Handball : L'Histoire des Confrontations France-Allemagne

Les rencontres entre la France et l'Allemagne en handball sont toujours chargées d'émotion et de suspense. Ces matchs, souvent décisifs, ont marqué l'histoire de ce sport, tant au niveau masculin que féminin. Cet article explore les moments clés de ces confrontations, en mettant en lumière les enjeux, les joueurs emblématiques et les résultats marquants.

Après un premier tour chaotique, l’équipe de France masculine a rejoint Lille pour disputer son quart de finale face à l’Allemagne. Champions olympiques et d’Europe en titre, les Bleus se présentaient dans la posture du challenger au regard du parcours remarquable des Allemands depuis le début du tournoi olympique.

« Ça fait bien longtemps qu’on n’a pas vu les Allemands aussi fringants, aussi puissants, aussi en confiance. Donc, on sait que c’est un énorme choc qui nous attend à Lille », déclarait Guillaume Gille, qui connaît parfaitement bien cette adversité, lui qui a joué 10 années durant à Hambourg.

Lors du dernier match entre les deux formations, à Dortmund le 13 juillet, l’Allemagne s’est imposée 35 à 30. Trois joueurs, Yanis Lenne (malade), Nedim Remili et Dika Mem, blessés, n’avaient pas été alignés et forcément l’analyse de ce match est tronquée. « Nous n’étions pas au même niveau de la préparation, nous avions fait plus de travail physique et eux plus de handball ; les compteurs sont remis à zéro », soulignait Vincent Gérard qui a encore livré une prestation solide face aux Hongrois.

Luka Karabatic soulignait aussi que « l’Allemagne est revenue dans le gotha qui a atteint les demi-finales du dernier Euro. Cette équipe est très talentueuse, avec un très bon gardien (NDLR : Andreas Wolff). Ils ont fait tomber tous les gros dans la poule A : ce quart opposera un premier contre un quatrième mais on les regardera dans les yeux. Et le capitaine de poursuivre : on voit que l’on grandit de jour en jour. On était tellement dans le dur au début du tournoi qu’on n’a pas envie d’y retourner, on a juste envie de se battre ensemble et de profiter du public extraordinaire.

Les joueurs et le coach l’affirmaient de concert : ils sont soudés et espèrent trouver le chemin qui les conduira au dernier carré, là où les médailles seront distribuées dimanche dans ce stade Pierre Mauroy qui va soutenir sans relâche ses favoris. « Les garçons sont ensemble, s’engagent et veulent trouver des solutions. Ils sont à pied d’œuvre du matin au soir pour trouver le bon équilibre, la bonne carburation, rapporte Guillaume Gille. Ce quart est un nouvel épisode de cette aventure qui débute et où tout est remis à zéro. On est solide sur nos bases défensives et on sent beaucoup de puissance et en même temps, il nous manque un peu de simplicité, un peu de relâchement. Ça reste encore un peu tendu, un peu crispé.

Les deux défaites subies d’entrée ont évidemment plombé le moral des troupes mais les Bleus sont restés unis et se sont remis, pas à pas, dans le tournoi avec d’abord un nul arraché aux Égyptiens puis une victoire logique sur l’Argentine avant l’intense combat avec les Hongrois. Le total de cinq points a finalement permis d’accéder aux quarts de finale.

Qualifié de justesse en quart de finale, les Bleus retrouvaient l'Allemagne qui avait terminé première de son groupe. Les incertitudes autour du niveau affiché par les Français étaient nombreuses, surtout face à un adversaire en forme. On les avait laissés à la fin d'une phase de poule très compliquée qui a failli leur être fatale, on les retrouve le sourire au coin des lèvres lorsque les 27 000 personnes du stade pierre mauroy entonnent une marseillaise démentielle.

