Eric Rabesandratana n’est pas né à Madagascar, il a vu le jour à Epinay-sur-Seine avant de rejoindre Nancy et l’ASNL où il a gagné le surnom de « Rabé ».

Mais l’ancien joueur nancéien a bien des origines malgaches, par son papa, et il a grandi avec « une double culture » dont il a toujours été très fier. Son parcours avec la sélection malgache n’a pas pu aller plus loin, malheureusement, pour des raisons administratives l’ayant empêché d’obtenir la double nationalité. Mais ce rendez-vous manqué avec la sélection malgache ne l’empêche surtout pas de vibrer comme jamais avec les incroyables performances de Madagascar à la CAN 2019 en Égypte. Pour leur première participation au tournoi africain, les « Zébus » ont terminé leaders de leur groupe, avec deux victoires et un nul.

Pour Eric Rabesandratana, l’épopée inattendue de la sélection malgache a « quelque chose de rafraîchissant dans le football actuel », loin du business et des joueurs vedettes. On imagine assez vite le contraste pour « Rabé », qui a suivi toute la saison des stars du PSG dans son rôle de consultant radio France Bleu et de commentateur télé sur TV5 Monde. « C’est ce genre d’histoires qui rend le foot unique.

L’ex-joueur de l’ASNL, toujours domicilié à Nancy, s’est en tout cas lancé depuis quelque temps maintenant dans la création d’une association en faveur de son île d’origine. « Un projet humain et sportif. » Pas très chanceux depuis qu’il a raccroché les crampons, « Rabé », 46 ans, n’a pas eu jusque-là une après-carrière à la hauteur de son parcours de joueur pro, mais la renversante aventure des Malgaches à la CAN est peut-être un signe positif pour lui. La preuve que tout est encore possible, à condition d’y croire et de le vouloir vraiment.

tags: #joueur #malgache #psg