Histoire et Clubs de Hockey sur Gazon à Montréal

Le hockey sur gazon, bien que moins populaire que son cousin sur glace au Canada, possède une histoire riche et une communauté passionnée à Montréal. Ce sport d'équipe, pratiqué avec une crosse et une balle, a des racines anciennes et continue de se développer grâce à l'enthousiasme de joueurs comme Cédric Chassaing-Cuvillier.

Dimensions d'un terrain de hockey sur gazon.

Les Origines du Hockey sur Gazon

Le premier jeu de balle à la crosse connu est le hockey sur gazon, que l'on retrouve parmi les plus anciennes civilisations. Il n'existe aucune preuve ou source de connaissance sur les véritables origines de ce jeu. La plus ancienne représentation de ce sport se trouve sur une pierre tombale dans la vallée du Nil, datant de l'an 2000 av. J.-C. À la même époque, on trouve un jeu presque identique en Chine, au Moyen-Orient et en Amérique du Nord.

Un bas-relief représentant ce jeu est également visible sur le mur grec antique de Thémistocle à Athènes. Le hockey puise ses origines dans l'Antiquité. Des sources égyptiennes et grecques le situent dès les touts débuts de ces civilisations. Il convient également de mentionner le shinty écossais, le hurling irlandais et le bandy gallois.

L'histoire actuelle du hockey remonte à la fondation du premier club en Angleterre, Blackheath (1851). En 1875, un autre club londonien, Teddington, modernise et standardise le jeu avec de nouvelles règles ; la balle est désormais sphérique, elle ne peut donc pas être prise en main, et la crosse ne peut pas être levée au-dessus des épaules. Le nombre de joueurs par équipe est fixé à dix en 1883. L'innovation la plus importante est la création de la "zone de tirs au but", qui a été adoptée par la toute nouvelle Association anglaise de hockey.

Dans les années qui suivent, l'armée britannique développe le hockey moderne dans les colonies britanniques (Empire des Indes, et autres). La première fois que le hockey est présenté devant un public, c'est au JO de Londres en 1908. Le Royaume-Uni arrive en tête, suivi par l'Irlande, la France, le Pays de Galles et l'Allemagne.

Mais le reste du monde n'est pas en reste, et un championnat de France est organisé en 1899. La Fédération française de hockey est créée en 1920. La Fédération internationale de hockey (FIH) a été fondée à Paris en 1924 sous la présidence de Paul Léautey et sous l'impulsion de Frantz Reichel, qui lui succède l'année suivante et reste en fonction jusqu'à sa mort en 1932.

Le Hockey sur Gazon à Montréal : Une Passion Multiculturelle

Cédric Chassaing-Cuvilier est un exemple de la passion pour le hockey sur gazon qui existe à Montréal. Arrivé au Canada en 2003, il joue dans une équipe multiculturelle et cosmopolite, principalement en salle, mais aussi sur gazon. Son club est un véritable melting-pot de nationalités, avec des joueurs venant de France, d'Angleterre, de Cuba, du Venezuela, d'Argentine, des Pays-Bas, d'Inde, d'Iran, du Canada, du Pays de Galles, du Chili, d'Allemagne et du Maroc. L'équipe est parfois mixte, et les échanges se font en français, en anglais et en espagnol.

Cédric souligne l'ambiance excellente et multiculturelle de son équipe, où chacun a une histoire, un passé et une culture différente. Il a même rencontré un joueur qui connaissait ses anciens coéquipiers du Paris Jean Bouin.

Le hockey sur gazon aux JO : c'est quoi les règles ?

L'Expérience de Jeu à Montréal

En 2003, lors de son premier séjour, Cédric a trouvé une seule équipe de hockey sur gazon à Montréal. De 2003 à 2008, ils jouaient uniquement en salle. Bien que frustrant, ils participaient à un bon championnat nord-américain avec des équipes de Montréal, Toronto, Boston, New York, Washington et Philadelphie.

Depuis son retour à Montréal en 2010, ils jouent à l'extérieur et en salle selon les saisons. Bien qu'il n'y ait plus de championnat, ils participent à des tournois au Canada et aux États-Unis.

Les Défis du Hockey sur Gazon à Montréal

Cédric note plusieurs différences importantes entre le hockey pratiqué en France et celui à Montréal. Ici, il n'y a pas de structure de club ni de terrain de hockey dédié. Les équipes jouent sur des terrains synthétiques multisports, sans club-house, bar ni douches. L'absence de championnat oblige les joueurs à participer à des tournois à leurs frais.

Dans d'autres villes canadiennes comme Vancouver, Ottawa et Toronto, il existe des championnats locaux. À Toronto et Ottawa, les équipes sont souvent composées de joueurs d'origine indienne, connus pour leur technique, puissance et rapidité. Les tournois se jouent en format 11 contre 11 ou 7 contre 7.

