Chaque semaine, plus de 26 000 arbitres font vivre le football sur les terrains amateurs et professionnels. Figures phares et indispensables, les arbitres sont, à l’instar des joueurs(ses), des sportifs(ves) passionné(e)s du ballon rond. Grâce à une Formation initiale en arbitrage (FIA), ils font respecter les Lois du jeu établies par l'IFAB, garantissent la sécurité ainsi que la santé des joueurs(ses) et assurent le bon déroulement des rencontres avec équité, calme et engagement.
L'arbitre central(e) est accompagné(e) dans sa mission, selon le niveau de compétition, par des arbitres assistant(e)s, un(e) quatrième arbitre et par des arbitres vidéo.

Les Différents Rôles de l'Arbitre
L’arbitre central(e)
La fonction d'arbitre central(e) est encadrée par la Loi du jeu n°5. Garant(e) de la bonne application des règles, l’arbitre central(e) dispose de l’autorité nécessaire pour assurer la bonne tenue des matchs, garantit la sécurité et la santé des joueurs(ses) sur le terrain et joue le rôle de facilitateur(trice) du jeu.
Les arbitres assistant(e)s
La fonction d'arbitre-assistant(e) est encadrée par la Loi du jeu n°6. Les arbitres assistant(e)s accompagnent l'arbitre central(e) dans le bon déroulement de la rencontre, en veillant au respect des Lois du jeu. Au nombre de deux, ils(elles) sont positionné(e)s le long des lignes de touche. Leur rôle consiste notamment à signaler les hors-jeux, à indiquer si le ballon est sorti du terrain et, le cas échéant, à désigner l'équipe bénéficiaire pour les remises en jeu (touche, corner, sortie de but).
Le(la) 4ème arbitre
La fonction de quatrième arbitre est encadrée par la Loi du jeu n°6. Il (elle) joue un rôle de relais entre le corps arbitral et les bancs de touche. Il (elle) supervise la surface technique, assure la gestion des remplacements et veille au bon comportement des entraîneur(e)s, remplaçant(e)s et membres des staffs.
L’arbitre assistant vidéo
La fonction d'arbitre assistant(e) vidéo (VAR) est encadrée par la Loi du jeu n°6. Il peut aider l'arbitre principal à prendre une décision à l'aide des images du match dans le cas d'une "erreur manifeste" ou d'un "incident grave manqué" en lien avec les éléments suivants : situation de but, situation de penalty, carton rouge direct ou erreur d'identité. L'arbitre central(e) conserve toujours la décision finale, y compris lorsqu'il(elle) fait appel à la VAR de sa propre initiative.
Signaux de l'Arbitre Assistant
Les Catégories d'Arbitres
- Arbitres et assistant(e)s internationaux(ales): Ils (elles) sont sélectionné(e)s par la FIFA sur proposition de la FFF pour diriger les rencontres internationales, Futsal ou Beach Soccer.
- Arbitres et assistant(e)s Fédéraux(ales): Ils (elles) dirigent les rencontres des championnats fédéraux (N1, N2, N3, Arkema Première Ligue, Seconde Ligue) et professionnels (Ligue 1, Ligue 2).
- Arbitres et assistant(e)s de Ligue: Ils (elles) arbitrent des rencontres masculines et féminines de niveau régional.
- Arbitres et assistant(e)s de District: Ils (elles) officient sur des rencontres de niveau District, dans les championnats masculins et féminins.
- Arbitres de Futsal: Ils (elles) dirigent les rencontres de futsal de niveau District, Ligue et Fédéral.
- Arbitres de Beach Soccer: Ils (elles) arbitrent les rencontres de Beach soccer organisées par la FFF, les Ligues régionales et les Districts.
- Jeunes arbitres fédéraux: Âgé(e)s de 17 à 23 ans, ils (elles) officient en National U17 et U19. Au sein de leur Ligue, ils (elles) arbitrent des rencontres Senior.
- Jeunes arbitres: Âgé(e)s de 15 à 23 ans, ils (elles) arbitrent des rencontres de compétitions jeunes au niveau régional.
- Très jeunes arbitres: Âgé(e)s de 13 et 14 ans au 1er janvier de la saison, ils (elles) arbitrent des rencontres de compétitions jeunes.
