Le parcours de l'équipe de France aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina a pris fin avec la défaite face à l'Allemagne (5-1) lors du barrage d'accession aux quarts de finale.
Pas de Top 8 olympique pour les Bleus, qui ont ainsi bouclé une aventure commencée à l'été 2024 avec le TQO disputé en Lettonie. Qui fut suivi d'une longue attente puis d'un repêchage en raison de la suspension de la Russie. Et, en Italie, l'équipe de France a fait son retour aux Jeux après un quart de siècle d'absence. Première pierre d'une saga qui se poursuivra au Mondial 2028 qui aura lieu à Paris et Lyon et des JO 2030 qui seront organisés dans les Alpes françaises.
À Milan, les Français sont venus pour apprendre, pour voir ce qu'était le très haut niveau mondial, dans un tournoi marqué en plus par le retour des joueurs de NHL. Ils ont pris de l'expérience, mais ils ont aussi montré de quoi ils étaient capables.
Malgré trois défaites en phase de groupes contre la Suisse, la République tchèque et le Canada, ils ont par moments forcé le respect. C'était un peu ce qu'ils étaient venus chercher aux Jeux Olympiques.
Mais ils ont également montré ce qui leur manquait. Et cela s'est vu contre l'Allemagne mardi.
Contexte du Match France-Allemagne
Les France-Allemagne sont assez courants et donnent lieu à de très belles confrontations. Lors du Championnat du Monde 2024, les Bleus avaient fait mieux que résister en menant à trois reprises grâce notamment à des réalisations d’Anthony Rech et Sacha Treille, avant de finir par céder sur le score de 6-3.
En face, l’Allemagne, 7ème nation mondiale n’a pas été à son avantage. À l’image de leurs débuts aux Jeux Olympiques et de cette seule victoire en trois matchs, les Allemands ont vécu un dernier mondial mitigé.
En ne remportant que trois de leurs sept matchs de poule, ils terminent à la cinquième place et sont éliminés dès la phase principale sans passer par les 8èmes de finale, bien loin de la médaille d’argent récoltée en 2023.
Bien que ses dernières échéances ne soient pas des plus réussies, l’équipe allemande est tout de même calibrée pour jouer des rôles plus importants. Elle est composée de neuf joueurs qui jouent en NHL, un gardien, un défenseur et la moitié des attaquants du roster (7/14).
Les autres éléments du groupe jouent pour la grande majorité en DEL, le championnat allemand. Déjà auteur de 61 points depuis le début de saison dans la ligue nord-américaine, l’attaquant d’Ottawa, Tim Stüzle confirme dans ce début des Jeux Olympiques avec quatre buts inscrits, meilleur buteur ex-aequo de la phase de poule de la compétition.
L’autre tête d’affiche de cette équipe est Leon Draisaitl ! Capitaine de l’équipe allemande, assistant des Edmonton Oilers depuis sept saisons, et présent dans la franchise depuis la saison 2014-2015, il est l’auteur de 1036 points en 845 matchs de son équipe.
L'équipe de France se passe des services de Pierre Crinon après sa bagarre contre le Canada et surtout ses gestes provocateurs envers la fan pendant sa sortie vers le vestiaire. Convoqué par la fédération française, il a été mis à l’écart « pour le/les prochain(s) match(s) ». Traduction : fin de Jeux olympiques.

Pierre Crinon et Thomas Wilson sont séparés par les arbitres lors de leur bagarre. | AFPPierre Crinon et Thomas Wilson sont séparés par les arbitres lors de leur bagarre.
Déroulement du Match
La France a perdu, certes face à un adversaire beaucoup plus fort - fort de 8 joueurs de NHL dont Leon Draisaitl MVP de la ligue pro nord-américaine en 2020 - et beaucoup plus expérimenté (finaliste du Mondial 2023 notamment). Mais elle est entrée dans son match de barrage sans l'esprit bagarreur affiché lors de ses précédentes sorties, sans doute crispé par l'enjeu.
C'était la première fois depuis le quart de finale du Mondial 2014 que les Bleus disputaient une rencontre à élimination directe.
L'équipe allemande, elle, n'a pas laissé passer sa chance. Sans être spectaculaire, elle a su être efficace et en l'espace de vingt minutes a marqué trois fois par Leon Draisaitl, Frederik Tiffels et John Peterka. Les Bleus ont été punis en infériorité numérique et sur une perte de palet.
