Ligue des Champions : Le PSG se qualifie difficilement face à Monaco

Publié le 25 février 2026 à 16h00, mis à jour le 25 février 2026 à 23h37

Accroché par Monaco (2-2), le Paris Saint-Germain s'est qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, ce mercredi 25 février. Mais, comme lors du match aller, les joueurs de Luis Enrique ont énormément souffert et ne doivent leur salut qu'au carton rouge reçu par leurs adversaires.

En dix minutes, Monaco a tout perdu. Pourtant loin d'être ridicule, et supérieur tactiquement pendant une mi-temps sur la pelouse du Parc des Princes ce mercredi 25 février, le club de la Principauté a une nouvelle fois été plombé par son indiscipline.

Le jeune Mamadou Coulibaly a écopé de deux avertissements synonymes d'exclusion, le premier - indiscutable - pour un tacle en retard sur Nuno Mendes (55'), le second - plus sévère - pour une intervention non maîtrisée sur Achraf Hakimi (58'). Sur le coup franc qui a suivi, le PSG a retrouvé la lumière grâce à son capitaine Marquinhos (1-1, 60'), surgissant pour reprendre un excellent centre de Désiré Doué, puis grâce à Khvicha Kvaratskhelia, opportuniste après une frappe repoussée par Philipp Köhn (2-1, 66').

Pourtant, en dehors de ce quart d'heure en enfer, Monaco a plus que rivalisé face au tenant du titre. Mordants dans les duels et bien organisés à la perte du ballon, les joueurs de Sébastien Pocognoli ont livré un premier acte d'excellente facture. Ils ont été récompensés de leurs bonnes dispositions par un joli but de Maghnes Akliouche, bien servi par... Mamadou Coulibaly (1-0, 45'). En face, les pensionnaires du Parc des Princes n'ont véritablement été dangereux que sur une frappe surpuissante de Bradley Barcola qui a trouvé la barre (41').

Mais les coéquipiers d'un Lamine Camara omniprésent n'ont jamais lâché. Souvent arc-boutés dans leur surface, ils ont fait preuve d'une belle solidarité, malgré les événements contraires. Mieux, ils sont parvenus à s'offrir quelques dernières secondes de folie, lorsque l'entrant Jordan Teze a converti en but un centre mal repoussé de Simon Adingra (2-2, 90').

Et quelques instants plus tard, sur un ultime coup franc, ils sont passés à un souffle d'égaliser sur l'ensemble des deux confrontations - et ainsi d'arracher la prolongation - lorsque Wout Faes a vu sa tête fuir de justesse le cadre.

Finalement, le PSG se sort de justesse de ces barrages (5-4 au score cumulé). Les coéquipiers d'Achraf Hakimi, titularisé après avoir été renvoyé, la veille, en procès pour viol, n'ont rassuré ni leurs supporters ni les observateurs sur leur niveau de jeu actuel.

Oui mais voilà, le club de la capitale est encore vivant dans cette Ligue des champions, malgré les nombreuses difficultés et des prestations en demi-teinte. La concurrence est prévenue, le champion d'Europe n'est peut-être pas aussi impressionnant que la saison dernière, mais il n'est certainement pas prêt à rendre sa couronne.

Comme la saison dernière, le Paris Saint-Germain a été obligé de passer par la case des barrages pour espérer voir les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Mais cette fois, les Rouge et Bleu n’étaient pas sereins. L’an passé, ils savouraient leur qualification in extremis pour ces barrages et n’avaient fait qu’une bouchée du Stade Brestois en atomisant les Bretons 10-0 sur l’ensemble des deux matches. Cette année, ils ont passé quasiment toute la phase de ligue dans le top 8 (synonyme de qualification directe pour les 1/8es) avant de s’écrouler dans le sprint final avec deux matches nuls et une défaite lors de leurs trois dernières rencontres.

