PSG vs Atlético Madrid : Vitinha, l'Homme du Match, Guide Paris Vers Une Victoire Écrasante

Pour sa première sortie depuis le sacre en Ligue des Champions, le Paris Saint-Germain a logiquement pris le meilleur sur l'Atletico Madrid (4-0) ce dimanche lors de la première journée du groupe B de la Coupe du monde des Clubs.

Un champion d'Europe qui en impose ! Sans vraiment trembler, le Paris Saint-Germain a battu l'Atletico Madrid (4-0) ce dimanche au Rose Bowl Stadium à l'occasion de la première journée du groupe B de la Coupe du monde des Clubs.

Pour ce premier match après le sacre en Ligue des Champions, le PSG a totalement maîtrisé les débats et l'a logiquement emporté grâce à Fabian Ruiz, Vitinha, Senny Mayulu puis Kang-in Lee.

Dès le début de la partie, les Parisiens avaient immédiatement une belle frayeur sur un coup-franc d'Alvarez qui frôlait le poteau de Donnarumma. Sans surprise, le champion d'Europe prenait, au fil des minutes, le contrôle des débats en s'installant dans le camp adverse et en multipliant les transmissions. Avec un bloc défensif regroupé, le club espagnol résistait et se montrait capable de casser le rythme...

Puis sur une première situation, Paris trouvait la faille avec un tir puissant de Ruiz, sur une remise de Kvaratskhelia, à l'entrée de la surface pour faire trembler les filets (1-0, 18e). Totalement acculés, les Colchoneros étaient incapables de réagir et se signalaient surtout sur plusieurs accrochages.

Puis juste avant la pause, le PSG piquait sur un contre avec un tir placé de Vitinha après un bon travail de Kvaratskhelia (2-0, 45+1e).

Au retour des vestiaires, les Rojiblancos tentaient de répondre dans l'agressivité... Mais sur une accélération de Kvaratskhelia, Oblak devait sortir le grand jeu pour repousser la tentative du Géorgien sur sa barre !

Face à la maîtrise des Parisiens, les fans franciliens se permettaient même de chanter «on est chez nous, on est chez nous» dans les tribunes à Pasadena.

Puis alors qu'Alvarez pensait relancer le suspense, la VAR intervenait pour signaler une faute sur Doué au début de l'action et l'arbitre annulait logiquement ce but.

Au fil des minutes, les Madrilènes donnaient le sentiment de se frustrer et les cartons jaunes commençaient à pleuvoir... A l'inverse, les hommes de Luis Enrique avaient les nerfs solides pour faire circuler le ballon et gérer la fin de la partie.

Sur une grossière erreur d'Oblak, contré par Mayulu, Hakimi était même proche d'enfoncer le clou avant un contre de Reinildo. Et sur cette action, Lenglet se plaignait à l'arbitre et était expulsé pour un second avertissement !

Après une ultime occasion loupée par Sørloth devant la cage vide, le PSG validait logiquement ce succès avec deux nouveaux buts signés Mayulu, auteur d'une frappe au premier poteau (3-0, 87e), puis Lee, buteur sur un penalty concédé par Le Normand (4-0, 90+7e).

Pour assister à un grand match, il faut deux équipes. Et le Paris Saint-Germain a tout simplement étouffé l'Atletico Madrid. Avec une maîtrise totale, le champion d'Europe a récité son football sans forcément parvenir à enflammer les débats face à un bloc adverse très regroupé. A son rythme, le club de la capitale française a fait le travail avec deux réalisations en première période et a même corsé l'addition avec deux nouveaux buts dans les derniers instants.

Les buts :

  • Sur un ballon récupéré devant la surface adverse par Neves face à Lino, Hakimi combine avec Doué avant un appui sur Kvaratskhelia. Décalé à l'entrée de la surface, Ruiz décoche une frappe puissante pour surprendre Oblak (1-0, 19e).
  • Après un tir de Griezmann capté par Donnarumma, le PSG part très rapidement en contre avec Kvaratskhelia. En se jouant de Le Normand, le Géorgien sert Vitinha dans l'axe. Lancé, le Portugais élimine très facilement Lenglet avant d'ajuster Oblak d'un tir placé (2-0, 45+1e).
  • A la suite d'un centre d'Hakimi mal dégagé par la défense madrilène, Griezmann remet le ballon en jeu dans la surface. A l'affût, Mayulu suit bien et dégaine une frappe au premier poteau pour valider le succès parisien (3-0, 87e).
  • Dans la surface, Mayulu prend sa chance avec un tir dévié par la main de Le Normand. Interpellé par la VAR, l'arbitre désigne logiquement le point de penalty. Face à Oblak, Lee transforme sa tentative sur la gauche (4-0, 90+7e).

