L'Histoire du Hockey à Laval: Des Équipes Locales aux Ambitions Internationales

Le hockey sur glace est le sport collectif le plus rapide du monde. Un match dure trois tiers temps de vingt minutes à temps réel. Une partie oppose deux équipes de six joueurs : trois attaquants, deux défenseurs et un gardien. À la différence d’autres sports, les changements s’effectuent généralement par « ligne ». Une ligne est l’ensemble des joueurs qui évoluent en même temps sur la glace.

En fin de partie, quand une équipe est menée, il est fréquent que l’entraîneur tente son va-tout en remplaçant le gardien par un joueur de champ pour amener un surnombre sur la cage adverse. L’équipe avec le plus de buts gagne la partie. S’il y a égalité à la fin du temps réglementaire, une prolongation est disputée. Afin d’ouvrir le jeu, les équipes évoluent à quatre contre quatre ou trois contre trois selon la compétition sous le signe du but en Or. La durée de la prolongation est en général de dix minutes. Si aucun but n’est inscrit, une séance de pénalité est organisée jusqu’à ce qu’un vainqueur soit désigné.

Le hockey est également un sport de statistiques. Chaque joueur est évalué selon ses prestations. Si le buteur est important, ceux qui permettent le but en créant des décalages sont à féliciter. On parle alors « d’assistance » et non de passe décisive. À chaque but, les arbitres indiquent le buteur et jusqu’à deux assistants qui ont permis la marque. On parle alors de « pointeurs ». Ce classement prend en compte les buts et les assistances.

La dernière statistique prise en compte concerne la présence sur le glaçon au moment d’un but. Pour les gardiens, le nombre de buts encaissés est évidemment important, mais il est utile de savoir quel est le pourcentage d’arrêts qu’il a effectué pour déterminer qui est le meilleur de la saison. Pour de nombreux hockeyeurs, le Graal est de remporter la Coupe Stanley, qui récompense le vainqueur des séries éliminatoires nord-américaines de la fameuse Ligue nationale de hockey (LNH ou NHL, en anglais).

Le Rocket de Laval : Une Affiliation Prestigieuse

A défaut d’avoir un match des Canadiens de Montréal à domicile durant notre séjour, on a assisté à un match de leur équipe affiliée : le Rocket Laval en AHL. C’est la seconde ligue américaine de hockey sur glace. Par cette relation, vous comprendrez donc qu’on peut être fan des deux équipes en même temps. La salle est accessible directement depuis le métro de Montréal. C’est le dernier arrêt de la ligne. Pour aller dans le centre-ville de Laval, il faudrait donc compléter par le bus. On n'avait ainsi pas grand intérêt à se rendre à Laval pour autre chose que le match.

J’ai lu que c’était une sorte de Centre Bell (la salle des canadiens) en plus petit. En tout cas, comprenez que même si vous n’avez jamais entendu parler d’AHL en France, ici c’est une ligue extrêmement suivie et financièrement solide. Les équipes d’AHL ont atteint la saison passée la troisième meilleure affluence moyenne de l’Histoire de la Ligue. Pour ainsi dire, il est bien plus difficile d’obtenir des places pour un match d’AHL de cette équipe que pour les Toronto Maple Leafs en NHL. Certes, la salle est deux fois plus petite mais ça vous place quand même la popularité du Rocket Laval.

Si vous n’achetez vos places que quelques jours avant le match, vous ne retrouverez que quelques places esseulées. On ne pouvait plus acheter deux places côte à côte. Le coût des places est sans doute un argument qui joue en sa faveur : moins de 43$ (30€) la place en latérale. Si vous avez le budget, vous me direz qu’on peut s’en foutre du prix. On veut voir l’élite du sport, celui qu’on voit à la TV, dont on entend parler, etc.

Le Rocket Laval a proposé un show d’avant-match plus impressionnant que celui des Maple Leafs. Les vidéos pour introduire la soirée, l’équipe et les joueurs étaient d’une qualité largement meilleure. Des vidéos qui sont proches de vous procurer quelques frissons. C’est la moindre des choses qu’on est en droit d’attendre. Rien d’insurmontable en soit, un show qu’on retrouve parfois en Europe. On pourrait même s’avancer et dire que les temps-mort étaient plus divertissants. On a par exemple eu un spectacle avec des jeunes patineuses.

C’est déjà bien, et pourtant on a pas encore abordé la plus grosse différence sur la glace. Je ne connais pas bien le hockey sur glace donc je ne vais pas commencer à mal parler sur la NHL. Oui, c’est la meilleure ligue de hockey du Monde, probablement les joueurs les plus rapides et techniques du Monde. Mais ça ne parle pas forcément au spectateur lambda que je suis. En revanche, sans doute aidé par la proximité qu’on a avec la glace, j’ai été impressionné par notre match d’AHL. Cela saute aux yeux. C’est très violent. Comme si les mecs jouaient pour une opportunité de rejoindre la NHL à chaque instant, où un manque d’engagement ne saurait être accepté une seule seconde.

