L'histoire sulfureuse des Jets de New York : Des Titans au Super Bowl III

Les Jets de New York sont aujourd’hui une des équipes les plus sulfureuses de la NFL. Mais cela n’est pas une nouveauté pour les verts et blancs. De joueurs non payés à une promesse de titre réalisée puis à l’ère Rex Ryan, les Jets ont toujours trouvé des moyens de faire parler d’eux. On reprend les bonnes vieilles habitudes : à chaque dimanche son rendez-vous historique.

Le football américain est profondément ancré dans la culture américaine. Tous les Américains adorent ce sport ! Comme pour le baseball, le basket-ball et le hockey sur glace, il y a des équipes de football américain qui sont devenues légendaires. Vous avez certainement entendu parler des Chicago Bears ou encore des légendaires Jets de New York ! Assister à l'un de leurs matchs pendant votre séjour aux États-Unis, c'est vivre un moment tellement intense, vibrer avec toute une nation.

Les débuts tumultueux : De New York Titans aux Jets

L'histoire des New York Jets est étroitement liée à l’essor du transport aérien et au positionnement géographique de l’équipe. Avant d’adopter ce nom, la franchise était connue sous le nom des Titans de New York lorsqu’elle fut fondée en 1960 en tant que membre de l’American Football League (AFL). Les New-York Titans sont l’œuvre du journaliste radio Harry Wismer qui, avant de bâtir l’équipe en 1960, était aussi actionnaire minoritaire des Detroit Lions et Washington Redskins.

Dès 1962, les Titans sont au centre de l’actualité : l’équipe est en grande difficulté financière et certains joueurs refusent de jouer sans salaire. L’AFL est obligé d’intervenir à la mi-saison et prend à sa charge la majorité des dépenses dans l’attente de la mise en vente de l’équipe. Adjugée à 1 million de dollars, la franchise devient la propriété d’un groupe de 5 investisseurs (David A Werblin, Townsend B. Martin, Leon Hess, Donald C Lillis et Philip H.

En 1963, la franchise est rachetée par un groupe d’investisseurs dirigé par Sonny Werblin, un magnat du divertissement. Avec ce changement de propriétaire, une refonte totale de l’équipe s’impose : nouveau coach, nouvelle stratégie et surtout nouveau nom. Un concours est organisé pour déterminer la nouvelle identité de la franchise. Plusieurs suggestions émergent, notamment Boroughs, Dodgers, Gothams et Jets.

Les années 1960 ont été marquées par le boom de l’aviation, avec l’apparition de vols commerciaux comme le Boeing 707. New York, plaque tournante du trafic aérien mondial, était un symbole fort de cette ère nouvelle. Le nom Jets évoque ainsi la rapidité, la modernité et la puissance de ces nouvelles lignes aériennes commerciales.

Werblin voulait ensuite clairement différencier son équipe des Giants, qui évoluaient dans la même ville. Enfin, le Shea Stadium, où les Jets vont jouer, était également le domicile des New York Mets (l’équipe de baseball). Depuis 1963, le nom New York Jets est resté inchangé, et il s’est inscrit dans l’histoire de la NFL. L’équipe a connu des hauts et des bas, mais son identité visuelle et son branding ont toujours été associés à cette idée de vitesse et d’innovation.

L'ère Ewbank et le Super Bowl III : Un moment de gloire

Quand il quitte les Baltimore Colts en 1962, Weeb Ewbank a de quoi être amer. Sur les six dernières années qu’il a passé dans le Maryland, le technicien n’a connu aucune fiche négative, et a même envoyé à deux reprises sa franchise au sommet de la NFL. Une génération dorée dont est issu le cornerback Don Shula, lequel le remplace à seulement 33 ans. Pour s’en relever, Ewbank doit quitter la grande ligue.

En 1963, il rallie l’AFL dans une jeune franchise new-yorkaise. Jusqu’en 1965, l’idylle ne se passe pas comme prévu, avec trois fiches négatives de suite. Pourtant, l’espoir est de mise lors de la draft AFL quand New York met la main sur le quarterback d’Alabama. Un certain Joe Namath. Sélectionné à la fois par les Jets (AFL) et les Cardinals (NFL), « Broadway Joe » se décide à rejoindre la Grosse Pomme, influencé en grande partie par Ewbank.

À Baltimore, Ewbank a gagné le titre national en 1958 et 1959. À New York, il lui faut attendre 1969 et la 3ème édition du Super Bowl pour obtenir le seul sacre de l’histoire des Jets, au terme d’une saison à 11 victoires pour 3 défaites.

L’attaque prend des allures de rouleau-compresseur et quand le jeu au sol n’est pas productif, avec le trio Snell-Boozer-Mathis, c’est le duo aérien Namath-Maynard qui sévit. Une complémentarité qui fait des Jets le grand vainqueur de l’AFL en 1968 et qui les qualifie pour le 3e Super Bowl, le premier de leur histoire.