Dès le début du match, les supporters peuvent exulter sur la première parade, d'une longue série, de Vincent Gérard. De l'autre côté, cette attaque qui leur a tellement fait défaut depuis le début de la compétition démarre également sous les meilleurs auspices. Fini les attaques sous anesthésie de la phase de poule, les Français retrouvent leur pivot en servant par deux fois Nicolas Tournat dans les 7 premières minutes (7', 4-4). Côté allemand, Andreas Wolf ne touche pas un ballon et est rapidement remplacé par David Spath pour essayer de stopper les assauts français.

La fluidité retrouvée et une attaque prolifique obligent les Allemands à poser un premier temps mort au quart d'heure de jeu (15', 8-11). La défense qui avait une des seules satisfactions des derniers matchs de poule a encore haussé son niveau de jeu, la manschaft semble perdu et a du mal à trouver des solutions claires, et lorsqu'ils parviennent enfin à transpercer le mur français, ils tombent bien souvent sur un Vincent Gérard stratosphérique. David Spath réalise une entrée correcte dans les cages allemandes et permet aux siens de ne pas être complètement distancés.

Une cartouche d'entrée de jeu et une contre-attaque, Elohim Prandi, sonne les Allemands dès le retour sur le terrain et permet aux Bleus de se détacher au tableau d'affichage (34', 21-16). Après une faute sur l'ailier allemand Steiner, Hugo Descat écope d'une suspension de 2mn et stoppe l'euphorie des Bleus. Une occasion que les Allemands ne laissent pas passer pour grappiller rapidement leur retard, grâce à des occasions plus claires et quelques pertes de balles françaises (35', 21-19). Mais dans les buts français, Vincent Gérard continue de dégouter les Allemands en stoppant le 7m de grbic et en portant son nombre d'arrêts à 15.

Doucement, les Français recommencent à vendanger des ballons et dilapident leur avance. De l'autre côté, Jury Knorr ne se trompe pas et sert à plusieurs reprises Johannes Golla qui réalise un travail de titan dans la défense française. Le ballon devient de plus en plus lourd et on voit les deux équipes porter de plus en plus le ballon. Les Allemands recollent au score, mais Vincent Gérard sort un 3ème penalty et sort une série de pastis qui fait que les Bleus rentrent dans le money time avec 2 buts d'avance (28-26) à la 58ème minute.

Un dernier temps mort de l'Allemagne permet à la Mannschaft de se remettre à niveau. Malgré encore de nouveaux arrêts de Vincent Gérard, les Bleus filent tout droit vers une victoire...sauf que lors de la dernière attaque, après un temps mort posé par Guillaume Gille, il reste 6 secondes de possession. Dika Mem fait une mauvaise passe et les Allemands en profitent pour marquer sur le buzzer et décrocher les prolongations.

Les prolongations débutent par quelques signes de crispation dans le clan tricolore avec un premier tir raté de Dika Mem. Dans la foulée, l'Allemagne marque par Uscins mais la France égalise sur penalty par Hugo Descat. Descat enchaîne avec un second but dans la foulée et la France reprend un petit but d'avance (31-30). La première prolongation se termine sur le score de 32-32 sur un dernier penalty marqué par le foudroyant gaucher Uscins.

La deuxième prolongation repart de plus belle avec un nouveau but de Hugo Descat sur son aile gauche suite à un mauvais repli de l'ailier allemand resté au sol de l'autre côté du terrain. Knorr rend coup sur coup et marque le 33ème but allemand pour recoller au score à la 67ème minute. Elohim Prandi, après l'intervention de la VAR, prend un 2 minute stupide et ne reviendra plus sur le parquet. Golla en profite pour prendre l'avantage et l'Allemagne mène 34-33 à 2 min de la fin du match. C'est le moment de faire entrer Nikola Karabatic qui aura joué très peu dans ce match, seulement 10 min en première mi-temps, pour relancer les Bleus. Malgré un dernier but de Nedim Remili, les Allemands courent vers le rond central et Uscins claque une lucarne de follie pour donner la victoire finale à l'Allemagne qui croiser l'Espagne jeudi en demi-finale.

Exclusions temporaires : Prandi, Mem, L.

