L’AS Champs Football, un club avec une histoire riche et diversifiée, a été créée en 1949. Au cours de son existence, le club a remporté de nombreux trophées aux niveaux départemental et régional, témoignant de son engagement et de sa passion pour le football.
Le club est composé de plusieurs équipes dans les catégories allant de l’École de Foot, de la Préformation, de la Formation, des CDM, des Séniors, des Vétérans et dispose d’équipes féminines depuis une dizaine d’années. Ce qui représente près de 600 adhérents encadrés par une cinquantaine de bénévoles dont vingt-cinq éducateurs diplômés.
La philosophie de jeu de l’AS Champs Football se retrouve dans son leitmotiv “Le royaume du Jeu”. Sur le terrain, le spectacle est mis à l’honneur et le ballon danse aux pieds des joueurs. La technicité, le goût de l’effort, l’intelligence et le plaisir du jeu sont les incontournables enseignés sur le terrain par nos entraîneurs expérimentés.
Depuis 2019, où le Club est présidé par Kalil Banhoro Mroivili, les valeurs de solidarité, de respect, de discipline, de professionnalisme et de rigueur, sont présentes à travers les nouveaux projets de structuration et de développement. Accompagné par le Manager Emanuel Tando, le Club entre dans une nouvelle ère.
L’AS Champs Football a fait éclore de nombreux talents comme Mourad Meghni, longtemps appelé le nouveau Zidane, de Loïc Gagnon sélection U17 France (Estac, AS Monaco, OGC Nice) ou encore Steven Moreira sélection U16 jusqu’aux espoirs France, passé par le Stade Rennais, Lorient FC et qui joue actuellement au Toulouse Football Club.
En 2013, le Club prend un nouveau tournant en mettant l’accent sur la formation. La renommée du Club en tant que fournisseur de joueurs talentueux grandit au fil des années.
L'histoire du football dans la région parisienne remonte à la fin du XIXe siècle. Alors que le football apparaît en France avec la création du Havre Athletic Club en 1872, il faut attendre le début des années 1890 pour que des équipes de football se constituent dans le département de la Seine. Néanmoins, le football occupe une place marginale jusqu’au milieu des années 1910.
Les finalités hygiénistes ou civiques du sport et le principe de distinction sociale qui animent les premiers sportsmen français laissent peu de légitimité à l’implantation du football, dont la pratique est associée à la classe ouvrière britannique et aux dangers sociaux du football professionnel adopté outre-Manche depuis 1885.
Cette marginalisation initiale correspond pourtant à la période durant laquelle le football parisien occupe une place centrale en France. D’un point de vue technique, les joueurs et les clubs de la capitale représentent une élite sportive pour de nombreux clubs de province ; dans le même temps les dirigeants parisiens exercent de nombreuses responsabilités dans l’administration du football français.
Forts de contacts réguliers avec le football britannique, les joueurs parisiens multiplient les tournées et ils sont à l’origine de la création d’équipes au sein des régiments militaires de province. Cette hégémonie atteint son paroxysme avec la création par quelques dirigeants de la Seine de la Ligue de Football Association (LFA) en 1910, première institution chargée d’administrer exclusivement la pratique du football, dont les cadres fondent ensuite la Fédération Française de Football Association (FFFA) en 1919.
Les Premières Équipes de Football Parisiennes
Les équipes de football constituées dans les années 1880 et 1890 émanent d’une sociabilité antérieure à la pratique sportive. Durant cette période, les joueurs se connaissent avant de se regrouper dans le club sportif dont l’effectif se résume à une ou deux équipes.
En premier lieu, la parenté est un élément déterminant puisque de nombreux clubs sont créés par des membres d’une même famille à l’image des frères Wynn qui fondent le Gordon Football Club en 1891, des frères Tunmer du Standard Athletic Club ou encore des frères Rimet à l’origine du Red Star Athlétique Club en 1897.
Lorsque les joueurs ne sont pas majeurs, le père peut participer à la fondation de l’association. Ensuite, le réseau communautaire joue un rôle important dans la constitution de ces premières équipes de football. Le Standard Athletic Club de P. H. Tomalin, est apparu « en 1892, grâce à l’appoint de quatorze Britanniques qui souhaitaient que les jeunes résidant à Paris aient la possibilité de poursuivre les sports qu’ils pratiquaient outre-Manche.»
