Le monde du football a toujours été fasciné par les joueurs aux cheveux blonds, qui se distinguent non seulement par leur apparence, mais aussi souvent par leur talent exceptionnel sur le terrain. Cet article explore les caractéristiques de ces joueurs, en mettant en lumière des exemples emblématiques et leur impact sur le sport.
LES BUTS LES PLUS INCROYABLES DE L'HISTOIRE DU FOOT !
Pavel Nedved : L'Ange Blond de la République Tchèque
Véritable maître à jouer, Pavel Nedved est unanimement considéré comme l'une des plus grandes stars du ballon rond des années 2000. Dès ses débuts pros avec le Dukla Prague en 1991, celui que l'on va appeler plus tard "l'ange Blond" ou la "Furie tchèque" fait parler ses qualités. À savoir principalement l'altruisme.
Pavel Nedved a trois poumons et il s'en sert à merveille pour servir des deux pieds ses partenaires. Sa clairvoyance et son habileté lui permettent de donner le tempo à son équipe. Après une première saison très honorable, il part dans le grand club du pays, le Sparta Prague. Sous la houlette des Chomarec et Nehoda, qui deviendra par la suite son agent, il va être un cadre indispensable de l'équipe. Au total, il remporte trois titres de champion et une coupe de République Tchèque.
Durant ces belles années praguoises, il intègre l'équipe nationale en juin 1994, contre l'Eire. Mais sa véritable révélation date du fabuleux parcours de la République Tchèque à l'Euro 1996. Avec une finale perdue contre l'Allemagne (2 buts à 1 ap), après avoir éliminé la France en demi-finale aux tirs au but. Après ce fabuleux épisode, il est temps pour Pavel de partir. C'est l'Italie et la Lazio Rome qui lui ouvrent les portes de la gloire.
Aux côtés des Christian Vieri, Marcelo Salas et Juan Sebastian Veron, il devient vite un joueur indispensable du club de la capitale. En 1998, il remporte la coupe d'Italie puis la finale de la Coupe des Coupes contre les espagnols de Majorque, où il inscrit un but d'une magnifique reprise de volée. En 2000, il remporte son premier Scudetto. Pavel Nedved, adoré par ses supporters, est alors au top. Pourtant, il fuit les mondanités et les apparitions publiques. Et ne sort que pour aller à la messe.
Cinquième enfant d'une mère femme de chambre et d'un père ouvrier, il est surnommé "Medved", qui signifie "Ours" en tchèque. Ce surnom lui va à merveille car il n'a en rien changé. Mais ne peut s'empêcher d'être attiré par un club comme la Juventus Turin, avec qui il s'engage pour 41,2 millions d'euros en 2001. Objectif: remplacer Zidane parti au Real Madrid. Si la Juve a perdu en technique, elle a gagné en capacité de perforation, voire en efficacité. Malgré un public du Stadio delle Alpi très exigeant, Pavel va une nouvelle fois réussir.
Après une première saison extraordinaire, il est champion d'Italie et offre un 26ème Scudetto à la Juve. La saison suivante, toute aussi régulière, lui permet de décrocher le Ballon d'or loin devant Thierry Henry. Le deuxième pour un joueur tchèque après Josef Masopust en 1962. Outre ses nombreuses qualités physiques et techniques, une de ses forces est incontestablement son impressionnante capacité de travail, admirée par tous ses coéquipiers, et qui lui permet de décrocher le trophée suprême pour un joueur.
Après cette distinction, il rend hommage aux classes populaires du football. Lui le travailleur de l'éternel. À Turin, il va encore remporter trois titres de champion. Repositionné tactiquement derrière les attaquants, son abattage et sa polyvalence en font la plaque tournante de l'équipe. Nombre de ses buts sont spectaculaires, particulièrement ceux marqués d’en dehors de la surface. Seule absence de taille à son palmarès: la Ligue des Champions (il la perd en 2003).
