L'Italie et les Pays-Bas, deux nations phares du football, se sont affrontées à de nombreuses reprises au cours de l'histoire. Si un match amical sans enjeu sportif les oppose, il est intéressant de se pencher sur l'historique de ces rencontres et les défis que rencontrent actuellement ces deux sélections.
Un passé glorieux, un présent en reconstruction
Il y a de ça dix ans, l’Italie et les Pays-Bas disputaient une phase de poules difficile à l’Euro 2008. Avec la Roumanie et une bien faible équipe de France, les deux sélections avaient tiré leur épingle du jeu. Les deux équipes avaient échoué en quarts. Deux ans plus tôt, les Italiens étaient champions du monde. Deux ans plus tard, les Pays-Bas terminaient finaliste du Mondial 2010. Par la suite, en 2012, l’Italie s’inclinait en finale de l’Euro, deux ans avant une troisième place des Néerlandais au Mondial 2014.
Toutefois, ce sont bien deux bêtes blessées qui s’affrontent, dans le match amical des grands recalés de la Coupe du monde. Absentes en Russie, les deux sélections sont en pleine reconstruction. Les Italiens ont piteusement échoué en barrages contre la Suède (1-0 / 0-0), tandis que les Néerlandais ne sont même pas sortis de leur groupe, terminant derrière la France et… la Suède.
Pour tenter de laver cet affront historique, surtout pour l’Italie (les Pays-Bas ayant déjà manqué l’Euro 2016) les deux fédérations ont pris les choses en main, nommant un nouveau sélectionneur. Côté Néerlandais, exit Dick Advocaat, bienvenue Ronald Koeman. Chez les Transalpins, plus du très critiqué Gian Piero Ventura, place à Roberto Mancini. Deux nouveaux sélectionneurs, désormais parti pour un été sans compétition.
Il faut dire que ces deux nations phares du football, connaissent de difficiles fins de cycles.
Les Italiens ont dit adieu aux derniers vainqueurs du Mondial 2006 (Pirlo, De Rossi, Buffon) et la relève attendue, incarnée par Marco Verratti, Lorenzo Insigne, ou Alessandro Florenzi, ne semble pas encore avoir les épaules. La Squadra Azzura ne compte presque plus de star mondiale dans son effectif et ses meilleurs éléments, comme Bonucci ou Belotti, ont connu une saison compliquée.
Ainsi, Mancini a opéré plusieurs choix forts pour sa première tournée de matches amicaux à la tête de la Nazionale. Plus de Chiellini ni de Barzagli par exemple, mais les retours de joueurs comme Marchisio et Balotelli et la confiance accordée à Jorginho en font partie. L’ancien entraîneur du Zénith a par ailleurs décidé de sélectionner des élément neufs, plus jeunes, comme Simone Verdi, Mattia Caldara, Lorenzo Pellegrini ou Domenico Berardi. Avec pour objectif de se qualifier pour l’Euro 2020.
Pour les Pays-Bas, désormais menés par Ronald Koeman donc, le vide générationnel semble encore plus grand. Réputé pour ses techniciens, le pays batave a eu toutes les peines du monde à assurer la succession de Louis van Gaal, sélectionneur de l’équipe troisième du Mondial brésilien. Guus Hiddink, Danny Blind ou même Dick Advocaat, tous ont échoués.
Résultat, deux échecs en qualifications pour l’Euro 2016 et pour la Coupe du monde 2018. «La priorité de la fédération néerlandaise n'est pas le football»,avait martelé van Gaal, au moment de son départ pour Manchester United.
Seulement, ce dernier ne peut se targuer de pouvoir s’appuyer sur un vivier aussi riche que ses prédécesseurs. Dépendante de ses joueurs stars, Edwin van der Saar, Mark Van Bommel, Nigel de Joong, et jusqu’à plus récemment Robin Van Persie, Arjen Robben et Wesley Sjneider, la sélection néerlandaise est désormais en quête d’un leader.
Alors que la formation de l’Ajax est moins performante qu’autrefois et qu’une pépite se fait toujours attendre, Memphis Depay pourrait endosser ce costume. Rapidement catalogué comme future star mondiale, l’ailier formé au PSV a connu un passage difficile à Manchester United avant de se relancer à Lyon.
