La rivalité entre les clubs de hockey sur glace de Gap et Briançon est une tradition bien vivace, ancrée dans le cœur des Hautes-Alpes. Cette rivalité, souvent qualifiée d'ancestrale, suscite toujours beaucoup de passion dans la région. Les entraîneurs des deux camps ont beau minimiser l'importance de ce match, il existe une rivalité entre les "Hautes-Alpes d'en haut" et les "Hautes-Alpes d'en bas", et le derby fait encore recette.
Mais malheureusement, même si la tradition est bien vivace et existe toujours, il n'y a plus de match.
Hockey sur glace : Briançon domine Gap 5 buts à 4 (tab) en 16ème de finale de la Coupe de France
Les Heures de Gloire de Briançon
La date du 6 avril 2014 restera gravée à jamais dans l’histoire du club de Briançon. Ce jour-là, un véritable séisme sportif a fait trembler les célèbres fortifications de Vauban et provoquer un enthousiasme mémorable parmi tous les habitants de la célèbre citadelle des Hautes-Alpes. La secousse fut si forte qu’elle a été ressentie jusque dans les chalets des deux stations de ski limitrophes de Serre-Chevalier et de Montgenèvre. Mais l’épicentre cet inoubliable « tremblement de glace » se situait dans la patinoire René Froger qui porte le nom d’un ancien président du club mort en déportation pendant la seconde guerre mondiale.
Ce dernier, qui fut également joueur, avait tant œuvré pour le développement du hockey sur glace à Briançon qu’il reçut, à juste titre, cet hommage posthume en 1994 lors de la commémoration du cinquantième anniversaire de la libération de la ville. En effet, l’événement qui s’est produit voici tout juste dix ans à Briançon fut inédit et considérable ! Pour remporter le titre de champion de France dans la Ligue Magnus pour la première fois de leur histoire, les « Diables Rouges » ont transformé ce jour-là leur patinoire en un véritable enfer incandescent. A tel point que les « Ducs » d’Angers, leurs malheureux adversaires, ont eu le souffle beaucoup trop court et les jambes coupées à une altitude de 1326 mètres.
Le club de Briançon, qui avait déjà disputé en vain trois séries finales de la Ligue Magnus dont deux successives (en 1988 contre le Mont-Blanc puis en 2008 et 2009 face à Rouen puis Grenoble), a ainsi réussi à atteindre enfin le sommet d’une autre sorte de « montagne » qui semblait jusque-là inaccessible. Coach : Luciano Basile (Canada).

L'équipe de Briançon célébrant une victoire.
La Descente aux Enfers et les Défis Actuels
Malheureusement, au cours des mois qui suivirent cet événement sensationnel l’euphorie laissa vite la place à une grande désillusion au sein de la population. Car c’est une véritable descente aux enfers progressive qui attendait le vieux club des Hautes-Alpes créé en 1934. La chute sportive fut si dure que ses effets néfastes perdurent malheureusement encore aujourd’hui. Car une fois que les clameurs se sont tuent l’équipe fanion briançonnaise fut victime d’une véritable dépression, dans tous les sens du terme.
La « traversée du désert » du club de Briançon commença d’abord avec un pied-de-nez douloureux et très vexant puisque finalement le choix du fameux Luciano Basile, qui allait être élu à quatre reprises meilleur entraîneur de la Ligue Magnus, fut de « partir en beauté » et il décida donc de ne pas renouveler son contrat juste après le triomphe retentissant de son équipe. Pour tourner encore la crosse dans la plaie, lors de la saison qui suivit le titre historique de champion de France, le club professionnel de Briançon fut éliminé dès les quarts de finale par… Angers qui prit donc sa revanche de la fameuse finale.
En effet, en 2016 les Diables Rouges furent relégués en Division 1 après avoir terminé seulement onzièmes au classement de la ligue Magnus. La mobilisation des forces vives locales, qui représentent malheureusement un trop petit « marché » à Briançon, si on inclut les élus et les partenaires, ne suffirent pas à faire revivre au club ses heures fastes d’antan. Pendant ce « trou d’air » sportif la rigueur n’était plus la même dans les vestiaires et, preuve du malaise, pas moins de six entraîneurs se repassèrent rapidement la « patate chaude » pour essayer en vain de mettre un terme à cette spirale défaitiste : Patric Wener, Alexis Billard, Claude Devèze, Eric Medeiros, Daniel Sedlak et Ramon Sopko.