Le manque de compétition est un défi pour beaucoup. Les joueurs s'organisent pour les entraînements, réservent des terrains et s'investissent personnellement. Ils s'entraînent une fois par semaine, contrairement aux deux entraînements et un match par semaine qu'ils avaient à Paris. La saison s'étend d'avril à novembre à l'extérieur, puis en salle.

Cédric souligne également que le hockey sur gazon est majoritairement un sport féminin en Amérique du Nord, avec une présence importante dans les universités. Il exprime le souhait d'avoir un championnat local et plus de compétitions, mais apprécie l'équipe et l'amitié qui les unissent. Il note que le hockey sur gazon est un sport marginal et méconnu à Montréal, nécessitant souvent des explications sur son fonctionnement. À l'inverse, le hockey sur glace est le sport roi et national.

Équipement des joueurs

La crosse (ou bâton) est droitière dans sa moitié supérieure, avec une prise similaire à celle d'une raquette de tennis. La partie inférieure est incurvée, avec une face bombée (extérieure) et plane (intérieure). Seule l'utilisation de cette face plane est autorisée pour frapper ou dévier la balle. Le centre est traditionnellement en bois, bien que des matériaux composites tels que le carbone ou le kevlar soient de plus en plus utilisés dans sa construction. La bonne crosse doit s'adapter à un diamètre de 5,10 cm La courbure de la crosse a ses propres limites. Ces dernières années, des courbes de plus en plus grandes ont donné lieu à des tirs aériens intempestifs, pouvant entraîner de graves accidents liés aux matchs. En conséquence, la courbe maximale a été portée à 25,4 mm (1"), à compter du 1er septembre 2006. Dans la zone euro, il n'est pas rare de voir les deux arbitres d'un match effectuer un contrôle de trajectoire avant le match, avec pour seul outil une pièce de deux euros tenue verticalement et incapable de passer par une crosse placée sur une surface plane.

Une balle de hockey typique pèse entre 156 et 163 grammes, mais des balles plus légères sont disponibles pour les jeunes joueurs. Elle était à l'origine en cuir, à une époque où ce sport se pratiquait avec des crosses en bois sur un terrain herbeux naturel, mais elle est maintenant en plastique. La balle est le plus souvent lisse à l'intérieur, mais de très petites cratères sont acceptables. Ceux-ci sont fréquemment utilisés sur un terrain synthétique "mouillé" car ils ont plus de poids, comme les balles de golf.

Il porte des équipements de protection tels qu'un casque, un plastron, une coquille, des guêtres, des coudières, un short, des sabots et des gants. Certains gardiens portent une couche de protection supplémentaire pour protéger leur tête. Le port de coudières n'est plus obligatoire. En général, les gardiens ont une grande liberté quant au choix de leur équipement. Toutefois, la tenue du gardien doit respecter le règlement de la FIH afin de ne pas gonfler artificiellement son poids. Le gardien peut jouer à la balle avec n'importe quelle partie de son corps, mais il doit faire attention à ne pas la faire passer sous lui ou dans son équipement, sinon l'arbitre lui infligera une pénalité-corner. Il peut également utiliser sa crosse. Il n'a le droit de jouer au ballon que dans sa zone de gardien. En dehors de cette zone, il peut pratiquer le jeu à l'aide de la crosse.

Selon le terrain, des chaussures équipées de crampons sont recommandées. Les protège-dents et les tibias de protection doivent être portés en permanence. Lors des phases de pénalité, certains joueurs sont tenus de porter un masque de protection et une coquille (pour les joueurs masculins) qu'ils doivent enlever une fois la phase terminée.

Les Canadiens de Montréal : Une Légende du Hockey sur Glace

À Montréal, les Canadiens sont plus qu'une équipe. C'est une véritable religion. Les Canadiens de Montréal sont nés en 1909. La franchise québécoise n'a pas perdu de temps, puisqu'elle a remporté son premier titre de champion dès l'année 1916, quand elle jouait pour l'Association nationale de hockey, l'ancêtre de la NHL (créée en 1917).

Logo des Canadiens de Montréal.

Montréal a ensuite régné à travers les époques. Jusqu'aux années 1990, les Canadiens ont ainsi été sacrés au moins une fois par décennie. Et aujourd'hui, ils possèdent le record de titres (24), très loin devant Toronto (13) et Detroit (11). De magnifiques dynasties ont comblé les spectateurs qui se massaient au Forum, l'enceinte des Canadiens pendant 70 ans (avant que l'équipe ne déménage au Centre Bell en 1996).