Bien plus fragiles défensivement et à nouveau inefficaces en attaque, les Parisiens ont bien cru vivre un barrage aller cauchemardesque à Monaco. Menés 2-0, les hommes de Luis Enrique ont toutefois eu le mérite d’avoir réagi pour s’imposer 3-2. Autant dire que le match retour au Parc des Princes ne s’annonçait pas comme une formalité pour les tenants du titre. Car en face, l’ASM comptait se rattraper et voir enfin les huitièmes après son élimination face à Benfica l’an passé, toujours en barrages. Le club princier devait toujours composer avec un grand nombre de blessés, mais les joueurs de Sébastien Pocognoli font preuve d’une efficacité tranchante ces derniers temps. Paris peut en témoigner, tout comme Lens, qui menait 2-0 avant de se faire battre 3-2.

Dans ce match retour plus qu’indécis, Luis Enrique avait décidé d’aligner quasiment son équipe type en 4-3-3 : Safonov, Hakimi, Marquinhos, Pacho, Mendes, Zaïre-Emery, Neves, Vitinha, Kvaratskhelia, Doué et Barcola. Blessé à l’aller, Dembélé était incapable de tenir sa place ce soir. En Face, Sébastien Pocognoli nous avait réservé un 3-4-3 avec Köhn aux cages, Zakaria repositionné en défense aux côtés de Faes et du revenant Kehrer. Vanderson et Henrique évoluaient en piston, Camara et Bamba au milieu, tandis que le duo Coulibaly-Akliouche soutenait Balogun.

Cette fois, Monaco n’a pas mené 2-0 après quelques minutes, mais les partenaires d’Akliouche ont paradoxalement livré une bien meilleure première période qu’à l’aller à Louis II. D’entrée de jeu, les joueurs asémistes se sont montrés agressifs et excellents dans leur pressing. Très vite, ils ont logiquement été les premiers à se mettre en évidence devant le but de Safonov et il a fallu un miracle pour que Coulibaly ne punisse pas le PSG dès la 9e minute sur un caviar d’Akliouche. Un énorme raté suivi d’une tête dangereuse de Kehrer sur un coup franc de Caio Henrique (11e).

Bousculé en C1 depuis plusieurs mois, le PSG a encore démontré qu’il était très loin du niveau affiché à la même époque la saison passée. Avec son marquage en individuel, Monaco a en effet éteint les Rouge et Bleu. Les attaquants parisiens ne pouvaient pas être trouvés en profondeur, obligeant les joueurs parisiens à un exploit individuel pour passer. Et les éclairs de génie, il n’y en a pas vraiment eu côté parisien. Hormis le une-deux entre Neves et Barcola conclu par une frappe sur la transversale de l’ancien Lyonnais (41e), Paris n’a rien eu à se mettre sous la dent en termes d’actions dangereuses. Pire, les Rouge et Bleu n’ont réalisé aucune frappe cadrée durant ces 45 premières minutes. Un constat terrible, tout comme la copie rendue par les milieux franciliens. Chef d’orchestre habituel, Vitinha a été parfaitement muselé, tandis que Zaïre-Emery et Neves n’ont rien apporté de spécial. Le message envoyé à tous ceux qui attendaient le réveil du PSG durant le money time de la Ligue des Champions était mauvais.

Une impression qui s’est logiquement confirmée juste avant la pause. Plus forts dans les duels et parfaitement organisés pour empêcher les Parisiens de mettre de la vitesse dans leur jeu, les Asémistes ont fini par être récompensés avant de rentrer au vestiaire. Sur un énième marquage très laxiste de la défense parisienne, Mendes a laissé tout le temps et l’espace à Akliouche pour reprendre un centre de Coulibaly et tromper Safonov d’une frappe croisée (0-1, 45e). À la mi-temps, Monaco avait refait son retard et pouvait toujours rêver d’éliminer le champion d’Europe en titre.

Incapable de mettre de l’intensité dans ce match, peut-être parce qu’il finit de payer sa saison 2024/2025 marathon, le PSG a logiquement tenté de réagir dès le début de la deuxième période. Et ça a failli être payant sur une tête de Neves parfaitement stoppée par Köhn (50e). Mais dans ces matches couperet, un détail peut tout changer. Et ça, Coulibaly s’en souviendra pendant un bon bout de temps. Trois minutes après avoir reçu un carton jaune pour une intervention par derrière sur Mendes, le jeune Monégasque de 21 ans est allé commettre une faute sur Hakimi (58e), récoltant donc un deuxième avertissement synonyme de carton rouge. Une expulsion aux conséquences désastreuses pour l’ASM.