Signe également de la fragilité de l’édifice, en 2021, l’ancien président Bernard Rouillard dût reprendre la direction du club amateur car il n’y avait pratiquement plus de jeunes joueurs dans l’école de glace locale. Depuis son retour dans la Ligue Magnus au mois de septembre 2019, le passage régulier devant la Commission Nationale de Suivi et de Contrôle de Gestion (CNSCG) n’a donc pas cessé d’être une épreuve difficile.
Comment lutter dans ces conditions à armes égales contre des clubs qui ont des budgets quatre fois plus élevés ? D’autant que lors de la saison 2019-2020 le retour dans la Ligue Magnus fut catastrophique puisque les Diables Rouges furent éliminés des play-offs pour avoir terminé à la 11e et dernière place. Face à ce triste constat, la question d’un retour en Division 1 s’est légitimement posé. Dès le mois de décembre 2023, le Président Guillaume Lebigot avait émis son souhait de repartir dans la division inférieure. Mais la FFHG ne l’a pas entendu de cette oreille. Ce maintien forcé s’explique par le fait que la FFHG a voulu protéger la Ligue Magnus composée de 12 clubs et ne pas risquer d’organiser un championnat bancal à onze clubs seulement, voire réduit à dix.
La Division 1 étant a priori complète et sans candidat sérieux pour la montée chez les pros de l’élite, le club de Briançon risquait donc, s’il restait intransigeant, de repartir en Division 2. Désireux de passer la main depuis plusieurs saisons, et malgré sa menace de démission exprimée si les résultats ne s’amélioraient pas, Guillaume Lebigot, est cependant toujours à son poste et ne se résout pas à envisager une « agonie » fatidique, tout comme son manager général Christophe Lapointe.
Le président des Diables Rouges, gérant de la société des « Chalets Bayrou » (nom de l’ancien maire de Briançon et président du club décédé en 2009 lors d’un accident de voiture), ne cache pas qu’il attend de partir « proprement » si un successeur se présente. Le président des Diables Rouges confie : « La petite équipe qui s’est reformée pour notre nouveau projet sportif nous a redonné un peu de moral. Tout comme les quelques matches à Noël et ceux qui ont suivi en championnat car malgré nos difficultés la patinoire reste bien remplie. Notre commission sportive, qui est composée de deux actionnaires, Luc Rougny (ancien président) et Antony Thillet, ainsi que de Kévin Igier (ancien capitaine et nouveau directeur de la piscine-patinoire), a choisi de retrouver pour notre équipe senior une identité briançonnaise.
Toujours bloquée cette saison dans le bas du classement malgré quelques victoires grâce à une réaction d’orgueil, l’équipe de Briançon, entraînée désormais par le Hongrois Marton Vas (ancien joueur du club de 2006 à 2009) ne se fait pas d’illusion car elle ne dispose pas d’un fond de banc assez fort avec seulement neuf renforts étrangers et seize français dans son effectif.
L’ancien maire de Briançon Robert Decaumont, qui fut également président du club, se vantait en 1990 dans un de mes articles publiés par le journal L’Equipe de posséder des moyens financiers importants. « Nous sommes le dernier village gaulois qui résiste ! », me disait-il à l’époque avec jubilation. Ce dernier, promu également vice-président de la Ligue Elite (qui deviendra Ligue Magnus), fit sourire beaucoup de gens avec sa formule empruntée à la célèbre bande dessinée Astérix. Le club de Briançon déposa son bilan à la fin de la saison 1991-1992. Un déficit de 9,2 millions de francs (1,4 million d’euros) était apparu au grand jour après la défaite du « président-maire » Robert Decaumont aux élections municipales anticipées.
Celles-ci furent provoquées après la démission en bloc de dix-huit conseillers municipaux ! Du coup, le club fut contraint de redescendre alors en Division 3. Puis ce fut une lente remontée avec en 1994 un titre de champion de France la Division 3, un nouveau sacre national en 1995 dans la Division 2 et encore un titre de champion de France en 1997 dans la Division 1. Par la suite, les Diables Rouges continuèrent avec obstination leur belle remontée vers le plus haut sommet de l’élite jusqu’en 2014 où ils réussirent enfin à remporter la Coupe Magnus. Malheureusement, après ce coup d’éclat retentissant (car historique) les temps ont malheureusement bien changé !
