Le Sporting Union Agen Lot-et-Garonne, communément appelé SUA ou SU Agen, est un club français de rugby à XV basé à Agen, en Lot-et-Garonne. Il évolue depuis le 9 octobre 1921 au stade Armandie.
Cet article vous est offert pour explorer en détail l'effectif de l'équipe en 2007, une période marquée par des défis importants et des changements significatifs pour le club.
Comme une secousse tellurique à l'impact retardé dans le temps, le passage du championnat d'élite français à un format de poule unique, en 2004-2005, fait sentir ses effets cruels en cette fin de saison. La compétition est de plus en plus dure, et certaines équipes, qui ont marqué l'histoire du rugby français, ont du mal à s'adapter à la nouvelle donne et se retrouvent submergées par cette formule de championnat, d'autant plus sévère qu'elle se joue à 14 équipes.
Battu (5-18) par le Stade français lors de la dernière journée des phases préliminaires, samedi 26 mai, Agen n'a ainsi pu échapper à la relégation en Pro D2. Equipe chère à Albert Ferrasse, le prédécesseur de Bernard Lapasset à la tête de la Fédération, Agen rejoint Narbonne, club centenaire, dans l'infortune de la descente en Pro D2.
L'abattement qui pesait sur Agen, samedi, est la conclusion d'une saison ponctuée par de nombreux rendez-vous ratés. La rencontre entre les nouveaux entraîneurs et leur effectif remanié n'a pas eu lieu, laissant la place aux rancoeurs et à l'inefficacité sportive. Pas plus que n'a eu lieu l'ajustement entre une stratégie ambitieuse de développement à moyen terme impulsée par les dirigeants et les impératifs d'une équipe qui, à court terme, devait sauver sa place dans l'élite. Le club doit désormais revoir ses ambitions et son budget à la baisse.
Avec 6 millions d'euros de ressources, au lieu des 9,2 millions actuels, le recrutement devrait être revisité, et notamment la venue annoncée du All Black Byron Kelleher. Le départ du Top 14 de Narbonne, un des points d'ancrage du jeu au bord de la Méditerranée, et la montée d'Auch et de Dax en première division sont aussi le signe de la grande difficulté du rugby professionnel français à étendre son territoire au-delà de son bassin classique du Sud-Ouest.
Même si quelques « anciens » avaient ouvert le feu avant le début des hostilités contre le Stade français, la descente du SUA en Pro D2 risque, dans les prochains jours, de provoquer un tir nourri de boulets rouges. « Dirigeants, entraîneurs, joueurs, les torts sont partagés », a confié samedi soir le président Dubroca. Chacun a forcément sa petite idée sur le pourquoi du comment mais il convient de prendre de la hauteur et de connaître certains ingrédients de cette mayonnaise qui n'a jamais pris.
Voici quelques éléments qui ont marqué la saison :
- En juillet, les Sud-Africains Badenhorst, Van Niekerk et W. Stoltz ne participent pas au stage à Font-Romeu.
- Fin juillet, à l'occasion d'un match amical contre Auch, Mathieu Barrau, une des pièces maîtresses de l'échiquier, se blesse au genou.
- Meilleur marqueur d'essais des deux dernières saisons, Rupeni Caucaunibuca, coincé aux Fidji pour quinze mille raisons, ne fera son premier match de Top 14 avec le SUA que le 4 novembre face à Toulouse.
Prise de poids, frasques à répétition, un seul essai au compteur, il y aura cette saison, selon le bon mot d'un confrère, ni « Caucau »… nibuca. Le 28 août, dans « La Dépêche du Midi », un article intitulé « Agen tire la langue » explique que la barrière de la langue provoque de sérieux problèmes de communication au sein d'une sélection pluriethnique. Au club, on nous dit que ce n'est pas vrai.
Le samedi 28 octobre, le SUA réussit l'exploit de s'imposer au Kingsholm de Gloucester. Les bons résultats en Coupe d'Europe ont masqué des problèmes relationnels entre le staff technique et certains joueurs. Le 29 novembre, le club dévoile son projet « Agen 2010 ».
Le 27 janvier, Agen bat Clermont (22-18), trois semaines après la déroute à Albi qui avait assis Loïc Van der Linden sur un siège éjectable. Le lundi 30 avril, Faugeron et Van der Linden sont remerciés. Ce soir, le conseil d'administration de la SASP doit se prononcer sur la pérennité à court et à long terme du projet « Agen 2010 » car Alain Tingaud, le portefeuille du SUA, a annoncé samedi soir sa volonté de rester au SUA.
