Le football, sport universel, est parfois le reflet de tensions géopolitiques. Les rencontres entre la Palestine et d'autres nations, notamment Israël, sont chargées d'histoire et d'émotion.

Un match historique à Gaza
La Palestine a accueilli, pour la première fois de son histoire, un match international de football. Les Palestiniens ont rencontré, le 26 octobre au stade Ram de Gaza, la Jordanie en match amical.
Depuis la reconnaissance, en 1998, de la Fédération palestinienne de football par la FIFA (fédération internationale), l'équipe nationale évoluait à "domicile" en Jordanie ou au Qatar et s'entraînait en Egypte.
Le stade Ram, rénové, a été inauguré pour l'occasion par Sepp Blatter, président de la FIFA. Les travaux de mise en conformité avec les standards internationaux ont été financés par la fédération internationale.
"Il est très important pour la FIFA que les pays soient capables de disputer leurs rencontres à domicile, dans leur propre stade", a expliqué Pekka Odriozola, porte-parole de la FIFA.

Les défis et les obstacles
Mais la situation de la bande de Gaza, toujours soumise au blocus israélien, pourrait compliquer la tâche de la FIFA.
L'équipe palestinienne a connu des difficultés pour se déplacer pour ses rencontres à l'extérieur. La formation a ainsi récemment manqué un match de qualification pour la Coupe du monde à Singapour, à cause de restrictions imposées par Israël qui ont empêché 18 joueurs et responsables vivant dans la bande de Gaza d'obtenir des permis de voyager.
La FIFA avait refusé que la partie soit rejouée et la Palestine, qui occupe actuellement le 180e rang (sur 207) du classement international, avait finalement perdu 3-0 sur forfait.
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Le football comme vecteur d'espoir et de revendication
Le football est bien plus qu'un simple jeu dans cette région du monde. Il représente un espoir, une fierté et une plateforme pour exprimer des revendications.
Pour la première fois depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, la sélection palestinienne a joué un match, ce jeudi. Elle a fait nul face au Liban (0-0) à Sharjah, aux Emirats arabes unis, dans le cadre des qualifications pour le Mondial 2026.
Les footballeurs palestiniens ont fait match nul (0-0) face au Liban ce jeudi à Sharjah, aux Emirats arabes unis, dans le cadre des qualifications pour le Mondial 2026 de la zone Asie. Il s'agissait de leur première rencontre depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas.
En raison du conflit en cours à Gaza, la Palestine disputera de son côté tous ses matchs "à domicile" loin de son territoire. Elle affrontera ainsi l'Australie au Koweït la semaine prochaine.
Avant le début du match, les 22 joueurs se sont réunis au centre du terrain pour une minute de silence en hommage aux victimes du conflit.
Mahmoud Sarsak : un symbole de la lutte palestinienne
Pendant que l'Euro 2012 bat son plein, un autre match, autrement plus important, se joue en Israël.
Espoir de toute une nation, le footballeur palestinien Mahmoud Sarsak serait aujourd'hui entre la vie et la mort, enfermé dans une prison israélienne, rapporte Le Monde.fr.
Originaire de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le petit Mahmoud a toujours rêvé de devenir footballeur professionnel. Encore adolescent, il joue déjà pour la sélection nationale gazaouie.
Très vite, il tape dans l'oeil des recruteurs de Batala, un camp de réfugiés dont l'équipe est l'une des plus brillantes des territoires palestiniens.
Le 22 juillet 2009, le transfert, pourtant concrétisé, s'arrête net au terminal d'Erez. Le considérant comme un "combattant ennemi", les forces israéliennes l'arrêtent sur-le-champ, avant de le placer en détention administrative.
"Personne ne sait quel crime a commis Mahmoud Sarsak, étant donné qu'aucune charge ne lui a été présentée, ni à lui, ni à son avocat", explique au Point.fr Deborah Hyman, chercheur pour Amnesty International en Israël et dans les territoires palestiniens.
Autres joueurs palestiniens détenus
Outre Mahmoud Sarsak, deux autres joueurs palestiniens, le gardien de l'équipe olympique Omar Abou Roïs, 23 ans, et Mohammad Nimr, 22 ans, qui joue pour le club du camp de réfugiés d'al-Amari à Ramallah, ont tous deux été arrêtés en février par l'armée israélienne. Ils sont depuis "détenus sans inculpation ni jugement".

Grève de la faim et soutien international
Craignant de tomber dans les oubliettes de l'histoire, le joueur recourt à la dernière arme de prisonniers palestiniens : la grève de la faim.
Mahmoud Sarsak se joint aux quelque 1 600 détenus palestiniens réclamant l'abolition de la détention administrative et de l'isolement carcéral, deux pratiques considérées comme illégales au regard du droit international.
Mardi, Mahmoud Sarsak a bénéficié d'un soutien de poids en la personne d'Éric Cantona. Le même jour, le président de la Fifa, Joseph Blatter, a exhorté la Fédération israélienne (IFA) à intervenir en faveur des joueurs palestiniens "détenus de manière prétendument illégale", évoquant le sort de Mahmoud Sarsak.
Victoire historique en Coupe d’Asie des nations
C'est historique ! À plus de 2 000 kilomètres de Gaza, une victoire va donner du baume au cœur à tous les Palestiniens. Leur équipe nationale s'est imposée 3-0 ce mardi 23 janvier à Doha en match de groupe de la Coupe d’Asie des nations.
Grâce à cette victoire, les Palestiniens terminent troisième de leur groupe composé de Hong-Kong, les Émirats arabes unis et l'Iran.
Cette rencontre qui intervient dans le contexte que l'on connaît a été marquée par quelques événements. Tout d'abord, Avant la rencontre, une minute de silence dédiée aux victimes de la violence avait été perturbée par les cris de "Libérez la Palestine !".
La Palestine a doublé la mise juste après la pause (48e) par Zeid Qunbar, sur une nouvelle passe décisive de Battat depuis son côté droit. Il manquait cependant encore un but aux Palestiniens pour s’assurer la place qualificative pour les huitièmes.
Néanmoins, une dernière frayeur a parcouru le corps des joueurs puisque dans le temps additionnel, l’arbitre a accordé un penalty à Hong Kong pour une main de Battat confirmée par la VAR.