Pour la première fois de son histoire, l'équipe de France féminine de volley-ball s'est qualifiée pour les quarts de finale du Championnat du Monde. Les Bleues, menées par leur capitaine Héléna Cazaute, ont réalisé un exploit retentissant en terrassant la Chine (5e nation mondiale) en quatre sets, dimanche à Bangkok. Le score final de ce match historique est de 25-19, 27-25, 22-25, 25-20.
De retour au programme d'un Mondial après 51 ans d'absence, l'équipe de France féminine de volley a écrit l'une des plus belles pages de son histoire à Bangkok. Les Bleues sont venues à bout de la Chine en huitièmes de finale pour arracher une place dans le top 8 mondial, du jamais vu (Mondial et Jeux Olympiques confondus). Battues en trois sets secs par la même nation lors des JO 2024 à Paris puis en Ligue des nations plus tôt cet été, les coéquipières de la capitaine Héléna Cazaute ont pris une revanche éclatante en quatre sets (25-19, 27-25, 22-25, 25-20) contre les championnes olympiques 2016.
Elles affronteront le Brésil ou la République dominicaine pour une place en demi-finales.
France 🇫🇷 vs Chine 🇨🇳 | Huitième de finale
Un Match Plein de Rebondissements
Brouillonnes en attaque, les Chinoises ont parfaitement lancé les Bleues, beaucoup plus appliquées dans le premier set jusqu'à passer à +6 sur une amortie d'Iman Ndiaye après une énorme défense de Juliette Gélin (9-3). Les joueuses de César Hernandez ont résisté et assuré le gain du set sur une première main astucieuse de Nina Stojiljkovic, suivie d'une énième faute chinoise au service (25-19).
Mais le meilleur était à venir avec un énorme come-back tricolore dans la seconde manche. Menées, les Bleues ont arraché l'égalisation sur une attaque en force de Cazaute (21-21) avant de sauver trois balles de set grâce à Ndiaye (20 points), une attaque dans le filet de Yingying Li et un nouveau missile de Cazaute (22 points dont 2 aces). Amélie Rotar, excellente (18 points dont 2 blocks), a pris le relais dans la foulée avec une attaque et un block gagnant sur la centrale Yi Gao, prostrée à genoux, comme incrédule (27-25).
Vite dominées dans le troisième set, remporté par la Chine avec le réveil de Yuanyuan Wang (15 points) et Mengjie Wu (13), les Françaises ont montré leur mental dans la quatrième manche.
La Chine a effacé six points de retard (de 10-4 à 14-14) mais un 3-0 français a aussitôt chassé les doutes, ponctué par une nouvelle attaque gagnante de Rotar (17-14). Sous pression en fin de set, les Bleues se sont encore appuyées sur leur capitaine pour souffler (23-18) avant le point de la délivrance : un énorme contre de Lucille Gicquel, pointue remplaçante derrière Ndiaye sur Yingying Li.
Pour voir plus loin et atteindre le dernier carré, il faudra battre le Brésil - qui avait battu les Bleus au tie-break en phase de groupes - ou la République dominicaine qui s'affrontent à 15 h 30 ce dimanche.
Battue par la même nation lors des Jeux Olympiques de Paris 2024 et en Ligue des nations un peu plus tôt cet été, les Françaises ont pris leur revanche de la meilleure des manières face aux championnes olympiques 2016.
Pour la première fois de leur histoire, les Bleues, longtemps étiquetées comme l'équipe la moins performante des sports collectifs tricolores, vont disputer un huitième de finale, contre la Chine ou la République dominicaine, dimanche à Bangkok.
La jeune sélection entraînée par l'Espagnol Cesar Hernandez accomplit ainsi son objectif initial, mais le niveau affiché depuis une semaine en Thaïlande entretient l'espoir de réaliser un exploit au tour suivant, contre des adversaires réputées plus fortes.
Avec deux victoires pour une défaite - un crève-coeur au tie-break contre le Brésil, vice-champion du monde -, les Françaises, qui répètent vouloir aller le plus loin possible, ont été à la hauteur de leurs nouvelles ambitions.
Les trois précédentes participations des volleyeuses au Mondial, la dernière remontant à 1974, se sont à chaque fois terminées en fond de classement. En cas de succès probable des Brésiliennes contre Porto Rico, plus tard dans la journée, elles termineront deuxièmes de leur groupe.
