Histoire du Handball Féminin Marocain: Évolution et Compétitions

La Fédération Royale Marocaine de Handball (FRMH) joue un rôle central dans le développement et la promotion du handball au Maroc et en Afrique. Cet article explore son histoire, ses initiatives et ses contributions significatives au sport.

Événements et Compétitions

Laayoune a accueilli la 45ème édition du Championnat d’Afrique des clubs champions de handball (hommes et dames) du 10 au 19 octobre. Ce tournoi a été organisé par la Fédération royale marocaine de handball (FRMH), sous l’égide de la Confédération africaine de handball (CAHB). La Tunisie participe aussi à la 45ème édition du Championnat d’Afrique des clubs champions de handball. Elle est représentée par l'Association sportive féminine de Sfax.

Suspense autour de la CAN

Le suspense s’amplifie sur l’organisation des éditions 2022 et 2024 de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) séniors hommes qui devraient respectivement se dérouler au Maroc puis en Algérie. La brouille diplomatique entre le Maroc et l’Algérie a poussé la Cahb à retirer l’organisation de la plus grande compétition du handball masculin du continent à ces deux pays.

Réuni en session extraordinaire par visioconférence, le Conseil de la Cahb a examiné les conditions de préparation et d'organisation de la 25 e édition de la CAN hommes seniors prévue pour 2022, au Maroc, et de la 26e édition prévue pour 2024, en Algérie. Quoique les efforts aient été déployés pour éviter le boycottage par certaines équipes participantes, le Conseil a constaté avec un profond regret que des divergences persistent et sont de nature à mettre en péril le bon déroulement des compétitions.

Si la Fédération congolaise de handball souhaite ardemment, par le biais de son président, Ayessa Ndinga Yengue, que les Diables rouges participent coûte que coûte à cette grand-messe du handball africain, le ministère des Sports a posé son veto et pense que l’équipe n’est pas prête techniquement. La décision de la Cahb constitue, à cet effet, une véritable aubaine pour la sélection congolaise qui avait déjà débuté les préparatifs. Etant donné que la compétition n’est pas annulée et le nouveau pays hôte n’est pas encore connu, le Congo devrait affûter ses armes afin de se repositionner et participer à la compétition. La présence des Diables rouges à la CAN 2022 entraînera, sans nul doute, la confirmation du handball congolais sur la scène continentale.

Coopération Internationale

La Fédération Béninoise de Handball a signé un protocole d’accord avec la Fédération Royale Marocaine de Handball. Les objectifs du présent protocole sont d’œuvrer conjointement au renforcement du niveau du handball dans les deux pays, lequel repose sur trois piliers essentiels indissociables :

  • Une bonne politique de développement sportif
  • Une forte implication des acteurs à la base
  • Une grande mobilisation des ressources

Les deux parties s’engagent à unir leurs efforts de coopération dans les domaines d’actions suivants jugés prioritaires mais non limitatifs : la formation (des cadres techniques, administratifs, et des joueurs), les échanges d’expériences, l’arbitrage et les équipements divers. Le Maroc et le Bénin entretiennent de bonnes relations depuis de longues dates.

Relations Maroc-Tunisie

En effet, ces derniers mois, le Maroc et la Tunisie ont repris des contacts de haut niveau. Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, avait rencontré, en France, l’ancien ministre tunisien des Affaires étrangères.

Boycott Algérien

Pour rappel, l’Algérie boycotte régulièrement les manifestations sportives continentales organisées dans les villes du Sahara. En 2020, le voisin de l’Est s’était retiré de la Coupe Africaine des Nations de Futsal, à Laayoune. Le président algérien n’a pas caché, la semaine dernière, sa déception face à l’isolement de son pays en Afrique, notamment sur la question du Sahara. «L’Union africaine s’est banalisée», a estimé Abdelmadjid Tebboune, samedi 4 octobre, dans une interview accordée à des médias locaux.

Infrastructures Sportives au Maroc

Le Maroc, véritable attraction en matière de football aujourd’hui, a eu une vision grandeur nature avec les plus hautes autorités du pays misant sur la formation et surtout les infrastructures. Avec six stades aux normes internationales et une impressionnante logistique, le royaume chérifien peut aisément candidater pour organiser n’importe quelle compétition internationale.

Une grande caravane de presse appelée « Média tour », composée de journalistes africains ont séjourné dans les plus grandes villes du Maroc pour visiter les six grands stades du pays. Ces infrastructures impressionnent. De Rabat à Casablanca en passant par Tanger, Agadir, Marrakech et Fèz, les stades se laissent apprécier.

Après avoir visité le paradisiaque Complexe Mohamed VI de Salé Rabat, l’un des plus beaux au monde selon Infantino, « Média tour » s’est ébranlé à Agadir, un peu plus au centre du pays. Dans cette ville, le Grand stade impressionne. Le coût de l’entretien par an de ce joyau est estimé à 1 million d’euro, soit plus de 650 millions FCFA.

