Histoire du Joker Chandail Hockey: Un Parcours Semé d'Embûches

L'histoire du hockey sur glace est souvent marquée par des fusions, des rivalités et des moments de gloire éphémères. Le Joker Chandail Hockey ne fait pas exception, avec un parcours riche en rebondissements et en défis.

Pour rivaliser avec les clubs des grandes villes, notamment les Français Volants, les deux derniers champions de France, Saint-Gervais et Megève, ont uni leurs forces pour créer le « HC Mont-Blanc », sous la présidence de Bernard Goy. L'objectif était clair : dominer le championnat grâce à un effectif renforcé.

À l’image de la saison précédente, l’équipe du Mont-Blanc réalise à nouveau un parcours exceptionnel. Après une première année de domination, l’équipe se renforce encore, avec notamment le retour de la légende locale (Philippe Bozon). Les play-offs ne seront qu’une formalité. Après être monté en puissance tout au long de l’année, le Mont-Blanc réalise un parcours parfait et s’impose en finale contre Briançon. Pierre Pousse est quant à lui récompensé du « Trophée Albert Hassler », récompensant le meilleur joueur de la saison.

Sans surprise, les Aigles du Mont-Blanc ont écrasé le championnat, remportant tous leurs matchs lors du premier aller-retour et établissant de nouveaux records d'invincibilité.

Les Défis de la Fusion

Cependant, la fusion au pied du Mont-Blanc s'est avérée non viable. Après avoir épuisé trois présidents en trois ans et lassé le public haut-savoyard, nostalgique des derbys d'antan, l'équipe s'est retrouvée sans racines. L’équipe joue la saison avec des jeunes et après avoir laissé partir les Franco-Canadiens.

L'endettement est resté important, et les municipalités de Megève et Saint-Gervais ont décidé d'arrêter les frais. Pour les deux clubs, habitués au plus haut niveau et à la lutte pour le titre de champion de France, il a fallu presque repartir de zéro. La coordination des clubs de Saint-Gervais et Megève ne s’est pas faite sans peine, de même qu’une ligne politique commune entre les deux villes semble ardue à tracer.

Un Titre Surprenant et des Difficultés Financières

Après une saison pleine de tourmente et de scandale lié à la fusion et les guerres de clochers avec l’ennemi chamoniard . Pour cette 2ème saison et à la surprise générale, Mont-Blanc termine champion, un succès bâti sur une impressionnante régularitée.

Pourtant, la saison n’a pas toujours été une partie de plaisir. Les deux défaites à domicile contre Caen et Strasbourg au début de la poule finale n’ont pas engendré de crise ni de panique. Le Mont-Blanc montre sa capacité à réagir au pied du mur et à répondre présent dans les grands rendez-vous. Solide en défense, s’appuyant sur un très bon Arnaud Goetz dans les cages, le Mont-Blanc fait parler son expérience, symbolisée par les anciens Carry et Fleutot, qui ne doivent pas faire oublier la qualité des jeunes comme Bastien Sangiorgio. Le pari est gagné pour l’entraîneur-joueur Stéphane Barin, qui a très souvent ouvert la voie et montré le chemin sur la glace.

Pour son retour dans l’élite du hockey hexagonal, le Mont-Blanc connait un départ poussif. Rien d’anormal pour un promu. L’Avalanche a simplement besoin d’un minimum de temps pour trouver le bon rythme et ajuster son effectif. Après quelques journées pour se mettre en jambes, donc, l’alliance Saint-Gervais/Megève est devenue une équipe accrocheuse et difficilement jouable. Certains gros ont d’ailleurs failli en faire les frais, à l’image de Grenoble, battu 3-0 à Pôle Sud, ou d’Amiens, difficilement vainqueur en mort subite sur sa glace picarde.

Champion de D1 en 2005, le Mont-Blanc boucle logiquement cette saison de Magnus en tête des promus. Les joueurs du nouveau coach Ari Salo se qualifient même sans souci majeur pour les playoffs où ils sortent au tour préliminaire Villard-de-Lans, malgré le mini-scandale des penaltys. Plutôt que de rentrer dans l’enfer des procédures de réclamation, le promu choisi de calmer le jeu et laisse la glace parler. Le Mont-Blanc gagne les deux rencontres suivantes et prive l’Isère d’un nouveau derby.

