Le Paris Saint-Germain (PSG) est réputé pour son centre de formation, où de nombreux jeunes talents aspirent à une carrière professionnelle. Parmi les figures qui ont marqué ces jeunes joueurs, Jerome Klein occupe une place particulière. Cet article explore l'influence de Klein sur les jeunes talents du PSG, à travers les parcours de joueurs comme Willem Pierre-Charles et Yannis Takerboucht, tout en abordant les stratégies de recrutement du club.

Centre de formation du PSG (Image non contractuelle)
Le Rôle de Jerome Klein dans la Formation des Jeunes
Jerome Klein a joué un rôle crucial dans le développement de nombreux jeunes joueurs au PSG. Son approche pédagogique et sa capacité à identifier et à cultiver les talents ont permis à plusieurs d'entre eux de progresser et d'atteindre un niveau élevé. Il est actuellement directeur de la PSG Academy au Maroc et ancien entraîneur.
Le Parcours de Yannis Takerboucht
Yannis Takerboucht a longtemps été considéré comme un grand espoir de la génération 93 du PSG, au même titre que Youssouf Sabaly, Alphonse Areola ou encore Jean-Christophe Bahebeck. L’ancien latéral droit parisien est revenu sur son parcours chaotique qui l’a mené en six ans du statut de meilleur joueur de la finale du championnat de France U17 et capitaine des U19 Nationaux à l’anonymat des pelouses de CFA2.
Takerboucht se souvient : « Je jouais à l’époque à Sartrouville et la double confrontation face au PSG s’était bien passée avec de bonnes prestations en n°10 et un but à chaque match. À la fin du match aller à domicile, Philippe Klein, le père de Jérôme Klein (ndlr : actuel directeur de la PSG Academy au Maroc et ancien entraîneur), a parlé à mon père et lui a dit qu’il était intéressé. »
Il a intégré le Centre de préformation (U14/U15). On a appris le nom des sélectionnés en fin de saison U13 lors d’une sorte de conseil de classe durant lequel on est passé un par un. Cédric Cattenoy nous confiait récemment en interview : « Aujourd'hui, les très bons joueurs U12 ont été identifiés par tous les clubs français et étrangers. »
En préfo, on a enchaîné les tournois et on savait que beaucoup de clubs venaient observer nos rencontres mais on était alors dans une bulle et on se disait que le PSG c’était le top. Dans la cour, chacun avait son coin : le groupe du PSG et les mecs du Parc (ndlr : un quartier de Vernouillet, une ville voisine). À un moment donné, on n’est plus allé au collège car il y a eu une grosse bagarre. Les jeunes du Parc avaient cassé la vitre de notre car, certains s’étaient introduits dans l'établissement et la police avait dû intervenir.
J’ai joué en défense centrale dès les benjamins avec Jérôme Klein. Les équipes du centre de préformation disputent désormais uniquement des amicaux et des tournois internationaux. On était petits mais on savait que sur ce type de rencontre il y avait une grosse tension. On a participé aussi à deux compétitions en salle à Créteil et aux Lilas avec deux fois le titre de meilleur joueur et à Créteil, j’avais même failli terminer meilleur marqueur ! Il y avait Kondogbia ce jour-là aussi, je me souviens bien.
La transition Centre de préformation/Centre de formation est-elle compliquée ? On était franchement content de quitter Verneuil mais après quelques mois passés à Saint-Germain, le collège nous manquait (rires). Pendant la semaine, tu voyais les mêmes têtes et tu n’avais pas le droit de sortir, à part le mercredi, et encore. C’est devenu vite pesant.
Sous les ordres de Jean-Luc Vasseur en U17 Nationaux (saison 2008/2009), tu as fait preuve d’une grande polyvalence et débuté notamment au poste de latéral droit. Lors de la Manchester United Premier Cup (2008), Ilan (Boccara, parti à l'Ajax ensuite) s’est blessé au premier match et je l’ai remplacé en tant que milieu défensif. J’étais assez obsédé par le poste de 6 mais juste avant les matches de préparation U17, Jean-Luc Vasseur est venu me parler et m’a dit que mon profil pouvait être celui d’un bon latéral.
Lors de la saison 2009/2010, tu as gagné ta place en U19 en suppléant parfaitement També lorsque celui-ci évoluait en CFA et tu as terminé sur une excellente note avec une performance de haut vol face à Sochaux en finale U17 au poste de latéral droit. En début d’année, je fais partie du groupe U19 et je suis appelé en équipe de France mais Bertrand Reuzeau a refusé en raison d’un mauvais conseil de classe.
