Cet article explore le monde du volley-ball, en mettant l'accent sur le championnat russe, les compétitions européennes et internationales, et les performances des équipes. Nous analyserons les dynamiques des matchs, les moments clés et les résultats marquants.

Parcours Européens et Internationaux
Les Slovènes en Demi-Finale
Les Slovènes ont brillamment atteint la demi-finale d'une compétition européenne. Lors de la phase de groupe à Ljubljana, ils avaient déjà affronté les Russes, les champions d’Europe 2017, et avaient pris la mesure de leurs hôtes en trois manches sèches (25-21, 25-21, 25-21).
Cependant, la rencontre en demi-finale a été différente. « Avec ce public, on savait qu’ils ne pourraient pas répéter leur prestation du 1er tour. On a réussi à bien mieux servir. » Les Russes ont commis plusieurs fautes de filet au cours du 4e set, permettant aux Slovènes de prendre le large (15-10 puis 19-14). Les Slovènes n'ont pas craqué sur la fin.
La Russie Championne d'Europe en 1991
La Russie est devenue championne d'Europe de volley messieurs, pour la première fois depuis 1991 et le dernier titre remporté par l'URSS, en battant l'Italie 3 sets à 1 (25-20, 25-22, 22-25, 25-17), à Copenhague. Ils mettent également fin à une malédiction qui les avait privés du sacre européen lors des vingt dernières années.
Les Russes avaient récolté trois médailles de bronze pour autant en argent, dont l'une avait été obtenue après une défaite en finale face aux Italiens en 2005. Deux ans plus tard, ils avaient été surpris à domicile par l'Espagne en finale. Lors des deux dernières éditions en 2009 et 2011, ils avaient par ailleurs raté la dernière marche du podium.
Les Azzuri, quant à eux, échouent une nouvelle fois en finale deux ans après celle perdue face aux Serbes à Belgrade. Mais les sextuples champions d'Europe (1989, 1993, 1995, 1999, 2003 et 2005) prouvent qu'ils restent une valeur sûre du volley après avoir déjà glané la médaille de bronze lors des JO de Londres et de la dernière Ligue mondiale.
Les hommes de Mauro Berruto n'ont néanmoins pas fait le poids face à la puissance de frappe de la Russie, incarnée par ses deux canonniers Dmitriy Muserskiy et Nikolay Pavlov. Menés de bout en bout lors des deux premières manches, les Transalpins ont eu une réaction d'orgueil dans la troisième, emmenés par leur pointu Luca Vettori. Dominateurs et plus solides, ils ont pris un avantage confortable dans le "money time" (21-24), concrétisé par une erreur de service de leurs adversaires.
Pas suffisant néanmoins pour empêcher la Russie de filer vers son premier titre continental depuis l'éclatement du bloc soviétique. Les hommes d'Andrei Voronkov se sont échappés au score dans la quatrième manche (14-10 puis 20-14) en mitraillant les Italiens par de services smashés et en redevenant dominateurs au contre.
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Coupe de France : Demi-Finale à Paris
Auteurs d’une demi-finale de haute volée, Chaumontais et Parisiens ont emballé le public de la salle Charpy, lors d’un match intense et haletant. Il y en aura des regrets au moment de faire le bilan cévébiste en fin du présent exercice. Et la demi-finale de coupe de France disputée à Paris, en fera indéniablement partie. Non pas que l’équipe parisienne ne méritait pas sa place en finale.
Des grimaces voire des pleurs parfois sur les visages chaumontais d’autant plus accentués au coup de sifflet final, que dans l’autre demi-finale, l’ogre tourangeau, lui aussi, avait plié à domicile face aux Niçois (2-3). Un résultat qui, sans manquer de respect aux Azuréens, vient donc augmenter l’indécision quant au prochain vainqueur du trophée. Mais les Haut-Marnais ne seront donc pas de la partie.
Comme souvent dans le jeu cette saison, il a manqué trop de détails pour rallier la dernière étape de la compétition. Ce match rejoint ainsi l’échec européen des Cévébistes face à Tel Aviv, dans un parcours pourtant ouvert jusqu’en finale en Challenge cup. Des regrets, Brett Walsh et ses coéquipiers viennent donc d’en ajouter à cette liste interminable cette saison.
Pourtant, difficile d’en vouloir énormément aux Chaumontais. Dans une demi-finale opposant deux formations vivant quasiment les mêmes difficultés, à égalité de points au classement de la Marmara Spikeligue pour un bilan similaire, et qui ont connu les mêmes mésaventures en coulisse avec un changement d’entraîneur en cours de route. De part et d’autre du filet, temps forts et temps faibles ont rythmé les prestations collectives.
Certaines individualités chaumontaises et parisiennes ont connu des passages à vide plus ou moins longues. Dans un match de foot, cette demi-finale se serait certainement finie aux tirs au but. Au volley, c’est le “tie-break” qui a décidé du vainqueur. A l’image des superbes prestations des deux “pointus” respectifs, dont le duel fut indéniablement la clé du match, Pierre Toledo, côté CVB 52, a longtemps tenu la corde, avant que Vasili Molotkov, côté Paris, ne vienne donner un avantage définitif aux siens, par une ultime série de services incroyable dans le cinquième set (6-8, puis 10-8), puis boucler l’affaire sur une dernière attaque (15-13).
Il reste pourtant encore une opportunité aux Cévébistes à saisir, dès avec la réception d’Ajaccio pour assurer leur maintien parmi l’élite.