Il s’en est même fallu de peu que l’Avalanche s’occupe de régler pour de bon le cas des équipes iséroises. Certes, Grenoble a sorti le club de Haute-Savoie en trois manches, mais les coéquipiers de l’infatigable Christian Pouget ne sont jamais laissés faire. En défense, outre Pouget, Peter Hrehorcak a réalisé une belle saison. Malgré un début de saison difficile ou la légion finlandaise n’a pas vraiment convaincu au pied du Mont-Blanc, et où les leaders de l’équipe sont à chercher aux deux extrémités… de la pyramide des âges. Christian Pouget a montre au hockey français qu’il a encore de beaux restes à quarante ans, et pendant qu’il apporte son expérience à des jeunes qui insufflent leur envie.

Le défenseur offensif parfois aligné en attaque Yohann Auvitu est la révélation de la saison, avec un lancer déjà redoutable. Il a ainsi fait ses débuts en équipe de France à 17 ans au tournoi du Mont-Blanc, lorsqu’il a été appelé en remplacement. Mais c’est un peu plus tôt, en revenant du Mondial 20 ans, que Yohann Auvitu et son collègue Quentin Guineberteau ont connu leur meilleure période.

Cette dernière semaine de l’année 2006 a clairement a été le sommet de la saison du Mont-Blanc. En effet à la suite des décisions de la fédération de reporter le tournoi international en février pour supprimer la trêve de Noël en championnat. La Ligue Magnus a battu ses records d’affluence pendant ces journées inédites placées pendant les fêtes de fin d’année, moment idéal pour capter les touristes dans les stations de montagne. Le succès sportif s’est joint au succès économique durant ce Noël 2006.

Le Mont-Blanc commence cette saison 2007-2008 difficilement. En effet, le club manque de chance avec ses hockeyeurs finlandais. La saison du défenseur Markus Laine, qui avait été recommandé par Tamminen et avait pris des responsabilités offensives croissantes, s’était terminée prématurément par une entorse. Celle de l’attaquant Tuomas Tikkanen avait pris fin encore plus tôt, lorsqu’il s’est fait diagnostiquer une maladie de Crohn, une affection intestinale chronique qui l’a contraint à arrêter. Le Mont-Blanc compensera alors tout au long de la saison par la solidarité d’un groupe qui a gardé chaque match serré contre Grenoble en quart de finale. Les deux recrues venues de l’Isère, Johan Morant et surtout Nicolas Antonoff, ont contribué à cette bonne saison. Leurs mises en échec ont apporté une dimension physique nouvelle à une équipe jusqu’alors un peu tendre.

La saison 2008-2009 est très compliqué. En effet le Mont-Blanc passe la majorité de la saison en queue de peloton et parait incapable d’exploiter un potentiel que l’on pressentait pourtant par moments. La longue absence de Sébastien Subit, blessé aux cervicales, a entamé un potentiel offensif déjà limité. À un moment, le joker Tuomas Mikkonen qui pouvait être le joueur-clé de l’équipe, n’ést pas en mesure de faire la différence à lui seul. Les renforts finlandais sont l’ensemble inconstants, et le gardien Radek Lukes l’a été plus encore. Cela a profité au jeune gardien Guillaume Richard qui lui a pris la place de titulaire et qui est le seul « vainqueur » de ce championnat. La fin de saison se termine difficilement et Le HC Mont-Blanc pouvait encore croire à ce pour quoi il avait été créé selon beaucoup, la fusion aboutie entre les trois clubs de la vallée.

Chamonix n’y faisait plus obstacle et était prêt à rejoindre Saint-Gervais et Megève. Compte tenu des passés et des passifs respectifs, ce mariage « de raison » posait des questions, et les sceptiques prédisaient qu’il cèderait tôt ou tard à des intérêts divergents. Si l’Entente fonctionnait, c’était grâce à son président Ludovic Ducerf et son vice-président Jean-Luc Gaydon qui avaient rassemblé l’immense majorité des partenaires privés. Les deux hommes finissent la saison dégoûtés et présentent leurs démissions à la fin de la saison.

