Blessures au dos au hockey sur gazon : Causes, prévention et solutions

Le hockey sur gazon, sport collectif spectaculaire et exigeant, sollicite intensément le corps des athlètes. Bien que certaines parties soient destinées aux joueurs ou aux parents de joueurs, cet article est accessible à tous et est illustré de vidéos et de liens. La pratique régulière de ce sport peut entraîner des modifications posturales et musculaires, augmentant ainsi le risque de blessures, notamment au dos. Cet article examine les causes potentielles de ces blessures, les facteurs de risque associés et les stratégies de prévention pour aider les joueurs à rester en bonne santé et performants.

Impact du hockey sur la posture

La pratique d'une activité physique ou d'un sport conduit le corps à se développer en fonction de la posture et des gestes qui lui sont demandés. Le hockey, demandant un effort unilatéral fréquent, provoque des modifications posturales et musculaires qui peuvent être aussi à l'origine de nombreuses blessures. De plus, chez les jeunes athlètes, le niveau de spécialisation hâtif des gestes sportifs amène un développement spécifique du corps humain et ce, en période de croissance. La posture semble être le point de départ pour de nombreux constats de blessures sportives. Plusieurs auteurs ont démontré que la posture est un indicateur important des blessures sportives.

Lorsque ce travail n'implique pas de façon égale les muscles antérieurs et postérieurs ou le côté droit et le côté gauche du corps, ceci entraîne des débalancements musculaires. Dans le cas du hockey, le geste sportif répété engendre une spécialisation musculaire latérale due à la nature du geste même. Ce phénomène a pour effet d'affecter la posture des joueurs.

La position de base du joueur de hockey doit être maintenue pendant la presque totalité du jeu. Chez un Left, la position de base implique une antériorité de la tête, une flexion antérieure et une rotation du tronc du côté gauche, le bras droit est en flexion (presque 90°) alors que le bras gauche est en extension, la main droite agrippe le manche en pronation alors que la gauche est en supination. La hanche et les genoux sont en flexion.

Études et statistiques

L'étude de Posch (1989) sur les blessures au hockey a révélé que 39% des joueurs participants présentaient des douleurs chroniques à l'épaule, au dos et aux genoux. Les douleurs sont déjà présentes chez les adolescents pratiquant ce sport.

Plusieurs joueurs ont au moins un déficit musculaire et le tiers d'entre eux en comptent plusieurs. Souvent rencontrés se retrouvent au niveau de la ceinture scapulaire, des quadriceps et des ischio-jambiers. On note également un manque d'extensibilité au niveau de l'abduction de la hanche et des ischio-jambiers.

Dans le plan sagittal, les hockeyeurs professionnels présentent une diminution significative de l'amplitude de mouvement au niveau de la hanche. Cette diminution significative d'extensibilité est associée avec un raccourcissement de l'iliopsoas ce qui a pour effet d'entraîner une augmentation de la lordose.

Conseils sur la façon de prévenir les blessures au hockey

Rôle de la motricité et de la latéralité

La motricité peut se définir comme « l’ensemble de fonctions corporelles assuré par le système locomoteur et le système nerveux permettant les mouvements et les déplacements ». Au hockey, le membre inférieur est principalement responsable de la propulsion. Le maniement avec la crosse demande une flexion constante de la hanche. De plus, les patins, de part la rigidité de la semelle et la lame empêchent la flexion plantaire.

L'absence de flexion plantaire induit un travail plus important de la hanche, et le mouvement d'extension de la jambe ne peut être complété et la phase de recouvrement se retrouve écourtée ce qui implique une sur sollicitation du psoas iliaque.

Au hockey, l'utilisation de la crosse et le port latéral de celle-ci amène le membre supérieur à se développer différemment. Pour un joueur Left, l'utilisation de la crosse amène son bras gauche à travailler, la majorité du temps, en extension et l'amplitude de mouvement de ce bras est beaucoup plus grande que celle de son bras droit qui est la majorité du temps en position de flexion.

Les lancers du poignet ou du revers demandent une grande force des avant-bras. Au départ, comme à la fin du lancer, le tronc est antérieur et exécute une légère rotation très rapide. Lors du lancer du poignet, les avant-bras et les poignets effectuent, pour un bras dominant, une flexion rapide et pour l'autre, une extension rapide des poignets.

Watson (1995) a démontré la relation qui existe entre une mauvaise mécanique musculaire reliée à un développement inégal des agonistes et antagonistes du mouvement et l'apparition de blessures chez des athlètes de haut niveau. La latéralisation peut jouer un rôle important dans l'apparition de blessures spécifiques.

Un côté du corps utilisé à outrance se développera davantage et entraînera une modification plus ou moins importante de la posture du sujet selon l'ampleur de la latéralisation.

Hyperlordose et hypercyphose

L'hyperlordose lombaire chez le jeune hockeyeur est causée principalement par le surentraînement des muscles fléchisseurs de la hanche, c'est-à-dire, le droit antérieur de la cuisse et le psoas iliaque. Les psoas iliaques ont une grande influence sur la région lombaire. Lorsqu'ils sont trop forts, ils augmentent la lordose et provoquent une antéversion de la hanche.

Les muscles abdominaux jouent aussi un rôle important dans la lordose, qui a la longue, provoque un relâchement des abdominaux. Pour ce qui est des hypercyphoses au niveau thoracique, les muscles responsables sont majoritairement : les intercostaux moyens, le petit et le grand pectoral, le grand droit de l'abdomen, les scalènes et les sterno-cléido-mastoïdiens.

On remarque, dans les cas d'hypercyphose thoracique que les muscles du haut du dos (le trapèze bas et moyen, les rhomboïdes majeur et mineur) sont hyperextensibles. Pour ce qui est des muscles antérieurs, on remarque que le petit et le grand pectoral sont hypoextensibles.