Cette dimension communautaire est même explicitement affichée par le Gordon Football Club, « composé majoritairement de jeunes Anglais », dont le nom est une manière pour ses fondateurs « d’honorer la mémoire du Général Gordon, tué quelque temps avant, au Soudan égyptien. » Le football représente pour ces sportifs britanniques un moyen de consolider un réseau social préexistant puisque les clubs sont souvent liés à un organe de presse et une entreprise britanniques.
Enfin, l’émergence d’une équipe de football est souvent le prolongement de la sociabilité scolaire. Dans la Seine de la fin du XIXe siècle, les collégiens et lycéens parisiens fondent de nombreuses équipes de football. Des élèves du collège Chaptal et du lycée Janson de Sailly créent le Club Français en 1892 alors que d’autres membres de Chaptal sont l’année suivante à l’origine de la fondation de L’Étoile.
Si l’Association Sportive Française naît d’une entente entre des élèves de Chaptal et du collège Rollin en 1895, le Gallia Club est fondé par « quelques scolaires » en 1898 et le Club Athlétique de Vitry est créé en 1897 par d’anciens élèves de Lavoisier.
Il est possible également que certains camarades de classe utilisent le cadre de l’association sportive pour pérenniser une sociabilité menacée par la fin des études, comme le laisse supposer Henri Dulude, président de l’Union Athlétique de Saint-Mandé en 1905, pour qui son club a « l’avantage de resserrer les liens déjà formés sur les bancs de l’école, entre un certain nombre de jeunes gens de la localité ».
Cette filiation entre la camaraderie scolaire et la création d’une association se place dans le prolongement du processus d’institutionnalisation du sport en Angleterre. En effet, si l’un des foyers du développement des sports modernes a été les Public Schools anglaises qui ont tenté par ce biais de canaliser l’agitation des élèves, la diffusion sociale de la pratique tient surtout à la création d’associations sportives ayant pour objectif de prolonger une pratique mais aussi une sociabilité nées au cours de leurs études.
Mais contrairement au cas britannique, où les directeurs d’école mettent à profit le potentiel éducatif du football et des autres sports, les élèves parisiens constituent des équipes de football en dehors du cadre scolaire dans la mesure où de nombreux chefs d’établissements se montrent réticents à la pratique sportive et où l’USFSA tente de contenir, au sein des associations scolaires, le développement du football.
Par conséquent, si l’existence de liens sociaux antérieurs est une condition sine qua non de la création des premières équipes de football, c’est surtout leur effet cumulé qui explique la survie, même éphémère, de l’association comme l’illustre l’assise tripartite des clubs britanniques. Les associations fondées par les jeunes Français reposent sur cette même logique, notamment lorsque les frères ont un écart d’âge assez rapproché pour être scolarisés dans le même établissement comme les frères Georges et Lucien Huteau, fondateurs de L’Étoile avec leurs camarades de Chaptal.
Lorsque l’écart d’âge est plus important, comme dans le cas de Georges Duhamel, le frère permet à son cadet d’intégrer son réseau d’amis composé d’élèves du lycée Jean-Baptiste Say qui se réunissent pour jouer au football au Bois de Boulogne en avril 1892.
La Difficile Intégration du Football dans les Fédérations Sportives
En décembre 1893, confrontés à la réticence de l’USFSA pour l’organisation d’un championnat de football, les dirigeants des plus anciennes équipes de football de Paris que sont Standard Athletic Club, les White Rovers et le Club Français envisagent de créer une ligue de football indépendante de la fédération à laquelle ils viennent de s’affilier et qui règne sans partage sur l’administration des sports athlétiques dans le département de la Seine.
Si le projet est abandonné par la mise en place in extremis d’un championnat, l’entrée du football dans l’univers compétitif de l’USFSA s’est réalisée au prix d’un passage en force. Elle traduit aussi les difficultés que connaît le football à trouver une place légitime dans le paysage institutionnel du sport français.