L'homme du match : Vitinha (8/10)

Sur la lancée des dernières semaines, le Portugais a dicté le tempo dans l'entrejeu du Paris Saint-Germain. Toujours très juste sur le plan technique, le milieu de terrain a parfaitement orienté le jeu de son équipe en étant précieux dans la maîtrise des siens. Et avant la pause, il a été récompensé de ses efforts avec ce but après un bon travail de Kvaratskhelia. Une véritable plaque-tournante pour contrôler les débats. Impressionnant sur l'ensemble du match.

Les NOTES des joueurs

Maxifoot a décerné une note (sur 10) commentée à chaque joueur.

PARIS SG :

  • Gianluigi Donnarumma (5,5) : le gardien du Paris Saint-Germain a passé une rencontre très tranquille ce dimanche. Sur les premières minutes, l'Italien a tout de même eu une frayeur avec un coup-franc d'Alvarez qui a frôlé son poteau. Mais par la suite, l'ancien Milanais a été bien protégé par ses défenseurs et a simplement eu des interventions faciles à réaliser. Il faut noter son arrêt sur une frappe de Griezmann pour initier l'action du but de Vitinha et l'opportunité loupée par Sørloth.
  • Achraf Hakimi (6,5) : un match sérieux pour le latéral droit du Paris Saint-Germain. Comme à son habitude, l'international marocain a profité de la maîtrise de son équipe pour se projeter et ainsi combiner avec Doué. Dominateur dans les duels face à Lino, l'ex-Madrilène a d'ailleurs été impliqué sur l'action de l'ouverture du score. Un petit bémol ? Il a loupé l'opportunité de marquer en tergiversant face à Reinildo après l'erreur d'Oblak.
  • Marquinhos (5,5) : une copie correcte pour le capitaine du Paris Saint-Germain. Peu inquiété sur l'ensemble de la rencontre, le défenseur central parisien n'a pas eu besoin de sortir le grand jeu pour maîtriser les offensives madrilènes. Par contre, comme à son habitude, l'international brésilien a été globalement propre dans ses premières relances. Il a été tout de même pris sur l'occasion ratée par Sørloth.
  • William Pacho (6) : tout comme Marquinhos, le défenseur central du Paris Saint-Germain a tenu son rang ce dimanche. Capable de défendre en avançant, l'international équatorien a régulièrement pris le meilleur sur ses adversaires dans les duels, notamment dans le domaine aérien. Puis le Parisien a été à la hauteur dans ses transmissions, notamment dans son jeu long.
  • Nuno Mendes (7) : après son Final Four XXL avec le Portugal, le latéral gauche du Paris Saint-Germain a rendu une copie satisfaisante ce dimanche. Défensivement, l'international portugais s'est bien comporté pour maîtriser les courses de Simeone face à lui et a confirmé ses immenses progrès. Puis comme à son habitude, il a été généreux dans ses projections pour proposer des solutions et a d'ailleurs donné un bon ballon à Kvaratskhelia, qui a trouvé la barre.
  • João Neves (6,5) : une activité toujours aussi précieuse pour le milieu de terrain du Paris Saint-Germain. Présent à la récupération, l'international portugais s'est d'ailleurs signalé en grattant le ballon très haut face à Lino sur l'action de l'ouverture du score. Intéressant dans ses projections, il a été d'une grande précision sur le plan technique.
  • Fabián Ruiz (7,5) : l'Espagnol a rendu une belle copie. Performant, le milieu de terrain du Paris Saint-Germain a profité du bloc défensif madrilène très bas pour faire mal sur ses projections. En début de partie, il a profité d'une remise de Kvaratskhelia pour ouvrir le score d'une frappe puissante à l'entrée de la surface. Solide dans les duels, l'ancien de Naples a été particulièrement précis dans ses passes.
  • Désiré Doué (5,5) : après sa superbe finale de Ligue des Champions contre l'Inter Milan (5-0), l'ailier du Paris Saint-Germain a été simplement moyen ce dimanche. Plutôt discret en début de match, l'international français s'est mis en action sur quelques accélérations et a d'ailleurs été impliqué sur l'action de l'ouverture du score. Pour autant, par la suite, il a parfois eu du mal à peser à l'approche de la zone de vérité.
  • Gonçalo Ramos (4) : titularisé en l'absence de Dembélé, blessé, le Portugais n'a pas profité de cette opportunité pour marquer des points. Sans démériter dans les duels, l'avant-centre du Paris Saint-Germain a rarement été trouvé dans de bonnes conditions. Et sur certaines combinaisons, il a affiché des lacunes techniques en étant trop imprécis.
  • Khvicha Kvaratskhelia (8) : l'ailier du Paris Saint-Germain a encore représenté une satisfaction. Capable de faire des différences dans ses tentatives individuelles, le Géorgien, toujours généreux dans ses efforts, a créé du déséquilibre. Sur une remise en retrait, l'ancien Napolitain a été passeur décisif pour l'ouverture du score de Ruiz. Et sur plusieurs séquences, le Parisien a fait parler sa classe avec de belles combinaisons techniques, à l'image de son travail pour le but de Vitinha avant la mi-temps. Après la pause, il a été proche de marquer, mais Oblak a repoussé sa tentative sur la barre.