Quand un joueur approche d’une vitre, vous pouvez prédire que ça va cogner très fort dans les prochaines secondes, avec le bruit de l’impact qui remonte sans problème jusqu’à vos oreilles et vous fait pousser des petits gémissements “Ouch !”, “OH !”, “aïe”. Les joueurs sont enragés. Et moi, c’est idéalement cette intensité que je viens rechercher devant un match de hockey sur glace. Cela me rappelle des vieux souvenirs dans les petites patinoires où tu pouvais regarder le match en étant collé aux vitres.

Le match n'était pour autant pas fou avec des équipes sans aucune efficacité : 1-1 fin du temps réglementaire, alors que les mêmes équipes ont fait 6-2 le lendemain. Mais ça a eu le mérite de nous emmener en prolongation où l’on passe de 5 à 3 joueurs de champ. Je n’en avais jamais vu. En conclusion, je recommande vraiment de faire un match d’AHL si vous en avez l’occasion sur Toronto (avec les Marlies mais moins bonne affluence) ou idéalement Laval. Proximité et agressivité en AHL : c'était mieux que le match NHL.

Le Hockey Féminin à Laval : Un Avenir Prometteur

Le hockey féminin à Laval, comme ailleurs en France, connaît un développement constant, marqué par des défis et des espoirs. L'équipe de France féminine, qui a été repêchée pour les JO au mois de mai dernier, après la suspension de la Russie par le Comité international olympique (CIO), participera à ses premiers Jeux olympiques d'hiver à Milan-Cortina, du 5 au 22 février 2026. Les tricolores avaient terminé meilleures deuxièmes des tournois qualificatifs.

Cette "exposition médiatique" va permettre, selon Pierre-Yves Gerbeau, président de la Fédération française de hockey sur glace (FFHG), à la discipline de "rentrer dans un système vertueux", à l'approche Mondial Elite organisé en 2028 à Paris et Lyon, puis les JO d'hiver dans les Alpes françaises en 2030. "On a donc une fenêtre d'opportunité incroyable", souligne Pierre-Yves Gerbeau. Aux JO de Milan-Cortina (5-22 février), les Bleues seront opposées à l'Allemagne, au Japon, à la Suède et à l'Italie. Elles devront terminer aux deux premières places de leur groupe pour atteindre les quarts de finale, un objectif très ambitieux : "Je pense qu'on peut faire un exploit. Premiers JO et on se qualifie pour les quarts : ce serait extraordinaire !", s'enthousiasme Pierre-Yves Gerbeau, président de la Fédération française de hockey sur glace (FFHG).

L'occasion aussi pour les joueuses de mettre en lumière leur précarité financière. Pour la capitaine de l'équipe de France, Lore Baudrit, l'objectif de ces Jeux est "d'amener de la visibilité", de "faire rêver des petites filles et des petits garçons". Et aussi que "le public comprenne à quel point c'est difficile, parce qu'on est une petite nation de hockey, on se bat avec nos moyens". "On n'a pas envie d'aller là-bas pour faire les touristes, on veut être performantes. Mais j'espère aussi qu'on parlera de nos histoires d'équipe, de nos histoires individuelles, de nos engagements, et comment on fait pour se dépatouiller entre tout et jouer en équipe de France", explique Lore Baudrit.

Seule une minorité d'hockeyeuses françaises ont des contrats professionnels leur permettant de gagner correctement leur vie, comme Chloé Aurard qui évolue en PWHL, la prestigieuse ligue pro nord-américaine. En France, le championnat est composé de seulement huit équipes, dispersées dans deux poules selon leur situation géographique. Parmi elles, Grenoble et Chambéry sont les clubs représentant les Alpes du Nord. Certaines joueuses doivent donc évoluer à l'étranger : "Moi, je n'ai pas de salaire, rien", confie Lore Baudrit. "L'année dernière, j'ai travaillé 40 heures par semaine, je garais des voitures au siège de Audi à Ingolstadt" en Allemagne, où est basé son club actuel. "Mais entre l'entraînement, mon fils de 13 mois, c'était très dur...", poursuit-elle.

Même si "le fait d'être olympique ouvre des portes" pour des aides financières, la capitaine, diplômée en marketing et en journalisme, explique qu'elles sont plusieurs hockeyeuses de haut niveau à avoir lancé des cagnottes en ligne sur la plateforme de mécénat participatif de la Fondation du sport français. Parmi elles, l'attaquante Anaé Simon, qui décrit à ses potentiels donateurs le "paradoxe" de sa situation : "Je ne vis pas du hockey. Je travaille, j'étudie, je m'entraîne, mais si je n'arrive pas à réunir les ressources nécessaires, je risque de devoir lever le pied. C'est dur à avouer, mais c'est ma réalité.

