Jacques Mariot est une figure marquante, tant dans le domaine sportif que dans la vie publique. Sa biographie témoigne d'un parcours riche et diversifié, marqué par l'engagement et la passion.

Image illustrative du Handball
Un Athlète aux Multiples Talents
Jacques Mariot est fier de ses origines paysannes et c’est dans la ferme familiale de Port-sur-Saône qu’il a découvert le goût de l’effort pour se sculpter un corps d’athlète. Les foins, les moissons, la culture des pommes de terre et des betteraves, ça vaut toutes les salles de musculation…
Assez logiquement, quand Jacques Mariot découvre le sport, il explose les compteurs. En 1967, il devient champion de France junior de décathlon, lance le poids à 16,21 mètres et se classe cinquième des championnats de France junior du 110 mètres haies (13’’8) remporté par un certain Guy Drut, futur champion olympique en 1976 à Montréal.
Bref, cet instituteur sorti de l’école normale de Vesoul n’enseigne qu’un an, avant de mettre le clignotant direction Grenoble, pour préparer le CAPES et devenir professeur de gym, comme on disait à l’époque. Tout en jouant 3e ligne dans l’équipe universitaire de rugby, bien sûr.
Mais c’est au handball qu’il excelle. Il participe à l’aventure de l’ESB, à la découverte de l’élite, la Nationale 1 (1974-1975), affrontant le PUC, Gagny, Toulouse et le Stade Marseillais UC de Daniel Costantini.
Minute tactique # 5 : Départ long + changement de rythme
Engagement Municipal à Besançon
Fou de sport, Jacques Mariot est infatigable. Alors responsable de l’UFR-STAPS où l’on forme les futurs professeurs de sport, Jacques Mariot est sollicité en 2001 par Jean-Louis Fousseret pour intégrer la future équipe municipale. Le choix est judicieux sauf qu’on lui confie le… commerce et l’artisanat.
« On m’a dit que dans le sport, je connaissais trop le sujet et trop de monde » s’étonne toujours cet homme direct, honnête, dont le franc-parler va détonner dans un milieu où la franchise n’est pas la vertu cardinale : « Je n’ai jamais compris ce système bipolaire droite-gauche. Moi, je m’entendais tout aussi bien avec Claude Girard, un homme de droite, qu’avec Jean-Louis Fousseret. C’est invraisemblable. Comment peut-on nourrir une opposition aussi systématique que stérile ? Une bonne idée, c’est une bonne idée. »
Fier d’appartenir à la société civile, peu enclin à s’encarter au PS, Jacques Mariot, n’est jamais vraiment accepté par un « milieu » dont il ne conserve pas un souvenir impérissable même s’il a apprécié le contact avec les commerçants : « Si tu n’es pas dans le système, que tu ne copines pas et n’intrigues pas dans les réunions d’un parti, tu ne pèses rien. »
Satisfait d’avoir vécu cette expérience, d’être aussi passé à autre chose, il a cette réflexion à l’« Audiard » qui le résume assez bien « Moi, je serais plutôt le président du parti du bon sens. Je crois qu’il y a autant de cons à droite à gauche.