Le cap a été ensuite mis sur la ville ocre du Maroc, Marrakech. Son Grand stade doté d’un gazon naturel, peut accueillir plus de 42 000 spectateurs avec 32 accès gradins et un tartan classique de catégorie A. Son éclairage est de 1800 lux verticales, 2500 lux horizontales et un écran d’affichage principal de 84 m2 d’une résolution de 2 cm2. Le Grand stade de Marrakech comme les autres d’ailleurs, disposent de terrains annexes d’entrainement pour les équipes en compétition.

« Nous avons six stades homologués par la CAF et la FIFA car le Maroc a souvent été candidat à l’organisation de la Coupe du monde. Ces six stades répondent à tous les standards internationaux ». « Le Maroc nous a ouvert ses portes et nous a exprimé tout son amour. Le tournoi est très bien organisé, les installations sont parfaites, la pelouse est bonne et le temps est agréable », s’est exprimé le maître à penser des Merengue.

Fèz, Casablanca, Tanger et Rabat disposent également de ces bijoux de dernières générations qui font du Maroc, une grande Nation de football. En plus de ses installations sportives impressionnantes, le Maroc dispose d’un réseau routier, hôtelier et des destinations touristiques à couper le souffle. Sur le trajet « Média tour », tout le potentiel touristique a été mis en lumière. Beaucoup de célébrités du sport, de la culture ou de la musique ne se privent pas pour y passer des vacances.

Le réseau ferré marocain captive. Le TGV, le premier du continent, fonctionne permanemment et joint pratiquement le nord au sud à un temps record, le tout couronné par 15 aéroports de dimensions internationales. Depuis 1988, le royaume Chérifien n’a plus organisé de CAN. Il a manqué de peu pour que la première Coupe du monde de la FIFA organisée en Afrique lui soit attribué en 2010. Depuis lors, plus de CAN ni de mondial alors que le potentiel est là. L’autre corde dans l’arc du Maroc est la sécurité. L’Etat y veille car doté d’une grande expertise selon la Fédération royale de football.

Infantino : Les infrastructures du Maroc placent le Royaume parmi l’élite mondiale du football

L´invité : des infrastructures sportives, outils de développement

Tableau Récapitulatif des Infrastructures Sportives

Ville Stade Capacité Caractéristiques
Rabat Complexe Mohamed VI N/A Infrastructures modernes
Agadir Grand Stade d'Agadir N/A Coût d'entretien : 1 million d'euros par an
Marrakech Grand Stade de Marrakech 42 000 Gazon naturel, éclairage de 1800 lux
Fès N/A N/A Infrastructures modernes
Casablanca N/A N/A Infrastructures modernes
Tanger N/A N/A Infrastructures modernes

Controverses et Départs

Vahid Halilhodzic, l'ancien entraîneur franco-bosnien, a exprimé son amertume après avoir été démis de ses fonctions de sélectionneur du Maroc, ce qui l'a privé de participer au Mondial 2022, où les Lions de l'Atlas ont brillé.

Domination de l'Angola

En termes de palmarès, l’Angola domine largement la compétition avec 15 titres. Les Angolaises, surnommées les ‘Panthères Noires’, ont été couronnées à plusieurs reprises : 1989 1992 1994 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2016 2018 2021 2022

Victorieuse lors de 15 des 18 dernières Coupes d’Afrique des nations, l’équipe nationale est clairement la reine d’Afrique. Régnant sans partage au niveau continental, les « Perolas » (les Perles) ont remporté 15 des 18 dernières Coupes d’Afrique des nations. C’est un résultat qui en dit long.

Au Mondial féminin 2023 de handball, remporté par les Bleues en décembre, l’Angola est l’une des rares formations, avec la Norvège, quadruple championne du monde, à avoir posé de réels problèmes à l’équipe de France.

Autres Équipes Notables

Derrière l'Angola, d'autres nations ont marqué l'histoire du handball africain :

  • Congo: Avec quatre titres (1979, 1981, 1983, 1985), le Congo a dominé une époque, mais n’a plus atteint la finale depuis. Elles ont tout de même décroché la médaille de bronze en 2006, 2008 et 2022.
  • Tunisie: La Tunisie occupe la troisième place avec trois titres. 2014 a été le retour des tunisiennes, premières médaillées d’or de l’histoire du handball africain, longtemps restées loin du trophée.
  • Côte d’Ivoire: En 1987 à Rabat au Maroc, c'était le tour des ivoiriennes de prendre la médaille d’Or. Mais, en 1989, elles sont surprises par les Angolaises qui ont fait une remontée fulgurante. Elles sont deuxièmes derrière les Angolaises en 1994 avant de remporter triomphalement la Coupe d’Afrique en 1996. C'était le dernier sacre des Ivoiriennes.