Synthèse des résultats et limites

On peut constater que, dans les plans antérieur et postérieur, les hockeyeurs Left portent plus de pression sur leur pied gauche que sur leur pied droit. Les sujets Right, eux, portent davantage de pression sur leur pied droit. Le fait de porter des patins durant un grand nombre d'heures, oblige le membre inférieur des joueurs à s'adapter à cette diminution de mobilité du pied.

En effet, le port de patins amène un développement spécifique du membre inférieur puisqu'il ne permet pas de faire de flexion plantaire. Afin de permettre à la lame du patin de demeurer complètement sur la glace, le joueur doit fléchir la hanche et les genoux. La flexion de la hanche et des genoux est nécessaire pour compenser la projection antérieure du centre de masse causée par le port de patins.

Il est important de considérer le membre inférieur dans son ensemble. En effet, la flexion constante de la hanche provoque un raccourcissement du psoas iliaque et du droit antérieur. De plus, le bilan musculaire fait ressortir le fait que l'ensemble des sujets ont une grande force au niveau des érecteurs du rachis, ce qui peut être une résultante de l'antériorité provoquée par le port de patins.

Ainsi, on ne peut négliger l'effet de la position de base et de la technique de patinage qui demande une constante projection vers l'avant du tronc. L’antéversion du bassin n'a pas eu d’impact au niveau abdominal puisque le bilan musculaire de la chaîne abdominale démontre que la majorité des sujets ont une grande force des muscles à ce niveau. De plus, les muscles au niveau lombaire sont très forts.

Étant donné qu'une antéversion du bassin prédispose à un raccourcissement des muscles lombaires, nous n'avons pas été surpris de constater que les érecteurs du rachis sont très fort chez les sujets. L'amélioration significative de l'angle épaule -bassin peut aussi être influencée par un meilleur balancement de la ceinture scapulaire.

Finalement, une antériorité des épaules, qui cause également une augmentation de l'angle entre les épaules et le bassin dans le plan sagittal, peut être également associée à une antériorité de la tête. Il a été remarqué que l'ensemble des sujets présentait une antériorité de la tête de l'ordre de 5,5cm en moyenne avec un angle tête - épaules d'environ 10°.

La position de base du joueur de hockey demande un port antérieur de tête constant. Dans le plan postérieur, on remarque que, pour ce qui est des angles des épaules, les Right ont majoritairement l'épaule gauche plus élevée alors que chez les Left, c'est l'épaule droite qui est plus élevée. Il est intéressant de constater que la position de base sur le jeu a une influence sur le positionnement des épaules.

Prévention des blessures et amélioration de la posture

Le sport influence le développement de notre corps et plus particulièrement de nos muscles. Un jeune athlète qui s'entraîne depuis de nombreuses années subit souvent un niveau élevé de spécialisation physique très tôt dans son développement. conditionnent le physique du jeune athlète. d'améliorer la posture de ceux-ci et d'éliminer le plus grand nombre d'anomalies posturales.

Ne serait-il donc pas judicieux et intéressant d’intégrer cette notion de posture dès l’entrée dans la pratique sportive ? Adopter dès l’enfance les pattern de mouvements optimaux ?

Voici quelques recommandations pour prévenir les blessures au dos et améliorer la posture chez les joueurs de hockey sur gazon :

  • Échauffement adéquat : Préparer les muscles et les articulations avant l'entraînement ou les matchs.
  • Renforcement musculaire : Équilibrer le développement des muscles antérieurs et postérieurs, ainsi que des côtés gauche et droit du corps.
  • Étirements : Améliorer la flexibilité et l'amplitude des mouvements, en particulier au niveau des hanches, des épaules et du dos.
  • Exercices de posture : Corriger les déséquilibres posturaux et renforcer les muscles stabilisateurs.
  • Équipement approprié : Utiliser des crosses adaptées à la taille du joueur et des chaussures offrant un bon soutien.
  • Technique de jeu : Adopter une technique de patinage et de maniement de la crosse qui minimise les contraintes sur le dos.

Vêtements de compression et récupération

Porter des vêtements de compression ne permet pas seulement de prévenir les blessures, mais peut également aider à la récupération d'une blessure existante. Vous ressentez une gêne à l’aine, aux ischio-jambiers, aux hanches ou au bas du dos ? Dans ce cas, porter un short de compression peut être la solution ! Vous souffrez plutôt d’une blessure au haut du corps ? Dans ce cas, un t-shirt de compression est un excellent choix.

Les vêtements de compression épousent l’anatomie du corps et exercent une pression ciblée sur certaines zones, réduisant ainsi les vibrations musculaires et améliorant l'équilibre. En plus de réduire les vibrations musculaires et de limiter les risques de blessures, les vêtements de compression offrent bien d'autres avantages !

Ils favorisent la circulation sanguine, permettant ainsi d’éliminer plus rapidement les toxines et de retarder la fatigue musculaire. Vous pourrez ainsi tenir plus longtemps sur le terrain et améliorer vos performances ! Les vêtements de compression ne sont pas seulement recommandés pendant un match de hockey, mais aussi après un entraînement ou une rencontre, vous aidant à récupérer en un rien de temps. En stimulant la circulation sanguine, ils apportent plus d'oxygène aux muscles, accélérant ainsi leur récupération.

Conclusion

Comprendre l'impact du hockey sur gazon sur la posture et la motricité est essentiel pour prévenir les blessures au dos et optimiser les performances des joueurs. En adoptant des stratégies de prévention appropriées, les athlètes peuvent minimiser les risques et profiter pleinement de ce sport passionnant.

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