Malgré sa situation préoccupante, il est nécessaire de rappeler que le club de Briançon mérite le respect car il a été sacré champion de France dans toutes les divisions du hockey sur glace français de la Magnus à la Division 3 ! Par ailleurs, preuve que la ville de Briançon reste un grand bastion de notre discipline, elle a organisé dans sa patinoire de grands événements internationaux comme les Championnats du monde féminin de hockey en 2001 ainsi que trois Championnats du monde juniors masculins (U20 et U18) en 2002, 2003 et 2004.
Briançon remporte, avec suspense, sa seconde Coupe de France et son troisième trophée en trois ans. Plus récemment, il y a eu également Loïc Lampérier, Julian Junca, Ronan Quemener, Florian Chakiachvili, Damien Raux, Teddy Trabichet, Cédric Di Dio Balsamo, Sébastien Rohat ou encore Lionel Tarantino. Que ceux qui ne sont pas cités ici me pardonnent. Mais tous ces noms célèbres prouvent bien que le club de Briançon, qui subit donc actuellement un passage à vide difficile, reste malgré tout un fief historique important et très attractif du hockey sur glace français.

La patinoire René Froger de Briançon.
La Situation Similaire de Gap et la Proposition de Fusion
Comme c’est d’ailleurs le cas également du club voisin de Gap, l’autre grand fief du département des Hautes-Alpes, victime lui-aussi d’une grosse baisse de régime tout aussi inquiétante en restant désormais dans le bas du classement. Ce n’est pas le président Guillaume Lebigot (photo ci-contre) qui me démentira puisqu’il n’y va pas par quatre chemins en me confiant : « La saison prochaine, comme il y a semble-t-il plusieurs clubs qui vont présenter un dossier de candidature pour monter dans la Ligue Magnus, il va donc y avoir des playdowns et forcément un des deux clubs du département des Hautes-Alpes devra retourner en Division 1. L’année suivante l’autre risquera d’y passer à son tour ! Depuis dix ans, je n’arrête pas de proposer à tout le monde de créer une fusion entre Gap et Briançon, mais je ne suis pas écouté. Si ce n’est pas le cas, il faut être réaliste, les deux clubs de notre région vont mourir, c’est une certitude !
Depuis que je suis président, j’ai mis tous les ans de ma poche 50 000 euros dans le club de Briançon ce qui fait au total 500 000 euros. Avec cette somme, j’aurais pu m’acheter un bel appartement sur la Côte d’Azur ! Ici, il n’y a pas d’usine, le contexte économique est trop restreint et notre sponsor majeur ne nous donne que 1500 euros. Dans ces conditions, sans une union de nos forces, on ne pourra plus jamais rivaliser avec les grands clubs beaucoup plus riches comme Rouen, Grenoble, Angers ou Marseille. Ils ont le grand avantage de posséder désormais des patinoires avec de grandes capacités.
Comme le confirme le président des Diables Rouges, la question que je pose volontairement dans le titre de ma tribune est donc malheureusement d’actualité. Concernant le projet de fusion proposé avec insistance par Guillaume Lebigot, il part certes d’un bon sentiment et semble théoriquement logique sur le plan économique en cumulant deux budgets qui ont de la peine à dépasser chacun les 1,5 million d’euros. Mais, sera-ce suffisant et est-ce vraiment la solution miracle ?
Après l’expérience cuisante en 2016 des éphémères « Pionniers » de la Haute-Savoie qui ont regroupé très momentanément dans la Ligue Magnus les clubs de Chamonix et de Morzine, séparés par une distance pourtant plus courte de 70 kilomètres, cet échec prévisible au bout d’une saison seulement me laisse du coup très dubitatif. Surtout concernant l’engouement supposé que susciterait ce nouveau « mariage forcé » auprès des spectateurs potentiels qui existent dans les deux grands fiefs des Hautes-Alpes.
Je rappelle un autre fiasco qui peut également servir d’exemple dans l’histoire du hockey sur glace français avec la très brève association contre nature entre Grenoble et Villard-de-Lans en 1966 qui dura finalement que deux saisons. Ce fut aussi le cas plus tard de l’ancienne fusion entre Saint-Gervais et Megève au pied du Mont-Blanc.