Sur le coup franc provoqué par Coulibaly, Paris a retrouvé le sourire grâce au centre de Doué repris victorieusement par Marquinhos (1-1, 60e). Remis en selle, le PSG a repris son but d’avance et a même fait le break six minutes plus tard sur une frappe lointaine d’Hakimi renvoyée par Köhn, mais reprise par Kvaratskhelia (2-1, 66e). En supériorité numérique et avec deux buts d’avance, Paris pouvait remercier Coulibaly d’avoir complètement gâché tout le travail collectif de l’ASM. À dix contre onze, Monaco ne pouvait plus proposer le pressing tout terrain qui avait été réalisé jusque-là. Une libération pour des Parisiens enfin libres de pouvoir s’exprimer.

Sans Köhn, les champions d’Europe auraient pu corser l’addition par Hakimi et Doué (77e, 78e), mais cela n’aurait pas été mérité pour une équipe de Monaco qui a payé très cher ce carton rouge de la 58e. Teze a bien inscrit le but de l’espoir au début du temps additionnel (2-2, 90e+1), encore sur une erreur de marquage parisienne (cette fois Hernandez), mais le PSG n’a pas cédé malgré une dernière frayeur signée Faes (90e+3). Soulagé par la tournure des événements, Paris pouvait souffler avec ce match nul 2-2 (5-4 sur l’ensemble des deux matches).

L’affaire ne prendra pas trop longtemps avec Khvicha Kvaratskhelia, lui aussi idéalement placé, pour propulser un pétard d’Achraf Hakimi relâché par le gardien. Monaco a été meilleur que Paris pendant vingt minutes à l’aller, 45 au retour, et aussi dans un temps additionnel brûlant, ce qui dessine une élimination assez logique, favorisée par l’erreur de jeunesse de Coulibaly, 21 ans. Ce genre de cadeau, a priori, n’existe pas ensuite quand la « vraie » Ligue des champions revient. Paris doit ressembler à lui-même s’il veut durer.

Encore une fois, Paris a joué une première période sans engagement. Encore une fois, Monaco a mené au score. Encore une fois, l'ASM a été réduit à 10 après une expulsion. Et encore une fois, les Parisiens ont renversé la table pour mener (2-1), mais cette fois, ils ont été rejoints dans le temps additionnel, et sont passés à deux doigts de concéder le but qui leur aurait été fatal.

Comme lors du barrage aller au stade Louis II, remporté par les Parisiens (3-2), Monaco a d'abord dominé et mené logiquement au score juste avant la pause, grâce à un but d'Akliouche (45e) face à des Parisiens apathiques. Mais ils ont ensuite été encore une fois réduits à 10, et ont encaissé aussitôt l'égalisation, avant de concéder un deuxième but six minutes après. A 10 contre 11, la mission était trop difficile.

Si ils veulent rêver d'une qualification pour une coupe d'Europe à la fin de la saison, les Monégasques doivent retrouver leur sang-froid. Après l'expulsion de Golovin contre Nantes (victoire 3-1), celle du même Russe au barrage aller contre le PSG (défaite 3-2), c'est cette fois le jeune Mamadou Coulibaly qui a vu rouge, en collectionnant deux cartons jaunes (55e, 58e).

Pour la deuxième année de suite, le PSG s'est qualifié pour les 8es de finale de la Ligue des champions en éliminant un club français en barrage (c'était Brest la saison passée, avant d'éliminer aux tirs au but Liverpool). Les Parisiens seront opposés soit à Chelsea, soit à Barcelone.

Les moments clés du match

  • 45e : But de Maghnes Akliouche (0-1)
  • 55e : Carton jaune pour Coulibaly
  • 58e : Second carton jaune et expulsion de Coulibaly
  • 60e : But de Marquinhos (1-1)
  • 66e : But de Khvicha Kvaratskhelia (2-1)
  • 90+1e : But de Jordan Teze (2-2)

Le PSG a concédé le match nul, ce mercredi soir, face à l'AS Monaco (2-2), dans le cadre des barrages retour de la Ligue des Champions. Menés au score, les Parisiens ont renversé le match en seconde mi-temps après l'expulsion de Mamadou Coulibaly et continuent la défense de leur titre. Monaco s'est encore retrouvé à 10 contre 11 !

