Définition et importance du jeu vertical au football

Le jeu entre les lignes, bien que n'étant pas un principe de jeu en soi, s'avère crucial en attaque placée pour déstabiliser le bloc adverse et créer du danger. Cette notion tactique prend tout son sens dans la phase d’attaque placée, par opposition à la phase de contre-attaque qui se veut plus rapide et verticale.

Pour jouer entre les lignes, une forte possession du ballon est primordiale, ce qui dépend des joueurs disponibles et de la philosophie de jeu adoptée. Conserver le ballon permet de fixer l’adversaire dans une zone du terrain, facilitant ainsi la pénétration et la "traversée" ailleurs. Il convient pour ce faire de s'appuyer sur un point d’ancrage afin d'assurer la continuité du jeu par une combinaison appui-soutien. Des complémentarités entre les joueurs, notamment les paires sur les côtés, accélèrent le jeu et augmentent la dangerosité.

Profil du joueur idéal pour le jeu entre les lignes

Bien qu’il n’existe pas de profil type, certaines aptitudes sont préférables. Un joueur très technique, à l’aise au milieu de terrain, capable d’anticiper et ayant une bonne lecture du jeu est souvent un atout. Et surtout, un joueur très mobile et pas du tout situé constamment derrière l’avant-centre, comme on pourrait l’imaginer, mais qui se déplace dans des endroits du terrain complètement inattendus pour l’adversaire. Ce joueur doit posséder des compétences spécifiques :

  • Technique : Maîtrise du ballon et passes précises.
  • Vision du jeu : Capacité à anticiper et à lire les mouvements adverses.
  • Mobilité : Déplacements inattendus pour déstabiliser la défense.

Stratégies pour contrer le jeu entre les lignes

A la perte du ballon, l’attitude à adopter pour contrer le jeu entre les lignes dépend des morphotypes des joueurs dont on dispose. Si le coach possède des éléments à vocation offensive avec de petits gabarits, toniques, pas spécialement bons à l’impact, il vaut mieux qu’ils pressent très rapidement dès la perte.

La première évoque l’adaptation au contexte. On ne demande pas le ballon de la même façon selon que l’adversaire se trouve à 1 ou 3 mètres. En revanche, pour peu que celui-ci se trouve trop proche, la position du corps en « opposition » complique la possibilité d’interception du défenseur en obligeant celui-ci à effectuer le tour du joueur en appui pour reprendre le ballon. La seconde a trait aux attitudes des joueurs (body langage). En se proposant de « façon claire », les jambes bien campées dans le sol, et tout le corps en protection du ballon, le non porteur de balle, indique qu’il veut le ballon. Ou en tout cas, qu’il représente une solution crédible et « affirmée ». Une indication se rapprochant des « propose tes épaules » entendus lors des séances d’entrainement.

Le rôle du saut vertical dans le football

Dans le football, la capacité athlétique des joueurs est un facteur clé qui influence de manière significative leur performance sur le terrain. Le saut vertical, en particulier, représente une composante fondamentale de la puissance explosive, de l’agilité et de la coordination musculaire des membres inférieurs. Utilisé depuis des décennies, le test de saut vertical est aujourd’hui un outil incontournable pour les entraîneurs et préparateurs physiques. Il offre une évaluation précise de la force et de la vitesse musculaire, essentiels pour des actions rapides et puissantes telles que les duels aériens ou les sprints.

Le système nerveux central joue un rôle majeur en modulant la vitesse et l’intensité des contractions musculaires qui déclenchent le saut. La rapidité à laquelle un athlète déclenche la force (appelée taux de développement de force, ou RFD) conditionne la puissance produite durant le saut. La coordination des unités motrices et la synchronisation neuromusculaire sont ainsi des paramètres clefs qui déterminent la performance verticale, au-delà de la simple force brute.

Plusieurs protocoles existent pour mesurer la performance de saut vertical. Chacun a ses spécificités, avantages et limites, notamment en termes de validité, de fiabilité et d’applicabilité au football.

Méthodes de mesure du saut vertical

  • Test mural : Le joueur brandit un bras tendu et marque sa hauteur en position debout, puis effectue un saut pour atteindre la plus haute marque possible.
  • Plateformes de force : Mesurent directement les forces exercées au sol, fournissant des données fiables et détaillées. Considérées comme le standard de référence.
  • Optojump : Utilise des cellules photoélectriques pour calculer le temps d’envol et de contact, avec une très bonne validité et fiabilité.

Ces outils, associés aux tests bien choisies, permettent de dresser un profil complet des capacités neuromusculaires du footballeur.