A ses côtés, Kevin Strootman, Patrick van Aanholt, Daley Blind et Stefan de Vrij font office de cadres. Rien de bien clinquant donc, laissant présager d’un futur difficile pour la sélection néerlandaise.
Pour les amateurs du championnat de France, ce match devrait avoir une saveur particulière. Outre le retour de Marco Verratti avec la Nazionale, c’est surtout l’affrontement entre deux des meilleurs artilleurs de Ligue 1 qui sera scruté.
D’un côté, Memphis Depay. L’attaquant de Lyon, recruté par l’OL en janvier 2017 a rendu une copie statistique impressionnantes cette année, malgré un jeu parfois décrié pour ses fioritures, son individualisme et son inconstance. En 54 rencontres toutes compétitions confondues, Memphis a inscrit 23 buts et délivré 16 passes décisives. Et avec 19 pions, l’ancien joueur de Manchester United s’est même classé troisième meilleur buteur de Ligue 1.
Une réalisation de plus que Mario Balotelli, buteur à 18 reprises en championnat, pour 27 buts toutes compétitions confondues. En sélection les deux joueurs sont en forme. Memphis Depay a délivré une passe décisive contre la Slovaquie quand Balotelli a marqué face à l’Arabie Saoudite.
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Les dernières confrontations
L'Italie a gagné ce lundi soir sur le terrain des Pays-Bas (1-0) lors de la deuxième journée de la Ligue des Nations. Trois jours après son nul contre la Bosnie-Herzégovine (1-1) à domicile lors de la première journée de la Ligue des Nations, l'Italie a rebondi en s'imposant à Amsterdam sur le terrain des Pays-Bas (1-0) grâce à un but de Nicolo Barella (45e+1). Pour cette deuxième rencontre, Roberto Mancini, le sélectionneur de la Squadra Azzurra, avait effectué sept changements dans son équipe de départ. Son choix a été payant face à une formation néerlandaise qui sortait d'un succès face à la Pologne (1-0).
Les coéquipiers du Lyonnais Memphis Depay, titulaire aux côtés de Wijnaldum et Promes, ont livré une première période trop timide pour effrayer des Italiens plutôt motivés. S'ils ont dû attendre le temps additionnel pour marquer par Barella impeccablement trouvé par Ciro Immobile - qui sait aussi faire des passes décisives -, les Azzurri, qui ont perdu Zaniolo sur blessure (remplacé par Kean à la 42e), ont eu plusieurs opportunités d'ouvrir le score par Insigne (17e, 35e) et Immobile (19e).
La seconde période a été plus équilibrée avec des occasions pour les deux formations mais des soucis d'efficacité dans les deux camps également. Côté italien, Insigne a vu Cillessen repousser sa tentative (53e) puis Kean a manqué une balle de match (90e +1) et Chiesa n'a pas non plus cadré (90e+6). Côté néerlandais, Van de Beek (55e), Depay (61e, 90e) et De Jong (84e) ne sont pas parvenus non plus à égaliser.
Le mois prochain, les hommes de Mancini se rendront en Pologne avant de recevoir les Pays-Bas qui devront se déplacer en Bosnie renversée à domicile par les Polonais ce lundi soir (1-2) avec des buts d'ex-joueurs de L1, Glik (45e) et Grosicki (67e), contre un penalty d'Hajradinovic (24e). L'Italie et les Pays-Bas n'ont donc pas réussi à se départager. Dès le retour des vestiaires, les Oranje ont mis une intense pression sur le but adverse, alors que la Squadra Azzurra a été parfois dangereuse en contre. Au classement, l'Italie perd sa première place, au profit de la Pologne.
Lors de leur dernier duel, l'Italie et les Pays-Bas s'étaient quittés sur un score de parité en Ligue des Nations (1-1, en octobre 2020). Lors de la petite finale de la Ligue des nations opposait l’Italie aux Pays-Bas ce dimanche 18 juin. Les joueurs de Roberto Mancini finissent troisièmes de la compétition grâce à leur succès contre les Oranje (3-2).
Désillusion pour les Pays-Bas. Les joueurs de Ronald Koeman avaient la chance de disputer le Final Four de la Ligue des nations à domicile.