La Vieille Dame glane deux nouveaux titres en 2005 et 2006. Mais elle les perdra sur tapis vert suite au scandale concernant la désignation des arbitres dans le championnat italien. La Juve est rétrogradée en Série B mais Pavel Nedved, fidèle au club, décide de rester. Emmenée par les fidèles Alessandro Del Piero et Gianluigi Buffon mais également coachée par un certain Didier Deschamps, la Juventus remonte aussitôt en Série A. Pavel va participer activement à la reconstruction du club suite à la rétrogradation puisqu'il restera l’un des joueurs de champ les plus utilisés lors des deux saisons suivantes.
Deux années sans titre mais qui permettront à la "Fidanzata d’Italia" de retrouver les sommets de la Série A. Il raccroche les crampons en 2009 désireux de laisser la place aux jeunes. Véritable légende du club, il est le joueur non-italien à avoir apparu le plus de fois sous la tunique bianconera (327 rencontres). Pavel Nedved a donc laissé une trace indélébile au début du 21ème siècle pour ses divers exploits.

Pavel Nedved, légende du football tchèque.
Kevin De Bruyne : Le Maestro Blond Belge
Sa tignasse blond vénitien et sa bouille de gamin hantent encore les nuits des joueurs parisiens. En marquant deux buts, un dans chacune des deux manches du quart de finale remporté par Manchester City (3-2), Kevin De Bruyne a quasiment éliminé à lui tout seul le PSG de la Ligue des champions.
Celui qui espère fêter ses 25 ans en France - il les aura le 28 juin, au lendemain des quarts de finale - a pourtant déjà connu des hauts et des bas. Révélé à Genk, le natif de Tronchiennes (Flandres) découvre la Jupiler League avant même d’être majeur, un championnat qu’il remporte avec son club en 2011, à l’orée de ses 20 ans. S’ensuit un transfert sans tambours ni trompettes vers les ors de la Premier League, où Chelsea se frotte les mains d’avoir su attirer le prodige à moindre prix.
Après un passage réussi en Allemagne, où ses déboulés émoustillent la Bundesliga lors de la saison 2012/2013, l’ailier revient à Chelsea par la grande porte, seulement pour se la prendre en pleine figure. Ses débuts prometteurs ne sont qu’un feu de paille, le talent du jeune Belge s’étiole, il perd ses marques, puis la confiance de son entraineur, un certain José Mourinho, et c’est en tribunes que le visage poupon du jeune homme apparait le plus souvent. Dès janvier 2014, De Bruyne quitte l’Angleterre tête basse.
Afin de rester dans la course pour le Mondial 2014, il signe chez les Loups de Wolfsburg, et là encore, De Bruyne montre les crocs. Il affole les compteurs, finit la saison 2014/2015 avec le titre de meilleur passeur européen, tous championnats confondus, devant Messi et Fabregas, avant d’être désigné meilleur joueur de Bundesliga, devant Robben. Malgré une blessure qui l’éloigne des terrains lors du premier trimestre 2016, celui qui détient désormais le titre honorifique de footballeur belge le plus cher de l’histoire devient le patron du jeu à City, s’imposant avec autant de discrétion que de caractère sur le terrain. Il brille par sa finesse technique et sa vitesse d’éxecution au milieu des David Silva, Yaya Touré et autre Kün Aguero.
« J’ai toujours eu une approche très détendue des événements, je ne connais pas du tout le stress », expliquait-il, en 2013, à seulement 22 ans, dans une interview accordée au magazine de la FIFA . « J’ai construit mon caractère pendant toute ma vie. J’ai quitté mes parents pour le centre de formation de Genk quand j’étais très jeune, et vivre seul aide énormément à devenir fort sur le plan mental. En sélection, l’attente est effectivement à la hauteur du talent de celui que les supporters belges surnomment le « Pelé roux ». Si les arabesques d’Eden Hazard ou la puissance de Romelu Lukaku prennent plus naturellement la lumière, le dépositaire du jeu des Diables rouges est bien Kevin De Bruyne, qui évolue en véritable numéro 10, et a fini meilleur buteur de son équipe lors de la phase qualificative, ex aequo avec Hazard, avec 5 buts inscrits.
