Attrapez votre crosse, il est temps de créer l'histoire ! Enfilez vos patins et sentez la glace craquer sous votre élan avec "NHL 94" sur Megadrive ! Découvrez l'euphorie d'un gameplay légendaire, là où chaque passe millimétrée et tir décoché font vibrer le filet et les foules en délire. Vibrez sous les lumières des stades embrasés et marchez dans les traces des légendes en surpassant des adversaires redoutables. Stratégie, vitesse, précision : êtes-vous prêt à dominer la glace et inscrire votre nom dans la légende du hockey virtuel ?

L'Histoire du Hockey sur Glace en France : Retour sur la Saison 1993-1994
Le téléphone coincé contre l'oreille, il finit par tomber sur la photo qu'il recherchait. Celle de la saison 1993-1994 et de la Coupe de France remportée par Grenoble. C'était il y a trente ans et l'intendant du club isérois n'a rien oublié : « Le slap (tir frappé) de la bleue en prolongation de Maxence Fontanel et l'explosion de Clemenceau... »
Alors que les Brûleurs de loups disputent la finale de la compétition ce dimanche à Bercy face à Dunkerque (15 h), l'épopée de 1994 est revenue dans les esprits ces dernières semaines comme une évidence. La Coupe de France remportée à domicile par les BDL le 30 avril dans une patinoire Clemenceau pleine à craquer reste à un souvenir à la fois oublié et mythique dans l'histoire du club.
L'épreuve était alambiquée, puisqu'elle se jouait pendant les périodes internationales et donc sans les joueurs majeurs de chaque formation, l'édition précédente s'était déroulée en 1987 et la suivante en 2000, et le club sortait de deux saisons délicates. Et les anecdotes qui ont jalonné l'exercice 1993-1994 et la finale sont toutes aussi fabuleuses les unes que les autres.
Le Joueur le plus détesté de l'histoire du HOCKEY (il a changé les règles)
Fin de Purgatoire et Saison du Renouveau pour les BDL
Entre le Championnat remporté en 1991 et la finale de la Coupe de France en 1994, l'histoire du club grenoblois s'est écrite à coups de soubresauts. « On était dans une période un peu particulière, le club avait déposé le bilan juste avant et l'équipe était composée de très jeunes joueurs », se souvient Benoît Bachelet, 49 ans aujourd'hui, et BDL entre 1992 et 2007 (avec une parenthèse italienne, à Milan, en 1999-2000).
« Financièrement le club revenait de loin, il avait été relégué à la fin de la saison 1991. On avait passé un an à l'échelon inférieur, en D2, avant de remonter en 1993 grâce à une refonte du Championnat », appuie l'intendant Willy Libert.
Dans la foulée du titre de 1991, le tribunal de grande instance de Grenoble, début juin, met une chappe de plomb sur le club et prononce sa liquidation. Il manque un million et demi de francs de trésorerie pour garder la tête hors de l'eau, les collectivités locales ne bougent pas et tout le monde se retrouve sur le carreau, le trophée national dans une main et le chômage à portée de l'autre.
« Dans ce contexte, la saison 1993-1994, c'est celle de la reconstruction, la fin du purgatoire après le dépôt de bilan, constate Jean-François Bonnard (52 ans), blessé lors de la finale mais cadre de l'équipe durant toute sa carrière à Grenoble (1993-2008). On se retrouve avec une génération de mecs qui ont pour beaucoup été champions de France minimes ensemble. »
Autour des Stéphan Tartari, Benjamin Agnel, Stéphane Arcangéloni, Benoît Bachelet et même de Cristobal Huet, 18 ans à l'époque et troisième gardien, quelques anciens sont restés, à l'image d'Yves Crettenand. « J'attendais mon troisième enfant à ce moment-là, je ne me voyais pas partir de Grenoble et de ce club que j'avais appris à aimer, souffle le Haut-Savoyard (60 ans) qui sera double buteur en demi-finales puis double buteur en finale de la Coupe de France.
