L'Histoire et l'Impact de l'Iris Club de Croix dans le Football Régional

L'Iris Club de Croix est bien plus qu'un simple club de football. C'est une institution qui a toujours mis l'accent sur l'éducation, l'intégration sociale et le développement des jeunes talents. Découvrons ensemble l'histoire et les valeurs qui font la renommée de ce club.

Une École de Football Réputée

L'école de football de l'Iris Club de Croix regroupe près de 400 enfants. L'Iris-club de Croix a toujours fait référence en matière d'éducateurs. Pas étonnant, encore, que l'Iris soit fréquemment citée en référence dans la région...

« C'est, chaque année, l'un des moments forts de la saison, précise François Vilquin, le vice-président. Nous espérons la présence des parents de notre école de football. Une école qui représente près de 70 % de nos 550 licenciés... » Lundi soir, la salle Jacques-Brel était presque trop petite pour accueillir près de quatre cents personnes ! Face à eux, Carlos Da Cruz, le responsable technique du club, l'entraîneur de l'équipe fanion, et Jérémy Dos Santos, joueur de l'équipe première, responsable technique des jeunes.

Les Valeurs du Club

Le moins que l'on puisse écrire est que les deux hommes ont clairement établi les grands axes du club en matière de formation. « Jouer à l'Iris-club de Croix, c'est faire partie d'une manière de vivre qui encourage l'intégration et l'insertion sociale, lança Dos Santos, en préambule à son argumentaire. Le club offre aux enfants l'opportunité de développer leurs aptitudes, de nouer des amitiés et de s'apprécier mutuellement. »

Dos Santos développa ensuite le credo d'un club qui a toujours mené ses actions, principalement en direction des jeunes. « Le jeune pratiquant est placé au centre d'un véritable projet sportif pédagogique, vecteur de développement personnel et sportif. Une réussite Pour le responsable technique des jeunes Croisiens, « les qualités humaines sont devenues fondamentales. Produire des footballeurs, tous les clubs savent le faire par contre, produire l'homme que va devenir le joueur, voilà notre planche de salut. Tous ne deviendront pas professionnels, mais tous deviendront des hommes. »

Aux propos de Jérémy Dos Santos, succédèrent ceux de Carlos Da Cruz qui insista sur le fait que le travail croisien débuta il y a maintenant six saisons. La réussite du projet entrepris et l'ascension fulgurante du club prouvent que les valeurs croisiennes ne sont pas anodines. Patrice Weynants, le président de l'Iris, peut être fier de la réussite de ses techniciens.

Un Soir de Match Historique

Stationner dans le centre-ville de Croix est une vraie mission. Qui plus est un soir de match historique pour l’Iris Club (National 2) et à l’heure de pointe, celle où les trams ont systématiquement la priorité sur les véhicules engagés sur l’avenue de Flandres, qui relie Lille et la place de l’Opéra à Roubaix via La Madeleine, Marcq-en-Barœul, Villeneuve d’Ascq, Wasquehal et donc Croix. Une fois un stationnement improvisé, suivre les indications du speaker, crachées par les haut-parleurs du stade Henri-Seigneur, archi-comble depuis le milieu d’après-midi.

Les Défis et les Joies d'un Match Intense

Premier arrivé, premier parti : on joue depuis quatre petites minutes quand le capitaine de l’Iris déséquilibre un attaquant dijonnais sur le point de marquer. Olivier Thual est sans pitié : péno et rouge. Côté opposé, au pied de la MJC, dont le parvis est bondé, on s’interroge : « Ils ont encore droit à la double peine ? » Pas le genre d’injustice qui émeut Júlio Tavares. D’un contre-pied puissant, « Carolino » (si l’on se fie à la feuille de match) fait bondir le mini-parcage bourguignon et voler en éclats, déjà, les espoirs de supporters nordistes encore occupés à essayer de trouver un malheureux angle de vue autour de la main courante.

Dans la salle de tennis qui fait face à la tribune d’honneur et surplombe l’aire de jeu, Philippe se tient à l’écart. Sur le terrain, l’exclusion de Dia a contraint Giuseppe Bianco à une réorganisation de sa défense, déjà privée de ses quatre titulaires (Dos Santos, Carvalho, Zmijak, Derville), tous suspendus. À la buvette également, c’est le branle-bas de combat : confinée derrière le but de Clément Pétrel, côté halle couverte omnisports, la poignée d’ultras dijonnais doit de toute urgence être approvisionnée en boissons et en victuailles.