ATL. MADRID :

  • Jan Oblak (3) : le gardien de l'Atletico Madrid n'est pas le principal responsable sur cette rencontre. En début de partie, le Slovène s'est plutôt bien comporté pour s'imposer sur les tentatives lointaines de Ramos ou de Kvaratskhelia. Cependant, le portier des Rojiblancos n'a pas été en mesure de sauver son équipe sur le tir puissant de Ruiz et sur la frappe placée de Vitinha. Il a tout de même brillé en repoussant une tentative de Kvaratskhelia sur sa barre. Mais il faut aussi souligner sa bourde, en étant contré par Mayulu, sur l'occasion ratée par Hakimi... avant d'être pris sur le but de Mayulu puis le penalty de Lee.
  • Marcos Llorente (4,5) : préféré à Molina, le latéral droit de l'Atletico Madrid a fait de son mieux. Opposé à Kvaratskhelia, l'Espagnol s'est bien battu et n'a pas démérité dans les duels. Par contre, il a été l'auteur d'une sortie trop tardive pour empêcher Ruiz d'ouvrir le score. Dans sa combativité, le Madrilène s'est démené pour tenter de limiter le Géorgien, mais a bien été pris sur l'occasion de son adversaire, qui a trouvé la barre. Il faut mentionner son centre pour Sørloth, qui a raté une énorme opportunité.
  • Robin Le Normand (2) : le défenseur central de l'Atletico Madrid a éprouvé des difficultés sur cette partie. Sur les mouvements des Parisiens, l'international espagnol a été trop souvent à la limite, notamment lors de sa faute sur Ruiz où il a écopé d'un carton jaune. Même présent dans les airs face à Ramos, il a semblé sur un fil sur les accélérations parisiennes et a d'ailleurs été battu par Kvaratskhelia sur le but de Vitinha. Dans les derniers instants, l'Ibère a concédé, pour une main, le penalty transformé par Lee.
  • Clément Lenglet (1) : aligné au détriment de Gimenez, l'international français a été catastrophique sur le plan défensif. Bien présent dans sa propre surface en début de partie, le défenseur central de l'Atletico Madrid a été capable de dominer Ramos dans plusieurs duels. Cependant, il a aussi affiché du laxisme, notamment sur l'action de l'ouverture du score, et a été parfois dépassé par les accélérations de Doué ou encore sur le but de Vitinha. Trop frustré, il a été expulsé, pour un second avertissement, après une contestation trop véhémente envers l'arbitre...
  • Javi Galán (2) : le latéral gauche de l'Atletico Madrid a vécu un enfer. Constamment dépassé sur les montées d'Hakimi, l'Espagnol n'a jamais semblé en mesure de limiter les offensives parisiennes dans sa zone. Également en difficulté face à la vivacité de Doué, il a été laxiste sur l'action de l'ouverture du score de Ruiz avant d'être trop court pour intervenir sur la réalisation de Vitinha.
  • Giuliano Simeone (3) : une prestation décevante pour le milieu de terrain de l'Atletico Madrid. Sur le plan défensif, l'Argentin a pourtant réalisé les efforts pour aider Llorente, mais a été peu impactant dans les duels. Face à Mendes, il a été en échec pour tenter de faire la différence et a même subi les retours défensifs de Kvaratskhelia.