Déjà réduits à 10 après le carton rouge d'Aleksandr Golovin lors du match aller, les Monégasques ont écopé d'un nouveau carton rouge, le troisième sur leurs quatre dernières rencontres, suite à un second carton jaune reçu par Mamadou Coulibaly, trois minutes après avoir été averti. À la 55e, il fait tomber volontairement Nuno Mendes, avant de tacler, en retard, Achraf Hakimi (58e). Une expulsion aux lourdes conséquences puisque les Parisiens ont égalisé dans la foulée, grâce à Marquinhos, à la réception d'un centre de Désiré Doué (60e), avant que Khvicha Kvaratskhelia ne donne l'avantage aux siens sur un second ballon après une frappe d'Achraf Hakimi détournée par Köhn.

  • 0-1 (45e) : Maghnes Akliouche jette un coup de froid sur le Parc des Princes ! Surprenant mais pas illogique, les Monégasques prennent les commandes de la partie après un centre de Caio Henrique, dévié par Achraf Hakimi. Le ballon revient dans les pieds de Mamadou Coulibaly, qui la remet en une touche pour Akliouche avant la conclusion de l'attaquant français avec l'aide du poteau.
  • 1-1 (60e) : Marquinhos punit l'ASM ! Pour son 116e match de Ligue des Champions avec le PSG, un record pour un joueur avec un club français, le capitaine du PSG égalise en position de vrai avant-centre, en mettant le plat du pied après un centre fort devant le but de Désiré Doué.
  • 2-1 (66e) : Khvicha Kvaratskhelia fait passer Paris devant au tableau d'affichage ! Achraf Hakimi tente sa chance en dehors de la surface et voit le ballon être détourné par Philipp Köhn. L'attaquant géorgien a bien suivi et marque sur la seconde chance. Paris prend le dessus à 11 contre 10.
  • 2-2 (91e) : Jordan Teze inscrit un but pour l'honneur ! Simon Adingra déboule sur le côté gauche et adresse un centre dans la surface parisienne.

Avec ce match nul, le PSG se qualifie pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Sans vraiment être étincelants, les hommes de Luis Enrique continuent la défense de leur titre et affronteront le FC Barcelone ou Chelsea en huitièmes de finale, en mars prochain. De son côté, l'AS Monaco y a cru, mais a dû rendre les armes après l'expulsion de Mamadou Coulibaly.

L’homme du match : Vitinha (7) : aligné dans un rôle de sentinelle, le maître à jouer du PSG a encore parfaitement dicté le tempo. Si l’ASM a rapidement pris les devants, il a une nouvelle fois porté les siens vers la victoire. Précis dans ses transmissions et décisif sur coup franc, il a parfaitement tenu son rang (5 ballons récupérés, 3 interceptions).

Safonov (5) : titulaire au poste de gardien de but depuis plusieurs semaines, le Russe a, dans un premier temps, remercié la maladresse de Coulibaly, pourtant en position idéale pour ouvrir le score (9e). Serein sur la frappe de Camara (31e), il ne pouvait cependant rien sur la reprise en première intention d’Akliouche (45e).

Hakimi (5,5) : dans un contexte extrasportif compliqué, le piston marocain a offert un premier acte mitigé. Peu visible offensivement, il a, à l’instar de ses partenaires, souffert défensivement. Pas exempt de tout reproche sur l’ouverture du score de l’ASM, il retrouvait de sa superbe en seconde période. Toujours aussi présent face au but adverse, il était à l’origine du second but parisien après une belle frappe (66e).

Marquinhos (6) : capitaine du soir, le Brésilien a rapidement souffert face aux offensifs monégasques. Pris dans les airs par Kehrer (11e), le numéro 5 francilien a aussi souvent subi la mobilité de Coulibaly et Akliouche. Egalement coupable sur l’ouverture du score de Monaco, il était toutefois décisif en égalisant d’une reprise à bout portant (60e).

Pacho (4,5) : taulier de la défense parisienne depuis son arrivée dans la capitale française, l’Equatorien a rapidement fait preuve d’autorité avec un tacle tranchant (5e). La suite a en revanche été plus compliqué. Moins souverain, il ne pouvait empêchait la défaillance des siens défensivement.