Résumé du match Italie - Pays-Bas du 18 juin (3-2)
L’Italie a débuté ce match tambour battant en trouvant l’ouverture sur sa première occasion, grâce à Dimarco (1-0, 6’). Hors sujet en première période, les Oranje sont revenus avec de meilleures intentions. Ils ont d’ailleurs réduit l’écart sur un but malicieux de Bergwijn (2-1, 68’). Les joueurs de Ronald Koeman ont d’abord pensé réduire de nouveau le score grâce à Weghorst, réalisation finalement refusée pour une position de hors-jeu.
- 6’ : ⚽ L'OUVERTURE DU SCORE DE L'ITALIE Rasapadori décale Di Marco d'ne superbe talonnade dans la surface de réparation. Le latéral italien envoie un missile dans le petit filet opposé de Bijlow.
- 20' : ⚽ L'ITALIE DOUBLE LA MISE Di Marco est à l'initiative de l'offensive, en prenant son couloir, esseulé. Il sert Gnonto en retrait, qui manque son contrôle.
- 68' : ⚽ LA REDUCTION DU SCORE DE BERGWIJN Enfin, les Pays-Bas réagissent ! Gakpo mais le ballon dans la surface, Verratti dégage sur Bergwijn, seul, au second poteau. Il élimine son vis-à-vis d'une superbe crochet emmené de la semelle, et il vient tromper Donnarumma d'une frappe croisée dans le petit filet opposé.
- 73' : ⚽ CHIESA ENTERRE LE SUSPENSE Le nouvel entrant italien est servi en profondeur dans le couloir gauche. Il avance sereinement dans la surface de réparation, avant de tromper Bijlow d'une frappe croisée.
- 82' : ⚽ WEGHORST RELANCE LE MATCH Sur le coup franc, Koopmeiners voit sa frappe être déviée par le mur. Le cuir revient dans les pieds de Weghorst, qui trompe Donnarumma de près d'un subtil piqué.
- 89' : ⚽ WIJNALDUM REDUIT BIEN LE SCORE CETTE FOIS Le joueur du PSG, prêté à la Roma cette saison, est idéalement trouvé dans la surface de réparation. Il réalise un contrôle impeccable, avant de venir loger le ballon sous la barre transversale.
Les Italiens terminent troisièmes de cette Ligue des nations. Le réalisme des joueurs de Roberto Mancini a notamment fait mal en première période.
Coupe du Monde : L'Europe à la conquête du titre
La première édition de la Coupe du monde de football, qui se déroule en 1930 en Uruguay, n'a pas attiré un grand nombre d'équipes européennes. Les participants sont invités et n'ont pas à se qualifier, mais beaucoup sont rebutés par la distance à parcourir et le coût du voyage. La France fait néanmoins partie des nations en lice et c'est un Bleu, Lucien Laurent, qui fera entrer l'Europe dans l'histoire du football international en marquant le premier but de l'histoire du Mondial, après 19 minutes de jeu contre le Mexique.
Les deux Coupes du monde suivantes, organisées en Italie puis en France, sont marquées par le contexte politique de l'avant-guerre. Encore plus que l'Allemagne nazie, qui se sera surtout appuyée sur les Jeux olympiques de Berlin de 1936 pour essayer de prouver sa supériorité athlétique, c'est l'Italie fasciste qui profite de ces éditions du Mondial, qu'elle remporte toutes deux.
A domicile en 1934, la Squadra Azzura vient à bout de la Tchécoslovaquie. Grâce à un arbitrage curieusement favorable, diront certains. Et de l'autre côté des Alpes, quatre ans plus tard, les Italiens terrassent la Hongrie, une autre dictature alors dirigée par l'amiral Horthy. Deux mois avant le Mondial 1938 a lieu l'Anschluss. L'équipe d'Allemagne "avale" alors la talentueuse sélection autrichienne, débarrassée toutefois de son joueur vedette juif, Matthias Sindelar.
En 1950, le monde se remet à peine de la Seconde Guerre mondiale et l'Europe est un continent dévasté. La Coupe du monde se déroule cette année-là au Brésil, seul pays candidat, et en l'absence de nombreuses nations du Vieux Continent. L'Angleterre, qui n'a jusqu'alors jamais daigné participer, est en lice pour la première fois.