  • Rodrigo De Paul (4,5) : face à la maîtrise du Paris Saint-Germain, le milieu de terrain de l'Atletico Madrid a fait de son mieux. Dans le combat, l'Argentin a eu le mérite de répondre et s'est interposé dans plusieurs duels pour gratter des ballons. Surtout, malgré le pressing parisien, il a été plutôt propre dans ses premières relances.
  • Pablo Barrios (2,5) : utilisé à la place de Koke, l'Espagnol a incarné un choix perdant pour l'entraîneur de l'Atletico Madrid Diego Simeone. Dans l'entrejeu, le milieu de terrain a totalement subi la maîtrise des Parisiens et n'a jamais semblé capable de rivaliser face à la justesse technique de ses adversaires. A la récupération, il n'a pas existé et a passé son temps à courir dans le vide.
  • Samuel Lino (3,5) : sur son côté, le Brésilien a fait de son mieux. Sur plusieurs accélérations, l'ailier de l'Atletico Madrid a d'ailleurs tenté de poser des problèmes à Hakimi. Cependant, il a été un peu trop seul et s'est aussi signalé par plusieurs imprécisions dans ses transmissions. Sur le plan défensif, le Madrilène a été inconstant dans ses efforts, à l'image de son ballon perdu face à Neves sur l'ouverture du score de Ruiz.
  • Julián Álvarez (4) : l'avant-centre de l'Atletico Madrid a un mérite : il ne lâche jamais rien. Dangereux en début de rencontre sur un coup-franc qui a frôlé le poteau de Donnarumma, l'Argentin a été ensuite peu trouvé dans de bonnes conditions.
  • Griezmann (3) : comme tous ses partenaires, Grizou a eu du mal. Il était à l’origine de la plus grosse opportunité madrilène en première période, frappant depuis l’intérieur de la surface, mais son tir était capté par Donnarumma (45e). Mais à part ce léger frisson, il n’a rien montré. En première période, il a souvent été vu au niveau du rond central pour tenter de développer les actions, sans succès.

Comment Luis Enrique a fait de Vitinha le cerveau et l’arme fatale du PSG

Vitinha a été élu homme du match. Il a touché plus de 120 ballons.

Déjà buteur en finale de la Ligue des champions, Senny Mayulu compte maintenant 6 réalisations avec le PSG cette saison.

Alexander Sorloth était pourtant en belle forme dernièrement. Il a enchaîné les buts durant la fin de saison de Liga.

Les notes de PSG - Atlético de Madrid : Kvaratskhelia a plané, Lenglet a coulé

Double passeur décisif, proche d'un but magnifique, Khvitcha Kvaratskhelia a encore été primordial pour permettre au PSG de se rendre le match facile face à l'Atlético de Madrid (4-0) pour son entrée en lice à la Coupe du monde des clubs.

Clément Lenglet, baladé puis expulsé en fin de match, a lui vécu un calvaire.

Deux passes décisives pour l'un, deux cartons jaunes qui font rouge pour l'autre : Khvitcha Kvaratskhelia et Clément Lenglet ont connu un match contrasté ce dimanche lors de PSG-Atlético (4-0).

Le gardien parisien voit passer le coup franc de Julian Alvarez à côté (3e) et il est solide sur la frappe puissante - mais plein centre - de Griezmann (45e + 1). Il était bien sorti sur un coup franc vite joué par l'Atlético, où Simeone est finalement sifflé hors-jeu (47e).