160e sélection pour Vincent Gérard qui figure en 5e position du classement des gardiens avec 33 % d’arrêts. Renars Uscins est le meilleur buteur de la Mannschaft avec 28 buts à 78 % de réussite. Côté tricolore, Dika Mem est en tête des buteurs avec 27 buts, à 60 %. Dika Mem (03h45) et Ludovic Fabregas (03h39) sont les deux joueurs les plus utilisés. Le dernier podium obtenu par l’équipe allemande remonte aux J.O. de 2016.

Il y a un an se tenaient les plus beaux Jeux olympiques de l'histoire (oui, on le pense toujours). A Villeneuve-d’Ascq, où c’est encore la consternation.

Le titre, et l’article qui va avec, était prêt à partir sur les smartphones des heureux abonnés aux « alertes info » de 20 Minutes : « JO 2024 - Handball : La France terrasse l’Allemagne… Place à l’Espagne en demi-finale… Revivez ce match en direct ».

Quand Dika Mem a pris le ballon, on était encore plus tranquille, tellement l’arrière droit, auteur de 10 buts, avait été impeccable jusque-là. Et puis la terre (enfin, celle des fans français) s’est arrêtée de tourner. Balle inexplicablement perdue. Egalisation de l’intenable Renars « Chenapan » Uscins. Deux fois cinq minutes de prolongations. Défaite. Elimination. Hommage aux retraités.

On va tenter de décrypter ces quelques secondes irrationnelles. Pour les Bleus, la routourne a tourné, comme dirait l’autre.

On vous la refait, dans les conditions du direct. Le jeune poison allemand Uscins vient de réduire la marque à 29-28 pour la France. Il reste donc six secondes dans le temps réglementaire, et on imagine très bien une remise en jeu classique, une tentative de pénétration pour provoquer une faute, un concours de jonglage… N’importe quoi, mais pas ça.

« On ne sait jamais, a lâché, fataliste, Guillaume Gille, forcément interrogé sur le sujet dans la zone mixte de Pierre-Mauroy. Si tu ne prends pas le temps mort, tu peux laisser l’équipe en face, qui n’a pas le temps de s’organiser. En même temps, s’il y a une perte de balle, on te reprochera de ne pas l’avoir pris. » Ce n’est pas très clair, mais on vous le livre tel quel. Au final, le temps mort a été pris, et il y a eu quand même une perte de balle.

Que s’est-il dit ? L’image est saisissante. Guillaume Gille s’exprime devant ses joueurs comme l’entraîneur qu’il est : « On se rend disponible au porteur de balle. » Mais Mem (27 ans), fort de son statut de cadre de la génération intermédiaire des Bleus, le coupe. Voici un extrait de son intervention, capté par quelques twittos attentifs. « Écoute-moi, écoute-moi, calme-toi », lance l’arrière droit à un coéquipier, a priori Hugo Descat, avant de délivrer des consignes. « On engage… Je sais pas… Toi tu me donnes la balle. Toi, tu cours à l’aile. Le mec il va courir avec toi… »

Devant les journalistes, Mem est revenu sur cette étonnante séquence. « Avec la pression, si on restait tous au milieu, on avait des chances de perdre la balle. J’ai demandé aux mecs de courir pour faire une passe. Et j’ai fait une mauvaise passe. »

Mais qu’a voulu faire Dika Mem ? « Je savais qu’ils allaient mettre la pression, plaide l’accusé. Je voulais faire la passe à « Elo » [Elohim] Prandi, et j’ai raté ma passe. » Ludovic Fabregas ajoute un élément de contexte : « On est un de moins, on prend la décision de ne pas faire sortir le gardien, au cas où. Malheureusement, sur une transmission, on perd le ballon. Ce sont des faits de jeu. »