Réactions et Perspectives
Juste après l’élimination en demi-finale de coupe de France à Paris (3-2), le manager général du Chaumont VB 52 Haute-Marne, Jiri Cerha, avait déjà les yeux rivés sur les prochains rendez-vous capitaux de son équipe.
Jiri Cerha (manager général du CVB 52) : « On a perdu ! C’est donc une frustration et une déception pour tout le monde. On sait que l’on a laissé échapper une occasion de rendre notre saison un peu plus enrichissante que prévue. Surtout lorsque l’on vient d’apprendre l’élimination de Tours par Nice dans l’autre match.
J. C. : « Le résultat aurait été inversé, Paris aurait eu la même réaction. C’était un duel entre deux équipes très proches l’une de l’autre, qui, lorsqu’elles jouent à ce niveau, peuvent avoir de lourds regrets pour leur saison. Certes, tout n’a pas été parfait chez nous. On a encore vu des approximations, des baisses de régime individuelles. Mais le match fut intense, entre deux formations d’égale valeur. C’était un match couperet et il fallait un vainqueur.
J. C. : « On va laisser le libre aux joueurs, avant de reprendre l’entraînement et la préparation pour le match d’Ajaccio dès . Il est important de délivrer aussi à nos garçons des messages positifs, quand ceux-ci ont réalisé un gros match, même s’il y a eu la défaite au bout. Désormais, le maintien est notre unique objectif, même si je n’oublie pas que les “play-in” sont encore abordables. Avec ce niveau de jeu affiché, je ne suis pas inquiet pour l’avenir direct du club.
J. C. : « Des opérations ont été mises en place pour l’occasion. A quatre jours du match, les deux-tiers de la salle sont déjà remplies. On espère qu’il y aura beaucoup de monde pour venir nous encourager.
Focus sur les Joueurs
- Pierre Toledo : Le “pointu” du CVB 52 a confirmé son retour en forme . Performant et régulier à l’attaque, il y a ajouté une belle qualité de service, du travail au “block” et même quelques gestes défensifs incroyables.
- Théo Durand (libéro) : Dans ce genre de match très serré, le libéro cévébiste amène souvent beaucoup d’énergie et se nourrit aussi de celle insufflée par ses coéquipiers.
- Lilian Le Meur (libéro) : L’implication de l’ex-Niçois n’est jamais feinte. Il prend plaisir à être sur le terrain et le démontre en se montrant solide en réception.
- Twan Wiltenburg : Le Néerlandais, au centre, symbolise la force du CVB 52, avec un gros travail au contre et une qualité de service flottant qui trouble assez souvent l’adversaire.
- Brett Walsh : Comme à son habitude, le capitaine chaumontais a soufflé le chaud et le froid sur cette rencontre.
- Alexandros Raptis : Très appliqué en réception dès le coup d’envoi, le Grec a rapidement su enchaîner avec de la réussite au filet.
- Jacob Pasteur : L’Américain a, une fois encore, reçu un nombre monstrueux de ballons d’attaque.
- Alex Saaremaa : L’Estonien continue d’alimenter ses statistiques avec des prestations plus que correctes.
Mondial 2022 de Volley
Le Mondial 2022 de volley, initialement prévu en Russie du 26 août au 11 septembre, aura lieu en Pologne et en Slovénie, avant que "d'autres nations européennes les rejoignent potentiellement". La Fédération internationale a par ailleurs annoncé que l'Ukraine allait remplacer la sélection russe parmi les nations participantes.
Le 1er mars, la FIVB avait retiré l'organisation de ce tournoi, prévu initialement en août et septembre, à la Russie après l'invasion militaire de l'Ukraine par les forces armées russes. La FIVB n'a pas précisé les dates de la compétition.
Elle a par ailleurs indiqué que l'Ukraine remplacerait dans le tournoi la Russie en vertu de son classement mondial, "le plus élevé parmi les nations non-qualifiées". La Russie, vice-championne olympique l'été dernier à Tokyo, avait été exclue du Mondial 2022 par la FIVB, qui avait suivi l'exemple d'autres fédérations internationales.
Le Comité international olympique (CIO) avait recommandé de bannir Russes et Bélarusses des compétitions sportives après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, avec l'aide de son allié, le Belarus.

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