C’est à peu près tout ce que la buvette de fortune a à leur proposer : pour trouver plus goûteux, s’adresser au club house, équipé d’une véritable friterie, inaugurée pour l’occasion et désormais opérationnelle à chaque match. Le National avant l’heure ? « Il faut ce qu’il faut, commente sobrement « Phiphi ». On aime les frites dans le Nord, et puis ça marche bien. Bon, niveau choix, ce ne sera pas une vraie friterie, ils te feront une saucisse, une merguez, un mexicano à la rigueur, mais ça s’arrête là. »

L'Ambiance et les Réactions

Devant la salle, la jeunesse croisienne tente à sa manière d’inverser le cours du match. « Ça vient !, gueule-t-elle dès qu’un Dijonnais reçoit le ballon dos au jeu. Oh, Balmont, t’as pas de pieds ! » L’ancien du LOSC laisse alors ses pieds prouver leur existence, envoyant un pruneau que seule la moitié du stade a vu, mais qui refroidit un peu plus Henri-Seigneur. 2-0. « Des 25 mètres, Balmont il tire une lucarne, décrit un témoin. Les deux dirigeants sont soudain un peu moins seuls derrière leur table de kermesse. Car certains songent déjà à noyer leur déception. « À 2-0, c’est le bar maintenant » , replace un supporter au jean délavé à l’excès. Avant de désigner le coupable : « C’est l’arbitre qui tue le match. Il le pousse à peine dans le dos, faut arrêter une minute ! Quand on voit Fekir, le taquet qu’il met à Paredes l’autre jour… »

Sur le gazon synthétique, Ryad Habbas claque un petit pont et réchauffe les cœurs. « Lui, l’année prochaine, si tu montes pas en National, tu ne le vois plus » , prophétise Geoffrey, jeune dirigeant des U18 du club venu avec ses potes dès 13h. Sur le sol, les morceaux de plastique vert des trompettes distribuées à l’entrée se multiplient, comme les analyses transferts du monsieur mercato croisien : « Paris, il voulaient tout le monde cet hiver.

Récapitulatif du match
Événement Minute Joueur Équipe Score
Penalty et carton rouge 4 - Iris Club 0-0
But de Dijon - Júlio Tavares Dijon 0-1
But de Dijon - Florent Balmont Dijon 0-2
But de Dijon Temps additionnel Wesley Saïd Dijon 0-3

Analyse de la Première Période

Côté terrain, le chrono défile. Alex Rúnarsson passe l’essentiel de son temps à dix mètres de sa surface, n’y revenant que pour cueillir les quelques centres nordistes mal ajustés. Mi-temps. Tandis qu’Olivier Thual et ses assesseurs regagnent leur vestiaire sous la bronca de la tribune d’honneur, Carlos Da Cruz, l’homme qui a fait passer l’Iris de la PH au National 3, livre son analyse de la première période. « Mamadou Dia doit laisser marquer l’attaquant, tranche le technicien, toujours domicilié à 500 mètres du stade et venu - à pied, la bonne idée - voir jouer son fils, 18e homme. Ce qu’il leur manque ? Un joueur, déjà ! Automatiquement, devant, ils manquent de poids. Sinon, je verrouillerais un peu plus l’axe, Dijon passe trop facilement. Mais bon, chacun ses convictions. Après, je pense qu’il a bien fait de ne pas faire de changement tout de suite, certains joueurs seront fatigués en deuxième mi-temps. »

Réactions et Ambiance des Supporters

Antoine Kombouaré, lui, ne résiste pas plus longtemps à la tentation d’assister à un remplacement à l’ancienne, pancartes numérotées à la main, et lance Sony Kaba dès la reprise. Moment choisi par les ultras dijonnais pour brandir leur calicot « Chômeurs on tour » et entonner un chant de saison : « Vive le ven’, vive le ven’, vive le vendredi, le samedi on est bourrés et le dimanche aussi. » Le mardi aussi, visiblement.

À vingt mètres de là, Clément enrage. Membre des Dogues Virage Est, la principale frange d’ultras lillois, cet arbitre amateur prévient le stadier chargé de barrer l’accès au parcage : « Il y a plein de DVE, ça peut chauffer à tout moment. Leur bâche, elle peut vite sauter. » La raison de leur présence ? Florent Balmont, ancien de la maison losciste. « Balmont hooligan » , comme ils aiment à l’appeler « depuis qu’il a mis un coup de tête à un mec » . Habitué des stades et festivals nordistes, Tayeb, le stadier, se lance dans un partage d’expériences avec l’ultra. Et se fait systématiquement recevoir : « Lens ? Arrête, contre Nice y avait de l’ambiance aussi à Lille ! Le Vélodrome ? Arrête, y a plein de rats. J’ai un pote qui a fait une vidéo, l’autre fois. Des rats musqués, en plus ! »

Et Dijon ? Pour l’heure, ce qui attend Dijon, c’est un quart de finale de Coupe de France. La tonalité des trompettes s’est progressivement éteinte, jusqu’à ce troisième but signé Wesley Saïd au bout du temps additionnel. Corner pour l’Iris. Clément se précipite contre la main courante et beugle un « BALMONT HOOLIGAN » pour attirer l’attention du milieu dijonnais. En vain. Philippe, lui, quittera Henri-Seigneur avec la liquette de Fouad Chafik, destinée au musée du DFCO que ce fan dijonnais de toujours - « y compris quand le club s’appelait Cercle Dijon Football, avant 1998 » - tient depuis trois ans dans sa cave. Sa plus belle pièce ?

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