Le Sporting a envoyé à la DNACG un budget prévisionnel de 6,5 millions d'euros pour la Pro D2, soit 3 millions d'euros de moins que celui prévu pour le Top 14. Ce matin, Henry Broncan commence, lui, à consulter tous les joueurs afin de savoir ceux qui veulent rester ou non. Le directeur sportif pense déjà à rebâtir en mettant l'accent sur le centre de formation. Il souhaite aussi être associé à deux entraîneurs passés par Agen.
Pour faire un autre match amical, on aurait été embêté pour former une équipe. Tiatia, Meeuws, Gelez étaient out. Vainqueur s'était fait opérer. Ostiglia était en sélection, Barrau était convalescent. Mignardi, Carabignac et Sore étaient avec les - 21 ans, etc. On a eu énormément de blessés. Il y a eu les véritables blessures et les simulées. On se demande si certains n'ont pas abusé de la commission médicale car c'est bien le kiné ou le médecin qui dit si un joueur peut jouer. Ce jeu-là, on l'a vu contre le Stade français.
Je ne suis ni Christian (Lanta), ni Christophe (Deylaud). Je n'ai pas la prétention de faire comme eux et je ne sais pas comment ils faisaient. Nous, on n'a rien cassé du tout, on était venu pour faire des choses différentes avec un Caucaunibuca qui n'était plus le même et 13 nouveaux joueurs.

Malgré la descente imprévue en Pro D2, Henry Broncan, en provenance du FC Auch, prend ses fonctions d'entraîneur. Le début de la saison 2007-08 de Pro D2, dont le niveau est très relevé, est loin d'être facile pour le club, qui se sépare de quatre joueurs (dont Pépito Elhorga) dans le cadre d'un « réajustement budgétaire ».
En 2008, le SU Agen fête son centenaire (on remarque la parution d’un ouvrage). Le club espérait finir dans les premières places afin de disputer une demi-finale et peut-être aller plus loin.
Pour la saison 2008-2009, le trio Broncan-Lanta-Deylaud, formule inédite, a pour objectif la construction d'une équipe basée sur un effectif de jeunes joueurs français nés vers 1987, sans oublier certains joueurs cadres ayant préféré rester au SU Agen malgré la descente en Pro D2. Désormais, l'heure semble ne plus être au recrutement de joueurs étrangers.
Le SU Agen a pour objectif de faire mieux que durant la saison 2007-2008 : jouer une demi-finale, voire la finale, voire peut-être réussir la remontée en Top 14 ; mais le long championnat de Pro D2 est relativement homogène et suffisamment difficile pour ce dernier objectif ; le trio Broncan-Lanta-Deylaud s'est donné deux années, soit à l'horizon 2010 pour la remontée en Top 14.
On espère tout d'abord que le club réussisse à trouver sa place parmi les cinq premiers clubs du championnat de Pro D2. Pour la saison 2008-2009, le recrutement des nouveaux joueurs a été accompli par Henry Broncan et les entraîneurs Christian Lanta et Christophe Deylaud n'y ont pas participé. Le SU Agen travaille à long terme afin de construire une équipe basée sur le jeu de mouvement, bien que les spécificités du Pro D2 impliquent une nécessaire adaptation (en attendant la remontée).
Grâce à sa deuxième place, le club agenais atteint son objectif en se qualifiant pour les demi-finales à l'issue de la phase régulière de la Pro D2 2008-2009. La demi-finale, contre le club arrivé en 5e position, à savoir l'US Oyonnax, a lieu au Stade Armandie. Mais les agenais, sans doute à cause de la pression, sortent leur plus mauvais match de la saison et l'équipe d'Oyonnax crée la surprise en remportant la demi-finale sur le score de 18-15.
Des joueurs cadres, il y a encore peu de temps, comme Mathieu Barrau (préparateur physique), ou il y a plus longtemps, comme Jean-Jacques Crenca (avants), encadrent désormais les joueurs du club (jeunes joueurs ou pas). Par ailleurs, François Gelez encadre les espoirs (arrières) tout en continuant sa carrière de joueur professionnel.
Pour la saison 2009-2010, l'objectif du club agenais est de faire mieux que la saison précédente et les médias ont tendance à considérer le SU Agen comme étant le favori du Pro D2 2009-2010. Après avoir passé trois années dans l'anti-chambre de l'élite, le club agenais a su trouver les ressources pour rebondir et retrouver le Top 14 pour la saison 2010-2011.
