Le hockey sur glace, sport de montagne et de traditions, a une histoire riche et passionnante, notamment dans les régions alpines. Cet article explore l'histoire du hockey, en se concentrant sur des lieux emblématiques comme Grenoble, Chamonix et le Mont-Blanc, ainsi que sur les figures marquantes qui ont contribué à son développement.

Les débuts du hockey à Grenoble
À Grenoble, la patinoire municipale, située boulevard Clémenceau, en bordure du Parc Paul Mistral, est inaugurée officiellement le lundi 23 septembre 1963 à 19 heures. Pendant plus de trente-sept ans, quand on allait voir un match de hockey sur glace à Grenoble, on disait familièrement : "On va à Clémenceau !". À l'époque, il n'y a encore dans le quartier ni Palais des Sports, ni anneau de vitesse, ni mairie.
Cette patinoire est un vrai événement en ce début d'automne 1963. À Grenoble, bien sûr, où c'est la première de l'histoire de la ville, mais également au plan national. C'est en effet la seule patinoire couverte dans une grande ville française, en dehors de la patinoire fédérale de Boulogne-Billancourt dans la proche banlieue de Paris. Le célèbre alpiniste, vainqueur de l'Annapurna, premier 8000, devenu ministre du Général de Gaulle, se laisse d'ailleurs aller aux superlatifs : "Vous avez certainement la plus belle patinoire d'Europe !".
Profitant de la liesse, Maurice Herzog ajoute que le gouvernement a émis un avis favorable à la candidature de Grenoble à l'organisation des Jeux Olympiques d'Hiver en 1968. Une fois les rubans coupés, place à une soirée de gala. Au menu, du patinage artistique et bien sûr du hockey. Pour le patinage, c'est une démonstration des meilleurs du moment dont le jeune Alain Calmat, champion d'Europe et vice-champion du monde.
Pete Laliberté : Le père fondateur du hockey grenoblois
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C'est donc un grand monsieur du hockey qui arrive à Grenoble. Mais pourquoi Grenoble, où il n'y a rien ? En fait, cela ne va pas si bien que cela à Boulogne-Billancourt. Le mécène se désengage du club car il sent que l'avenir du hockey n'est plus à Paris. Son premier objectif est donc la formation. Il veut qu'au plus vite de jeunes Grenoblois jouent pour le GHC. Il crée donc avec le président Charles Mazzili une école de hockey où se précipitent d'entrée cinquante jeunes tous les jeudis et samedis.
Entre Grenoble et Pete Laliberté, c'est le coup de foudre immédiat et réciproque. Il déclare d'ailleurs dans les colonnes du Dauphiné Libéré : "J'espère que les Grenoblois m'adopteront, car ici je suis bien. Il me semble que c'est encore le Canada..." Non seulement Grenoble l'adopte et le chérit pendant dix ans, mais c'est dans cette ville que Pete Laliberté se marie (le 31 octobre 1964 à Ugine, en Savoie, avec une fille du pays, Kouky Nikiforoff) et voit naître et grandir ses enfants.
Les premiers matchs et l'engouement du public
Comme le G.H.C. n'a pas encore d'équipe senior, Pete Laliberté décide d'organiser des matches amicaux contre les meilleures équipes européennes. C'est ainsi que le vendredi 25 octobre 1963 à 21 heures, devant 2 711 spectateurs en folie, la première équipe de Grenoble joue un match dans sa patinoire. Pour sa première sortie, Grenoble Alpes s'impose 9-6 avec cinq buts et deux assistances pour Pete Laliberté. Et un public ravi... La preuve, le deuxième match de Grenoble-Alpes se déroule le 8 novembre devant 1500 spectateurs.
Si d'entrée le hockey est devenu si populaire, il doit également à la plume d'un journaliste du Dauphiné Libéré : Albert Fontaine. Celui qui est connu sous le pseudonyme de Bébert le Grand Braquet est tombé en amour, comme disent les Québécois, du hockey. Il tient chaque semaine une chronique intitulée "Glané sur la glace" où il donne toutes les informations sur le club, et chaque résumé de match à une place très importante dans la pagination du journal avec de nombreuses photos.
C'est donc un vendredi, le 22 novembre 1963 à 21 heures, que Grenoble Alpes joue son troisième match, gagné 9-1 contre Lausanne devant 2 500 spectateurs. En tout cas pour les hockeyeurs grenoblois, cette journée est également "historique". Pour la première fois, un joueur de champ est retenu en équipe de France : Jean-Claude Laplassotte joue le lendemain à Turin contre l'Italie en compagnie d'un autre joueur de Grenoble Alpes (mais pas licencié, lui, au G.H.C.) qui connaît également sa première sélection nationale : Gérard Faucomprez. Les Français gagnent 3-1.
L'ascension du Grenoble Hockey Club
Le G.H.C. possède également un autre atout de choix : son tissu scientifique et universitaire. Cela lui permet de trouver des joueurs venus faire leurs études ou travailler en particulier au C.E.N.G., le Centre d'Études Nucléaires de Grenoble. C'est ainsi que le club trouve en 1963 l'attaquant canadien Bob Richardson, chercheur, ou Vladimir Hirs, un réfugié yougoslave de 32 ans, câbleur électricien et ancien joueur de hockey à Belgrade.