Tout ce qui ne tue pas rend plus fort, écrivit Friedrich Nietzsche. Alors, cette saison, l’Avalanche devrait être indestructible. Inébranlable. Sauvée de justesse d’une relégation en Division 1, presque noyée dans le naufrage du grand Mont-Blanc, remuée par une inter-saison agitée, l’entente Saint-Gervais/Megève a failli rendre les armes. En fait, la galère des Haut-Savoyards commence dès la reprise 2008. Très vite, Ari Salo doit composer avec les blessures de joueurs cadres au point que l’entraîneur finlandais n’a jamais pu aligner un groupe au complet, et des renforts offensifs pas au niveau attendu. Treizième de la saison régulière, le Mont-Blanc sauve sa peau en dominant Neuilly-sur-Marne en barrage de maintien (3 victoires à 1). Maigre bilan pour une formation quart-de-finaliste du championnat précédent… « On affichait d’autres ambitions, explique le manager sportif Marc Djelloul. On espérait une place dans le top 8 et un bon parcours en play-offs. Tout ça pour finir péniblement avec 13 points.

Pas de fusion, donc. Et un président, désabusé, qui démissionne. Résultat, si Chamonix relance son inter-saison en quelques jours, l’Avalanche, elle, patine sec. Quand d’autres bouclent leurs effectifs, en plein mois de mai, l’Entente s’interroge et hésite à repartir pour une nouvelle Ligue Magnus. « Ludovic Ducerf avait annoncé qu’il quitterait la présidence si l’association avec les Chamois échouait, rappelle Marc Djelloul. Et c’est vrai qu’après son départ, le club s’est retrouvé dans un certain flou. La nouvelle équipe a mis un peu de temps à s’installer. On a perdu quelques joueurs qui ont préféré accepter des offres fermes d’autres clubs. Patrick Sanyas et Stéphane Hurvoy élus à la tête du Mont-Blanc, l’Avalanche décide de ne pas abandonner le haut-niveau, quitte à saborder sa réserve. Et à entamer un nouveau cycle avec les départs simultanés de Christian Pouget et Ari Salo.

L’ancien international était, depuis son arrivée, le métronome du groupe. Un leader naturel, un guide, plusieurs fois meilleur pointeur tout en étant aligné en défense. « Grâce à son charisme, Christian était notre fer de lance, assure Marc Djelloul. Quant à Ari, il a monté le club en quatre ans. Peine perdue. Privés de l’encadrement des vétérans retraités, les jeunes peinaient à prendre place dans les patins de leurs aînés. Le club se repose donc sur les étrangers bon marché, dont la provenance n’inspire pas toujours confiance. Cela ne suffira cependant pas à combler les lacunes de la défense. À cinq journées de la fin, alors que la présence du Mont-Blanc en barrage de relégation ne faisait plus guère de doute, les dirigeants tentaient le tout pour le tout en retirant la responsabilité de l’équipe senior à Christopher Lepers pour la confier à Christian Pouget, rentré dans la région depuis sa mise à la porte peu élégante à Rouen. Le charisme de l’ancien international a permis de ressouder l’équipe et de la préparer à l’objectif du maintien.

Que va pouvoir nous proposer cette saison Christian Pouget et sa jeune garde après la relégation de Ligue Magnus ? Cette question était sur toutes les lèvres à la fin de l’été. Fidèle aux valeurs du club, mais aussi bloqué par un contexte économique délicat, le Brésilien a monté une équipe avec quelques anciens pour encadrer de nombreux jeunes joueurs. Le tout était renforcé par seulement trois étrangers. Le début de saison de l’Avalanche était digne d’un relégué qui ne souhaitait pas s’attarder en Division 1. L’Entente comptait seulement deux défaites après deux mois de compétition et avait accroché à son tableau quelques équipes de haut de tableau. Mais la machine s’est enrayée de manière assez brutale et les sept rencontres suivantes ont été perdues. Le départ en fin d’année 2011 de Tuomas Tikkanen ne faisait pas non plus les affaires du coach Pouget. À l’image de Dunkerque, l’Entente a tremblé jusqu’au bout. Une double relégation aurait été catastrophique pour un des principaux clubs formateurs de l’hexagone. La délivrance est finalement arrivée après une ultime victoire à Montpellier.