L'équipe avait explosé et elle est repartie avec des passionnés. J'étais le plus ancien alors que j'avais tout juste trente ans. La saison avant la Coupe de France, il se passe d'ailleurs un truc fou : les dirigeants avaient oublié d'inscrire Grenoble en Championnat et on a été menacés de rétrogradation encore plus bas. Finalement, on est montés à Paris plaider notre cause avec l'entraîneur, Dany Grando, et notre gardien, Patrick Rolland. Quand on remonte et quand on démarre la saison 1993-1994, on sait qu'il peut se passer des choses sympas... »

Des Joueurs Blessés Qui Deviennent Entraîneurs, une Patinoire Pleine à Craquer et la Délivrance en Prolongation
C'est probablement à travers un match de la phase de poules que le mythe de la Coupe de France 1994 - remise à l'ordre du jour dans un format bizarroïde par la Fédération, lors d'une année olympique, avec une poule de qualification, des matches disputés pendant les trêves, des effectifs qui ne ressemblent en rien à ceux du Championnat... - prend tout son sens.
Grenoble affronte une équipe de Rouen qui... évolue avec trois entraîneurs sur la glace tellement les blessés et internationaux sont nombreux. Les BDL ont aussi quelques absents (Bachelet, Girard, Agnel, Arcangéloni) mais ils s'imposent largement : 11-3 ! La compétition nationale passe au second plan les semaines suivantes, avant de revenir en trombe au début du printemps.
Une victoire contre Rouen en quarts (9-2), une autre en demi-finales contre Anglet grâce à un doublé in extremis de Crettenand et voilà les BDL en finale, face à Chamonix, le 30 avril 1994.
Alors qu'à 500 km de là, à Canazei en Italie, l'équipe de France est largement battue par la Finlande (8-1) au Championnat du monde, la halle Clemenceau se prépare à vivre sa première finale depuis 1991. « On sentait qu'il y avait de l'électricité dans l'air, que quelque chose se passait, l'attente était énorme. On avait fait une bonne saison et cette Coupe de France est devenue un réel objectif au fil de la saison entre nous. C'était devenu un sujet de copains, on voulait finir en beauté pour le dernier match de la saison », se souvient le défenseur Maxence Fontanel (50 ans).
Un dernier match de la saison qui doit pourtant se jouer sans Benoît Bachelet, envoyé par le président de l'époque, Jacques Galbrun, à la finale du Championnat de France juniors, ni l'entraîneur principal du club, Dany Grando, retenu pour un séminaire international avec d'autres techniciens de renom. « Il fallait bien des coaches, alors on s'est mis à coacher », se marre aujourd'hui Bonnard, blessé à l'époque, une jambe dans le plâtre, qui prend les rênes de l'équipe, à 23 ans, avec un autre blessé, Serge Djelloul.
En arrivant à Clemenceau, à deux heures d'affronter les Huskies de Chamonix, l'effectif isérois est pris d'un vertige. « Le monde qu'il y avait, c'était juste dingue ! », se souvient Crettenand. « Aujourd'hui, pour des raisons de sécurité, je pense que le match aurait été interdit, se marre Fontanel. C'était plein à craquer, les gens ne savaient pas où s'asseoir. »
Bonnard ne dit pas autre chose, trente ans après : « Je pense qu'ils avaient vendu des billets sur les escaliers et derrière la moindre balustrade. C'était bouillant, un vrai chaudron. » Presque 3 500 personnes sont amassées dans la salle construite en 1963, dont la capacité atteignait à l'époque à peine 3 000 places. « De la folie pure, avant, pendant et après », soutient encore l'intendant Libert.
Au bout des trois tiers-temps, les Grenoblois sont emmenés en prolongation par les Haut-Savoyards (4-4). Et l'histoire bascule encore, là aussi. Maxence Fontanel, qui réalise ce jour-là un match plutôt moyen d'après ses partenaires et entraîneurs, est envoyé au feu pour la mort subite. « Si je dois être honnête aujourd'hui, je n'aurais pas misé sur lui pour jouer », lance Libert.
