Le PSG lorgne un milieu de terrain arménien : Sur les traces d'Eduard Spertsyan et l'hommage à Henrikh Mkhitaryan

Alors que le mercato hivernal 2024-2025 approche, les rumeurs autour du Paris Saint-Germain s’intensifient. Le directeur sportif du PSG, Luis Campos, semble s'intéresser de près à une nouvelle pépite évoluant en Russie, dans le but de renforcer la ligne offensive de l’équipe entraînée par Luis Enrique.

Selon le média russe RB Sport, le club parisien serait sur les traces d'Eduard Spertsyan, talentueux milieu offensif arménien de 24 ans évoluant à Krasnodar. Après l'acquisition de Matvey Safonov cet été, un autre joueur de Krasnodar pourrait rejoindre la capitale.

Il a été l’un des hommes forts du sacre de son équipe en championnat russe cette saison. L’agent d’Eduard Spertsyan s’est rendu à Paris et a discuté avec les dirigeants parisiens. Les négociations sont en bonne voie. Le crack arménien est d’accord pour rejoindre le champion d’Europe et évoluer sous les ordres de Luis Enrique la saison prochaine.

Eduard Spertsyan possède notamment une capacité à jouer à plusieurs postes du milieu de terrain et même sur les ailes, ce qui intéresse visiblement le staff parisien. La polyvalence et le prix relativement abordable du joueur pourraient séduire les dirigeants parisiens.

Le président du club de Krasnodar, Serguei Galitski, a fait savoir que celui qui est international arménien (32 sélections au compteur et 6 buts), n’est pas à vendre. Mais la presse russe l’assure, une belle offre à hauteur de 20 millions d’euros le ferait réfléchir, et permettrait de faire une nouvelle belle vente après celle de Safonov, au Paris SG également.

Sous contrat jusqu’en juin 2026, il possède une représentante qui n’est pas inconnue au PSG, puisqu’il s’agit de Rafaela Pimenta, qui a pris la succession de Mino Raiola pour plusieurs de ses joueurs. Et notamment Marco Verratti ou Gianluigi Donnarumma, l’actuel portier du club parisien. De quoi faciliter un éventuel transfert, sachant que le joueur risquerait tout de même d’avoir des difficultés d’intégration sans jamais avoir quitté le championnat russe, en cas d’arrivée en janvier dans la capitale française.

Toutefois, il est important de rester prudent. Cette information reste pour l'instant une rumeur et le mercato hivernal n'a pas encore officiellement ouvert.


Eduard Spertsyan, milieu de terrain arménien de Krasnodar

Henrikh Mkhitaryan : Un héros arménien aux racines françaises

Au-delà des spéculations sur le mercato, il est impossible d'évoquer le football arménien sans rendre hommage à Henrikh Mkhitaryan. À Valence, on se l’est approprié. Là-bas aussi tout le monde se souvient de sa jeunesse.

Krikor Amirzayan, président de l’association culturelle Arménia et journaliste, rejoue avec fierté les premiers pas du gamin, né en janvier 1989 à Erevan et débarqué cinq mois plus tard en France : « En poussins, Henrikh était un excellent dribbleur et un excellent jongleur. Déjà à l’époque, on voyait qu’il avait des qualités au-dessus de la moyenne. À 4-5 ans, tout le monde disait que ça allait être un futur champion.

Accueilli par Amirzayan et d’autres membres de l’association Spiurk-Arménie en 1989, quelques semaines après le terrible séisme survenu dans la région de Spitak, il devient l’un des premiers à passer à l’Ouest, et ce, grâce au foot.

« Hamlet a tout de suite été une star, c’était un boulet de canon, personne ne lui résistait quand il avait le ballon », explique Gilbert Léonian, pasteur de vocation, qui n’a pas pour autant délaissé son amour pour le foot. De son côté, Roberto Toutoundji, figure du club et gardien du temple de la mémoire arménienne à Valence, voyait ces exploits avec ses yeux d’adolescent et compare l’ancien buteur du club à Kylian Mbappé.

Pas de quoi troubler la famille Mkhitaryan - dont les Valentinois avaient malencontreusement ajouté un « i » entre le « m » et le « k », créant toujours la confusion dans la prononciation - qui retrouve un petit coin d’Arménie autour du stade de la Palla, du café de Lyon, du Samy bar et du bar de la Cigogne. Aujourd’hui encore, 10% de la population locale est issue de cette diaspora.