Un an après avoir marqué l'histoire du football en terrassant l'Angleterre à Londres sur le score de 6-3, l'équipe de Hongrie arrive grande favorite à la Coupe du monde 1954, organisée en Suisse. La sélection hongroise révolutionne le football en pratiquant un jeu très offensif. Elle se heurtera néanmoins à l'Allemagne de l'Ouest (RFA). Les deux pays s'affrontent d'abord au 1er tour et la star hongroise Ferenc Puskás sort blessée. Puis les deux équipes se retrouvent en finale dans la capitale suisse, pour une victoire 3-2 des Allemands. Ils trouveront dans ce match, resté dans l'histoire comme le "miracle de Berne" , leur première source de fierté nationale depuis la guerre. Pour les Hongrois, la déception est totale.
La Coupe du monde 1958, qui a lieu en Suède, a des accents britanniques, avec la présence historique des quatre nations constitutives du Royaume-Uni, qui concourent séparément dans les compétitions internationales de football. Le tournoi est toutefois davantage marqué par l'équipe de France : Just Fontaine marque la bagatelle de 13 buts, un record toujours d'actualité aujourd'hui dans le palmarès du football international. Les Bleus, qui peuvent aussi compter sur Raymond Kopa, n'échoueront qu'en demi-finale contre le Brésil, où figurent Garrincha et un jeune inconnu de 17 ans, Pelé. Les Auriverde écrasent les Français 5-2.
De l'avis général, le Mondial 1962, qui se déroule au Chili (dévasté par un tremblement de terre deux ans plus tôt), n'aura pas proposé un jeu aussi attrayant et offensif que lors des deux Coupes du monde précédentes. Le Brésil domine à nouveau les débats de la tête et des épaules, remportant un deuxième trophée consécutif. Le match du 1er tour entre le Chili et l'Italie passe tristement à la postérité, ayant ensuite été baptisé "la bataille de Santiago".
Inventé sous sa forme moderne par les Britanniques, le football et sa compétition reine se posent enfin sur le sol de Sa Majesté en 1966. L'Angleterre, qui a boudé les premières Coupes du monde puis enchaîné les contre-performances, ne rate pas le coche et peut brandir la Coupe reçue des mains de la reine à Wembley. Huit ans après le crash de l'avion du club de Manchester United, où ont péri plusieurs espoirs du football anglais, l'émotion est immense. La défaite a toutefois un goût amer pour l'Allemagne de l'Ouest finaliste, car un des buts anglais n'a en fait probablement pas passé la ligne de but.
Pour de nombreux amoureux de football, la Coupe du monde 1970 est la plus belle de l'histoire. Il est vrai qu'après deux éditions marquées par des matchs rudes et défensifs, le beau jeu est de retour, avec des rencontres à rebondissements. La demi-finale entre l'Italie et l'Allemagne est à cet égard un sommet. Menée toute la partie, la RFA égalise à la dernière minute, arrachant des prolongations. Elles seront les plus folles de l'histoire de la Coupe du monde, avec 5 buts marqués en 30 minutes, les deux équipes menant tour à tour jusqu'à la victoire des Italiens 4-3. L'Allemand Beckenbauer finit même la rencontre avec le bras en écharpe.
Vingt ans après celle initiée par la Hongrie, une nouvelle révolution footballistique est en marche en 1974, lors du Mondial organisé par l'Allemagne de l'Ouest. Elle vient des Pays-Bas. Emmenée par la star Johan Cruyff, parfaitement à son aise dans l'ambiance des années 70, l'équipe néerlandaise survole le tournoi. Elle pratique le "football total", une tactique où les joueurs ne sont pas assignés à une position particulière : ils attaquent et défendent tous ensemble comme un rouleau-compresseur. Mais comme les Hongrois en 1954, les Néerlandais vont se heurter à l'Allemagne de l'Ouest, qui oppose à leur vision "romantique" du football un réalisme à toute épreuve. Au 1er tour, un drôle de match a lieu à Hambourg : une confrontation RFA-RDA. A la surprise générale, elle tourne à l'avantage des Est-Allemands.
44 ans après l'Italie en 1934, une autre édition de la Coupe du monde se déroule, en 1978, dans un pays sous le joug d'une dictature. En Argentine, la junte militaire s'est emparée du pouvoir deux ans avant le Mondial et on sait aujourd'hui que des centaines de prisonniers politiques étaient enfermés dans des geôles à quelques encablures du stade Monumental de Buenos Aires, où eut lieu la finale. L'Albiceleste y remporte la première Coupe du monde de son histoire, contre une équipe des Pays-Bas qui essuie un deuxième échec consécutif. L'ambiance est délétère et les Néerlandais accusent les Argentins de délibérément retarder le coup d'envoi pour faire encore plus monter la pression de la foule.