Au jeu des pronostics, le représentant NFL est largement, très largement favori. Emmenés par Don Shula et le quarterback Earl Morrall, backup de Johnny Unitas mais MVP de la saison, les Colts ont été impitoyables au point d’écrabouiller l’autre cador de la ligue, Cleveland, en finale. De quoi annoncer une troisième victoire de la NFL sur l’AFL au Super Bowl, après les deux succès des Packers de Lombardi. La théorie, New York n’en a cure et Joe Namath claironne à qui veut l’entendre que son équipe gagnera à coup sûr.

Le 12 janvier 1969, les Jets se présentent au Super Bowl avec le statut d’outsider, les Colts étant donné favoris de 18 points par les bookmakers nationaux. Ewbank surprend son petit monde le jour J en voulant économiser Don Maynard, touché aux ischios. Une aubaine pour le fullback Matt Snell, qui marche sur la défense des Colts et termine à 121 yards et un touchdown. Les Jets prennent rapidement l’avantage 16-0 et ne le lâcheront plus.

Les Jets l’emportent finalement 16 à 7, ce qui suffit pour assurer à Namath une place parmi les légendes de la discipline. « Broadway Joe » signe alors une performance à 17 passes complétées en 28 tentatives pour 206 yards (dont 132 yards sur 8 réceptions du receveur George Sauer Jr.) et reçoit le titre de MVP.

En décrochant le troisième sacre de sa carrière, Ewbank joue un bien vilain tour à Baltimore et son ancien patron, Carroll Rosenbloom. Ce dernier, vexé par l’affront, n’hésitera pas à virer Don Shula quelques mois plus tard. Resté coach des Jets jusqu’en 1973, Ewbank n’est clairement pas le technicien le plus victorieux de l’histoire de la franchise (71 victoires pour 77 défaites), mais a su importer son exigence dans une franchise en pleine mutation.

Des hauts et des bas : L'après-Super Bowl et les années 1990

Le succès est néanmoins de courte durée puisqu’il faut attendre une décennie pour retrouver les Jets sur le chemin des playoffs. Sous la direction de Walt Micheals, Joe Walton puis Bruce Coslet, les Jets s’y qualifient 5 fois (en 1981, 1982, 1985, 1986 et 1991) sans jamais passer le cap de la finale de conférence AFC.

Bill Parcells et Bill Belichick sont tous les deux passé par New York et New England. En 1997, les Jets signent Bill Parcells et ce, bien qu’il soit encore sous contrat avec les New England Patriots. Un évènement qui ne manque pas de créer une vive polémique sur les droits d’un entraîneur à se libérer d’un contrat et qui oblige la NFL à faire jurisprudence : Parcells (et la majeure partie de ses assistants) s’envole pour New York mais les Jets doivent céder 4 choix de Draft.

The Best Plays in New York Jets History

Inconstance et controverses : L'ère moderne

A peu près 10 ans plus tard, c’est à Eric Mangini, un autre ancien des Patriots, de saisir les hautes instances de la NFL dans l’affaire du « Spygate ». Le nouvel entraîneur des Jets accuse les Patriots d’avoir enregistré et utilisé les signaux transmis aux joueurs par les entraîneurs.

Que ce soit sous Parcells, Herman Edwards ou Mangini, les Jets sont fidèles à eux-mêmes : inconstants. Entre 1997 et 2007, l’équipe se qualifie par 6 fois en playoffs et rend par 3 fois une fiche négative à moins de 6 victoires. La venue de Brett Favre en 2008 est un semi-échec. La légende commence la saison très fort mais est ralenti par une blessure en fin d’année. Le départ de Favre après une saison est accompagné du licenciement d’Eric Mangini.

En s’appuyant sur une défense de fer, Ryan mène les Jets en finale de conférence lors de ses deux premières campagnes. Mais ensuite, les choses se corsent. Disputes dans le vestiaires, joueurs mécontents. Pendant que les Giants empochent un second Super Bowl en quatre saisons, les Jets deviennent les clowns de New York.

La petite anecdote : Bill Belichick, l’entraîneur des Patriots depuis 2000 a aussi été à la tête des Jets… pour une journée ! Au lendemain de sa nomination, Belichick a en effet annoncé sa décision de quitter la fonction d’entraîneur pour, quelques jours plus tard, devenir celui des Patriots. Etant encore sous contrat avec les Jets, il a coûté un choix de premier tour à sa nouvelle équipe.

Les Jets aujourd'hui

Si ces dernières années n’ont pas été très prolifiques dans ce domaine, les New York Jets ont souvent eu des tandems dangereux au poste de receveur. La profondeur est aussi impressionnante sur le front seven, notamment sur le pass rush. Au sein du backfield défensif, Darrelle Revis fait presque office d’ovni, tant la franchise a peiné à mettre la main sur un cornerback numéro 1 d’envergure au cours de son histoire.