« Il nous coûte peut-être un but ou deux pendant le match. Je ne sais pas pourquoi on le fait jouer direct, peut-être qu'on a eu le sens du coaching à cet instant avec Serge », ajoute Bonnard, son pote blessé et entraîneur, dans un éclat de rire. Fontanel rembobine : « Ça engage sur le côté gauche, c'est Benjamin Agnel qui récupère et me fait la passe.
J'ai toujours shooté de la même manière dans ma carrière, très fort en visant la lucarne droite. Donc c'est ce que je fais à cet instant. Et ça rentre, c'est le but de la victoire. J'étais défenseur, je marquais quelques buts, mais celui-ci est vraiment le plus beau souvenir de ma carrière, on m'en parle encore trente ans après... »
Un Public Fidèle, des Célébrations Intenses et un Trophée pour l'Éternité
Le but en or de Fontanel a offert la victoire aux BDL et tout Clemenceau s'est embrasé. « J'aurais toujours cette vision du public qui se lève rang par rang, au moment où chacun se rend compte qu'il y a but, j'ai l'impression qu'une gigantesque vague se déclenche. Le public a descendu les gradins pour venir contre les vitres, c'était une cohue extraordinaire », se souvient le buteur.
« Je n'ai jamais vu une explosion pareille », soutient Crettenand. Quelques minutes plus tard, les célébrations commencent dans le vestiaire. « Je me souviens du gardien remplaçant qui marchait pieds nus dans le vestiaire et quelqu'un lui a marché dessus avec ses patins. Ça lui a sectionné le pied et il est parti à l'hosto. Ça a refroidi tout le monde pendant 30 secondes », se rappelle Stéphan Tartari (50 ans), aujourd'hui manager des Boxers de Bordeaux en Ligue Magnus.
« Moi, j'ai plutôt l'impression de le revoir sur un banc, en train de se faire recoudre par le doc', tout en buvant de la bière dans la Coupe », glousse Bonnard. Les festivités sont grandioses à Clemenceau et dans Grenoble. « Trois jours à faire la bringue, assure Fontanel. On était invités de partout, chaque bar, chaque restaurant. Et en sortant de la patinoire, on avait fait des photos avec tous les gens qui attendaient... »
Cette Coupe de France a agi comme un catalyseur d'émotions et d'unité au sein des Brûleurs de loups. « C'était un beau titre parce qu'il n'était pas attendu. C'est vrai qu'elle a plus de saveur aujourd'hui avec cet objectif d'aller à l'Accor Arena, de disputer une Coupe d'Europe avec la Coupe Continentale, mais ça reste un titre, c'est difficile de gagner quelque chose », rappelle Tartari.
« Peut-être qu'il y a eu des titres plus importants, mais pour moi, celui de 94, c'est le plus beau de Grenoble. C'est le premier titre de l'ère BDL, celui de la reconstruction. Il compte vraiment », assure Bonnard, qui, comme plusieurs de ses coéquipiers soulèvera aussi la Coupe Magnus en 1998, avant de connaître des épopées européennes, des sélections chez les Bleus, les JO...
« Vous voyez, j'ai presque les larmes aux yeux de parler de 94 trente après. Vous m'avez déterré pour parler de ça, merci, ce sont des souvenirs incroyables », confiait cette semaine Yves Crettenand, ému. « C'est le grand moment de ma carrière, au-delà du but libérateur, insiste Fontanel. Je m'en suis aperçu plus tard, lorsque les gens continuaient à m'en parler.
Coupe de France : Palmarès des Brûleurs de Loups
Trente ans après la victoire de 1994, les Brûleurs de loups ont remporté la Coupe de France à cinq reprises, la dernière glanée en 2023.
| Année | Vainqueur |
|---|---|
| 1994 | Grenoble |
| 2008 | Grenoble |
| 2009 | Grenoble |
| 2017 | Grenoble |
| 2023 | Grenoble |