Mendes (6) : impressionnant ces derniers mois, le Portugais a une nouvelle fois été hyperactif dans son couloir. Menaçant dans les derniers mètres adverses, l’ancien joueur du Sporting a multiplié les centres dans la surface monégasque. Il est toutefois trop laxiste défensivement. Plus solide au retour des vestiaires, il a ensuite participé au réveil des champions d’Europe.

Zaïre-Emery (5) : joueur le plus utilisé par Luis Enrique cette saison, l’international français a œuvré dans l’entrejeu. Malgré une belle activité, il n’a pas pu empêcher le premier but monégasque. Un couac qui n’a pas empêché le Titi parisien de poursuivre ses efforts. Sérieux et rigoureux pour quadriller sa zone, il a parfois manqué d’impact dans le duel.

Neves (6) : aux côtés de WZE, le Portugais a bien travaillé au milieu de terrain. Impérial dans le duel, intelligent dans l’orientation du jeu, il aurait aussi pu se muer en passeur décisif si Barcola n’avait pas envoyé sa tentative sur la barre. Tout proche d’égaliser après la pause (50e), Neves a poursuivi son entreprise malgré un impact moindre qu’à l’accoutumée.

Kvaratskhelia (6) : sur le côté droit de l’attaque parisienne, le Géorgien n’a pas été en réussite. S’il a encore largement participé à l’équilibre du PSG et œuvré défensivement, l’ex-ailier de Naples n’a d’abord pas réussi à trouver la faille dans l’arrière-garde de l’ASM.

Doué (6) : préféré à Ousmane Dembélé pour débuter cette rencontre décisive, l’ancien Rennais a beaucoup été cherché par ses partenaires. Toujours aussi juste techniquement, le Tricolore a causé beaucoup de tort aux Asémistes. Pas forcément précis dans le dernier geste, il a tenté sa chance réussite, à l’instar de cette frappe limpide à l’entrée de la surface qui aurait pu donner deux buts d’avance au PSG. Passeur décisif pour Kvara.

Barcola (5,5) : titularisé dans un rôle d’ailier gauche, l’ex-Lyonnais a fait preuve d’une belle activité. Vif sur ses premiers appuis, il a souvent déstabilisé l’arrière-garde de l’ASM et aurait pu ouvrir le score juste avant la pause. Après un joli une-deux avec Neves, il envoyait sa frappe du gauche sur la barre de Kohn (41e). Plus discret après la pause, il cédait finalement sa place.

Köhn (4,5) : en confiance après son penalty arrêté lors du match aller face à Vitinha, le portier monégasque n’a pas eu énormément de travail durant le premier quart d’heure. Vigilant sur ses premières interventions, il s’est bien mis en évidence à la 16e minute en captant sans difficulté une tentative lointaine de Désiré Doué. Serein dans ses prises de décision, il s’est également illustré avec une sortie autoritaire en dehors de sa surface, anticipant parfaitement une projection parisienne et devançant encore Doué avant de dégager proprement, sans trembler, sous la pression. Il a vécu une seconde période totalement difficile en encaissant un but de Marquinhos sur lequel il n’a rien pu faire (1-1, 60e), avant de mal repousser une frappe lointaine de Hakimi et donc de laisser Khvicha Kvaratskhelia seul face au but et doubler la mise (2-1, 66e). Le portier a ensuite remporté son duel face à Hakimi à la 77e, évitant le 3-1.

Henrique (5) : positionné un cran plus haut que d’habitude face au PSG, il a livré une première période solide sur le plan défensif. Opposé notamment à Khvicha Kvaratskhelia, il s’est montré attentif dans ses replis et agressif dans les duels, à l’image de sa récupération précieuse à la 15e minute, où il a stoppé net une offensive parisienne. Sérieux dans son placement, il a contribué à stabiliser son couloir face à l’activité offensive parisienne.