Est « Jeune Arbitre » tout arbitre âgé de 15 à 23 ans au 1er janvier de la saison, ayant satisfait aux examens et contrôles réglementaires. Est « Très Jeune Arbitre » tout arbitre âgé de 13 et 14 ans au 1er janvier de la saison, ayant satisfait aux examens et contrôles règlementaires.
Le Plan de Professionnalisation
Lancé en 2016, ce plan a pour ambition de conjuguer exigence, performance et professionnalisation de l'arbitrage français. Il concerne les arbitres des catégories F1-Élite, AF1-Élite et désormais FFE1-Élite et AFFE1-Élite. Ce dispositif permet aux arbitres concernés de se consacrer, presque à temps plein, à leur fonction.
La FFF les regroupent regulièrement au Centre National du Football de Clairefontaine. Au programme : préparation physique et technique, analyses vidéo, séances de travail collectif, accompagnement individualisé par leurs managers et préparation mentale. Tous(tes) les arbitres centraux(ales) de Ligue 1 et d'Arkema Première Ligue sont intégré(e)s à ce programme, aux côtés des 15 AF1-Élite et 8 AFFE1-Élite.
L'Arbitrage Moderne
L’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) a été introduite en Ligue 1 lors de la saison 2018-2019. Elle ne peut intervenir que dans quatre situations précises : après un but ; sur une situation de penalty sifflée ou non ; sur une exclusion directe (pas de deuxième carton jaune) ; sur une erreur d’identité.
Seul(e) l’arbitre central(e) peut modifier sa décision initiale dans le cas où les images démontrent une erreur évidente. Pour signaler le recours à l’assistance vidéo, l’arbitre utilise le signal du doigt sur l'oreillette lors d’un contrôle et il procède au signal de l’écran TV s’il est appelé à visionner les images.
Le Développement de l’Arbitrage Féminin
La FFF et ses instances déconcentrées (ligues et districts) participent activement au développement de l’arbitrage féminin grâce à une stratégie dédiée : structuration, formation, promotion et soutien à tous les niveaux du territoire. Ces efforts conjugués se sont traduits par une hausse significative du nombre de licenciées ces dernières saisons, ce sont désormais près de 1500 femmes qui pratiquent l’arbitrage en France.

Questions Fréquentes sur l'Arbitrage
Qui peut devenir arbitre ?
L’arbitrage est ouvert aux filles et garçons dès l’âge de 13 ans.
Quelles sont les démarches à effectuer ?
Les personnes souhaitant se lancer dans l’arbitrage peuvent contacter leur club ou leur District. Elles seront ensuite orientées vers une première formation à suivre au sein de leur District ou de leur Ligue (24 heures sur 3 jours).
Quel est le contenu de la formation ?
Elle aborde les techniques de l’arbitrage, l’entraînement, la gestion des rencontres ou encore le management.
Comment devenir arbitre régional(e) et fédéral(e) ?
Sportivement, l’arbitre évolue en fonction de ses performances sur le terrain (il est évalué plusieurs fois par saison) et d’un classement établi à chaque fin d’exercice. Un arbitre de District doit passer un concours comprenant une épreuve théorique et pratique pour accéder au niveau régional. L’accès à l’échelon supérieur (arbitre fédéral) se fait de nouveau sur concours.
Est-il possible d'avoir une double licence ?
L'arbitre de District peut aussi détenir une licence "Joueur(se)" ou "Éducateur(trice) Fédéral(e)" dans le club qu'il ou elle couvre. L'arbitre de Ligue peut également détenir une licence "Joueur(se)" dans le club qu'il couvre. En revanche, l'arbitre fédéral(e) ne peut être titulaire que d'une licence "Arbitre".
Les Défis et la Protection des Arbitres
Au-delà de son cas personnel, l'arbitre dénonce un climat délétère et un manque de protection pour les directeurs de jeu. "J’ai déjà signalé des insultes ou des menaces dans mes rapports sans jamais être informé des suites données. J’ai parfois le sentiment qu’il y a deux poids, deux mesures", affirme-t-il, pointant du doigt une forme d'injustice institutionnelle.
