Les Joueurs Blancs en NBA : Entre Réalités Socio-Économiques et Mythes

Les slogans publicitaires de Nike, tels que « Just do it » et « Bring your game, not your name », véhiculent l'idée d'une égalité des chances parfaite dans le sport. Particulièrement actif en NBA, l’équipementier a fait de la grande ligue un symbole de l’American Dream.

Cependant, l'abnégation, la motivation, l'entraînement et même le talent ne suffisent pas toujours pour atteindre le niveau professionnel. Plusieurs enquêtes ont démontré que les chances d’accéder à la NBA dépendent du contexte socio-économique. Si vous rêvez de NBA, mieux vaut être né au bon endroit.

Logiquement, les spots de Nike ne viennent pas de nulle part : David Stern, qui, dans sa stratégie de starification de la ligue, et en n’hésitant pas à mettre en valeur la trajectoire sociale de certains joueurs, y est pour beaucoup. Les médias raffolent de ce genre d’histoires, et n’hésitent pas à les raconter en long et en large, ventant là aussi la méritocratie du sport. L’histoire de LeBron James évidemment, enfant d’une mère adolescente. L’histoire de Giannis Antetokounmpo aussi, de vendeur ambulant sans papier à Athènes à potentiel meilleur joueur du monde.

Pourtant, LeBron, Giannis et les autres, restent des exceptions : un enfant Africain-Américain venant des classes populaires a 37% de chances en moins de devenir joueur NBA que son équivalent venant des classes moyennes ou supérieurs, c’est la conclusion d’une enquête* menée au milieu des années 2000 sur 155 joueurs.

Dans cette enquête, les deux chercheurs vont comparer les caractéristiques sociales des joueurs NBA avec celles de la société américaine, afin de trouver, ou non, une corrélation entre l’origine sociale et les chances d’accès à la ligue. Ils vont d’abord séparer les joueurs blancs des joueurs Africains-Américains, et prendre en compte deux critères sociaux : la classe sociale et la structure familiale.

Pour la classe sociale, ils vont séparer les joueurs en trois catégories : classe supérieure, classe moyenne et « lower class », que j’ai traduit par « classe populaire ». Pour la structure familiale ensuite, là encore ils ont séparé les joueurs en trois catégories : Ceux qui ont grandi avec un seul parent, ceux qui ont grandi avec leurs deux parents, et ceux qui n’ont pas été élevés par leurs parents.

En ayant donc classé les joueurs dans ces catégories, on obtient des pourcentages (par exemple : 34,33% des joueurs Africains-Américains viennent des classes populaires), que l’on peut comparer aux donnés du recensement américain (où il est dit, par exemple, que 45% des garçons Africains-Américains viennent des classes populaires).

Résultats de l'enquête

La première chose à noter, c’est que la couleur de peau n’influe pas réellement sur la probabilité d’accéder à la NBA. Les chercheurs ayant séparé les joueurs blancs des joueurs Africains-Américains, on voit que les résultats, ou en tout cas les tendances, sont sensiblement les mêmes pour les deux échantillons. Nous avons déjà dit que 34% des joueurs noirs venaient des classes populaires alors qu’ils sont 45% aux États-Unis, c’est aussi le cas de 7% des joueurs blancs, alors que 23% des garçons blancs ont grandi dans un milieu populaire.

Concernant la structure familiale, on note la même tendance, même si elle est moins marquée : 62% des garçons Africains-Américains n’ont pas grandi avec leur deux parents, c’est le cas de 57% de leur équivalent en NBA. De la même manière, 26% des enfants blancs ont grandi dans ce contexte, ils ne sont que 19% en NBA.

Une fois ces résultats obtenus et à la suite d’un calcul complexe dont je vous épargnerais les détails, ces chercheurs ont donc pu conclure qu’un enfant Africain-Américain venant des classes populaire a 37% de chance en moins d’accéder à la NBA que celui qui vient des classes supérieures.