Faes (3) : aligné dans l’axe gauche de la défense centrale, il s’est rapidement projeté vers l’avant et n’a pas hésité à tenter sa chance dès la 5e minute. Sa frappe, non cadrée, n’a toutefois pas inquiété Matveï Safonov. Défensivement, le Belge s’est montré appliqué, bien positionné dans ses interventions, à l’image de cette interception importante dans les pieds de Bradley Barcola à la 41e minute. En fin de première période, il a également bien couvert face à Achraf Hakimi, évitant une situation dangereuse et concédant même pas de corner. Le Belge a totalement manqué un dégagement à la 50e, offrant un corner aux Parisiens. En retard sur le centre Doué, il a laissé Marquinhos égaliser du pied gauche (60e).

Zakaria (4,5) : titularisé au cœur du jeu la semaine passée, il a cette fois été repositionné dans l’axe de la charnière centrale. Le capitaine monégasque a tenté d’apporter toute sa combativité dans le premier acte. Fidèle à son style rugueux, le Suisse s’est notamment signalé par une intervention très musclée sur Nuno Mendes lancé en profondeur, lui valant un carton jaune logique à la 24e minute. Un engagement constant, mais à la limite. Il a complètement perdu le fil de la rencontre, à l’image de son équipe, en seconde période. Il a perdu son duel face à Hakimi à la 72, donnant un énième corner aux PSG. Il a ensuite été remplacé par Mawissa à la 74e.

Kehrer (5) : absent lors du match aller pour cause de maladie, il a livré un premier acte intéressant face à son ancien club, particulièrement dans la relance. Propre techniquement, il a su trouver assez facilement ses milieux de terrain pour ressortir le ballon sous pression. Malgré un début de saison compliqué avec Monaco, l’international allemand s’est montré plutôt à l’aise dans cette première période, apportant de la sérénité à la construction. L’ancien du PSG a récupéré le brassard de capitaine après la sortie de Zakaria à la 74e.

Vanderson (5) : sur son flanc droit, il avait fort à faire face à Bradley Barcola, très remuant. Le Brésilien a globalement bien contenu son vis-à-vis, notamment à la 22e minute où il a bien anticipé une mauvaise passe d’Hakimi pour devancer l’ailier parisien. Offensivement, il a tenté d’apporter, comme sur ce centre à la 23e minute, contré par Nuno Mendes. Plus en difficulté ensuite, il a concédé une faute à la 28e sur Doué et manqué une transmission importante vers Balogun à la 33e. Dès l’entame de la seconde période, il a commis une nouvelle faute sur Kvara (46e). Il a, assez logiquement, écopé d’un jaune quelques minutes plus tard pour contestation. Solide défensivement, Vanderson a contré un centre de Nuno Mendes à la 65e. Il a été remplacé par Nibombé à la 93e.

Camara (6) : positionné dans l’entrejeu aux côtés de Bamba, il a livré une première période propre dans l’ensemble. Sérieux dans l’utilisation du ballon, il s’est aussi essayé de loin à la 28e minute avec une frappe lointaine bien captée par le gardien parisien. Mais son action la plus marquante reste son superbe numéro à la 37e minute, où il s’est extirpé d’un pressing de quatre Parisiens dans sa propre surface, démontrant tout son sang-froid et sa qualité technique.

Bamba (5,5) : titularisé à la surprise générale, il avait la lourde tâche de contenir les milieux du PSG. Discret en début de rencontre, il s’est illustré de manière plus négative à la 20e minute en concédant une faute dans une zone dangereuse. Très engagé dans les duels, parfois trop, il a de nouveau été s...

Maghnes Akliouche (ASM) : Si aucun Parisien ne s'est vraiment démarqué au cours de cette rencontre, l'attaquant monégasque, lui, a répondu aux critiques en réalisant un match de qualité. Premier buteur de la partie après une remise de Mamadou Coulibaly, il s'est montré actif en première période avant de s'effacer avec l'expulsion de son coéquipier.

PSG qualifié en LDC… mais Monaco aurait pu les punir

Tableau des statistiques clés du match :

Statistique PSG Monaco
Tirs 21 7
Possession 62% 38%
Duels gagnés 38% 62%
Cartons jaunes 1 3
Cartons rouges 0 1

Prochain tour :

On saura vendredi qui de Chelsea ou du FC Barcelone le PSG affrontera en mars, en huitièmes de finale de C1. Mais quel que soit son adversaire, Paris sera-t-il favori ? Après sa double confrontation très moyenne face à l'AS Monaco, c'est presque la question qui prédomine.

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