Le Stade Lavallois : Une Histoire Riche et Évolutive

Le Stade Lavallois, bien connu pour son équipe de football, possède également une riche histoire dans le domaine du hockey. La section hockey du Stade Lavallois a connu des moments mémorables, notamment avec son équipe U12. Cette équipe a brillé en atteignant la finale de Zone pour participer aux phases finales du championnat de France de 1re division. C'est la première fois dans l'histoire du club qu'une équipe jeune atteint ce stade de la compétition. Un exploit.

Selon Yohann Martin, l'entraîneur de cette équipe, « Ce sont des jeunes très intelligents, et qui ont envie... Le collectif est la force de cette équipe. Certes, on n'est peut-être pas très technique, mais on possède un jeu très rapide, à une touche de balle. On nous appelle aussi « l'équipe de bûcherons » car on ne lâche rien... Sachant que l'ossature est constituée d'une très grande majorité de benjamins première année, un bel avenir se présage. » L'équipe, menée par le capitaine Tom Le Guen, avec Mathis Bézier au milieu et Martin Prampart en défense, s'est rendue à Lyon sans pression, mais avec beaucoup d'envie.

La section hockey du Stade Lavallois tient peut-être là une génération dorée. Le championnat élite, les seniors l'ont côtoyé il y a quelques années, en salle et sur gazon. La relève fait plus que pointer le bout de son nez. Depuis sa création, le stade Francis-Le-Basser, à Laval, a connu bien des turbulences. Le parc des Sports de Laval se situe le long de l'ancienne route de Mayenne sur les terres de l’ancienne ferme des "Grands Carrés". A l’époque, soucieux de promouvoir la pratique sportive, notamment auprès des jeunes, le conseil municipal de la ville de Laval décide en février 1961 la création d'un parc des sports. Aménagé sur un espace de 11 hectares, celui-ci est opérationnel à la fin de la décennie.

Mais ce parc des sports et ce stade Francis LeBasser renferment certainement les plus grandes émotions et la plus grande histoire sportive de la Ville, notamment au niveau footbalistique. Jusqu'en 1971, les joueurs du Stade Lavallois avaient l'habitude de jouer leur match sur le Stade Jean Yvinec. Mais, sous l'initiative du Maire de l'époque, le Docteur Francis Le Basser, un nouveau complexe sportif allait voir le jour dans la rue Pierre de Coubertin.

En 1976, le Stade Lavallois, mené par Michel Le Milinaire, accède à la première Division (ancien nom de la Ligue 1). La fréquentation au Stade Francis Le Basser accroit alors de manière considérable. Durant l’été 2001, le stade Francis Le Basser a subi d’importantes modifications afin de répondre aux nouvelles normes de la Ligue de Football, et pour le plaisir des spectateurs. Il est donc décidé de créer une nouvelle tribune en face des Présidentielles et de rapprocher les spectateurs du terrain. En février 2007, toujours dans l'objectif de répondre au mieux aux attentes des supporters, la billetterie a été entièrement refaite.

En 2021, la tribune Nord a été complètement rénovée et une plateforme réservée aux personnes à mobilité réduite y a été installée. La tribune Nord (Crédit Mutuel), du stade Françis-Le-Basser, à Laval, a été construite en 2001 avec une capacité de 4 872 places. Le projet de grand stade du Stade Lavallois est une perspective d'avenir. Il s'agirait d'un stade de 25 000 places, conçu à l'anglaise, favorisant la proximité entre les joueurs et les spectateurs. Ce serait un lieu de vie, ouvert 365 jours par an, avec des espaces d'hôtellerie, de restauration, des boutiques, et même une salle de séminaire.

Le projet comprendrait quatre tribunes, avec le déplacement de la tribune Crédit Mutuel et la construction d'une tribune haut de gamme. La tribune Actual serait également agrandie, intégrant des espaces de réception et un musée retraçant l'histoire du club.

Les Origines du Hockey

Le 3 mars 1875, le journal The Gazette publiait un article annonçant la présentation publique d'un nouveau jeu appelé "hockey". C'était alors la première démonstration publique de cette activité pratiquée jusqu'alors seulement par un petit groupe de jeunes gens, pour la plupart étudiants de l'Université McGill. Selon l'article, on a affaire à un groupe qui pratique ce jeu depuis quelque temps déjà. Mais ces jeunes durent apporter quelques modifications à leur nouveau jeu.

Cette partie devant se produire sur une patinoire intérieure pour la première fois, on décida d'utiliser un bloc de bois en remplacement de la balle de crosse. Puisqu'il y avait des fenêtres le long de l'édifice, et qu'il n'y avait pas de bande le long de la surface glacée, il fallait trouver un objet avec lequel on ne risquait pas de blesser un spectateur, ni de briser les vitres. La balle, utilisée sur les patinoires extérieures, avait tendance à bondir souvent.

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