Un argument que l’on peut opposer à ces résultats serait le fait que beaucoup de joueurs ont eu au moins un parent sportif professionnel, et l’on pourrait alors dire que cette inégalité s’explique plus par la génétique que les caractéristiques sociales. C’est faux, et c’est expliqué par une seconde enquête** similaire, faite en 2013, qui, cette fois, retire des résultats tout les « fils de », et ceux ci suivent exactement les mêmes tendances.

Pour la classe sociale, l’enquêteur a séparé tous les hommes Africain-Américain en cinq parties égales, les 20% les plus pauvres, ceux entre 20% et 40% ect. Et il en arrive aux résultats suivants : Pour un million d’homme Africain-Américain faisant partie des 20% les plus pauvres de la population américaine, 42 accéderont à la NBA. Pour le même échantillon parmi les 20% les plus riches, 67 deviendront joueurs NBA.

Autrement dit, si vous êtes Africain-Américain, vous aurez environ 60% de chance en plus d’arriver dans la ligue si vous venez d’un milieu favorisé par rapport à un milieu populaire.

Concernant la structure familiale, il a comparé les enfants nés hors mariage (donc une probabilité fortement augmenté pour que l’enfant n’ait pas grandi avec ses deux parents), et les enfants nés de mères âgées de moins de 20 ans. Chez les hommes Africains-Américains, 60% sont nés hors mariage, c’est le cas de seulement 41% des joueurs NBA. Enfin, 25% sont nés d’une mère âgée de moins de 20 ans, pour 16% des joueurs.

Cela peut s’expliquer par différentes raisons, et notamment le développement de certaines compétences, quelles soient physiques ou intellectuelles, qui dépendent du contexte socio-économique dans lequel ils ont grandi. La taille ou la force physique par exemple, évidemment très important pour faire carrière, dépendent beaucoup de l’alimentation, et beaucoup d’enfants pauvres aux États-Unis ont une nutrition bien en dessous des seuils minimaux. Cela affecte la croissance, et cela explique que ces enfants ont des poids plus bas à la naissance.

D’autres caractéristiques, plus intellectuelles, sont également liées au milieu social d’origine, comme la persévérance, l’autorégulation ou la confiance en soi. Pour donner un exemple simple, pour arriver en NBA, il faut avoir une vision à long terme, un « plan de carrière » qui se dessine très jeune, surtout dans le système sportif américain. Une chose évidemment pas facile pour, par exemple, un enfant des quartiers pauvres de Chicago, qui est habitué à vivre au jour le jour.

Pour finir, une qualité nécessaire évidente pour accéder à la NBA : les résultats scolaires. En effet, on ne peut accéder à la NBA sans passer par la NCAA, et on ne peut pas accéder à la NCAA sans un minimum de résultats scolaires.

La NBA adore mettre en avant des « success stories » comme celle de LeBron James, celle d’enfants partis de rien, pour qui la NBA a représenté une porte de sortie de la misère, un eldorado. Mais pour un LeBron, combien de Doug Wrenn ? Doug Wrenn, c’était un lycéen un peu plus vieux que LeBron, à la trajectoire sociale semblable (mère jeune, célibataire, vivant dans un quartier pauvre), lui aussi classé dans les meilleurs lycéens du pays. Sauf que lui était notoirement incoachable, et avait de gros problèmes de comportement. Finalement, il a été viré de deux équipes universitaires, n’a pas été drafté, et a fini en prison.

Si l’on compare aux autres sports majeurs américains, la NBA reste d’assez loin la ligue qui offre le plus de chances d’accès aux enfants des classes populaires. Mais comme partout, dans le sport ou ailleurs, la probabilité d’accéder au plus haut niveau est conditionnée à la naissance.