Pour les instances, la défense des valeurs du sport prime sur les états d'âme. Bernard Bats, président du district du Lot, a tenu à rappeler les règles de conduite : "Quand on est arbitre officiel, on représente l’institution et le football amateur. Il y a un devoir d’exemplarité."
La Violence envers les Arbitres : Un Problème Majeur
Un épisode révoltant a secoué le football amateur italien fin février. Lors d’un match de championnat Unter 17 sarde opposant le Nuova La Salle au Gioventù Sarroch, un dirigeant du club visiteur a agressé physiquement une arbitre mineure.
Tout est parti d’un désaccord sur l’attribution d’une simple remise en jeu. Inscrit sur la feuille de match comme assistant, le dirigeant en question, identifié sous l’initiale Guglielmo P., a perdu son sang-froid. Selon le communiqué officiel de la Ligue des amateurs, il a d’abord frappé la jeune femme de deux gifles au visage, puis, alors qu’elle tentait de s’éloigner, lui a asséné un coup de poing.
La sanction disciplinaire est lourde et définitive. Le dirigeant a été suspendu cinq ans et se voit définitivement exclu de toute fonction au sein de la FIGC, quelle que soit la catégorie.
L’Association italienne des arbitres (AIA) a réagi avec fermeté dans un communiqué officiel : « Frapper un arbitre est toujours un acte d’une extrême gravité. Le faire envers une jeune fille de 17 ans en train de diriger un match de jeunes dépasse toute limite de civilité sportive et humaine. Il n’est plus tolérable d’assister à des épisodes de violence contre les officiels de jeu. »
L’AIA a également appelé l’ensemble du mouvement footballistique - dirigeants, entraîneurs, parents et public - à défendre les valeurs du sport et à s’opposer fermement à toute forme de violence sur les terrains.
La jeune arbitre, qui vient tout juste d’avoir 17 ans, a reçu de nombreux appels de soutien, notamment de la part d’arbitres professionnels des séries A et B.
L’Association des arbitres italiens (AIA) a réagi via un communiqué à cette information : « Il est inacceptable que ceux qui occupent un rôle éducatif et de responsabilité dans le monde du sport se rendent coupables d’un geste aussi vil que violent. Il est encore plus grave que cela se produise sur un terrain de football junior. Frapper un arbitre est toujours un fait très grave.
La violence dans le football amateur continue de se propager peu importe les pays. Alors que la 49e minute de jeu allait être entamée, l’arbitre de la rencontre refuse une remise en jeu à Gioventù Sarroch, un acte qui a provoqué le courroux de l’entraîneur adjoint, Gugliemo P, qui va alors s’en prendre physiquement à la jeune fille.
Le dirigeant a finalement été suspendu pour 5 ans avec « l’interdiction définitive d’exercer toute fonction au sein de la FIGC ».
« Il n’est plus tolérable d’assister à des actes de violence contre les officiels de match, surtout lorsque les victimes sont de jeunes arbitres », ajoute l’AIA. « L’Association italienne des arbitres exige que ces incidents graves soient poursuivis et sanctionnés avec la plus grande sévérité, et que l’ensemble du mouvement footballistique, dans toutes ses composantes, prenne une position claire et sans équivoque : la violence ne peut et ne doit avoir aucune place sur nos terrains.
« La violence envers les officiels de match est un véritable fléau pour notre mouvement sportif et contredit frontalement les principes de loyauté, de respect et d’équité qui fondent le sport et le football. L’exemple doit venir de ceux qui occupent des postes à responsabilité. Encadrement, entraîneurs, parents et spectateurs dans les tribunes sont appelés à promouvoir et à défendre les valeurs du sport, contribuant ainsi à créer un environnement sain et stimulant où le football puisse redevenir un lieu d’épanouissement, d’éducation et de respect mutuel. Ceux qui éduquent par le sport ont le devoir moral et civique d’inculquer ces principes au quotidien.
Chiffres Clés de l'Arbitrage en France
| Catégorie | Nombre |
|---|---|
| Arbitres totaux | 26 191 |
| Femmes arbitres | 1 445 |
| Arbitres internationaux | 42 |
| Arbitres fédéraux | 323 |
| Assistants fédéraux | 99 |