En effet, l’USFSA, principale institution des sports athlétiques, cultive à l’égard du football une défiance considérable. Fondée en 1889 grâce à l’action décisive de Georges de Saint-Clair, secrétaire général du Racing Club de France, cette fédération omnisport est composée de dirigeants appartenant à la grande bourgeoisie et à l’aristocratie parisiennes qui souhaitent faire du sport un moyen de régénérer la jeunesse française et d’inculquer des valeurs sociales permettant de former une élite capable de rivaliser avec l’Angleterre.
L’amateurisme, garant de la distinction sociale et de la transmission de valeurs morales désintéressées, est la pierre angulaire de la politique fédérale comme le stipulent les statuts fédéraux et ceux des sociétés qui y sont affiliées. Or, le football est depuis 1885 une pratique professionnelle en Angleterre.

Carte des clubs de football en France
Le Futsal à Champs-sur-Marne
En plus de son équipe de football traditionnelle, Champs-sur-Marne possède une équipe de futsal dynamique. Lors d'une finale mémorable, Champs FC a affronté le CS Roubaix, terminant le match à 2-2 avant de remporter la victoire 2-1 aux tirs au but. Ce match a été suivi par 1 000 spectateurs et arbitré par MM. Glochon et Sommer.
Les buts pour Champs FC ont été marqués par Marna (17e) et Moreira (25e), tandis que pour CS Roubaix, Ab. Yahia (19e) et Duponcheel (24e s.p.) ont trouvé le chemin des filets.
L'équipe de Champs Futsal Club était composée de gardiens de but Motrani et Hadji Ali, et des joueurs de champs R. Arfaoui, Markovic, Achi, Komandi, Moreira, Diakité, Joao Marna, Attal, Meghni, Tahri. L'entraîneur était Solet.
Le parcours de Champs FC pour atteindre la finale comprenait des victoires contre Communaux Cambrai (3-2), ASF Andrézieux (0-2), US Mongermont (3-4), et FC Mulhouse (4-1) en demi-finale.
Ce sacre, arraché aux tirs au but après une finale très disputée, ne souffre d'aucune contestation. Avec trois victoires en autant de matchs lors du premier tour, les partenaires du technicien Serge Achi s'imposent déjà en favoris. Ils se permettent même, grâce à deux buts des talentueux Moreira et Joao Marna, de battre Andézieux, le tenant du titre. Avec un effectif riche, Champs se distingue par sa solidité défensive et de fortes individualités en attaque.
Les Markovic, Komandi ou Diakité, auteurs d'une superbe frappe en lucarne lors du troisième match, perforent également les rideaux défensifs adverses. Même l'équipe locale du FC Mulhouse, composée de jeunes joueurs du centre de formation, s'est logiquement s'inclinée en demi-finale.
Les Seine-et-Marnais ont marqué un total de 15 buts et n'en ont concédé que 8, grâce au talent de leur gardien Toihir Adji Ali, qui multiplia les arrêts réflexes. Ce dernier, auteur d'une superbe prestation en finale, dégoûta les 5 internationaux du Canal Sport Roubaix, pourtant impressionnants de maîtrise technique et collective.
Alain Hlolamenu, à l’origine de la création de la première équipe de Futsal du Red Star il y a quatre ans, souligne l'essor exceptionnel de cette discipline. La Fédération a réorganisé les championnats, rendant le futsal plus structuré et attractif. Les joueurs, souvent d'anciens footballeurs à onze, sont attirés par la technicité et l'intensité du jeu.
Les ambitions pour l'équipe 1 sont claires : la montée en DH, tandis que l'équipe 2 vise le maintien dans une poule relevée. Les prochains rendez-vous incluent un match de la PH à Sarcelles et une rencontre de l'équipe première contre le Mouloudia de l’Ile Saint-Denis.
Le Val d’Europe FC est né en 2012 de la fusion du RC Serris et du FC Bailly, deux clubs voisins du nord de la Seine-et-Marne. En 1992, alors que Disneyland vient d’ouvrir et que la population s’apprête à tripler en 10 ans, le club se structure sous l’impulsion du maire de la commune Denis Gayaudon, et de Serrissiens volontaires. Parmi eux René Dambron, ancien joueur au niveau régional, Thierry Gillet ou encore Jeannot et Claire Leguen, tous deux toujours au club aujourd’hui.