Au cours de leur histoire, les Jets n’ont pas vraiment été des modèles de régularité. Mais cette situation paraissait enfin avoir changé à la fin des années 2000. Coordinateur défensif réputé des Baltimore Ravens, Rex Ryan devient coach principal de la franchise en 2009. Celui qui supplée Eric Mangini met peu de temps avant d’imposer son style agressif au sein de la conférence AFC.

Justin Fields a vécu un cauchemar à Londres contre les Broncos. (Kirby Lee/Imagn images via Reuters Connect)Battus par les Denver Broncos dimanche à Londres (11-13), les New York Jets ont terminé le match avec un nombre de yards nets à la passe négatif. Dans ce domaine, c'est la pire performance en NFL au 21e siècle.

Les New York Jets ont réalisé une performance historiquement mauvaise ce dimanche en Londres, en perdant plus de yards lorsqu'ils ont tenté de lancer le ballon qu'ils n'en ont gagné. Malmené par la défense des Denver Broncos, le quarterback Justin Fields a gagné 45 yards (9/17) dans les airs. Sauf qu'il a également été sacké à neuf reprises lorsqu'il tentait de lancer le ballon, perdant 55 yards sur ces actions.

En combinant ces deux totaux, on obtient donc un total négatif de -10 yards. Une contre-performance historique, puisqu'il s'agit du pire total de yards nets à la passe au 21e siècle. Jusqu'à dimanche matin, la pire performance était à mettre à l'actif des New York Giants en 2023, lors d'un match où ils avaient accumulé -9 yards contre... les New York Jets.

À noter que la pire performance de l'histoire de la NFL a été réalisée par les Denver Broncos, bourreaux des Jets ce dimanche (13-11), qui avaient totalisé -53 yards nets à la passe lors d'un match en 1967.

L'expérience du match NFL à New York

Si tu prévois un voyage à New York en 2025, assister à un match NFL fait partie des expériences incontournables. Le calendrier officiel NFL 2025 est désormais disponible.

  • New York Giants · MetLife Stadium21 sept.
  • New York Jets · MetLife Stadium14 sept.
  • New York Giants · MetLife Stadium9 oct.
  • New York Jets · MetLife Stadium5 oct.
  • New York Giants · MetLife Stadium16 nov.
  • New York Jets · MetLife Stadium9 nov.
  • New York Giants · MetLife Stadium14 déc.
  • New York Jets · MetLife Stadium28 déc.

Le prix d’un billet NFL à New York dépend du type de match que tu choisis, de l’adversaire et de ta place dans le MetLife Stadium. Achète ton billet tôt Plus tu attends, plus les prix montent, surtout pour les affiches populaires. Méfie-toi des arnaques Si une offre paraît trop belle pour être vraie, elle l’est sûrement.

Un match NFL à New York ne se résume pas au terrain : c’est un rituel culturel qui commence bien avant le coup d’envoi et se poursuit jusqu’à la dernière minute. 🎉 Arrive tôt pour le tailgating Des milliers de fans se retrouvent sur les parkings du MetLife Stadium plusieurs heures avant le match. Barbecues portables, musique, bière bien fraîche : le tailgating est un moment à part entière.

📸 Explore le MetLife Stadium Avec ses écrans géants, ses shows de cheerleaders, ses animations en tribunes et l’hymne national chanté par tout le stade, chaque instant compte. Le MetLife Stadium est situé à East Rutherford, dans le New Jersey, à environ 30 minutes de Manhattan.

Si tu arrives en avion, sache que le MetLife Stadium est plus proche de l’aéroport de Newark (EWR) que de JFK ou LaGuardia. Si tu veux vraiment découvrir le football américain à New York, un simple match des Giants ou des Jets suffit pour plonger dans l’ambiance locale.

Tu te demandes si tu peux voir un match de Playoffs NFL à New York ?La réponse est simple : oui, mais uniquement si les Giants ou les Jets réussissent à se qualifier. Dans ce cas, le MetLife Stadium peut accueillir un match de phase éliminatoire (Wild Card, Divisional ou Championship Game). Et le Super Bowl ?Le grand événement de la NFL change de ville chaque année et ne se joue quasiment jamais à New York.

La seule fois où le MetLife Stadium a accueilli la finale, c’était en 2014 (Super Bowl XLVIII). 👉 Donc si tu veux vivre un match de Playoffs à New York, il faudra espérer que l’une des deux équipes locales réalise une grande saison. En 2025, New York offre l’occasion rare de découvrir deux équipes dans un même stade, avec des billets accessibles selon ton budget et des matchs répartis tout au long de l’automne. Et puisque chaque expérience NFL commence par ton arrivée dans la ville, pense à organiser ton trajet dès l’aéroport ✈️.

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