Après avoir atteint en juillet la neuvième place de la Volleyball Nations League (sur 18 équipes) pour seulement sa deuxième participation à la compétition, l’équipe de France féminine, quart-de-finaliste des Euro 2021 et 2023, poursuit sa progression avec cette place en huitièmes de finale, la première de l’histoire du volley tricolore féminin, qui n’avait plus participé au Championnat du monde depuis 1974.
L’objectif affiché en arrivant en Thaïlande est d’ores et déjà atteint et la preuve que les partenaires d'Héléna Cazaute, dirigées depuis le début de cette saison internationale par l’Espagnol Cesar Hernandez, ont franchi un cap, notamment depuis le mois de mai.
"Les progrès sont importants, essentiellement liés au fait de jouer des matchs de haut niveau, ajoute Marc Francastel, directeur de la performance volley-ball de la Fédération Française de Volley. L’équipe avait besoin d’affronter les meilleures nations du monde, il faudra reproduire ça plusieurs années consécutivement pour continuer cette belle progression.
Ce qui est le cas sur ce Mondial, puisque Cesar Hernandez n’a pas hésité à bousculer les hiérarchies au sein du groupe en confiant davantage de responsabilités (et une place de titulaire) à des joueuses qui avaient peu (ou pas du tout) d’expérience internationale sur les grandes compétitions ou étaient jusqu’ici plus dans un rôle de remplaçantes, comme la passeuse Enora Danard-Selosse, la pointue Iman Ndiaye, Juliette Gelin ou les centrales Fatouma Fanguedou et Eva Elouga.
Avec bonheur pour l’instant, puisque la France est en huitièmes de finale, avec un affrontement à venir dimanche contre une équipe de Chine qui l’a battue deux fois 3-0 en plus d’un an, aux JO de Paris 2024 et lors de la VNL en juin, et a évolué depuis un an, comme le confie Cesar Hernandez : "C’est une équipe assez jeune, avec une nouvelle génération arrivée après les Jeux Olympiques de Paris, mais des joueuses qui ont évolué ensemble en U19 et U21, elles ont été championnes du monde (U21 en 2023).
Les atouts de cette formation, dont la passeuse Zixuan Zhang n’est pas majeure (17 ans), tandis que les réceptionneuses/attaquantes titulaires, Mengjie Wu et Yushan Zhuang, ont 22 ans ? "Elles ont de très bonnes centrales (Yuanyuan Wang et Yi Gao), assez grandes, donc très fortes au bloc, il faudra que les filles soient intelligentes pour éviter de se faire contrer.
Beaucoup plus expérimentée au niveau international que l'équipe de France - trois titres olympiques, deux médailles d’or mondiales - la Chine, 5e au classement FIVB (la France est 14e), fait logiquement figure de favorite de ce huitième de finale, dont le vainqueur affrontera celui de Brésil/République dominicaine, mais les Bleues ont des arguments à faire valoir, elles qui ont montré au premier tour face au Brésil, poussé dans ses retranchements, qu’elles pouvaient faire douter les meilleures.
"Nous sommes une équipe nouvelle dans ce top 16, la pression est forcément sur la Chine, c’est quelque chose que nous devons utiliser, explique l'entraîneur tricolore. En clair, réussir à tenir le score le plus longtemps possible dans chaque set et tenter de surprendre les jeunes Chinoises dans le money-time.
"Nous sommes sur une bonne lancée et on affronte une équipe avec des stars qui sont vachement jeunes. Je pense qu’on a peut-être un supplément d’âme par rapport à elles, l’équipe qui gagnera le match sera celle qui en voudra le plus et refusera la défaite, ce sera nous !" affirme avec ambition Juliette Gelin.
Vœu pieux et mission impossible ? "Nous entrerons sur le terrain sans peur et sans rien à perdre, décidés à faire notre job et à viser la victoire", répond Cesar Hernandez, qui, pour mieux se faire comprendre, nous transmet une image qu’il a montrée aux joueuses en arrivant en Thaïlande, sur laquelle est inscrit : Mission I’m possible.
60 Héléna Cazaute (22), Iman Ndiaye (20) et Amélie Rotar (18) ont cumulé à elles trois 60 points pour les Bleues et récompensé l'énorme travail défensif collectif.
Helena Cazaute au smash avec l'équipe de France de volley face à la Chine lors du Mondial 2025.

Les Chiffres Clés du Match
Voici un tableau récapitulatif des performances des joueuses françaises lors du match contre la Chine :
| Joueuse | Points |
|---|---|
| Héléna Cazaute | 22 |
| Iman Ndiaye | 20 |
| Amélie Rotar | 18 |
Historique du Volley Féminin aux Jeux Olympiques
Depuis l'introduction du volley-ball aux Jeux olympiques en 1964, plusieurs nations se sont distinguées dans le tournoi féminin. Découvrons ensemble le palmarès complet de cette compétition prestigieuse.