Pour interpréter les résultats du test de saut vertical, il est essentiel de comprendre les profils mécaniques liés à la force et à la vitesse. Le profil force-vitesse décrit la relation entre la force maximale que le muscle peut générer et la vitesse à laquelle il peut le faire. Un profil optimal implique un équilibre entre ces deux paramètres, permettant de produire une puissance maximale. Un déséquilibre dans ce profil (forcé ou vitesse trop dominante) peut réduire la performance globale. Le profil force-temps quantifie la capacité d’un athlète à générer rapidement une force maximale, un paramètre crucial dans le saut vertical où l’explosivité est nécessaire.

Vivacité et Vision du Jeu

Le football se caractérise par de nombreux efforts physiques, physiologiques notamment en ce qui concerne la vitesse avec des terminologies par forcément très simples à distinguer : vitesse, explosivité, vivacité, VMA, puissance… Or, certaines sont complémentaires, utiles pour les footballeurs mais encore faut-il les maitriser un minimum. La vivacité est la vitesse en enchainant des mouvements variés et différents. Concrètement, la vitesse est une course en ligne droite, la vivacité est une course en slalom par exemple.

Quand on veut réussir en sport collectif, la vision du jeu permet de comprendre son placement sur le terrain, ses placements et déplacements par rapport à ses coéquipiers, d’anticiper sur l’évolution des configurations… C’est, aussi, ce qui permet d’accumuler les informations pertinentes et seulement elles pour prendre la meilleure décision possible.

Il existe donc une différence importante entre le contenu immédiat de notre conscience et l’ensemble de nos connaissances. Ce point nous apparaît comme essentiel pour faire construire par le joueur des connaissances fonctionnelles. Mais dans notre cas, ce n’est pas seulement la possibilité d’accéder à des connaissances mais le temps disponible pour y accéder qui est important.

Les espaces de jeu

Le système de repères propre à définir l’espace de jeu direct est constitué par deux lignes divergentes qui vont de chaque poteau de la cible verticale aux extrémités de la ligne du milieu de terrain, délimitant dans le demi-terrain offensif, une surface trapézoïdale appelée espace de jeu direct. Les variables à observer sont les actions des joueurs et les déplacements de la balle, à l’intérieur ou à l’extérieur de cette zone.

L’espace de jeu est défini par la surface polygonale délimitée au moyen d’une ligne fermée obtenue en reliant les joueurs situés à la périphérie de l’ensemble des participants. Cette surface est différente de l’aire de jeu telle que délimitée par le règlement du sport en question. L’espace de jeu effectif, selon le jeu sportif collectif et la phase de jeu envisagée peut être plus petit, équivalent ou plus grand que l’aire de jeu comme au volley-ball par exemple.

L’importance de la profondeur

Pour bien construire la profondeur, il nous semble qu’il faut avoir construit le lancer long car les partenaires n’existent véritablement que s’ils sont atteignables. Dans notre exemple, la défense est en barrage et le ballon se situe en arrière de l’espace de jeu effectif. La figure 8 schématise ce problème de perception de la largeur relativement établie et de la profondeur qui, par contre, est à construire.

Quelques thèmes d’étude semblent pouvoir aider le joueur à construire cette profondeur. Par exemple, on peut inciter les élèves à faire des passes longues, à l’aide d’un joker placé en avant dans une zone neutre. Cela donne une existence matérielle à l’aide d’un espace fini pour l’axe profond du jeu en rendant les joueurs qui s’y trouvent « atteignables ». On peut également limiter les actions défensives sur le porteur de balle…

De ce point de vue, un joueur est en appui lorsqu’il se trouve en avant du porteur de balle, tandis qu’un joueur en soutien se trouve en arrière de celui-ci.

Dans la figure 10, l’origine de la circulation de balle est toujours en arrière par rapport au futur réceptionneur, la progression du ballon pouvant se faire en passes ou en dribbles. La combinaison des différents EJE de la figure 10 permet de définir (Fig. 11) l’espace de jeu occupé (EJo) comme une surface révélant l’espace de jeu dynamique occupé par les attaquants et les défenseurs le temps d’une attaque. C’est l’espace maximum...

Séances d'entraînement axées sur la verticalité

Cette séance d’entrainement de Jordan Gonzalez (Lyon La Duchère - N2) vise à travailler la recherche de verticalité à la transition. Ce n’est pas une séance a proprement parlé puisqu’elle est composée de 4 exercices, 2 sous formes de jeu et 2 différents.

On va particulièrement rechercher l’amélioration dans la proposition de solutions afin de déséquilibrer en se concentrant sur l’orientation des joueurs et la recherche de continuité dans la dynamique du jeu.