Ensuite il y a eu le « French Flair ». N'ayant plus rien à perdre à 0-3, les joueurs entraînés par Yorick Treille se sont enfin réveillés et ont été récompensés par un but de Pierre-Edouard Bellemare. L'un des meilleurs joueurs de l'histoire du hockey sur glace français aura non seulement disputé enfin les Jeux mais il aura en plus marqué.
L’Allemagne attaque en premier et embête Alice Philbert, à nouveau alignée, dès les premières minutes. Le premier powerplay des Bleues à la 4ème minute est rapidement altérée par une pénalité appelée contre Clara Rozier. Alice Philbert se distingue avec un énorme arrêt sur Jule Schiefer lors des 40 secondes restantes en infériorité. La gardienne est ensuite vigilante sur un tour de cage de Luisa Welcke, puis sur un tir de revers de Laura Kluge. Léa Villiot et Chloé Aurard-Bushee sont sanctionnées d’une faute l’une après l’autre, mais la défense tricolore tient bon.
Sur un contre, Lore Baudrit manque sa reprise sur une passe d’Anaïs Peyne-Dingival. La quatrième pénalité sifflée contre les Françaises arrive à la 18ème minute. Ce sera celle de trop : les Allemandes ouvrent le score d’un tir frappé de Laura Kluge sous la barre (1-0 ; 19’25).

L'équipe de France féminine de hockey sur glace
Chloé Aurard-Bushee met la pression en début de tiers mais son action ne termine pas sur un tir. Lore Baudrit manque ensuite de marquer contre son camp du patin mais sa gardienne veille. Vient ensuite la première supériorité de deux minutes. Les tirs d’Elina Zilliox et Clara Rozier ne sont pas assez dangereux pour inquiéter Sandra Abstreiter. L’Allemande Laura Kluge manque le doublé sur un face-à-face raté peu avant la mi-match. Les Bleues se créent une grosse occasion par la paire Duvin - Rozier, mais cette dernière ne parvient pas à finir après un beau travail de la première.
Avant de commencer le troisième tiers, les joueuses de Grégory Tarlé savent qu’elles doivent marquer trois buts pour rester en course pour les quarts. Elles entament la dernière période avec beaucoup de pression devant la cage allemande. Un powerplay leur permet d’accélérer encore un peu plus : Manon Le Scodan déborde et tir angle fermé sur la gardienne, puis Sophie Leclerc tente de loin. Sandra Abstreiter résiste encore… mais pas pour longtemps !
Manon Le Scodan récupère le palet en milieu de glace puis sert Estelle Duvin, qui mystifie la gardienne et égalise (1-1 ; 48’21). Alice Philbert pare la réponse allemande. La gardienne française aura réalisé plus de 150 arrêts en quatre matchs. Elle sera encore décisive à cinq minutes de la fin sur la supériorité numérique allemande.
En arrachant la prolongation, les Bleues décrochent ainsi le premier point de leur histoire aux Jeux Olympiques.
Devant la cage française, confiance avait été accordée au début du match à Julian Junca, qui avait longtemps retardé l'échéance contre le Canada. Mais, après les trois buts encaissés, Antoine Keller l'a remplacé et a réalisé de nombreux arrêts de qualité, confirmant de plus en plus son talent et tous les espoirs placés en lui.
L'Allemagne aurait pu marquer par Marc Michaelis mais Keller et Yohann Auvitu, revenus à temps, ont effectué un sauvetage inespéré. Malgré une meilleure volonté et quelques belles occasions (le trio Boudon-Fabre-Texier mis en échec devant le but allemand, Perret trop court sur une passe de Da Costa), l'équipe de France n'est cependant pas parvenue à refaire son retard.
Et ses derniers espoirs se sont envolés quand Joshua Samanski a inscrit le 4e but allemand à 13 minutes du buzzer final. Encore une fois, les Allemands ont marqué en supériorité numérique. L'équipe de France a payé son manque de discipline, un mal qui l'a touché plusieurs fois depuis le début des Jeux Olympiques.
Résultats Clés :
- 1-0 à 03’40” : Draisaitl assisté de Samanski et Stützle (sup.