Quelques Joueurs Blancs Ayant Marqué l'Histoire du Basket Européen

La signature pour la prochaine saison de Kemba Walker à Monaco a fait le buzz en France et en Europe. L'occasion de dresser une liste subjective des 25 Américains venus de NBA qui ont marqué le plus l'histoire du basket européen avant l'arrivée du néo-Monégasque.

Seize d'entre-eux sont venus en Italie, ce qui démontre l'attractivité du Spaghetti Circuit des années 80. Trois ont transité par la France. Nous avons classé les joueurs par ordre alphabétique.

  • Rolando Blackman - 1,98 m, né en 1959, AEK Athènes (1994-95), Milan (1995-96), Limoges (1996-97) 4 fois All-Star. Panaméen d'origine.
  • Bill Bradley - 1,96 m, né en 1943, Milan (1965-66) 1 fois All-Star. Champion olympique, star universitaire, il a fini ses études à Oxford, ce qui a permis aux Milanais de l'enrôler et de gagner la coupe des champions (C1). Il fut deux fois champion avec les Knicks et devint sénateur.
  • Joe Barry Carroll - 2,13 m, né en 1958, Milan (1984-85) 1 fois All-Star. 1er choix de la draft, 10-12e pivot de la NBA à ce moment-là, il était en bisbille avec les Golden State Warriors et c'est pourquoi il se retrouva à 26 ans à Milan avec qui il gagna le championnat d'Italie et la Coupe Korac (C3) avant de retourner au pays.
  • Tom Chambers - 2,08 m, né en 1959, Tel-Aviv (1995-96) 4 fois All-Star. Un dunkeur blanc. Pas un gros impact au Maccabi.
  • Michael Cooper - 1,96 m, né en 1956, Rome (1990-91) 0 fois All-Star. Fidèle écuyer de Magic Johnson et Kareem Abdul-Jabbar, 5 fois champion avec les Lakers.
  • Adrian Dantley - 1,95 m, né en 1955, Varèse (1991-92) 6 fois All-Star. Comme Alex English, il s'est contenté de la 2e division italienne.
  • Darryl Dawkins - 2,11 m, né en 1957, Turin (1989-91), Milan (1991-92), Forli (1992-94) 0 fois All-Star. Chocolate Thunder alias Baby Gorilla était un pitre et un briseur de panneaux en NBA qui a fait une belle prolongation de carrière en Italie où il fut très apprécié.
  • Alex English - 2,01 m, né en 1954, Naples (1991-92) 8 fois All-Star. Un court séjour en Italie, à 37 ans, dans une équipe qui était en deuxième division.
  • George Gervin - 2,01 m, né en 1952, Virtus Rome (1986-87), Manresa (1989-90) 9 fois All-Star. The Iceman était le Roi du finger roll, mais il est devenu accro à la drogue.
  • Artis Gilmour - 2,18 m, 1949, Fortitudo Bologne (1988-89) 6 fois All-Stars. Il avait déjà 39 ans quand il est venu en Italie.
  • Spencer Haywood - 2,03 m, né en 1939 - Venise (1980-81) 4 fois All-Stars. Le héros des JO de Mexico en 1968, MVP de l'ABA comme rookie, était devenu dépendant à la cocaïne, ce qui explique son passage en Europe. Il est retourné ensuite en NBA.