Si l'Allemagne a marqué de son empreinte la Coupe du monde 1982, organisée par une Espagne tout juste sortie du franquisme, ce n'est pas tant pour sa défaite en finale contre l'Italie. C'est d'abord pour son "match de la honte" du 1er tour contre l'Autriche. Les deux équipes peuvent se qualifier en cas de courte victoire des Allemands. La Nationalmannschaft ouvre le score à la 10e minute et les deux sélections vont faire la passe à 10 pendant les 80 restantes. Les huées de la foule n'y changeront rien, le résultat est homologué (1-0). Deux semaines plus tard, en demi-finale contre la France à Séville, l'Allemagne se retrouve à nouveau au cœur du scandale. Le gardien Harald Schumacher assomme volontairement Patrick Battiston qui filait au but. L'arbitre ne siffle rien. S'en suit une rencontre à rebondissements, que les Français pensent d'abord gagner avant que la RFA ne revienne miraculeusement au score.
Au 1er tour, la France affronte le Koweït. Les Bleus dominent largement lorsqu'un but valable d'Alain Giresse est contesté par l'équipe adverse. A tel point que l'émir du Koweït descend sur la pelouse et convainc l'arbitre de l'annuler.
Plus que Michel Platini, qui joue sa dernière Coupe du monde, c'est l'Argentin Diego Maradona qui s'impose comme le joueur majeur du Mondial 1986. Un match particulièrement va asseoir sa légende : le quart de finale contre l'Angleterre. Devant les 115 000 spectateurs du stade Azteca de Mexico, il assomme à lui seul la partie. D'abord en marquant de la main au terme d'une action confuse. On parle aujourd'hui encore de "la main de Dieu". Puis en réalisant le "but du siècle", après avoir dribblé l'intégralité de la défense anglaise. Un coup de filou suivi d'un coup de génie.
En 1990, la Coupe du monde se déroule en Italie et les sélections présentes s'adaptent au style de jeu du pays hôte. Les gardiens et les défenseurs vont prévaloir et jamais le nombre de buts par match n'aura été aussi bas, avec des matchs ennuyeux se terminant aux tirs au but. A ce petit jeu, l'Allemagne de l'Ouest, qui joue sa dernière compétition avant la Réunification (qui interviendra trois mois plus tard), sera la plus forte. Au bout du suspense, les Allemands éliminent les Anglais en demi-finale, puis les Argentins en finale.
Aux Etats-Unis en 1994, la finale est un classique Brésil-Italie, remportée aux tirs au but par les Brésiliens. Les demi-finalistes malheureux sont, eux, des invités surprises. La Suède d'abord, qui perd de peu en fin de match contre les Auriverde. Et la Bulgarie ensuite, qui perd elle-aussi par un but d'écart contre l'Italie.
Quand commence son Mondial 1998, l'équipe de France dispose de trois références avec ses demi-finales perdues de 1958, 1982 et 1986. Cette fois, il n'y aura aucun accroc avec une victoire historique à la clé. La génération de Didier Deschamps - aujourd'hui sélectionneur - et de Zinédine Zidane obtient le Graal à domicile. Le 1er tour a été parfait, la suite plus difficile contre le Paraguay, l'Italie et la Croatie. La finale en revanche apparaît aujourd'hui presque facile, soldée par un 3-0 sans appel contre le Brésil de Ronaldo.
Pour la première fois organisé en Asie (en Corée du Sud et au Japon), la Coupe du monde 2002 est le théâtre de nombreuses surprises. Plusieurs favoris sont prématurément éliminés, dont la France, piteusement dès le 1er tour. L'Allemagne que personne n'attendait atteint la finale, remportée par le Brésil. Et, surtout, la Corée du Sud élimine successivement l'Italie et l'Espagne. Sauf que le pays hôte est bien aidé par l'arbitrage. But indument refusé et expulsion sévère pour les Italiens.