- 4-1 à 47’01” : Samanski assisté de Draisaitl et Seider (sup.
Remplaçants : Maximilian Franzreb (G), Justin Schütz (A).
Dominés dans le premier tiers, les Bleus n’ont jamais réussi à rattraper leur retard. La France est éliminée en huitième de finale des Jeux Olympiques avec une défaite 5-1 contre l’Allemagne.
Servi par Joshua Samanski, le capitaine Leon Draisaitl n’a plus qu’à cibler la cage ouverte (1-0 ; 3’40). Les Bleus sont mieux et enchaînent les tirs lointains. Malgré ce temps fort, et après une perte de palet en zone défensive, Frederik Tiffels double la mise avec un rebond heureux sur le casque de Julian Junca (2-0 ; 10’54).
Les Bleus résiste à un powerplay, où seul un numéro en solitaire de Tim Stutzle a inquiété le gardien tricolore. Sur un duel dans le coin, Tim Stutzle trouve John Peterka seul dans l’enclave. Rentré à la pause, Antoine Keller s’illustre d’entrée avec une parade devant Lukas Reichel.
Les Bleus reviennent avec de bien meilleures intentions. Kévin Bozon puis Pierre-Edouard Bellemare se créent deux belles occasions en début de tiers. Sans réussite sur sa reprise, le capitaine en aura beaucoup plus ensuite. Derrière la ligne de but, il cherche Stéphane Da Costa en retrait mais trouve le patin d’un défenseur allemand, qui dévie dans ses filets (3-1 ; 24’02).
L’Allemagne reprend petit à petit le contrôle du palet. Antoine Keller s’interpose devant John Peterka, seul devant la cage, puis face à Tobias Rieder. Yohann Auvitu sauve les Bleus d’un quatrième but en gênant Marc Michaelis alors qu’il n’avait plus qu’à pousser le palet dans la cage vide.
Les hommes de Yorick Treille lancent une longue phase de possession, avec notamment un tir dangereux de Pierre-Edouard Bellemare . Le 85 des Bleus et de Montréal sera également le premier à s’illustrer dans le T3, mais il tombe sur une parade magnifique de Philipp Grubauer. Dylan Fabre ne parvient pas à fructifier le rebond.
Sur l’action suivante, Stéphane Da Costa sert délicieusement Jordann Perret dans la course, mais ce dernier manque le cadre de peu du bout de sa crosse. Sur le contre, Antoine Keller s’emploie devant John Peterka.
La pénalité appelée contre Hugo Gallet sera fatale pour nos Bleus, qui encaissent un quatrième but de Joshua Samanski (4-1 ; 47’01). Antoine Keller empêche une addition plus salée sur un tir du joueur des Canucks de Vancouver Lukas Reichel.
La France évolue à 5vs4 pendant presque quatre minutes consécutives. Les meilleures opportunités proviennent de Sacha Treille, qui n’a pas malheureusement pas la même réussite que face au Canada. Servi par Texier, Dylan Fabre trouve la botte du gardien. Alexandre Texier est ensuite lancé en face-à-face, mais il bute lui aussi sur Grubauer.
L’équipe de France est éliminée en huitième de finale sur cette défaite face à l’Allemagne. Les 25 tricolores auront tout donné pendant la compétition face aux meilleurs joueurs de la planète.
Réactions et Analyses
La réaction de Grégory Tarlé : « On voulait gagner par deux buts pour garder des chances de quart de finale. On a livré une belle bataille face à une équipe allemande habituée à ces grands rendez-vous. Les progrès défensifs tout au long du tournoi se sont vus ce soir, avec une bonne complémentarité entre Alice Philbert et sa défense.
Le bilan global est plutôt positif car nous avons accroché chaque nation, même si les défaites sont frustrantes. C’est ce match que les Bleus attendaient depuis le début pour rêver d’aller plus loin. Il n’y a désormais plus de calcul à faire, les Bleus doivent gagner pour se hisser en quarts de finale des Jeux Olympiques, comme l’avaient fait leurs aînés pour la dernière fois en 1992 à Albertville.
34 ans plus tard, nos Tricolores vont tenter de rééditer l’exploit en affrontant l’Allemagne. Dans une poule très relevée avec la Suisse, la République Tchèque, et le Canada, les Français n’ont pas pris de point, en somme toute logique, mais ils ont montré une très belle résistance sur certaines périodes.