  • Billy Knight - 1,98 m, né en 1952, Limoges (1985-86) 2 fois All-Star. La première vraie star NBA -et ABA- qui a joué en France. Même handicapé physiquement, il était encore classieux. 26,7 points de moyenne, 8e scoreur du championnat.
  • Allen Iverson - 1,83 m, né en 1975, Besiktas (2010-11) MVP en 2001. 11 fois All-Star. Il avait signé pour 4 millions de dollars, mais il n'a joué que 10 matches pour 14 points en moyenne en raison d'une blessure au mollet. Le numéro 1 des NBAers en Europe.
  • Eddie Johnson - 1,88 m, né en 1955, Olympiakos (1994-95) 0 fois All-Star. 39 ans. Finaliste de l'Euroleague, il est retourné ensuite en NBA.
  • Bob Mc Adoo - 2,06 m, né en 1951, Milan (1986-90), Forli (1990-92), Fabriano (1992) MVP en 1975, 3 fois meilleur marqueur, 5 fois All-Star. Encore très performant en Europe. Il a joué sept saisons en Italie, pour une moyenne de 27,0 points et 8,9 rebonds et il a été champion d'Europe avec Milan en 87 et 88.
  • Xavier McDaniel - 2,01 m, né en 1963, Iraklis (1995-96) 1 fois All-Star. Il a quitté les Boston Celics en même temps que Dominique Wilkins.
  • Norm Nixon - 1,88 m, né en 1955, Pesaro (1989) 2 fois All-Star. Sa carrière a été brisée par de gros problèmes au genou et au Tendon d'Achille et il n'a joué que deux matches en Italie.
  • Micheal Ray Richardson - 1,96 m, né en 1955, Bologne (1988-91), Split (1991-92), Livourne (1992-94), Antibes (1994-97), Rieti (1997-98), Cholet (1997-98), Forli (1998-99), Livourne (1999-2000), Golfe Juan (2002). 4 fois All-Star. Sugar était promis à une magnifique carrière en NBA avant de sombrer dans la drogue et d'en être radié à 32 ans.
  • Ralph Sampson - 2,24 m, né en 1960, Malaga (1992) 4 fois All-Star. A 32 ans, le géant était cuit. Il a joué 8 matches à Malaga à 7 points et 30% de réussite et le club espagnol l'a viré.
  • Byron Scott - 1,93 m, né en 1961, Panathinaïkos (1997-98) 0 fois All-Star. Avec le Pana, le triple champion NBA a ajouté un autre trophée à sa collection, celui de champion de la ligue grecque.
  • Amare Stoudemire - 2,08 m, né en 1982 - Hapoël Jerusalem (2016-17, 2018-19), Maccabi Tel-Aviv (2020) 6 fois All-stars. Il était aussi le copropriétaire de l'Hapoël de Jérusalem mais après un passage en Chine, il est revenu en Israël, mais... au Maccabi. Il fut élu MVP de la finale.
  • Reggie Theus - 1,98 m, né en 1957, Varèse (1991-92), Aris (1993) 2 fois All-Star. Il était encore à 18,6 points en moyenne avec les Nets avant de venir en Europe.
  • Dominique Wilkins - 2,03 m, né en 1960. Panathinaïkos (1995-96), Fortitudo Bologne (1997-98) 9 fois All-Star, meilleur marqueur en 1985. Né à Paris. Dunkeur émérite. Champion d'Europe avec le Panahinaikos avec le trophée de MVP en prime.
  • Metta World Peace - 2,01 m, né en 1979, Cantu (2015) 1 fois All-Star. Nom d'origine : Ron Artest.

