L'histoire de Mérignac est riche en témoignages et souvenirs, notamment grâce au travail de collecte du groupe Temps de parole et paroles du temps. Ce groupe a recueilli les paroles d’habitants, enrichies de plans, de photographies et autres coupures de presse afin de préserver la mémoire collective avant que l’urbanisation et l’expansion économique ne rebattent les cartes d’une commune au paysage de campagne.
Parmi ces témoignages, celui de Jacqueline Begeau évoque avec gourmandise le Parc de la vie au grand air, propriété de la famille Gasqueton, où se côtoyaient diverses activités et animaux. « Il y avait là une piscine, des écuries, des tennis, les Girondins venaient s’y entraîner, ainsi que les joueurs de hockey sur gazon. »
La Vie au Grand air du Médoc (VGAM) est fondée en 1907 par un groupe de « sportsmen », dont cinq frères, les Gasqueton. C’est au domaine des Places, dit du Pin Galant, qu’ont lieu les activités sportives. On y pratique ainsi le hockey et le football.
La pratique du hockey sur gazon tient une place importante au Jard jusqu’à la fin des années 1950. Le domaine est vendu en 1963 pour y réaliser un programme de construction de logements. Cet équipement de 8 hectares présente un grand intérêt pour la pratique sportive, en particulier pour les enfants. Un programme d’aménagement de la plaine de jeux du Jard est lancé, permettant une nouvelle implantation des terrains et l’aménagement de vestiaires et du foyer sportif. Le stade du Jard est à l’origine destiné à la pratique du rugby et du football.
Samedi et dimanche, le SAMérignac (Gironde) organise au Domaine de Rocquevielle, sur le complexe des Girondins de Bordeaux, les finales des Championnats de France Jeunes et Elite dames. En tête du Championnat à l’issue de la saison régulière, le SAMérignac, qualifié pour la première fois de son histoire en Coupe d’Europe des clubs, recevra Lambersart et ses nombreuses internationales françaises.
Le match promet d’être engagé car les deux équipes se sont affrontées à deux reprises cette année, chacune l’ayant emporté à domicile, avec il y a peu une victoire des Nordistes 3-0 lors de la dernière journée de la phase régulière.
« Nous sommes très heureux de disputer cette finale chez nous, commente la Mérignacaise Peggy Bergère (34 ans), ex internationale (103 sélections), toujours considérée comme une des meilleures joueuses françaises. C’est un beau cadeau que nous nous faisons, ainsi qu’au club, aux licenciés, à nos amis, à nos familles et les partenaires qui nous soutiennent dans un sport qui reste confidentiel. Ce week-end de Finales est l’occasion de donner une fenêtre de visibilité au hockey sur gazon. Les sections du SAM Omnisports se mobilisent déjà pour faire de ce week-end une grande fête... Espérons qu’elle sera encore plus belle pour nous avec une victoire à la clé ! »
Battues de justesse les deux dernières années en demi-finale, les Girondines auront un redoutable adversaire. Renforcé en début de saison par l'arrivée de cinq internationales comme la buteuse Elise Preney (ex Stade Français), l'Iris Lambersart, pas forcément attendu à ce niveau en début d'année, voudra créer la surprise jusqu'au bout.

Terrain de hockey sur gazon
Sur le terrain de leurs adversaires de Lille qui accueillent les finales du Championnat de France à l'occasion des 90 ans du club, les joueuses de Mérignac sont allées chercher le premier titre de championne de France de leur histoire. Après une première mi-temps relativement équlibrée mais vierge même si les Lilloises bénéficièrent de trois penalty corner contre un seul aux Girondines, Mérignac ouvrait finalement le score une dizaine de minutes après la reprise sur un beau shoot de l'Argentine Josefina Pontet Brian.
Bien regroupées et organisées devant le but de Sylvine Da Cunha, les Mérignacaises résistaient jusqu'à la sirène finale à la pression des partenaires de la capitaine Louise Lebaindre, sacrées en 2001, 2002, 2004, 2007 et 2011. Finalistes l'an dernier mais battues par Lambersart sur leur terrain alors qu'elles avaient dominé toute la saison, les coéquipières de la capitaine Laura Byers ont réservé le même sort aux Lilloises, entraînées par Jean-Louis Ponthieu, qui n'avaient pas concédé le moindre revers de la saison (15 victoires et 1 nul).
Présidé par Marcel Gomez qui a pris la succession de Jean-Paul Magrez, président d'honneur présent samedi à Lille, Mérignac, seul club uniquement féminin, a trouvé la solution en changeant de tactique après la pause. "Nous avions à la base décidé de faire circuler la balle mais les Lilloises nous ont pressées, explique l'entraîneur Nicolas Roche. On a donc décidé de couper leur libéro et de remonter le bloc en jouant davantage sur les côtés en utlisant les scoop de Peggy (Bergère). Ensuite on a bien travaillé défensivement avec un bon bloc, comme rarement cette année. Ce titre fait plaisir au regard de celui perdu l'an dernier chez nous.
La finale du championnat de France féminin constituera le temps fort du week-end, dimanche à 14 heures (coup d’envoi donné par Stéphanie Cano, ex capitaine de l’équipe de France de hand Championne du monde en 2003). Le SAM a validé son ticket pour la finale en battant Cambrai, multiple champion de France (1-1 ; 4-3), tandis que Lambersart, pourtant battu à l’aller sur sa pelouse, a fait tomber le champion en titre, le Stade Français en renversant complètement la situation (1-2 ; 4-1). Tout comme les Girondines, les Nordistes disputeront une finale Elite historique et feront leurs débuts sur la scène européenne la saison prochaine.
Voici un tableau récapitulatif des titres de champion de France remportés par les clubs mentionnés dans l'article :
| Club | Nombre de titres | Années |
|---|---|---|
| Lille | 5 | 2001, 2002, 2004, 2007, 2011 |
| Mérignac | 1 | [Année du titre] |
| Cambrai | Plusieurs | [Années des titres - à compléter] |