Dominé par les sélections européennes, la Coupe du monde 2006, qui se déroule en Allemagne, se termine par une finale France-Italie. Il s'agit du dernier match de Zidane avant sa retraite. Le n°10 des Bleus a survolé la compétition et peut finir sur un triomphe. Seulement voilà, après avoir marqué le seul but des Français, Zidane perd ses nerfs pendant les prolongations. Il répond aux provocations de l'Italien Materazzi et lui assène un coup de tête au plexus passé à la postérité. Zidane est expulsé.
En finale de la Coupe du monde 2010, qui se tient pour la première fois en Afrique (du Sud), ce sont probablement les deux meilleures équipes n'ayant encore jamais gagné la compétition qui s'affrontent : l'Espagne et les Pays-Bas.
Pour les Brésiliens, remporter le Mondial qui se déroule chez eux en 2014 est la seule option. La sélection est emmenée par Neymar - qui deviendra le joueur le plus cher de l'histoire avec son transfert au PSG en 2017 pour 222 millions d'euros - et la pression du public est immense. Elle sera d'ailleurs probablement en partie responsable de l'échec des Auriverde en demi-finale contre l'Allemagne, future gagnante du trophée. La Nationalmannschaft marche littéralement sur le pays hôte et le score s'achève sur un incroyable 7-1.
La Coupe du monde en Russie contribue à l'éclosion d'un grand talent : Kylian Mbappé. Le jeune français se distingue, notamment lors d'un huitième de finale disputé face à l'Argentine où il martyrise la défense adverse par sa vitesse. Mais surtout en finale, contre la Croatie, durant laquelle il inscrit un but et participe à la victoire française (4-2). Il devient au passage le deuxième plus jeune buteur de l'Histoire à inscrire un but dans une finale de Coupe du monde, derrière Pelé.
Battus après 120 minutes par la Croatie en demi-finale, les Hollandais ont fait un trait sur leurs chances de titre en Ligue des Nations. Mais ils voudront finir sur une bonne note, dimanche après-midi face à l'Italie, championne d'Europe en titre.
À l'occasion de ce match pour la 3e place, l'Oranje affronte une Squadra Azzurra, surprise en fin de match par la Roja jeudi.
Même s'ils disputent cette phase finale de la Ligue des Nations à domicile, les Néerlandais ont été battus en demi-finale par la Croatie. Ils ont même encaissé 4 buts à domicile face à une équipe au damier expérimentée.
3ᵉ lors de la Coupe du monde 2014, la sélection néerlandaise n'y arrive plus... Virgil Van Dijk, Frenkie de Jong et Memphis Depay sont pourtant talentueux et tentent de tirer leur équipe vers le haut, mais Ronald Koeman n'est pas vraiment en réussite avec ses hommes.
Battus par l'Argentine en 2022 (en quarts de finale), les Pays-Bas doivent réagir. Les qualifications pour l’Euro seront aussi compliquées après une lourde défaite contre la France (0-4) et un succès contre Gibraltar (3-0). Les matches contre la Grèce et l’Irlande en septembre seront cruciaux.
Un but de Joselu a condamné les Italiens en demi-finale (1-2). Championne du monde en 2006 et d'Europe 2020, l'Italie alterne le chaud et le froid. Rappelons qu'elle ne s'est pas qualifiée aux Coupes du monde 2018 et 2022.
En 2021, la Squadra Azzurra avait pris la 3e place de la Ligue des Nations à la Belgique (2-1). Elle a l'occasion de faire aussi bien cette année.
Lors des éliminatoires de l’Euro, les Italiens ont perdu contre l’Angleterre (1-2) et remporté une victoire contre Malte (2-0).
La Squadra Azzura reste sur six matches consécutifs sans défaite contre les Pays-Bas.
Premiers de leur groupe respectif lors de la première phase, les Pays-Bas et la Croatie se sont donné le droit de rêver à un titre et s’affrontaient pour une place en finale de la Ligue des nations. L'Italie s'est incliné contre l'Espagne en demi-finale Dans le choc des demi-finales de Ligue des nations, l’Espagne a pris le meilleur sur l’Italie (2-1) à Enschede (Pays-Bas). Pino avait ouvert le score avant une égalisation d’Immobile. Le but de la victoire est venu de Joselu en fin de rencontre.
Mancini : « Si mes joueurs ne s'amusent plus, c'est un vrai problème ! Les Pasy-Bas ont chuté contre la Croatie