C'est lui qui accélère sur l'action du premier but (19e) et qui déséquilibre le bloc espagnol au début du troisième (87e). Le Marocain a régulièrement amené du danger par ses projections et ses ballons en profondeur. Il n'exploite pas la boulette d'Oblak alors que Mayulu l'avait servi (78e).

On a senti le capitaine moins fringant que ses partenaires de la défense. Mais il a assuré l'essentiel, avec notamment une belle intervention pour passer devant Griezmann à l'entrée de la surface (44e). Il est heureux de voir Sorloth ne pas cadrer sa reprise (82e). Averti pour une obstruction volontaire après une perte de balle de Doué (62e).

Une ou deux situations délicates, à l'image de ce ballon perdu exploité par Griezmann (45e + 1). Mais pour le reste, l'Équatorien a été solide dans les duels (76e) et essayé d'être vigilant sur la profondeur (66e) où Paris laisse parfois des ouvertures.

Il a eu un peu de déchet mais fut irréprochable dans son engagement et dans les duels. Vu le rapport de force, il s'est régulièrement intercalé un cran au-dessus, faisant mal sur ses accélérations saignantes (49e).

Milieu droit dans l'habituel 4-3-3 de Luis Enrique, le jeune Portugais a été comme d'habitude généreux dans ses courses et les solutions proposées à ses coéquipiers. Il a été le milieu le moins en vue parce qu'il n'a pas marqué mais aussi peut-être parce qu'il a semblé souffrir de la chaleur étouffante.

Un but juste avant la mi-temps pour la sentinelle parisienne (45e + 1), encore très active. Sa prestation a fait écho à ses propos de la veille quand il déclarait que le PSG était là pour gagner l'épreuve et n'était pas en vacances. Lui ne l'est pas, assurément. Il est apparu très affûté physiquement malgré la chaleur à l'image de son retour défensif (53e). Désigné homme du match.

L'Espagnol a livré une première période de qualité. Il a ouvert le score (19e) après une bonne remise pour Ramos deux minutes auparavant. Remplacé par Lee (70e), qui marque le quatrième but de son équipe sur penalty au bout du temps additionnel (90e + 7).

Titulaire couloir droit, le jeune Parisien a gratifié le public du Rose Bowl de quelques gestes techniques (41e) dont sa spéciale, le contrôle derrière la jambe d'appui. Quelques bonnes combinaisons avec Hakimi dans le couloir droit. Est à l'avant-dernière passe sur le premier but des siens (19e). Un centre pour Kvaratskhelia (17e) et une frappe cadrée (23e).

Titulaire en l'absence de Dembélé et Barcola, le Portugais a livré une prestation quelconque. Deux frappes cadrées mais sans danger (16e, 38e), repris dans la surface (44e). Remplacé par Mayulu (65e) qui s'est installé en position d'attaquant axial. Il a marqué le troisième but (87e) de son équipe après avoir négocié moyennement quelques opportunités précédentes. Il obtient un penalty pour une frappe contrée de la main par Le Normand (90e + 3).

Quelle générosité dans les courses et les replis défensifs du Géorgien à l'image de son repli de la 42e minute. Aligné attaquant gauche, il n'a pas oublié d'être dangereux (frappe en pivot à la 17e), décisif non plus avec deux passes décisives sur les deux premières réalisations (19e, 45e + 1). Un enchaînement avec une frappe enveloppée qu'Oblak a détourné sur sa barre (49e).

À l'exception de Dembélé et Barcola, blessés, le technicien a sorti la grosse équipe pour l'affiche de ce groupe B. Et ses joueurs ont été à la hauteur dans l'implication. Vu le scénario, il a pu faire tourner après l'heure de jeu, pas du luxe avec la chaleur.

Habitués à donner l'impression d'être physiquement au-dessus de leurs adversaires, les joueurs de l'Atlético ont eu toutes les peines du monde à contenir la fougue parisienne. La chaleur et la possession parisienne ont fait beaucoup de mal aux Colchoneros. Les deux Français n'ont pas vraiment pu élever le niveau de leur équipe.

Au bout de vingt minutes, Clément Lenglet (2), les mains sur les genoux, donnait déjà l'impression de ne plus trouver son souffle après une faute très grossière et un carton jaune. Pas anodin alors qu'il a été expulsé après un second jaune pour contestation en fin de match (78e). Dans la lignée de sa prestation en équipe de France contre l'Espagne, le défenseur a été loin de son meilleur niveau.