De droite à gauche, appliquant à la règle les demandes de Mem, coach improvisé en ce moment de chaleur intense, Valentin Porte, Melvyn Richardson, Elohim Prandi et Hugo Descat foncent vers le but adverse, comme s’ils devaient absolument marquer. Alors qu’il suffit de tenir le ballon bien sagement et de laisser l’horloge s’écouler. Le capitaine du Barça s’en tient à son idée première et tente de trouver le héros du dernier Euro. Seulement, entre les deux Bleus, s’élèvent les 2 mètres de Julian Koester, le plus grand joueur de champ allemand. La tuile…

L’arrière gauche géant expédie vers le but ce diablotin de Uscins qui, malgré le retour express de Dika Mem, ne tremble pas pour ajuster Vincent Gérard et arracher une prolongation totalement irréaliste deux clignements d’yeux plus tôt. « J’ai essayé de me replier mais ça n’a pas suffi », n’a pu que déplorer le fautif.

Forcément, les autres Français ont vite tenté de consoler (en vain) leur pote, et n’ont surtout pas voulu accabler un joueur qui leur a fait gagner et leur refera probablement gagner pas mal de matchs. « C’est peut-être dur à encaisser mais il ne faut surtout pas s’en prendre à qui que ce soit », a asséné Fabregas.

« Dika a fait un excellent match, il a été incroyable pour le groupe durant toute la compétition », a ajouté Nedim Remili. Quant à Guillaume Gille, il « préfère rester sur l’énergie et l’engagement de Dika pendant toute cette partie et pendant la compétition plutôt que de [s'] attarder sur ce moment si spécial. »

Même s’ils n’ont pas sombré en prolongations, les Français ont fini par perdre, comme les Egyptiens un peu plus tôt contre les Espagnols ou les Hongroises la veille devant les Suédoises, après s’être retrouvés dans la même situation que les Bleus.

Laissons la parole au plus malheureux de tous, pour conclure : « Je ressens un sentiment de culpabilité, c’est un match qu’on aurait dû gagner. C’est un sentiment que je n’ai jamais ressenti et que je ne souhaite à personne de ressentir. C’est le sport.

Jeudi soir à Trèves, l’équipe de France féminine a décroché une victoire importante face à l’Allemagne (28-25). Après une première mi-temps parfaitement maîtrisée, les Bleues ont connu plus de difficultés dans le second acte, sans pour autant laisser filer le match.

VICTOIRE ! Les BLEUES s'imposent face aux Allemandes dans cette première confrontation ! À la pause, l’écart était conséquent (+8), laissant penser à une victoire tranquille.

Mais au retour des vestiaires, le match a basculé. Entre un déchet offensif inhabituel et cinq exclusions temporaires qui ont mis les Bleues en difficulté, l’Allemagne en a profité pour revenir dans la partie.

Les Françaises ont perdu cette seconde période (9-15), voyant leur avance fondre au fil des minutes. Heureusement, elles ont su conserver un léger avantage jusqu’au coup de sifflet final, évitant une remontée totale des Allemandes.

« On a manqué de rigueur après la pause, mais on a su garder l’essentiel : la victoire », a confié Gardillou après le match.

Si cette rencontre a révélé quelques failles à corriger, elle reste avant tout une victoire pour les Bleues. Malgré leurs difficultés en seconde période, elles ont su garder leur avance et ne jamais être réellement dépassées.

Face aux blessures et à la nécessité de préserver certaines cadres (Valentini, Horacek, Bouktit, Zaadi, Nze Minko, Foppa), le sélectionneur Sébastien Gardillou a profité de cette rencontre pour tester plusieurs nouvelles joueuses.

Cinq néophytes ont été convoquées, dont quatre ont marqué :

  • Nina Dury et Suzanne Wajoka à l’aile gauche, encore en rodage.
  • Manon Errard et Lilou Pintat, qui ont découvert les exigences du niveau international.
  • Oriane Ondono, plus expérimentée, a brillé en pivot.

« Il y avait de l’appréhension, des échecs aux tirs, c’est normal. Mais j’ai trouvé l’intégration et l’engagement à la hauteur », a commenté Gardillou.