Malgré sa contre-performance depuis plus d’une décennie, l’équipe congolaise demeure parmi les cinq meilleures équipes du palmarès du handball continental à côté de l’Angola, la Tunisie, la Côte d’Ivoire et le Nigeria.

Évolution du Handball Africain

La première Coupe d'Afrique des nations (CAN) de handball féminin a été remportée par l’équipe tunisienne en 1974, puis en 1976, talonnée de près par les Congolaises qui ont décroché cette année-là la médaille d’argent. Ces dernières ne sont pas restées en seconde place bien longtemps avant de détrôner le titre à leurs adversaires en 1979.

Mais, en 1989, elles sont surprises par les Angolaises qui ont fait une remontée fulgurante. Elles sont passées de l’avant-dernière place (5e) occupée au classement durant deux éditions successives (1985 et 1987), au top du classement final.

En 1991, l’Angola a perdu sa place de favorite en faveur du Nigeria mais est revenu au-devant de la scène l’année suivante (1992) puisque la Cahb avait décidé d’organiser ses compétitions les années paires.

Pendant ce temps, les Congolaises n'ont pas baissé les bras. Le handball, qui était alors joué en plein air par équipes de onze, est apparu comme sport de démonstration aux J.O. d'Amsterdam en 1928.

C’est à cette occasion que fut fondée la Fédération Internationale de Handball Amateur (F.I.H.A). En 1936, alors que la F.I.H.A compte déjà 23 pays affiliés, ce sport entre au programme des Jeux Olympiques de Berlin. Six nations participent à la compétition : Allemagne, Autriche, Suisse, Hongrie, Roumanie et Etats-Unis.

Deux ans plus tard, l'Allemagne organise les premiers Championnats du Monde à Onze et à Sept et remporte les deux titres. Après la Seconde guerre mondiale, le handball disparaît du programme des Jeux olympiques d'été : il faudra attendre les Jeux de Munich en 1972, pour que le hand à sept soit inscrit au programme des J.O. pour les hommes. La même épreuve apparaîtra pour les femmes aux Jeux de Montréal, en 1976.

En 1946, huit fédérations nationales fondent à Copenhague l'actuelle Fédération Internationale de Handball (I.H.F.). En 1954, le jeu à sept fait son entrée en compétition officielle et détrône rapidement le jeu à onze.

Le handball se pratique avec un ballon mesurant de 58 à 60 cm de circonférence et pesant entre 425 et 475 grammes pour les hommes. Les femmes utilisent quant à elles un ballon de 54 à 56 cm de circonférence pesant entre 325 et 400 grammes.

Chaque équipe se compose de sept joueurs : un gardien de but et six joueurs de champ répartis en deux ailiers, deux arrières, un demi-centre et un pivot. Le but du jeu consiste à marquer dans le but du camp adverse, en lançant le ballon à la force du bras, de l'extérieur de la surface de but (située à 6 mètres du but). A noter : un attaquant peut toutefois sauter au dessus de cette surface, à condition d’avoir effectué son tir avant de retomber. Chaque but rapporte un point.

Les différentes sanctions du jeu de handball sont :

  • l’avertissement ou carton jaune : il sanctionne les premières fautes virulentes de défense
  • l’exclusion temporaire de 2 minutes : elle sanctionne les attitudes et gestes anti-sportifs et les défenses virulentes ne portant pas atteinte à l'intégrité physique ; le fautif sort pendant deux minutes et laisse son équipe jouer à un de moins pendant cette période A noter : si un joueur est exclu trois fois durant la partie, il est définitivement exclu.
  • la disqualification directe ou carton rouge : elle sanctionne un joueur ayant reçu 3 exclusions de 2 minutes ou ayant commis un acte antisportif ou une faute grave ; cette sanction entraîne une exclusion définitive du joueur, remplaçable deux minutes après son exclusion
  • l'expulsion : elle punit un coup volontaire particulièrement violent envers toute personne de l'environnement (joueur, arbitre, spectateur...).

Les filles tricolores du handball font craquer les parquets comme personne, ÀBLOCK! prend la balle au bond et vous raconte les prémices de ce sport conjugué au féminin. On raconte que le handball est né au Danemark, en 1898, sous le nom de « haandbold », dont les règles auraient été imaginées par un certain Holger Nielsen. Et devinez quoi… Il s’agissait alors de l’adaptation d’un sport féminin ! Et oui, en 1919, monsieur Schellenz s’inspire du « torball », une discipline pratiquée par les femmes allemandes, pour créer un nouveau sport : on le joue à la main, sur un grand terrain extérieur, avec un ballon de la taille d’une balle de foot.

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