L’ancien hockeyeur de Briançon Patrick Peythieu, qui travaillait au service des sports de la ville puis fut directeur de la patinoire pendant six ans, me suggère une autre solution qui serait en l’occurrence iconoclaste : « Je ne crois pas que les deux clubs soient vraiment irréconciliables, surtout s’il s’agit de leur survie malgré une rivalité ancestrale que l’on constate lors du derby local traditionnel qui suscite toujours beaucoup de passion dans notre région. Pourquoi ne pas imaginer par exemple que le club de Gap, qui a un budget un peu plus élevé malgré sa modestie, reste toujours en compétition dans la Ligue Magnus et que le club de Briançon se contente de disputer le championnat de la Division 1. De ce fait, mon club d’origine serait en quelque sorte le club réserve de Gap ce qui permettrait, avec un centre commun de formation et grâce aux licences bleues, des échanges pour faire évoluer des jeunes espoirs au plus haut niveau. Prendre l’exemple de Grenoble avec Chambéry et Vaujany.
Les Surnoms et l'Esprit de Rivalité
Notre chroniqueur régulier Tristan Alric, qui était à l’époque le spécialiste du hockey sur glace dans le journal sportif national L’Equipe, s’efforçait de donner des surnoms à tous les clubs de l’ancienne « Nationale A », qui est devenue depuis la « Ligue Magnus ». Dans ses articles son but était de rendre notre sport plus attractif pour le grand public. Concernant le club de Briançon, il expliqua un jour à l’ancien président Philippe Pacull : « Depuis le début de la saison je vois que vos joueurs se battent comme des diables. Ce n’est pas seulement les « Rouges » qu’il faut les surnommer comme c'est le cas actuellement, mais plutôt les « Diables Rouges » ! Si vous êtes d’accord, je donnerai désormais régulièrement ce surnom beaucoup plus sympa et plus accrocheur à votre équipe dans mes articles. Vous devriez l’adopter également car sur le plan marketing car, à mon avis, ce serait plus vendeur. C’est ce que j’ai fait également en donnant le surnom des Jets à Viry-Châtillon car c’était un des rares clubs qui n’en avaient pas encore.
Déjà vainqueurs 7-0 à l'aller, les Briançonnais, qui ont pris l'habitude de marquer vite, assomment leurs adversaires par le buteur en forme Julien Desrosiers, qui reste sur un quadruplé la semaine dernière contre Clermont. Efficacité, opportunisme et patience, les clés du match sont réunies pour les Diables Rouges, dont la défense, emmenée par un très bon Martin Gélinas, maîtrise les offensives adverses. Le jeune gardien suédois se reprend de cette petite erreur lors de la deuxième période, mais il finit par s'incliner pendant une infériorité numérique sur une percée sur la droite de Lionel Orsolini qui entre en zone offensive et retrouve dans l'axe Jean-François Jodoin qui lance et prend son rebond. Gap tente de partir fort en début de troisième tiers-temps, mais Briançon, dont la condition physique est en progrès constant, contrôle la partie, et même pendant une prison de Divisek, c'est Edo Terglav qui déborde sur son aile pour le quatrième but. Le dernier viendra de Desrosiers, diabolique de précision, qui tourne à un but par match depuis le début de la saison. Frédérik Beaubien en est à deux blanchissages en deux derbys.
Matchs 7 Mémorables Impliquant Gap et Briançon
Les Grenoblois se sont accordé le droit d'y croire. Et de voir un match 7. Pourtant bien lancés dans leur finale de Ligue Magnus, puisqu'ils avaient remporté leurs deux premiers duels sur la patinoire de leurs adversaires rouennais, ils avaient vu leurs adversaires les dépasser et les contraindre à un match de la peur, dimanche soir. En venant à bout des Dragons (4-1), les Brûleurs de loup ont égalisé à 3-3 dans la série. Ils iront donc jouer pour la Coupe Magnus sur la glace normande, mardi à 20 heures.
Depuis le passage à une finale au meilleur des 7 matches en 2011-2012, ce n'est que la quatrième fois seulement, la première depuis 2015, que le titre de champion de France de hockey se décide sur une septième et dernière manche à quitte ou double. Retour sur les trois précédents.