Au point de mener 3-2 contre la Tchéquie avec un gros début de second tiers ponctué de trois buts en cinq minutes, mais aussi en inscrivant deux réalisations au Canada, l’une des meilleures nations mondiales, en tenant même le 1-1 grâce à Floran Douay.
Cristobal Huet, entraîneur adjoint de l’Équipe de France nous parle de ce huitième de finale et de l’adversaire allemand : » L’Allemagne est une équipe très dangereuse, avec des joueurs de classe mondiale, comme (Leon) Draisaitl qui est peut être le meilleur centre du Monde, Moritz Seider, un jeune défenseur qui joue à Détroit. Ils ont aussi un gardien en NHL, Philipp (Grubauer). Ce sont des gros bonhommes, avec vraiment de la qualité devant.
Derrière, ils ont peu moins de joueurs avec une expérience NHL, plus en DEL, mais ça joue très bien. On va s’attendre à pas mal de pression, comme contre les Tchèques. Il va falloir qu’on soit bons sur la tenue du palet, qu’on essaie d’utiliser notre vitesse. On devra avoir une grosse solidarité défensive dans ce match. Ça sera un gros adversaire, mais on croit en nos chances !
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Anthony Rech (attaquant de la France) : « Je pense qu’on a mieux démarré que les autres matchs, mais on prend une pénalité et ça devient difficile. On a essayé de jouer simple, d’être présents. C’est le dernier match de certains, et ça a été une expérience incroyable pour tout le monde. Le rêve d’une vie pour les gars. C’est une bonne expérience pour ceux qui vivront 2030, pour les jeunes qui arrivent, qui grandissent, comme Keller qui a fait un super match. Et on a besoin de gardiens d’exception, comme on a pu avoir avec Cristo (Huet), Flo (Hardy), Lhenry. Il y a plein de jeunes qui suivront et j’aurais rêvé de vivre ça à 25, 26 ans. Il y a beaucoup d’émotions c’est normal, certains sont là depuis des années et on verra ce qui se passe ensemble.
Alexandre Texier (attaquant de la France) : « On ne va pas refaire le match, il est fini. C’était une belle expérience, il y a une nouvelle génération qui arrive. On va prendre le lead, pour évoluer. Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup à améliorer en dehors et sur la glace. Les jeunes ont beaucoup appris. Un grand respect aux anciens, à nous de reprendre le flambeau, avec fierté. Ce n’est pas la fin du monde, on va maintenant reprendre nos saisons. Ce tournoi était parfait pour les jeunes, beaucoup vont jouer à l’étranger, vont évoluer et prendre de la maturité. On s’entend bien en dehors, on va créer quelque chose sur les cinq, sept ans qui viennent. On n’a pas fait le match parfait mais on a tout donné pour représenter notre pays.
Pierre-Édouard Bellemare (attaquant de la France) : « Ils ont une bonne équipe. Ils nous ont mis sur les talons au début. Après, on joue plutôt bien, parfois mieux qu’eux. Mais chaque erreur coûte cher, moi le premier. Je fais une erreur et ça finit dans la cage. On fait une bonne deuxième période, on remonte, on met les ingrédients qu’il faut. Mais au troisième ils déroulent un peu. On se livre plus pour aller chercher ce but, c’est quand même un huitième de finale aux Jeux olympiques et on est même pas dans le top-12 mondial. On est venus pour gagner du respect, c’est sûr que c’est difficile.
Je n’ai jamais joué de manière personnelle donc je ne vais pas commencer maintenant. J’ai surtout de la tristesse de ne pas avoir pu aider à passer ce cap, et sortir ce match exceptionnel que les supporters méritent. On reste une petite nation, j’espère qu’on aura donné envie à un petit gamin de s’y mettre et de prendre la relève.
Non, il n’y avait pas de crispation au début. Le hockey est un jeu d’erreur, dans un match chaque but c’est une erreur de la part d’une équipe. Ils nous les ont fait faire. On était pas endormis, ils étaient juste meilleurs. L’Allemagne n’a rien fait de spécial, ils ont trois-quatre joueurs qui manient le palet avec sérénité, et c’est dur de jouer contre eux.