Son air impassible est d’ailleurs trompeur, comme le titre de sa biographie, Keep it simple, publiée alors même que le garçon n’a pas atteint le quart de siècle. Car De Bruyne est doté d’un solide caractère, pour ne pas dire plus. Sa famille d’accueil a déjà raconté ses sautes d’humeur à l’adolescence, lorsqu’il pouvait jeter une assiette à cause d’un oignon qu’il n’aimait pas. Il a lui même raconté le conflit qui l’a opposé à son coéquipier, le gardien Thibault Courtois, pour une histoire de petite amie et d’infidélité. Et il n’a jamais caché sa rancoeur vis à vis de Chelsea ou de José Mourinho, coupable selon lui d’avoir manqué de discernement quant à son talent. « Les choses auraient peut-être été différentes si Chelsea m’avait payé 45 millions d’euros, et non 8, quand je suis arrivé de Genk. J’aurais pu avoir un autre statut et jouer plus.
Sur et hors du terrain, Kevin De Bruyne semble arriver à maturité. Dans une émission de télévision diffusée en Belgique, le jeune papa confiait d’ailleurs que ses priorités avaient évolué. Un peu. « Mon fils passe devant tout le reste. (...) On va dire que mon fils et le football sont aussi importants. Avec le football, je peux lui offrir une vie meilleure. Le grand blond (1,86m et 77kg) a besoin de ça. D’évacuer. De plaisanter. Il n’est pas le genre de gars à se morfondre ou se lamenter sur son sort ou sur la passe difficile de son club.

Kevin De Bruyne, milieu de terrain exceptionnel.
Bern Schuster : le talentueux milieu de terrain à la chevelure blonde
Né en 1959 à Augsbourg, le jeune moustachu débute sa carrière au FC Cologne et récupère le numéro 10 de Wolfgang Overath, légende du club, qui vient de raccrocher les crampons. Il est alors considéré comme son digne successeur. Il dispute son premier match sous ses nouvelles couleurs le 21 octobre 1978, lors de la 10ème journée de Bundesliga face à l'Eintracht Francfort. Il obtient également sa première sélection lors de cette même saison à Dublin, où la RFA s'impose 3 buts à 1 face à l'Irlande.
Sur le plan collectif, son club ne joue pas les premiers rôles lors des deux saisons passées malgré une demi-finale de C1 perdue, face au futur vainqueur, le club anglais de Nottingham Forest (3-3, défaite 1 but à 0). Il prend une nouvelle dimension lorsqu'il signe au FC Barcelone dans la foulée. Malgré des débuts décevants, il devient un membre incontournable au sein du milieu blaugrana. Il remporte une Liga, une coupe du Roi et une Coupe des Coupes en 1982 à domicile au Camp Nou disposant du club belge du Standard de Liège 2 buts à 1.
Pourtant, considéré comme l'enfant terrible du football allemand des années 80, il n'a pas toujours été aussi diplomate. Brouillé avec les dirigeants du Barça - entre autres parce que sa femme Gabi n'avait pas sa langue dans sa poche -, le talentueux milieu de terrain à la chevelure blonde réalise l'impensable en 1988: il signe au Real Madrid. Son transfert avait fait couler beaucoup d’encre et de salive à l’époque. Il devient ainsi le premier joueur de l’ère moderne à évoluer dans les deux clubs.