Lors de ta dernière année de contrat aspirant (saison 2010/2011), tu as malheureusement perdu ton brassard et connu une nouvelle fois des blessures. Lorsque j’ai signé mon contrat stagiaire, c’était vraiment ce que je voulais mais à l’époque j’étais encore énervé par moi-même car j’estimais avoir perdu du temps.
Lors de la saison 2012/2013, c’est au poste de milieu défensif que tu as notamment accompli une première partie de saison très encourageante sous les ordres de Franck Rizzetto. Ce sont de bons souvenirs mais au final je me souviens surtout m’être posé un tas de questions après les entraînements. Je me disais que je n’étais pas si loin que ça en terme de niveau et du coup, j’essayais de comprendre ce qui me manquait.
Il y en a eu des bons moments mais je dirais le Tournoi de Manchester (Nike Premier Cup en U15), c’était beau, j’étais capitaine, ce sont des souvenirs gravés dans ma mémoire. Concernant les regrets, c’est clairement le fait de ne pas avoir signé pro alors que je sais que j’avais les capacités pour réaliser ce rêve. Je suis arrivé au Centre avec un certain statut : capitaine en préformation, sélectionné en pré-France, capitaine de la sélection LPIFF.
Le Rêve de Willem Pierre-Charles
Natif de Levallois, Willem Pierre-Charles a toujours porté le PSG dans son cœur. Paris, c’est sa ville. L’attaquant de la GSI Pontivy a même porté les couleurs du club pendant cinq ans en jeunes. Alors jouer contre le PSG, c’était évidemment son plus grand rêve. Willem Pierre-Charles n’a pas oublié qu’il était passé par le PSG, en catégorie jeunes.
S’il préfère ranger les moments difficiles au fond du tiroir, il n’oubliera en tout cas jamais ses cinq années passées en catégories jeunes au Paris Saint-Germain avec son frère jumeau, Jordan, actuellement joueur à Bourg-en-Bresse (National). « Un jour, notre mère a vu une annonce dans le journal au sujet d’une journée de détection au PSG. Elle nous a demandés si on avait envie d’essayer et on a dit oui direct ». Retenus pour cette journée, les deux frères alors âgés de neuf ans apprennent rapidement qu’ils sont sélectionnés. Nos potes ne nous croyaient pas ! C’était magique. On découvrait une autre planète. Et c’est là que le rêve de devenir professionnel a commencé ».
La concurrence est extrêmement rude et les jumeaux, recalés pour la préformation, décident de quitter le cocon familial à 14 ans pour suivre leur entraîneur, Jérôme Klein, à Sannois Saint-Gratien. Fort d’une très belle saison, Willem est repéré par l’En Avant Guingamp.
« L’année où j’espère passer pro, j’ai un problème de santé, un pneumothorax, et je ne joue pas pendant six mois et demi. J’étais méconnaissable et je déprimais. J’arrivais en fin de contrat et malgré une bonne deuxième partie de saison je ne suis pas gardé. Je l’ai très mal vécu car je n’étais pas préparé à ça et tu te demandes pourquoi être parti de la maison à 14 ans ». Il lui a fallu un an pour s’en remettre.
À 19 ans, direction Sablé (CFA2). Ses 12 buts en 13 matchs lui valent d’être contacté par le FC Lorient. « Une deuxième chance s’ouvre à moi ». Malgré des entraînements avec les pros, une préparation en Autriche et le statut de meilleur buteur en réserve, ça ne passe pas. Sollicité par Pau la deuxième année, Willem Pierre-Charles quitte le Morbihan et commence un an et demi de galère. « On m’avait vendu du rêve et ça a été horrible Je n’ai pas joué ».
Il refait ses valises pour aller à Granville mais le jour où il signe son contrat amateur, il se fait une tendinite au genou et ne joue qu’un match de toute la saison. « Rien ne tournait rond. Je suis parti à Saint-Brieuc l’an dernier mais je ne jouais qu’une fois sur deux ». Après un bref passage en Belgique, il s’installe à Pontivy à l’été dernier. Et là, enfin, il revit, prend du plaisir et décroche son rêve de jouer contre le PSG. « Après cinq ans de galère, je vais vivre un match que des millions de Français aimeraient vivre. Ce sera le plus gros match de toute ma vie et le plus beau ».