Domination Historique de l'Union Soviétique
Malgré son éclatement il y a plus de trente ans, l’Union Soviétique règne encore aujourd’hui sur le palmarès du volleyball aux Jeux olympiques. L'URSS a remporté quatre victoires dans le tableau féminin et trois chez les hommes. Au classement des médailles, l'URSS compte 12 breloques.
Autres Nations Titrées
Au total, 10 nations ont remporté une médaille d’or aux Jeux depuis l’intronisation du volley au programme olympique, en 1964. Le Brésil se classe deuxième avec deux victoires chez les femmes et trois chez les hommes. Les États-Unis suivent avec une victoire dans le tournoi féminin et trois dans le tournoi masculin.
La Chine, le Japon et Cuba l’ont chacun emporté trois fois, alors que la Russie, les Pays-Bas, la Pologne, la Yougoslavie et la France complètent ce palmarès. La Chine, la Russie et l’Italie en comptent 6, Cuba en a 5. Les États-Unis et le Brésil comptent 11 médailles.
Palmarès Détaillé du Tableau Féminin
- 1964 à 1980 : L'Ère Soviétique et Japonaise
- 1964 : 1. Japon, 2. URSS, 3. Pologne
- 1968 : 1. URSS, 2. Japon, 3. Pologne
- 1972 : 1. URSS, 2. Japon, 3. Corée du Nord
- 1976 : 1. Japon, 2. URSS, 3. Corée du Sud
- 1980 : 1. URSS, 2. Allemagne de l’Est, 3. Bulgarie
- 1984 à 2000 : L'Ascension de la Chine et de Cuba
- 1984 : 1. Chine, 2. États-Unis, 3. Japon
- 1988 : 1. URSS, 2. Pérou, 3. Chine
- 1992 : 1. Cuba, 2. Équipe unifiée de l’ex-URSS, 3. États-Unis
- 1996 : 1. Cuba, 2. Chine, 3. Brésil
- 2000 : 1. Cuba, 2. Russie, 3. Brésil
- 2004 à 2024 : La Domination Brésilienne et Américaine
- 2004 : 1. Chine, 2. Russie, 3. Cuba
- 2008 : 1. Brésil, 2. États-Unis, 3. Chine
- 2012 : 1. Brésil, 2. États-Unis, 3. Japon
- 2016 : 1. Chine, 2. Serbie, 3. États-Unis
- 2020 : 1. États-Unis, 2. Brésil, 3. Serbie
- 2024 : 1. Italie, 2. États-Unis, 3.

Audiences Record pour le Championnat du Monde de Volley Féminin 2025
Le Championnat du monde de volley féminin 2025, le premier au format élargi à 32 équipes, a réalisé des audiences sans précédent dans différents pays. En Chine, le tournoi a généré plus de 1,1 milliard de vues. Alors que plus de 500 millions de fans ont regardé CCTV5, la majorité des vues provient d’un autre canal : Volleyball World s’est associé à 20 streamers sur le réseau Douyin afin de diffuser le tournoi directement, générant 638 millions de vues et suscitant près de 31 millions d’interactions.
En Europe, la finale entre l’Italie et la Turquie a captivé près de 4 millions de téléspectateurs sur RAI 1, soit la quatrième audience sportive hors foot du pays en 2025, juste derrière la finale de Wimbledon. Les chiffres sont encore supérieurs en Turquie avec quelque 4,5 millions de téléspectateurs, plus que pour la finale de la Ligue des champions.
« Le Championnat du monde féminin 2025 a véritablement démontré l’attrait universel du volleyball, insiste le président de la FIVB, Fabio Azevedo. Ces chiffres reflètent le lien toujours plus fort entre notre sport et son public mondial (..) et nous sommes convaincus qu’ils continueront à augmenter.
Le PDG de Volleyball World, Ugo Valensi, partage cet enthousiasme : « Avec ce championnat du monde, nous avons montré que le volleyball peut montrer la voie en matière de diffusion sportive. En combinant une production audiovisuelle de classe mondiale avec une narration innovante via les streamers et les plateformes numériques, nous établissons une nouvelle norme en matière d’engagement des fans. Il ne s’agit pas seulement de créer un public, mais aussi des communautés qui vivent et respirent ce sport.