Rôles défensifs

L’entraineur développera donc son organisation défensive et éduquera ses joueurs à la diversité des rôles. En effet, le joueur le plus proche du porteur adverse, se trouvant donc dans l’espace d’intervention[3] de ce dernier, peut se retrouver en situation d’orienteur/réducteur à distance du porteur, mais pas de récupérateur car la situation n’est pas favorable à ce rôle. Les partenaires autour de ce joueur, dans l’action défensive, et suivant les espaces de phases dans lesquels ils se situent (espace d’aide mutuelle ou de coopération) vont se coordonner pour assumer des rôles différents suivant la position du ballon et leur position et placement dans le collectif (réducteur, orienteur, compensateur).

  • Orienteur : joueur qui oriente le porteur du ballon adverse dans une zone favorable à la récupération collective.
  • Presseur : Joueur qui va assurer la réduction de l’espace du porteur du ballon (aveugler le porteur) pour l’empêcher de gagner du terrain ou de percevoir les informations autour de lui.
  • Réducteur d’espace : Joueur qui va venir accompagner le joueur orienteur pour manipuler le comportement des adversaires et réduire les espaces de jeu.
  • Récupérateur du ballon : Joueur qui va organiser le « vol » du ballon pour permettre d’enchainer sur une nouvelle action de jeu offensive.
  • Compensateur : Joueur qui va assurer le passage de la récupération à la possession.

Évolution des systèmes de jeu

Depuis plus d’un siècle, les systèmes de jeu en football façonnent l’identité des équipes de football. Du 1-1-8, symbole d’un football offensif et presque anarchique, au WM de Chapman ou au 2-3-5 de l’Uruguay champion du monde 1930, chaque époque a vu naître une organisation emblématique qui a transformé la manière de jouer. Dans les années 1950, la Hongrie et le Brésil ont révolutionné le jeu avec le 4-2-4, bientôt suivi par l’Italie d’Herrera et son catenaccio. Aujourd’hui encore, la variété des systèmes de jeu utilisés, du classique 4-4-2 au 3-5-2, montre que le football n’est jamais figé.

Un système de jeu en football peut être défini comme l’organisation collective d’une équipe sur le terrain. Il se traduit souvent par une formule numérique (4-4-2, 4-3-3, 3-5-2…), qui indique la répartition des joueurs par ligne. Mais cette représentation n’est qu’un point de départ.

Animation tactique : le 3-5-2

Le plan de jeu est la stratégie globale définie par l’entraîneur pour une rencontre précise. Il précise les intentions collectives : chercher à dominer par la possession, exploiter les contre-attaques rapides, défendre en bloc bas ou au contraire presser haut. L’animation désigne la façon dont les joueurs donnent vie au dispositif à travers leurs déplacements et leurs interactions.

Exemples de systèmes de jeu

  • 4-4-2 : Organisation équilibrée avec deux lignes compactes de quatre joueurs.
  • 3-5-2 : Équilibre entre solidité défensive et présence offensive avec trois défenseurs centraux.
  • 5-4-1 : Priorité à l’organisation défensive avec cinq défenseurs.
  • 4-3-3 : Structure moderne reposant sur quatre défenseurs, trois milieux et trois attaquants.

Adapter les systèmes de jeu

Choisir un système de jeu ne consiste pas seulement à aligner une formation sur le papier. Pour qu’il soit efficace, il doit être cohérent avec les caractéristiques de l’effectif, l’identité collective souhaitée et le contexte du match.

Les systèmes de jeu doivent avant tout s’adapter aux profils disponibles. Les milieux de terrain constituent également un point clé : une équipe avec des milieux puissants et disciplinés pourra privilégier un bloc compact en 4-4-2, tandis qu’une équipe possédant des joueurs techniques et mobiles pourra tirer profit du 4-3-3 ou du 3-4-3.

Le rôle du milieu "box to box"

Il est le lien entre les lignes, un « connecteur » entre la défense et l’attaque. Dans les années 1990 et 2000, le système en 4-4-2 règne en maître sur les terrains européens. Ce schéma favorise l’émergence du milieu box to box, indispensable pour compenser les espaces laissés entre les lignes.

Un box to box doit couvrir plus de 11 à 13 kilomètres par match, avec des sprints répétés. Il enchaîne les phases de pressing, les montées offensives et les replis défensifs sans relâche. Le milieu box to box est souvent au cœur des décisions.

Qualités du milieu box to box

  • Engagement physique
  • Endurance
  • Qualités techniques
  • Robustesse
  • Science du placement
  • Leadership naturel

Exemples de milieux "box to box"

  • Steven Gerrard (Liverpool)
  • Frank Lampard (Chelsea)
  • Patrick Vieira (Arsenal)
  • Yaya Touré (Manchester City)
  • Jude Bellingham (Real Madrid)

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