Le Recrutement des Jeunes Talents au PSG
Le PSG dispose d'une cellule de recrutement structurée, chargée de détecter les jeunes talents en France et à l'étranger. Les recruteurs du club observent attentivement les performances des jeunes joueurs dans les clubs amateurs et professionnels, et les invitent à participer à des journées de détection. Le club s'appuie également sur un réseau de collaborateurs et d'observateurs pour identifier les meilleurs joueurs potentiels.
Leonardo s'est séparé de toute la colonie portugaise mise en place par Henrique. Quant à Klein, il bosse essentiellement sur Wyscout (plateforme d'analyse utilisée pour le recrutement) et observe des moins de 17 ans. Personne n'a été remplacé.
Douze des vingt joueurs qu'il a recrutés pour le PSG arrivaient d'Italie. En trois saisons de direction sportive à Paris, au total, il a recruté douze joueurs provenant de ce pays sur les vingt achetés. Et parmi les huit restants, figurent David Beckham et trois Brésiliens (Alex, Maxwell et Lucas Moura). « Au Brésil, il fait confiance à Serginho, son ancien coéquipier à l'AC Milan, pour lui dire ce qu'il pense de tel ou tel joueur », raconte un agent qui le connaît bien.
Tableau : Exemples de Joueurs Observés par le PSG
| Nom du Joueur | Poste | Club Actuel | Potentiel |
|---|---|---|---|
| Alvin Arrondel | Défenseur Central | PSG CFA | Élevé |
| Yannis Takerboucht | Latéral Droit | Ancien joueur du PSG | - |
| Willem Pierre-Charles | Attaquant | GSI Pontivy | - |
Depuis le mois de juillet et le stage d'avant-saison à Stegersbach (Autriche), Carlo Ancelotti intègre régulièrement des jeunes issus de la pouponnière du PSG aux entraînements de son groupe professionnel. Alvin Arrondel (19 ans), défenseur central et capitaine de la CFA, a vécu d'autres moments aussi intenses en prenant place notamment sur le banc des remplaçants lors des matchs contre Arras en 32es de finale de Coupe de France, puis face à Toulouse au Parc des Princes en 16es de finale.
« Bien sûr que j'aimerais signer un contrat professionnel au PSG. Mon espoir est de multiplier les entraînements avec ces pros, tous ces grands noms. Ce sont d'immenses champions qui font tout ce qu'ils peuvent pour mettre les jeunes à l'aise », confie admiratif Alvin, lequel n'ignore surtout pas qu'il peut retourner à tout moment avec ses camarades de CFA. « Je n'oublie pas d'où je viens », dit-il, avec une humilité lucide.
La Stratégie de Leonardo et la Gestion des Talents
Leonardo, en tant que directeur sportif, a une vision claire de la gestion des talents au PSG. Il privilégie souvent les joueurs expérimentés et les opportunités de marché. Il estime que les entraîneurs doivent travailler avec les joueurs qu'on leur propose et se concentrer sur le développement de l'équipe.
Il estime que la méfiance favorise l'efficacité ; la séduction n'interdit pas la distance. D'une manière générale, le Brésilien évite les traces écrites. Limiter le nombre de personnes au courant de ce qu'il mijote est une autre de ses signatures. À Paris, un seul homme a sa confiance : son adjoint, Angelo Castellazzi.
« Leo estime que les entraîneurs n'ont pas à décider du nom des joueurs qui doivent renforcer l'effectif, qu'ils sont là pour travailler avec ceux qu'on leur propose », raconte un intime du PSG. « Il a été joueur de très haut niveau, il a une parfaite connaissance du jeu mais peut-être qu'il construit l'effectif comme si c'était lui l'entraîneur », raconte un agent qui a déjà collaboré sur plusieurs dossiers avec le patron du PSG.
Leo est un séducteur. Il s'appuie sur une surface financière assez large à Paris, mais encore faut-il être capable de convaincre les joueurs de s'engager dans un Championnat qui n'attire pas tout le monde.
Il n'a jamais fait une offre de transfert par écrit à un club, par exemple. À chaque fois, il les formule à l'oral ou les griffonne, lors d'une réunion, sur un bout de papier qu'il conserve précieusement. Le secret dans le business est sa façon d'avancer, d'optimiser ses chances de réussite.
Il s'adapte à ses interlocuteurs. Parfois, le charme n'agit pas. Sur les dossiers Tanguy Kouassi (qui vient de s'engager avec le Bayern Munich) et Adil Aouchiche (sur le départ), le Brésilien a échoué à convaincre. Le cas du défenseur central de 18 ans était pourtant prioritaire pour Paris cet été.
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Leonardo, directeur sportif du PSG (Image non contractuelle)