2014 : Angers encore battu à Briançon (1-5)
Pour ce nouvel exercice, Angers espère panser sa blessure de l'année précédente. En demi-finale, les Ducs commencent leur thérapie en prenant leur revanche contre leur bourreau de 2013, Rouen (4-2). Opposés à Briançon en finale, ils ne laissent jamais leur adversaire décoller. Menés 1-0, 2-1 puis 3-2 dans leur série, les Angevins parviennent à chaque fois à égaliser pour arracher un match 7, à l'extérieur. En terre hostile, ils parviennent même à ouvrir le score, par l'intermédiaire de Braden Walls. Lors de tous les matches précédents, le club qui marquait le premier remportait le match. Mais chez eux, les Diables Rouges se rebiffent, égalisent puis, à la 37e minute, inscrivent deux buts supplémentaires en 13 secondes. Finalement vainqueurs 5-1, les Briançonnais remportent, l'année de leur 80e anniversaire, la première Ligue Magnus de leur histoire. Maudits, les Angevins attendent toujours leur premier sacre.
2015 : Gap achève un héroïque Épinal sur le fil (5-3)
Seulement 8e de la saison régulière, Épinal crée la surprise en accédant à la finale de l'édition 2015, contre toute attente. Avec Strasbourg, Rouen puis Angers à leur tableau de chasse, les Vosgiens n'ont plus qu'à faire la peau des Rapaces de Gap pour obtenir leur première Ligue Magnus. En prenant l'avantage 3-1 dans les premiers affrontements, le Gamyo pense avoir fait le plus dur, mais Gap recolle dans les matches 5 et 6. Pour la troisième année d'affilée, le titre se joue sur un match 7. Dans une Alp'Arena en fusion, les Gapençais tuent vite le suspense et mènent 2-0 à la fin du premier tiers-temps grâce à des buts de Bostjan Golicic et Brett Bartman. Les hommes du coach italien Luciano Basile, déjà titré avec Briançon en 2014, parviennent à maintenir cet écart jusqu'à la fin du match (5-3) et décrochent leur troisième Coupe Magnus, 37 ans après la précédente.
La Rivalité Aujourd'hui
Après avoir éliminé Amiens (notre article précédent), les Brûleurs de Loups de Grenoble retrouvaient alors avec Briançon une rivalité plus forte, alors à son sommet. Cette tension entre les deux clubs n’a peut-être duré que le temps d’une demi-finale (tout de même ravivée à l’époque de Luciano Basile quand les meilleurs éléments de son équipe étaient recrutés par les actuels pensionnaires de Pôlesud), elle ne saurait être au même niveau aujourd’hui à cause de la trop grande disparité entre le premier et le dernier de l’ultime saison régulière de Ligue Magnus.
Dès le premier match à Briançon, les supporters des deux camps étaient chauffés à blanc. Leurs homologues suisses furent appelés pour le match 4 à Briançon, avant lequel le col du Lautaret - point de passage entre les Alpes du Nord et les Alpes du Sud - peint d’insultes comme il peut être peint d’encouragements lors des passages fréquents du Tour de France.
Nous prolongerons cette rétrospective jusqu’en 1991 par une rivalité qui, elle, ne faisait que commencer et est plus vive que jamais de nos jours.
Comme mentionné précédemment, certains supporters briançonnais souhaitent voir Gap en Division 1, une réaction que certains trouvent "stupide et puérile". Cependant, il est reconnu que cette rivalité est essentielle, bien que parfois trop pesante. D'autres soulignent que Briançon n'aurait aucun avantage à voir Gap en D1, car cela entraînerait une perte de recettes de billetterie.
Il est également souligné que malgré une bonne saison de Briançon, l'équilibre reste instable et précaire. En comparant Gap et Briançon, il est noté que Gap a une meilleure structure de club, un meilleur personnel administratif, une meilleure communication, de meilleurs événements et une meilleure patinoire.
Certains estiment que le bienfait sportif si l'un des deux clubs descend est qu'il y aurait des licences bleues et une meilleure gestion du vivier de jeunes, offrant ainsi une profondeur de banc.
Tableau des Titres et Réalisations
| Club | Ligue Magnus | Coupe de France | Autres Titres |
|---|---|---|---|
| Briançon | 1 (2014) | 2 | Champions de France dans toutes les divisions (Magnus à Division 3) |
| Gap | 3 | 0 | N/A |