Laura Flippes entre un peu plus dans l'histoire des BLEUES en ayant inscrit son 300e but ! Djazz Chambertin s’est notamment distinguée par son application et son impact, une belle surprise pour le staff.

À la mène, en l’absence de Zaadi et Horacek, Méline Nocandy et Léna Grandveau ont alterné au poste de demi-centre. Cette dernière, plus utilisée, a marqué des points.

« Je trouve que demi-centre, c'est son poste », a estimé Gardillou, convaincu de son potentiel à ce poste.

Désignée capitaine en l’absence d’Estelle Nze Minko, Laura Glauser est restée sur le banc pour ce match. Un choix assumé par Gardillou : « Laura a joué deux gros matches avec Ferencvaros le week-end dernier, donc c’était important de la préserver »

« Hatadou Sako a eu moins de temps de jeu avec Györ, je voulais la tester » Et la gardienne Hatadou Sako a répondu présent, réalisant quatre arrêts (dont un penalty) en première période avant d’être relayée par Floriane André, tout aussi solide malgré un jeu français moins fluide en fin de match.

Gardillou a toutefois assuré que Laura Glauser serait titulaire samedi. Une belle occasion pour elle de porter le brassard sur le terrain, dans sa ville natale de Besançon.

La victoire renversante des Bleues, mardi en quarts de finale des Jeux Olympiques contre l'Espagne (27-26 a.p.), s'inscrit en deuxième position du Top 5 des plus beaux succès du handball féminin français.

Le 14 décembre 2003, la France est menée de sept buts (18-25) à sept minutes du terme de la finale, disputée à Zagreb dans une ambiance hostile. Olivier Krumbolhz tente alors un coup de poker en décidant du passage à une défense haute, quasiment tout terrain. «Je sentais que c'était presque perdu, expliquera-t-il. Sur le banc, on a quand même continué à jouer, à oser. Et puis on a piqué les ballons. Et on a fini par les bouffer physiquement.» Suivront six interceptions et un 10-3 passé en 420 secondes.

Face aux Danoises, tenantes du titre et championnes olympiques à Atlanta, les Bleues manquent leur entame (7 pertes de balle dans le premier quart d’heure), mais elles comptent quatre buts d’avance à vingt minutes du terme (13-9, 40e). Elles ne marqueront plus jusqu’à la sirène, Valérie Nicolas évitant l’élimination dans la dernière minute du temps réglementaire, en repoussant un jet de sept mètres de Lotte Kiaerskou. «Je ne les en croyais pas capables, avoue Olivier Krumbholz. Elles m’épatent. Quelle défense ! Et pourtant, j’ai eu peur, très peur avant la prolongation.»

La France a achevé la phase de groupes par une défaite inquiétante face au pays hôte (22-26). Avant son huitième, gagné contre la Suède (26-23), elle a également perdu sur blessure une joueuse majeure, Mariama Signaté. Pas de quoi empêcher les Bleues de renverser la grande Russie, triple tenante du titre, en quarts de finale, avec cinq buts de Lacrabère, et quatre d’Ayglon et Dembélé, Leynaud réussissant elle 17 arrêts. «Il y a des imperfections, sans doute, mais si l’on considère le contexte, le rapport de force, le déroulé du match aussi, c’est effectivement un des plus beaux et grands moments de notre aventure commune», savoure Krumbholz.

Après avoir mal négocié le money time en phase de groupes, contre la Corée du Sud (22-22) et le Brésil (20-21), les joueuses d’Alain Portes, bientôt remercié, se remettent in extremis d’un début de match loupé (9-12) contre l’Espagne, à Kolding. Un 5/5 de Gnonsiane Niombla relance les Bleues en deuxième période, jusqu’au jet de 7 mètres pour la gagne d’Alexandra Lacrabère, à 21-21 au bout du temps réglementaire. «Je sais très bien avant de lever la tête (pour tirer) que la gardienne (Silvia Navarro) sera sur sa ligne où elle très forte, on se connaît, racontera-t-elle ensuite. J’ai attendu, j’ai envoyé une grosse mine en haut et comme elle est petite, voilà !».