Cooper Flagg : Un Espoir Blanc pour la NBA ?

Cooper Flagg est perçu par beaucoup comme un prodige capable de redynamiser la NBA. Il est présenté comme un phénomène depuis des années et a confirmé toutes les attentes lors de sa découverte du monde universitaire avec les Blue Devils de Duke. Meilleur marqueur, passeur, rebondeur et intercepteur de son équipe, il a été l'acteur majeur du retour de Duke au Final Four pour la première fois depuis 2022.

Mobile, doté d'un premier pas rapide et capable de se créer son shoot, Flagg séduit par sa polyvalence et son aptitude à avoir un impact des deux côtés du parquet. Les comparaisons vont bon train, allant de Scottie Pippen à Grant Hill en passant par Andrei Kirilenko, Kawhi Leonard ou Jayson Tatum.

Charles Barkley a salué son talent et son intelligence, tandis que Kevin Garnett a souligné l'importance d'avoir un joueur blanc américain aussi dur et froid que lui pour que certains jeunes Américains puissent s'identifier à lui. Draymond Green a même osé dire qu'il pourrait être le prochain grand espoir pour des endroits très blancs comme l'Utah.

🔍COOPER FLAGG FUTUR MVP EN NBA ?🔍

En effet, voir des Européens s’imposer ne parvient pas à satisfaire ceux qui nourrissent le mythe du héros à la sauce Oncle Sam. C’est pour cette raison que l’arrivée prochaine de Cooper Flagg dans la grande ligue est un événement. Il n’en faut pas plus pour que se ravive la flamme du Grand Espoir Blanc. Une partie de la sphère NBA commence déjà à se poser la question de savoir si Cooper Flagg est bien l’élu.

Le Mythe du "Great White Hope"

Le « Great White Hope », à traduire par « le grand espoir blanc », est un terme qui revient de manière cyclique dans l’esprit des observateurs et fans de NBA. Il n’est pas compliqué de comprendre de quoi il en retourne, puisqu’on imagine bien qu’il s’agit d’affirmer le désir de revoir un joueur blanc dominer la ligue.

Kaman, Bradley, Parks, Muresan, Ostertag, Pecherov… Qu’ont en commun ces quelques joueurs NBA ? Leurs points forts : la grâce, l’élégance et la finesse. D'abord que Greg Ostertag était la vedette du lycée de Duncanville qu'il mène à son premier titre national de l’histoire. Courtisé par de nombreuses universités, son choix se porte sur Kansas où il fera l'intégralité de son cursus. Drafté par Utah en 1995, Ostertag fera le nombre dans le cinq du Jazz pendant toute sa carrière. Aux côtés du tandem Malone-Stockton et de joueurs comme Hornacek ou Russell, Ostertag aura le rôle du vilain petit canard. On souviendra tout de même qu'il a été le premier joueur à re-jouer après avoir fait un don d’organe.

La Question Raciale et la NBA

Lors de ses premières années d’existence, la NBA ne ressemblait pas du tout à ce que l’on connaît aujourd’hui. Équipes bien moins nombreuses… et surtout bien moins diverses. Cette NBA est uniquement composée de joueurs blancs. Pourquoi ? Rappelons que les États-Unis sont encore régis par des lois ségrégationnistes dans la moitié Sud du pays.

En 1950, Earl Lloyd et son coéquipier Chuck Cooper s’inscrivent à la Draft NBA et sont tous deux sélectionnés. Chuck Cooper devient le premier homme de couleur à être drafté en NBA - avec le 12e choix - et Lloyd le second, en 100e position, par les Capitols de Washington. Le hasard du calendrier fera que Lloyd débutera avant Cooper sa saison, le 31 octobre 1950, et deviendra le premier afro-américain à jouer en NBA.

Les Meilleurs Ailiers Forts de la Saison

À l'instar de ce que propose la NBA en désignant trois « All NBA Teams » (les trois meilleurs cinq de la saison), L'Équipe vous propose cette semaine de désigner les cinq meilleurs joueurs de la Ligue en 2019-2020, du moins ceux qui ont dominé les débats jusqu'à l'interruption de la saison.

Ce jeudi, place aux ailiers forts.

  • Jayson Tatum (22 ans, Boston Celtics) : 23,6 points, 7,1 rebonds, 2,9 passes en 34,6 minutes
  • Giannis Antetokounmpo (25 ans, Milwaukee Bucks) : 29,6 points, 13,7 rebonds, 5,8 passes en 30,9 minutes
  • Pascal Siakam (26 ans, Toronto Raptors) : 23,6 points, 7,5 rebonds, 3,6 passes en 35,5 minutes
  • Bam Adebayo (22 ans, Miami Heat) : 16,2 points, 10,5 rebonds, 5,1 passes en 34,4 minutes

Selon vous, quel joueur a été le meilleur ailier-fort cette saison ?

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