Sur le but de Vitinha (45e + 1), il a hésité entre presser ou anticiper la passe. Il n'a finalement fait ni l'un ni l'autre, laissant tout le temps au Portugais pour finir.

Difficile de dire mieux du match d'Antoine Griezmann (3). Intéressant dos au but pour permettre à son équipe de garder un tout petit peu le ballon, l'attaquant a cependant trop peu pesé offensivement. Il y a bien eu cette grosse occasion dans la surface parisienne (45e + 1), mais son loupé a amené le deuxième but du PSG dans la foulée.

Le Paris Saint-Germain a parfaitement lancé son Mondial des Clubs en infligeant une lourde défaite à l’Atlético Madrid (4-0) ce dimanche soir au Rose Bowl, aux USA. Une performance impressionnante, aboutie dans tous les compartiments du jeu, qui place déjà les Parisiens parmi les grands favoris de la compétition.

Un rythme élevé, une maîtrise collective remarquable et une intensité physique qui ont immédiatement mis l’Atlético en difficulté. La première alerte s’est rapidement transformée en sanction : à la 19e minute, Fabián Ruiz a déclenché une frappe limpide de l’extérieur de la surface, envoyant le ballon dans la lucarne gauche d’Oblak, impuissant. Ce but a confirmé la domination parisienne, et juste avant la pause, Vitinha, déjà omniprésent, a doublé la mise après un contre parfaitement mené et une frappe chirurgicale.

L’Atlético a tenté de réagir timidement après la pause, mais la machine parisienne était bien trop en place pour être inquiétée. Mieux encore, les entrées en jeu ont permis au PSG d’ajouter deux nouveaux buts dans les dix dernières minutes. Réduit à dix après l’expulsion de Lenglet pour un deuxième avertissement, le club madrilène a totalement lâché. Senny Mayulu a profité d’une perte de balle pour inscrire le troisième but d’une frappe sèche à la 87e minute.

Au-delà du score, c’est la manière qui impressionne. Vitinha, élu homme du match, a encore brillé par son intelligence de jeu, sa précision technique et son sang-froid. Fabián Ruiz a marqué un but splendide et a été à la baguette dans l’entrejeu. Les jeunes comme Mayulu ou Lee ont également montré qu’ils pouvaient répondre présents dans les grands rendez-vous. Côté Atlético, la prestation a été terne, sans idées ni révolte, avec une défense dépassée et un milieu inexistant.

Cette victoire 4-0 permet au PSG de prendre la tête de son groupe dans ce Mondial des Clubs. De quoi aborder la suite avec ambition et confiance, notamment le prochain match face à Botafogo.

Les Espagnols, qui ont déjà pu admirer le niveau de jeu parisien lors de la Ligue des champions, ont une nouvelle fois salué l’équipe de Luis Enrique. Et l’Atlético de Madrid, qui a été « réduit à néant » d’après El Pais, en a aussi pris pour son grade. Pour Marca, les Colchoneros n’ont opposé « aucune résistance » devant Désiré Doué et ses partenaires. « Ce vieil Atlético est un jouet dans les mains du PSG », peut-on aussi lire sous la plume d’Alberto R. Barbero dans ce même journal.

Comme elle en a l’habitude, la presse espagnole n’a pas été tendre. Pour le Mundo Deportivo et Marca, c’était bien Vitinha l’homme du match puisqu’ils sont tous deux accordés pour mettre le Portugais en une avec le même titre : « Mucho PSG ».

Clément Lenglet a été exclu de la rencontre après avoir contesté une décision de l’arbitre.

Joueur Note (sur 10) Commentaire
Vitinha 8 Homme du match, a dicté le tempo et marqué un but
Fabián Ruiz 7.5 A ouvert le score avec une frappe puissante
Khvicha Kvaratskhelia 8 Deux passes décisives, omniprésent et dangereux
Senny Mayulu Non noté A marqué un but et obtenu un penalty
Kang-in Lee Non noté A marqué sur penalty
Jan Oblak 3 Responsable sur plusieurs buts encaissés
Clément Lenglet 1 Catastrophique, expulsé en fin de match

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