Montréal a été sacré champion cinq saisons d'affilée, de 1956 à 1960, guidé par des joueurs comme le gardien Jacques Plante, le défenseur Doug Harvey, le centre Jean Béliveau et l'ailier Maurice Richard. Les années 70 ont également été brillantes, avec six titres pour Montréal, dont quatre consécutifs entre 1976 et 1979. Les stars de la décennie s'appelaient Ken Dryden (gardien), Larry Robinson et Guy Lapointe (défenseurs), Jacques Lemaire et Guy Lafleur (attaquants).

Puis la NHL a changé, avec l'arrivée d'un plus grand nombre d'équipes et l'émergence de nouvelles générations, comme les Edmonton Oilers dans les années 1980 et les Pittsburgh Penguins, lors de la décennie suivante. Les deux derniers titres des Canadiens remontent ainsi à 1986 et 1993, avec le gardien de but Patrick Roy comme figure de proue. Depuis, plus rien, jusqu'à la qualification pour la finale 2021.

Quelques légendes de Montréal

  • Maurice Richard (1921-2000). Il est considéré comme le plus grand joueur qu'aient connu les Canadiens. Richard joua à Montréal de 1942 à 1960 et fut huit fois champion. Il est également connu pour avoir été le premier joueur à inscrire 50 buts en 50 matches, lors de la saison 1944-1945, et le premier à 500 buts en NHL.
  • Jean Béliveau (1931-2014). Surnommé « Gros Bill », il fut lui aussi un buteur prolifique pour les Canadiens (507 buts), où il joua de 1950 à 1971, raflant 10 titres de champion. Béliveau fut élu à deux reprises MVP de la NHL, en 1956 et 1964.
  • Guy Lafleur (né en 1951). Les Anglophones le surnommaient « The Flower », quand les Francophones préféraient l'appeler le « Démon blond ». Lafleur fut un joueur élégant, qui porta les couleurs de Montréal de 1971 à 1984, et compila six saisons consécutives à au moins 50 buts et 100 points (de 1974 à 1980). Il remporta cinq fois le titre de champion et fut élu deux fois MVP de la NHL en 1977 et 1978.
  • Doug Harvey (1924-1989). Malgré un nom à consonance anglaise, Harvey fut un authentique Québécois, qui a vu le jour et grandi à Montréal. Défenseur, il a joué pour les Canadiens de 1947 à 1961. Harvey a remporté six titres de champion et a été désigné à sept reprises meilleur défenseur de la NHL.
  • Jacques Plante (1929-1986). Plante est un des rares gardiens de but à avoir été élu MVP de la NHL. Il fut distingué en 1961. De 1956 à 1960, quand Montréal rafla cinq titres d'affilée, Jacques Plante fut à chaque fois désigné meilleur gardien de la saison. Il joua pour les Canadiens de 1952 à 1963. Plante est également connu pour avoir été le gardien qui a imposé l'usage du masque pendant les matches.

Le gardien Carey Price est la star actuelle des Canadiens. Pour arriver jusqu'en finale, Montréal s'est notamment appuyé sur son gardien Carey Price, la star de l'équipe, au club depuis 2007 et MVP de la NHL en 2015. En attaque, les Canadiens ont pu compter sur les centres Tyler Toffoli et Nick Suzuki et le défenseur Jeff Petry, tous à plus de 40 points. Lors des play-offs, ils ont reçu le soutien du vétéran Corey Perry (35 ans), MVP de la NHL en 2011, et du jeune ailier Cole Caufield (20 ans), auteurs respectivement de trois et quatre buts.

En plus d'un siècle d'existence, les Canadiens de Montréal ont reçu de nombreux surnoms, dont celui des « Habitants » affectueusement donnés par les citoyens de la ville, dont le diminutif « Habs » a vite été adopté. Et c'est désormais au cri de « Go Habs, Go » que les fans des Canadiens encouragent leur équipe, dont les joueurs sont également appelés les « Glorieux ».

Le club de Montréal a aussi été surnommé le « Canadien » ou encore, en référence à ses couleurs, le « Bleu Blanc Rouge » et le « Tricolore ». Jusqu'aux années 1980, quand l'équipe était en grande majorité composée de joueurs québécois, les Canadiens anglophones avaient pris l'habitude de surnommer ceux-ci les « Flying Frenchmen » (les Français Volants).

Tableau Récapitulatif des Informations Clés

Aspect Description
Origines du hockey sur gazon Anciennes civilisations (Égypte, Grèce, Chine)
Premier club de hockey Blackheath (Angleterre, 1851)
Fédération Internationale de Hockey (FIH) Fondée à Paris en 1924
Hockey sur gazon à Montréal Équipes multiculturelles, jeu en salle et sur gazon
Défis à Montréal Manque de structures dédiées, compétitions limitées
Popularité du hockey sur gazon en Amérique du Nord Sport majoritairement féminin, présent dans les universités
Canadiens de Montréal (hockey sur glace) Équipe emblématique, 24 titres de champion

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