Après deux saisons dans la "Casa Blanca", il passe chez le deuxième rival le plus honni par les supporters du Real: l'Atlético Madrid. Ces "trahisons" à répétition ne l'empêchent pas de se barder de titres en Espagne. Il remporte trois Ligas et six Coupes d'Espagne avec les deux clubs madrilènes. Brillant en club, son parcours en équipe nationale reflète parfaitement son mauvais caractère. Son désaccord avec l'entraîneur national Jupp Derwall et un conflit profond avec le capitaine de l'époque, Paul Breitner, l'a beaucoup éloigné de la Mannschaft.
Il décide de mettre un terme à sa carrière internationale à seulement 25 ans, préférant assister à la naissance de son fils plutôt que de jouer un match amical. Malgré tout son talent, Schuster n'a jamais joué de Coupe du Monde. Son compteur restant bloquer à 21 sélections et un Euro à son palmarès. En club c’est la descente aux enfers. En 1981, à cause du tacle assassin du défenseur basque Andoni Goikoetxea, le genou droit se brise, Schuster n’arrivera jamais à retrouver son plus haut niveau.

Bernd Schuster, milieu de terrain d'exception.
L'Influence des Joueurs de Football Blonds sur la Mode et le Style
Depuis que le football est médiatisé, les joueurs professionnels se sont toujours distingués par leurs coupes de cheveux. On se souvient des fameux mulets de joueurs allemands dans les années 1980 ou de Chris Waddle au début des années 1990. Les années suivantes, il y a eu Carlos Valderrama ou dans un style complètement différent Fabien Barthez. Si aujourd’hui les coupes des joueurs de foot sont encore plus excentriques à l’image de Paul Pogba ou Pierre-Emerick Aubameyang, elles n’en influencent pas moins les fans.
Vous hésitez pour votre prochaine coupe ou bien vous rencontrez des problèmes capillaires ? Les joueurs aussi et ils peuvent vous donnez des pistes ! Si Cristiano Ronaldo et Lionel Messi sont souvent moqués sur les réseaux sociaux pour leurs looks au début de leur carrière, plus proche de l’adolescent mal dans sa peau que de la star planétaire, depuis les conseillers en communication sont passés par là. Il est vrai que Messi s’est laissé aller à quelques fantaisies en se teignant en blond, mais il est revenu à quelque chose de plus classique. Messi et Ronaldo arborent désormais le très simple « court sur les côtés et plus long sur le dessus ».
Pour le dessus, Ronaldo utilise du gel à outrance quand Messi n’utilise qu’une simple laque. Voici des coupes classiques qui peuvent largement vous inspirer si vous n’êtes pas fan des coupes excentriques. Ravenelli dans les années 1990, Fabien Lemoine plus récemment ou encore le célèbre entraineur José Mourinho, ils sont nombreux dans le monde du football à avoir viré poivre et sel. Dans un article du magazine So Foot sur le sujet, une théorie est avancée, le stress pourrait accélérer « l’effet cheveux blancs ».
Dans un milieu où les enjeux financiers sont colossaux, il est donc étonnant de ne pas voir plus de joueurs arborer une chevelure blanche. Schwarzkopf l’affirme, de plus en plus d’hommes n’hésitent plus à se teindre les cheveux pour masquer l’apparition de cheveux blancs. Des joueurs auraient-ils recours à ces méthodes ? C’est loin d’être impossible. Perdre ses cheveux est un phénomène tout à fait naturel pour beaucoup d’hommes, on vous en a déjà parlé. Cela peut faire complexer de nombreuses personnes et c’est pourquoi certains font le choix de la chirurgie.
Les footballeurs ne sont pas en reste, il existe quelques cas célèbres comme Wayne Rooney ou encore les entraineurs Antonio Conte et Jürgen Klopp. Ils assument complètement et expliquent qu’ils se sentent mieux depuis leurs opérations. L’ultra médiatisation des joueurs de football influencent forcément le public, que ce soit pour les looks vestimentaires ou capillaires. S’ils peuvent inspirer par leurs coupes excentriques ou plus classiques, ils peuvent aussi inspirer par leur façon de réagir face aux problèmes humains, perte de cheveux ou cheveux blancs.