C’est d’ailleurs Claire qui dessinera à main levé le nouveau logo du club sur le mini-bus fraîchement acquis pour transporter les équipes du RC Serris. Malgré ce nouveau moyen de locomotion, on est encore loin du tout confort. Le terrain des Gassets n’offre ni tribune, ni éclairage.
A la faveur de l’afflux démographique, et d’ententes tacites avec les clubs les clubs voisins, notamment Chalifert, l’école de football s’étoffe de nouveaux joueurs. On organise des plateaux et des tournois sur le terrain bosselé des Gassets, où un vieux préfabriqué sert de vestiaire commun. « L’ambiance était très familiale. Et le fait qu’on doive tous mettre la main à la pâte, contribuait à cela. On mangeait tous ensemble, c’était très sympa.
En 1994, le stade de l’Hermière, son revêtement synthétique et ses vestiaires en dur deviennent l’outil qui manquait au club pour franchir un palier. Le club se consolide et ouvre de nouvelles catégories en jeunes et une équipe réserve. L’équipe senior A est régulièrement promue et remporte chaque année le Challenge Fair Play.
A l’été 1994, une dizaine de jeunes femmes, anciennes joueuses de Lagny et d’Esbly se présentent à Serris avec à la fois l’idée et l’envie d’être la première équipe féminine du RC Serris. Le bureau directeur voit là l’opportunité de se démarquer et confie l’équipe à Zbigniew Paczka, ancien international polonais installé à Serris, puis à Thierry David, joueur senior : « Dans le département c’était encore assez nouveau, on jouait les clubs du coin, Claye, Meaux, Chelles, qui avaient eux aussi démarré une section féminine ».
Deux montées successives en 1998 et 1999 amènent le RC Serris en DHR, et l’équipe remporte sa première coupe du 77N. « On bat le CS Meaux, archi favori, 1-0 grâce à une ancienne joueuse meldoise, Elodie Massuard. L’été suivant on récupère plusieurs joueuses qui vont faire encore améliorer le niveau de l’équipe.
Plusieurs saisons s’écoulent, et avec l’expansion de la ville et l’effet Coupe du Monde 1998, le club gagne de nouveaux licenciés. Des stages et des tournois sont régulièrement organisés, et les joueurs et éducateurs sont désormais habillés aux couleurs du club.
En 2001, l’ouverture du centre commercial Val d’Europe permet au club de gagner en visibilité, et d’attirer de nouveaux sponsors, désireux de se faire connaître dans le secteur. C’est ainsi que les Val d’Europe Trophées, tournoi de jeunes créé en 2003 avec l’appui de partenaires, attire au stade de l’Hermière de nombreux « top clubs » de la région pour un plateau relevé. “C’était une belle vitrine pour le club et son école de foot.
A quelques kilomètres plus à l’est, Bailly-Romainvilliers se dote d’un club à l’aube des années 2000. Les « Ecureuils de Bailly » regroupent sous une tunique orange une ébauche d’école de football, quelques équipes jeunes et une équipe senior. Elle renaît sous le nom de Bailly FC en 2008 à l’initiative de Marc Chêne, décidé avec une équipe dirigeante de confiance à offrir à la ville un club sérieux et ambitieux.
En concluant des ententes avec les clubs de Montry puis Serris pour étoffer certaines catégories de jeunes, le Bailly FC commence à se faire une place au sein du district de Seine-et-Marne nord. L’équipe fanion masculine connaît trois titres de champions en 4 ans, pour rejoindre l’Excellence district à l’issue de la saison 2010/2011.
A partir de 2010, le rapprochement entre les clubs du RC Serris et du Bailly FC fait émerger le projet d’une fusion. La mutualisation des licenciés, moyens et équipements, donne ainsi naissance à un poids lourd du football Seine-et-Marnais (800 licenciés), avec U15, U17 et U19 et seniors masculins au plus haut niveau départemental, et seniors féminines au top niveau régional. Le club suscite ainsi des intérêts inattendus, qui vont le faire changer de dimension.
En 2013, Joël Epalle, ancien joueur professionnel et international camerounais, vient terminer sa carrière au VEFC. D’abord simple joueur, Joël prend rapidement les rênes de l’équipe senior.