Le volley-ball a fait son apparition sur le territoire hexagonal durant la première moitié du XXe siècle sur les plages méditerranéennes et en Île de France. L'Institut Fédéral du volley-ball (IFVB) possède un statut particulier, car son objectif est de former des volleyeuses pour l'équipe nationale et les clubs professionnels. C’est l’équivalent du Centre national du volley-ball, chez les hommes. L’IFVB est une structure de la Fédération française de volley, basée au Creps de Toulouse et qui intègre les meilleures joueuses de la catégorie juniors.
Cette saison, au turnover annuel, s'ajoute un changement de génération car les meilleures joueuses ont pris leurs ailes en Ligue A. La promotion 2010-2011 regroupe donc à Toulouse, 14 jeunes filles de 15 à 17 ans, originaires de toute la France. Elles mènent en parallèle études et entraînement (20 h) !
L'IFVB, basé au Creps de Toulouse, forme les talents nationaux de la FFVolley. Pour la partie indoor, 40 jeunes athlètes de 15 à 20 ans s’entraînent quotidiennement tout en suivant un cursus scolaire ou universitaire classique avec des horaires aménagés.
Conviées à la DEF, les jeunes pousses françaises entendent remédier au manque d'expérience, par un jeu dynamique et une rigueur tactique. Si, réglementairement, l'IFVB ne peut pas descendre, c'est bien sur le parquet que la structure fédérale veut justifier l'intérêt de sa formation et susciter l'attrait du pôle France.
Après deux revers à Terville (3-1), et face à Albi (0-3), les jeunes françaises semblent avoir tracé de meilleures marques : elles se déplacent en Bretagne, plus sereines, sur l'élan d'une victoire (3-1) devant Meylan.
Même retour du côté toulousain, Gaël Ledraoulec (Entraîneur IFVB) : « l’évolution des technologies électroniques et informatiques, nous offre un large éventail d’outils et un volume considérable d’informations utilisables au quotidien que ce soit à l’entraînement ou en préparation de match. »
Quimper Volley face à l'IFVB
Bien calées devant, les Quimpéroises jouent à nouveau à domicile face à l'IFVB. En Bretagne, les Quimpéroises veulent aussi profiter de la dynamique de la victoire : « J'espère qu'on jouera aussi vite ! » avance Yamandu Péralta. Son équipe a impressionné devant Albi.
Le collectif franchement séduisant avec ses individualités, monte en puissance. L'attaque est particulièrement armée et prolifique à l'image de la capitaine Silviya Tsikova. En réception, Madeline Audoynaud et Daniele Perê rassurent, aussi intraitables en défense. La transmission virevoltante, à l'unisson, comme les mises en jeu variées, ont perturbé samedi dernier des Albigeoises pourtant rôdées par leur passé de Pro A. Alors avec Krystle Esdelle en plus sur le banc, on imagine mal Quimper lâcher sa place dans le trio de tête.
Cependant les Bretonnes savent qu'elles ont affaire au futur gratin français. « Un match bizarre, on ne sait à quoi s'en tenir, mais leur combativité peut nous poser problème, » poursuit le coach breton. L'équipe visiteuse de Jacques Béraud dispose par ailleurs d'une force de frappe impressionnante et prend un risque maximum au service, difficile à tenir toute une partie. « Les équipes ne sont pas encore structurées, l'IFVB peut changer les positions.
L'apport de la technologie dans la formation
Dès le début des années 90, le volley-ball cherche à améliorer sa capacité d’analyse des tendances de jeu de l’adversaire (où le passeur adverse fait-il des passes ? Chaque jour, les entraîneurs proposent aux athlètes des séances vidéo afin de voir en amont ou pendant les entraînements des images de leurs séquences de jeu, de leurs défauts techniques, ou de modèles techniques afin de s’inspirer.
Depuis septembre 2017, le CREPS de Montpellier (cela devrait bientôt être le cas à Toulouse) a installé dans la halle d’entraînement plusieurs caméras qui filment en permanence l’entraînement. Une autre évolution technologique réside dans l’apport quasiment quotidien d’outils de mesures électroniques permettant la quantification de la charge d’entraînement.