Mais ce soir, on a vu d’autres générations sortir, les Louis (Boudon), Justin (Addamo), Jules (Boscq), Antoine (Keller), Jo (Perret) et d’autres. Il y en a plein, du monde arrive et ils ont pris une leçon magnifique pendant ces Jeux. Tout le monde a été cool pour moi, beaucoup d’émotions et je les remercie. On a joué quatre nations très dures, techniquement on n’est pas à notre place et il y a une raison pour laquelle on n’est pas dans le top-12. Des erreurs, ici ou là. Mais on a tout donné.
Yorick Treille (entraineur de la France) : « C’est toujours une question de détails. On tire de l’arrière, c’est dur dans ce haut niveau. Mais on n’a pas perdu la croyance en nous, on revient dans le match globalement. On a livré une performance, pas une grosse, mais elle était bonne dans l’état d’esprit, sans rien lâcher. Je suis déçu car on croyait en nos chances de faire quelque chose de spécial.
Mais une pénalité, des joueurs qui arrivent avec de la vitesse… La discipline coûte cher, on se répète mais le hockey est un jeu d’erreurs. Le bilan, c’est le grand manque de discipline collective et individuelle. Mais il faut passer par ces expériences pour le voir et l’intégrer. Les intentions, elles, sont là. On ne joue pas dans le vide, il faut être connectés et coordonnés. Chaque petite erreur, collective, dans le système, on en paie le prix face à des équipe de classe mondiale.
Bilan et Perspectives
La déception était grande dans les rangs de l'équipe de France à la fin du match. Pierre-Edouard Bellemare a confirmé qu'il ne reviendra pas en sélection et que sa carrière en club (il joue à l'HC Ajoie en D1 suisse) s'arrêtera en fin de saison.
Mais il ne faut pas oublier que l'équipe de France ne fait pas partie du gotha mondial, contrairement à de nombreux sports collectifs, et qu'elle en est même très loin. À elle maintenant de travailler sur ce qu'elle aura appris à Milan.
Dans deux mois, un autre rendez-vous important l'attend, moins prestigieux mais capital : le Mondial de Division 1A.
Elle tombe mal cette pénalité pour Gallet. On sent que les Français n’ont plus rien à perdre, ils jouent libérés de la pression présente en début de match. On sent que les Français veulent revenir mais en face, les Allemands sont aussi déterminés à tuer le match.
Les Français attaquent fort dans ce dernier tiers. Le gardien signe un double arrêt miraculeux sur l’attaque de Texier. C’est la dernière ligne droite à Milan.
Les Allemands sont toujours devant mais les Français ont fait un bien meilleur tiers, bien aidés par un gardien en confiance et auteur d’arrêts décisifs. Bellemare est venu inscrire le premier but des Bleus qui auraient peut-être mérité un peu plus.
Après un premier stop de Keller, Auvitu se jette vers les cages vides pour freiner la tentative de Michaelis. Il reste encore du travail pour les Bleus mais ils résistent bien face à un adversaire qui a passé la seconde après avoir encaissé son premier but.
Cette première réalisation semble avoir redonné de la confiance au groupe tricolore qui met la pression sur les Allemands désormais. Ça y est les Français ouvrent leur compteur ! Quelques secondes après avoir manqué la première occasion, Bellemare concrétise enfin. Son palet rebondit sur le patin d’un défenseur adverse puis rentre.
Avec un premier lancer en angle fermé qui termine au-dessus des cages de Keller. C’est une fois de plus très compliqué pour les Français qui, pénalisés à deux reprises, se sont fait trop facilement battre dans certaines situations.
Après une grosse séquence offensive, les Allemands aggravent le score. Draisatl et ses coéquipiers tentent de capitaliser sur leur supériorité numérique. Ça tient pour le moment dans le camp français.

Pierre-Edouard Bellemare. | GREGORY SHAMUS / GETTY IMAGES EUROPE / GETTY IMAGES VIA AFPPierre-Edouard Bellemare.
Alors que les Français enregistraient un temps fort offensif, c’est l’Allemagne qui concrétise. Tiffels place un tir en angle fermé qui vient taper le casque du gardien français et rentre dans les cages. Après un cafouillage entre deux joueurs allemands, Treille s’est précipité pour emmener le palet vers les cages adverses.