« À Valence, il y avait une ambiance particulière, la musique orientale tout le temps dans ce quartier, il n’était qu’avec des Arméniens ou des Valentinois qui aimaient bien notre mentalité, donc le petit a forcément apprécié ça, il ne se sentait pas dépaysé », estime Roberto Toutoundji, qui appelle constamment le joueur de l’Inter par ce qualificatif affectueux.

« Il y avait trois choses qui fédèrent la communauté : l’église, la maison de la culture et le foot. Entre les catholiques, protestants et orthodoxes, chacun a sa chapelle. La maison de la culture ne pouvait pas autant fédérer que le foot parce que c’était politique.

Chaque dimanche matin, il participe même à la séance pères-fils organisée par Pierre Ferrazzi en guise de décrassage. « C’était déjà un petit champion, il voulait jouer comme son père », souligne le coach, toujours marqué par la ressemblance, tant au niveau du visage que du jeu, entre les deux.

Elles peuvent toutes deux témoigner de la joie du garçon le soir du 12 juillet 1998 et de ses heures passées devant la télé à poncer la VHS des Yeux dans les Bleus, amoureux de Zinédine Zidane et de Youri Djorkaeff.

Hasard du destin, il est devenu le pasteur d’Issy-les-Moulineaux en 1993, l’année où Hamlet Mkhitaryan y a été transféré.

Alors, Henrikh frappe plus fort, court plus longtemps, et arpente chaque jour le centre d’entraînement de Pyunik qui porte depuis cette disparition le nom de son père. Pas suffisant pour réussir les détections à Marseille, Lyon et Lille.

« Il n’a pas été retenu parce qu’il paraissait un peu fragile, il n’était pas assez musclé. Finalement, ils ont eu tort parce qu’il a eu peu de blessures et il tient toujours 90 minutes à 36 ans. Ils doivent s’en mordre les doigts aujourd’hui. Nous, les 700 000 Arméniens de France, on aurait voulu qu’il joue en Ligue 1 », soupire Amirzayan.

« Il a gravité dans Valence tout petit et, aujourd’hui, tous ceux qui l’ont connu en parlent souvent parce que c’est impossible d’oublier », d’après Toutoundji.

« Vers 12-13 ans, il était de passage en France avec sa mère et mon parrain de mariage m’avait dit : “Chanth, il y a un jeune Arménien dans le coin, il joue bien au foot, est-ce que tu peux l’accompagner un peu ?” Du coup, je l’avais incrusté à deux entraînements du FC Bourg-lès-Valence, et effectivement, il était super fort ! Le soir, on avait partagé le repas avec sa famille chez mon parrain et compagnie. Si on se croise aujourd’hui, je suis sûr qu’il me reconnaîtrait, je ne suis pas inquiet là-dessus », restitue-t-il.

En 2013, le milieu offensif était de nouveau revenu sur ses terres, pour un match entre l’Arménie et le Luxembourg « au stade Pompidou, là où il a vu son père marquer tant de buts », dixit Roberto Toutoundji, et où l’USJOA, devenu ASOAV en 1992, a battu l’OM de Bernard Tapie.

Ce jour-là, malgré son statut de star montante, il attend de longues minutes après la rencontre pour partager photos et dédicaces avec les fans, et des souvenirs avec les nombreux membres de la communauté.

Valence adore cette famille, même les non-Arméniens. Dès qu’il y a quelque chose sur Henrikh, tout le monde se passe le mot, lit les articles, regarde les matchs, c’est le sang qui parle », conte Krikor Amirzayan.

En 2017, pour la finale de Ligue Europa remportée par les Red Devils avec un but de l’enfant prodige, le journaliste faisait partie de la soixantaine de personnes rassemblées dans la villa d’un Arménien de Valence devant un écran géant, quand d’autres étaient dans les cafés du centre-ville, prêts à fêter ce sacre par procuration.

« Bon, les jeunes Valentinois sont comme ceux de toute la France, je travaille dans l’Éducation nationale et je vois qu’ils vont être pour le PSG, c’est normal, atteste Roberto Toutoundji.


Henrikh Mkhitaryan, milieu de terrain arménien de l'Inter Milan

Tableau récapitulatif des informations clés sur Eduard Spertsyan

InformationDétail
Nom completEduard Spertsyan
Âge24 ans
NationalitéArménienne et Russe
Club actuelFK Krasnodar
PositionMilieu offensif
Valeur marchande estimée20 millions d'euros
ReprésentantRafaela Pimenta


Carte de la diaspora arménienne en France

Eduard Spertsyan Deserves to be Seen in 2025!

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