Dimensions d'un terrain de volley-ball
Des puces électroniques mesurent le nombre de sauts, la hauteur de ceux-ci, leur fréquence temporelle durant les entraînements, l’intensité et la puissance développée lors des séances de préparation physique. L’utilisation de radars (de type circulation routière) permet de juger des vitesses de balles et de mettre à l’entraînement les joueurs face à des vitesses égales voire supérieures à ce qui sera le cas en compétition.
L'analyse Tactique et l'élaboration d'un plan de jeu by SHEO SPORT
Aujourd’hui, l’outil informatique est également capital dans la préparation de match et la construction de plan de jeu. Chaque staff technique passe des heures à observer les tendances adverses et à aménager ses organisations collectives. Durant la partie, un statisticien positionné derrière le terrain filme la partie et scoute en direct l’ensemble des actions. Les entraîneurs sur le banc peuvent regarder les actions en différé ou faire un point vidéo avec les joueurs lors des temps morts.
« Il ne doit plus tout faire, mais savoir manager son équipe d’experts. Il doit faire évoluer ses compétences en permanence ». « de rester en veille, d’être ouvert sans succomber en permanence à la mode “geek”. Chacun (scout, entraîneurs, préparateurs physiques) possède ses propres outils d’analyse et de compilation de données.
My Coach Volley : Un outil pour la communauté
« La F.F.Volley souhaitait créer son propre outil afin d’aider ses clubs et ses licencié(e)s dans leur pratique au quotidien. Mieux administrer, communiquer plus facilement, se divertir, se former: autant de possibilités qu’offrira à terme My Coach Volley. C’est par le biais d’une société intermédiaire que la FFVOLLEY et GlobalSports se sont retrouvés pour développer “ LE ” produit. » La volonté des fondateurs reste de rendre service au pratiquant tout en mettant en avant le savoir-faire made in France.
Cette plate-forme numérique en cloud qui proposera un outil de gestion administrative, facilitera la communication au sein d’une équipe, centralisera les données, offrira une partie documentation et création d’entraînements.

Logo de la Fédération Française de Volley-Ball
Le Pôle Espoirs Volley-ball Féminin
Le Pôle Espoirs volley-ball féminin est labellisé conformément au plan de performance fédéral 2017-2024. Son objectif est de participer au renouvellement des effectifs des équipes de France et des clubs professionnels.
Le Pôle regroupe des jeunes volleyeuses à potentiel souhaitant s’investir intensément dans leur projet sportif dans des conditions préservant leur projet scolaire. L’accession à la structure est possible de la quatrième à la seconde.
La sortie se fait au plus tard l’année de première, où la réussite atteint 100% depuis 10 ans. Chaque sportive doit atteindre le maximum de SES propres capacités pour accéder à SON meilleur niveau. Ainsi certaines joueuses atteignent les équipes de France moins de 14/16/18 ans (indoor ou Beach).
D’autres évoluent vers un niveau professionnel ou semi-professionnel, et/ou intègrent le Pôle France Junior de Toulouse. Depuis 2007, le Pôle Espoirs a formé à la 22 internationales Senior et 35 joueuses professionnelles françaises.
La formation au CREPS s’étale sur une à quatre années en fonction du niveau de départ. L’entraîneur effectue un bilan chaque saison et juge de l’opportunité du maintien dans le Pôle ou de la réorientation du projet.
L’effectif du pôle Volley féminin pour la saison 2023-2024 est constitué de 16 joueuses, sélectionnées sur un ensemble de qualités : physiques, mentales, de compétences techniques et tactiques liées au niveau du de jeu. La majorité d’entre elles, sont issues des sélections régionales d’Île-de-France.
Mais le pôle est aussi ouvert aux régions limitrophes. À partir du mois de février, l’entraîneur du Pôle accueille les candidates pour effectuer un test. Pour la sélection au Pôle France, le staff fait une présélection à partir des joueuses identifiées en club, en Pôle Espoirs ou en équipe nationale U16.
Un stage est alors organisé, comprenant un entretien de motivation, des tests physiques, techniques et psychologiques. Ces derniers sont effectués par les psychologues du CREPS de Toulouse. Un bilan médical est demandé pour celles qui ne sont pas en Pôle Espoirs.