Les Bleus ont été éliminés par l’Allemagne (35-34) en quarts de finale, mercredi, à Villeneuve-d’Ascq (Nord). Ils menaient pourtant à quelques secondes de la fin du match.

Les experts de la petite balle collante n’ont pas fini de gloser sur les raisons pour lesquelles la balle en question a si peu décollé, précisément, des mains de l’arrière droit du FC Barcelone. Il restait six secondes à jouer et les Bleus comptaient un but d’avance sur leurs adversaires (29-28). Face à quatre joueurs allemands qui tendaient les bras au ciel, Dika Mem a alors envoyé une balle trop molle et trop basse à destination d’Elohim Prandi, qui ne la reçut jamais. Interception de Julian Köster, du haut de ses 2 mètres. Passe au cordeau à Renars Uscins, lancé comme un bolide. Shoot rageur de ce dernier entre les jambes du gardien Vincent Gérard. But. Egalité au score. Prolongation. Et victoire de l’Allemagne (35-34), dans un final presque aussi tragique que la défaite de l’équipe de France de football, un soir de 1982 à Séville, face à la Mannschaft.

Les doutes étaient nombreux quant aux chances de l’équipe de France de franchir l’obstacle des quarts de finale du championnat du monde. Après tout, les Bleues n’avaient pas toujours convaincu depuis le début de la compétition, mais ces craintes ont été balayées mercredi soir. Une masterclass espérée, qui prouve la capacité des Bleues à se sublimer au fur et à mesure que l’enjeu augmente.

Pourtant, rien ne sera facile contre une équipe d’Allemagne qui n’a toujours pas perdu dans cette compétition. En effet, il faut remonter à 2011 pour trouver trace d’une victoire de l’Allemagne dans cette confrontation. Et le dernier affrontement en compétition officielle avait vu la victoire des Bleues, en quarts de finale des JO 2024.

Les Enjeux des Matchs France-Allemagne

Les rencontres entre la France et l'Allemagne sont toujours cruciales, souvent synonymes de qualification pour des étapes importantes des compétitions internationales. La pression est palpable, et chaque match est un véritable test pour les joueurs et les entraîneurs. Les enjeux incluent :

  • Qualification pour les demi-finales
  • Détermination des favoris pour les médailles
  • Affirmation de la suprématie dans le handball européen et mondial

Les Joueurs Clés

Plusieurs joueurs ont marqué de leur empreinte les confrontations entre la France et l'Allemagne. Parmi eux :

  • Vincent Gérard : Gardien de but exceptionnel, capable de réaliser des arrêts décisifs.
  • Dika Mem : Arrière droit puissant et efficace, souvent décisif dans les moments cruciaux.
  • Nikola Karabatic : Icône du handball français, son expérience est un atout majeur.
  • Renars Uscins : Buteur prolifique de l'équipe allemande, capable de renverser des situations compromises.

Les Moments Mémorables

Les matchs entre la France et l'Allemagne ont été le théâtre de moments inoubliables :

  • Quart de finale des JO 2024 : Un match haletant, marqué par une égalisation allemande à la dernière seconde et une victoire en prolongation.
  • Championnats du monde 2003 : La France, menée de sept buts, réalise une remontée spectaculaire pour remporter le titre.

Ces moments de tension et de passion font de chaque rencontre un événement à ne pas manquer.

Tableau Récapitulatif des Confrontations Récentes

DateCompétitionRésultatVainqueur
13 juilletPréparation J.O.30-35Allemagne
7 aoûtQuarts de finale des JO 202435-34Allemagne
Jeudi soirMatch amical28-25France

Ce tableau illustre la compétitivité des matchs entre ces deux nations, avec des résultats souvent serrés.

JO PARIS 2024 - RENVERSANTS ! Les Bleus font chuter les champions du monde et filent en finale !

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