Le championnat de première division a beaucoup évolué et le Sporting avait un défi difficile à honorer : le maintien dans l'élite dans le cadre d'une compétition désormais particulièrement relevée. Quatorze nouveaux joueurs ont été recrutés pour la montée en Top 1.
L'idée de la pratique du rugby à Agen est née de la rencontre, vers 1900, d'un lecteur d'anglais du lycée, d'un compatriote dentiste et d'Alfred Armandie. Un premier club de rugby, appelé Sporting club agenais, est alors fondé. Dès la saison 1923, le SU Agen participe aux poules de 5, dans lesquelles on trouve trente clubs. Cette année-là, la poule A est composée du SU Agen, du Stade toulousain 1er, du FC Grenoble 2e, du CA Bègles 3e et de Boucau stade 4e. Le SU Agen atteint encore ce stade de la compétition au cours des saisons 1924 et 1925.
Dès l'année 1929, le SU Agen dépasse les poules de 5 (désormais 40 clubs), se qualifiant pour les poules de 3, puis pour les quarts de finale, avec une victoire sur l'USAP, club champion de France en 1921 et 1925, et finaliste en 1924 et 1926. Mais l'année suivante, en 1930, le SU Agen va plus loin, éliminant en quart de finale le Stadoceste tarbais sur le score de 18-0, puis éliminant la Section paloise sur le score de 18-5 dans un match marqué par le décès de l'ailier agenais Michel Pradié, âgé de 18 ans, à la suite d'un violent plaquage à retardement de l'international Fernand Taillantou[2].
En finale, les Agenais rencontrent l'US Quillan, finaliste en 1928 et champion de France en 1929. Cette première finale jouée par le SU Agen, le 18 mai 1930, est gagnée par les Agenais, sur le score de 4-0 grâce à un unique drop de Marius Guiral. Le SU Agen remporte alors son premier titre de champion de France. La scène se déroule au Parc Lescure, à Bordeaux. Ce premier Bouclier de Brennus, conquis de justesse après prolongations, en appellera bien d'autres.
L'année suivante, le SU Agen termine en demi-finale, s'inclinant devant le Lyon OU. L’année suivante, en 1933, c’est le club agenais qui finit second derrière l'équipe du Lyon OU (en poule) dans cette nouvelle compétition. Le SU Agen devient un habitué des demi-finales et des finales et ce autant en championnat de France qu'en coupe de France. De nouveaux titres sont ramenés par le club durant les années 1940.
Le SU Agen joue la deuxième finale de championnat de son histoire en 1943, qu’il perd face à l'Aviron Bayonnais. Deux ans après, en 1945, après avoir battu ses voisins de l'US Fumel en demi-finale, les agenais jouent leur troisième finale de championnat contre le FC Lourdes et gagnent alors leur second titre de champion de France. Deux ans après, en 1947, après avoir battu le Paris université club en demi-finale, le SU Agen joue la quatrième finale de son histoire, qu'il perd contre le Stade toulousain[5].
Par ailleurs, toujours durant les années 1940, le club agenais remporte deux autres titres au niveau national grâce à deux succès en deux finales jouées en coupe de France. Le premier tout d'abord en 1943 face au Stade bordelais ; le second en 1945 face à l'AS Montferrand. Le SU Agen est d'ores et déjà un club complet au niveau du palmarès, avec des titres remportés dans les trois compétitions majeures sur le plan national : championnat de France (2), challenge Yves du Manoir (1), coupe de France (2).
Durant les années 1950, le SU Agen participe aux phases finales chaque année, mais, contrairement aux années 1930 et 1940, il ne remporte aucun titre ; il se contente d'atteindre une demi-finale du championnat en 1952 face à l'USAP (qui sera finaliste), une demi-finale de Coupe de France en 1951, un quart de finale en 1951 face à l'US Carmaux (qui remportera le titre), les huitièmes de finale en 1953, 1954, 1956 et 1958, et enfin les 16e de finale à trois reprises en 1955, 1957 et 1959. Des années 1930 aux années 1990, ce sera la seule décennie durant laquelle le SU Agen ne remportera aucun titre.
Les plus belles années du SU Agen correspondent à une période d'une trentaine d'années, soit les années 1962-1992. Durant ces trois décennies, les nombreux titres remportés, les nombreux internationaux fournis à l'équipe nationale, les cadres au sein de la FFR ont participé à faire du SU Agen un club prestigieux, parfois jalousé. Cependant, le club n'a jamais dominé le Championnat comme ont pu le faire le FC Lourdes, l'AS Béziers, ou le Stade toulousain, à part peut-être durant les années 1962-1966, mais dans une moindre mesure (avec trois victoires, le SU Agen est le club ayant gagné le plus de titres de champion de France durant les années 1960).