La révélation de l’année au pied du Mont-Blanc se nomme Jérémy Arès. Pour sa deuxième saison chez les adultes, il a pu exprimer son talent plus aisément qu’en Ligue Magnus. Deuxième buteur de l’équipe avec quatorze unités, il a largement dominé tous les joueurs U20 de la D1. La saison 2012-2013 fut très stressante pour le club qui va lutter toute l’année pour son maintien. La saison démarre très mal pour les joueurs de Christian Pouget, en effet, ils doivent attendre la 5 ème journée et une victoire à l’arrachée contre Courbevoie pour marquer leurs premiers points. Jusqu’à décembre le Mont-Blanc est à la dérive, à tel point que la direction nomme au début du mois Alain Boisson, entraineur des U22 comme entraineur principal. Ce changement d’entraîneur est bénéfique pour le club.

En effet, le Mont-Bmanc va remonter la pente durant cette 2ème partie de saison. À la faveur de son duo de canadien de (Maxime Charette & Anthony Brockman), l’équipe retrouve de l’allant et de l’envie. Les jeunes prennent leurs marques dans cette division 1 et bénéficie de la confiance de leur coach. La saison 2013-2014 commence avec la confirmation de Alain Boisson comme entraineur. Fidèle à sa réputation de club formateur, l’effectif du Mont-Blanc pour la nouvelle saison est pratiquement composé de joueur ayant moins de 23 ans issues de la formation HC74. Le club enregistre l’arrivée de Richard Aimonetto, franchement débarqué de chamonix après un divorce difficile, il vient apporter toute son expérience à un groupe en manque de leader. Le groupe reçoit également le renfort de Tom Charton qui prendra place dans la cage du Mont-Blanc.

Pour sa 1ère saison pleine à la tête du Mont-Blanc, Alain Boisson s’est épargné les frayeurs de la saison précédente, assurant assez rapidement son maintien mais n’a pu pour autant accrocher les play-offs. La saison n’a cependant pas été de tout repos pour le Mont-Blanc. En effet, le club a été confronté à des problèmes administratifs qui ont occupé la tête des joueurs tout au long de l’année, et qui n’ont certainement pas été favorables à l’obtention de meilleurs résultats. Le Mont-Blanc termine 10ème soit une place de mieux que la saison précédente. Le Mont-Blanc attaque la saison avec un groupe délesté de nombreux cadres. Le capitaine Romain Orset à prit sa retraite et les satisfactions étrangères des dernières saison ont quitté le club. Malgré cette intersaison difficile, les hommes de Alain Boisson vont réaliser une saison exemplaire.

À la lutte pour les playoffs toute l’année, les Yétis font finalement échoué aux portes des ces deniers. Le résultat reste cependant globalement positif lorsqu’on met en corrélation le budget du club, les joueurs et son classement. Pour conclure, la saison du Mont-Blanc reste satisfaisante pour sa 4ème année en division 1. Dans un championnat où le niveau est de plus en plus élevé et la quantité d’étranger également, le club aura eu le mérite de se maintenir grâce à la force de sa formation et d’un recrutement intelligent. La saison commence avec l’annonce du départ de Alain Boisson. Après 3 ans comme entraineur des Yétis et 3 maintiens, le club nomme Patrick Alotto comme coach de l’équipe...

Les Remparts, quant à eux, ont connu des moments difficiles dans leur quête du top 4. Une défaite contre Epinal (1-2) a mis en évidence les difficultés de l'équipe à domicile, malgré le soutien du public. Les buts de Hrehorcak et Jayat pour Epinal ont contrasté avec le but de Milot Ouellet pour Tours.

De même, une défaite à Morzine-Avoriaz (5-2) a souligné le manque de réalisme offensif des Remparts, malgré les buts de Raibon et Milot Ouellet. Les réalisations de Morozov, Andersson et Ziuziakin pour Morzine-Avoriaz ont scellé le sort du match.

Tableau des Résultats Récents

Date Match Résultat
[Date du match Tours-Epinal] Tours vs Epinal 1-2
[Date du match Morzine-Tours] Morzine-Avoriaz vs Tours 5-2
[Date du match Tours-Valenciennes] Tours vs Valenciennes 5-1

Malgré ces revers, les Remparts ont montré leur capacité à rebondir, comme en témoigne leur victoire contre Valenciennes (5-1). Lapointe s'est illustré avec un triplé, tandis que Shroyer et Milot Ouellet ont également marqué. Le but de Vermaeten pour Valenciennes n'a pas suffi à inverser la tendance.

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