Le club agenais appartient au groupe relativement restreint des clubs les plus titrés au niveau national et ce autant en Championnat de France, qu'en Challenge Yves du Manoir, ou en Coupe de France. C'est durant la décennie 1960 que le SU Agen remporte le plus de titres de champion de France, avec trois victoires en trois finales. Ainsi, le club remporte son troisième titre de champion de France en 1962 face à l'AS Béziers, puis le quatrième titre en 1965 face au CA Brive et enfin le cinquième titre en 1966 face à l'US Dax. Le club agenais, en conservant son titre, valide alors un doublé historique.
Durant les années 1970, le SU Agen ne dispute qu'une seule finale de championnat de France, qu'il remporte en 1976 face à l'AS Béziers (son sixième titre en huit finales, gagné sur le score de 13-10, après prolongations) grâce à une pénalité de Jean michel Mazas. Mais c'est durant les années 1982-1993 que le SU Agen connaît sa période la plus faste : il remporte le Championnat de France en 1982 (son septième titre en neuf finales), face à l’Aviron bayonnais. Puis en 1988, le club agenais remporte son huitième titre face au Stadoceste tarbais dans une finale sans essai qui ne laissera pas un souvenir impérissable.
Le SU Agen a également été finaliste en 1984 face à AS Béziers (finale perdue aux tirs au but après un match nul 21-21 à l'issue des prolongations), en 1986 face au Stade toulousain, et en 1990 face au Racing club de France (après prolongations). Durant les années 1982-1990, le club agenais a participé à cinq finales en neuf années, ainsi qu’à trois demi-finales en 1983, 1987 et 1989. Une autre demi-finale sera disputée par les Agenais en 1993[6].
Cette période se termine donc pour le SU Agen avec un bilan de six titres en championnat de France en 1962, 1965, 1966, 1976, 1982 et 1988 (ainsi que trois finales perdues en 1984, 1986 et 1990), et trois titres en challenge du Manoir en 1963, 1983 et 1992 (ainsi que trois finales perdues en 1970, 1975 et 1987), soit neuf titres remportés en compétitions majeures sur quinze finales disputées. On remarque les cinq victoires consécutives en finale du championnat de France en 1962, 1965, 1966, 1976 et 1982.
C'est en 1995 qu'a lieu l'avènement du professionnalisme. La « grande époque » du SU Agen se termine en douceur mais le club reste une valeur sûre du championnat, disputant une demi-finale en 1997 face au Stade toulousain futur Champion (quatre ans après avoir atteint ce niveau de la compétition face au FC Grenoble en 1993 privé par la suite du titre après une finale polémique)[7]. Par ailleurs, le club agenais compte toujours dans ses rangs des internationaux et reste donc un club qui compte.
Au niveau continental, le SU Agen dispute en 1997 une première demi-finale de Challenge européen. Par son palmarès en Championnat de France, le SU Agen est le quatrième club français, avec huit titres conquis en 1930, 1945, 1962, 1965, 1966, 1976, 1982 et 1988 (à égalité avec Lourdes qui a également remporté huit fois le championnat), derrière le Stade toulousain (23 titres), le Stade français Paris (14 titres) et l'AS Béziers (11 titres). Pour ne pas en rester là, le club de Lot-et-Garonne, cher à Albert Ferrasse, l'ancien président de la FFR, compte également deux succès en Coupe de France en 1943 et 1945, et quatre victoires en Challenge Yves du Manoir en 1932, 1963, 1983 et 1992.
Le SU Agen a également gagné le challenge Armand Vacquerin en 1999, le Challenge Jean Bouin en 1989, le Challenge Jules Cadenat en 1972 et le Bouclier d'automne en 1973, 1975 et 1979.
De nombreux internationaux ont porté les couleurs du SU Agen : Albert Ferrasse, Pierre Berbizier, Daniel Dubroca, Abdelatif Benazzi ou encore Philippe Benetton, Philippe Sella, Laurent Seigne, Guy Basquet, Philippe Bérot, Pierre Lacroix, Dominique Erbani, Jacques Gratton, Serge Méricq, François Gelez, Pepito Elhorga, Cédric Heymans, Christophe Lamaison, Francesco Zani, Rupeni Caucaunibuca, Omar Hasan, Christian Califano, Marc Dal Maso, Maxime Machenaud, Brice Dulin.
Au niveau continental, le SU Agen a participé à deux reprises à la Coupe d'Europe (H Cup), sans jamais se qualifier pour les quarts de finale. Puis, c'est durant l'année 2006-2007, au terme de laquelle le club sera relégué en Pro D2, que le SU Agen marque le plus les esprits en H Cup, après avoir battu au match-aller et au match-retour le club anglais de Gloucester RFC et le club écossais d'Édimbourg.
Quant au Challenge européen, le SU Agen a disputé et perdu une finale en 1998 face à l'US Colomiers, perdue sur le score peu flatteur de 43-5, et a atteint les demi-finales à trois reprises (une victoire en 1998 face aux Newcastle Falcons, deux défaites face au Castres olympique en 1997 et face au RC Narbonne en 2001). Par ailleurs, la FIRA avait organisé la Coupe d'Europe des Clubs Champions durant les années 1960, où étaient conviées des équipes allemandes, roumaines et françaises (sans la participation des nations britanniques).
Le visage de l’élite rugbystique a considérablement changé depuis l’avènement du professionnalisme. Contrairement à d'autres clubs, le SU Agen a réussi à bien négocier, dans l'ensemble, les changements dus au passage au professionnalisme. Depuis le début des années 2000, le SU Agen a accompli plusieurs belles saisons (malgré d'importants problèmes financiers puisque le club a dû vendre le Stade Armandie à la mairie d'Agen). En 2000, le SU Agen termine à la 3e place de sa poule et rate de très peu la qualification pour les barrages permettant d'accéder ou pas à la demi-finale.
En 2002, pour la deuxième édition du Top 16, les hommes de Christophe Deylaud créent la surprise en demi-finale en battant le Stade toulousain. Cela faisait quatorze ans que le SU Agen n’avait plus disputé une finale de championnat de France. Mais les Agenais chutent en finale devant le Biarritz olympique après un match indécis jusqu'à la dernière seconde des prolongations. Une année faste pour le SU Agen qui, à la suite d'une décision de l'ERC, ne disputera pourtant pas la Coupe d'Europe cette année-là. Puis, malgré le départ de nombreux joueurs cadres, la saison 2002-2003 est une saison record pour le club qui finit premier de la saison régulière en Championnat en ayant enchaîné un record d'invincibilité dans le Top 16.
En 2003-2004, le SU Agen termine à la 5e place de sa poule et joue les play-down. Au début de la saison 2006-07, le SU Agen est une équipe qui a encore changé de visage, avec 16 départs et 16 arrivées parmi les joueurs ainsi que deux nouveaux entraîneurs : les résultats sont mitigés, sauf en Coupes d'Europe où ils sont prometteurs. Mais l'année s'achève par une descente inattendue en Pro D2, ce que personne n'aurait osé imaginer quelques mois auparavant. Alors doté du sixième budget du championnat (9,3 millions d'euros), le club qui avait l'ambition de se qualifier pour la Coupe d'Europe glisse vers la fin du classement lors des dernières journées (3 points pris lors des 7 derniers matches). Après une ultime défaite à domicile contre le Stade français Paris, le SU Agen, tombé en position de relégable lors de l'avant-dernière journée, descend à l'étage inférieur pour la première fois depuis les années 1920. On peut sans doute expliquer cette grande déception par une corrélation de nombreux facteurs.
Voici la composition de l'équipe type du SUA lors de la saison 2006-2007 :
| Position | Joueur |
|---|---|
| 1 | VAN NIEKERK |
| 2 | NARJISSI |
| 3 | GALASSO |
| 4 | STOLTZ W. |
| 5 | BADENHORST |
| 6 | LIEVREMONT |
| 7 | YUKES |
| 8 | SOUCAZE |
| 9 | MORLAES |
| 10 | GELEZ |
| 11 | LAFFORGUE |
| 12 | MIGNARDI |
| 13 | STOLTZ C |
| 14 | AHOTAEILOA |
| 15 | ELHORGA |
| Remplaçants | MEEUWS, GUINAZU, KOULEMINE, FONUA, FULTON, MIQUEL, MIRANDE, TIATIA |
En fait, on a souvent donné la parole à ces deux joueurs qui sont contre moi depuis le début, deux joueurs qui ont peut-être moins joué cette saison. Ils parlent au nom de tous les joueurs alors que certains m'appellent encore. Après Narbonne, une réunion a été organisée par le président avec un collège de joueurs. Il y avait Lièvremont, C. Stoltz, Barrau, Morlaes, Miquel, Badenhorst et Narjissi. Je leur ai posé la question de confiance et personne n'a rien dit. On essaie simplement de me faire porter le chapeau alors qu'Agen n'a été relégable qu'une seule journée : la dernière.