Le 28, Grenoble est désigné au troisième tour par le Comité International Olympique pour organiser les Jeux Olympiques d'Hiver de 1968 ! Clémenceau devient patinoire olympique ! Pour fêter cela, trois jours plus tard, Grenoble Alpes accueille une très grande équipe : les Usereurs Eagles, soit l'équipe de l'armée américaine en Allemagne.
Comme la défaite avait été au rendez-vous face à l'armée américaine, les Grenoblois se reprennent contre l'armée canadienne en base en Allemagne. Le 21 février, Grenoble Alpes reçoit les Flyers de la Royal Canadian Air Force.
L'engagement en championnat de France
Pour la deuxième saison 1964/65, grand changement, le Grenoble Hockey Club s'engage en championnat de France. Il débute en deuxième série, le second échelon du hockey français. De toute façon, il n'y a que deux niveaux... En première série, cinq...
L'histoire du hockey à Chamonix
Le hockey débarque à Chamonix sous l’impulsion des (vrais) pionniers que sont Jules et Joseph Couttet. En 1909, la ville en fait sa patinoire municipale et le 24 décembre 1910, une quinzaine de jeunes gens décident de s’offrir pour Noël, la création d’une équipe de hockey. La création du Club « Chamonix 1910 » permet de mettre plus en lumière ce passé glorieux. Le 13 avril 2016, le Chamonix Hockey Club et le Hockey Club Morzine-Avoriaz-Les Gets annonçaient la fusion des deux clubs pour la prochaine saison de Saxoprint Ligue Magnus.

Le club du Mont-Blanc
Pour lutter contre les clubs des grandes villes et en particulier contre le décollage des Français Volants, ce sont les deux derniers champions de France, Saint-Gervais et Megève, qui fusionnent pour créer le « HC Mont-Blanc », avec Bernard Goy comme premier président. Après une première année de domination, l’équipe se renforce encore, avec notamment le retour de la légende locale (Philippe Bozon). Les play-offs ne seront qu’une formalité. Après être monté en puissance tout au long de l’année, le Mont-Blanc réalise un parcours parfait et s’impose en finale contre Briançon.
La fusion au pied du Mont-Blanc se révèle non viable, après avoir consommé trois présidents en trois ans et avoir vite lassé le public haut-savoyard, orphelin des derbys d’antan et peu enclin à se passionner pour cette équipe sans racines. Pour les deux clubs qui jouaient au très haut niveau avant la fusion et se battaient pour le titre de championnes de France, il faut presque repartir de zéro.
Après une saison pleine de tourmente et de scandale lié à la fusion et les guerres de clochers avec l’ennemi chamoniard . Pour cette 2ème saison et à la surprise générale, Mont-Blanc termine champion, un succès bâti sur une impressionnante régularitée. Solide en défense, s’appuyant sur un très bon Arnaud Goetz dans les cages, le Mont-Blanc fait parler son expérience, symbolisée par les anciens Carry et Fleutot, qui ne doivent pas faire oublier la qualité des jeunes comme Bastien Sangiorgio. Le pari est gagné pour l’entraîneur-joueur Stéphane Barin, qui a très souvent ouvert la voie et montré le chemin sur la glace.
Parcours en Ligue Magnus
Champion de D1 en 2005, le Mont-Blanc boucle logiquement cette saison de Magnus en tête des promus. Les joueurs du nouveau coach Ari Salo se qualifient même sans souci majeur pour les playoffs où ils sortent au tour préliminaire Villard-de-Lans, malgré le mini-scandale des penaltys. En défense, outre Pouget, Peter Hrehorcak a réalisé une belle saison.
Le Mont-Blanc commence cette saison 2007-2008 difficilement. Le Mont-Blanc compensera alors tout au long de la saison par la solidarité d’un groupe qui a gardé chaque match serré contre Grenoble en quart de finale. Les deux recrues venues de l’Isère, Johan Morant et surtout Nicolas Antonoff, ont contribué à cette bonne saison. Leurs mises en échec ont apporté une dimension physique nouvelle à une équipe jusqu’alors un peu tendre.
La saison 2008-2009 est très compliqué. En effet le Mont-Blanc passe la majorité de la saison en queue de peloton et parait incapable d’exploiter un potentiel que l’on pressentait pourtant par moments. La longue absence de Sébastien Subit, blessé aux cervicales, a entamé un potentiel offensif déjà limité. À un moment, le joker Tuomas Mikkonen qui pouvait être le joueur-clé de l’équipe, n’ést pas en mesure de faire la différence à lui seul. Les renforts finlandais sont l’ensemble inconstants, et le gardien Radek Lukes l’a été plus encore. Cela a profité au jeune gardien Guillaume Richard qui lui a pris la place de titulaire et qui est le seul « vainqueur » de ce championnat.
Difficultés et relégation
La fin de saison se termine difficilement et Le HC Mont-Blanc pouvait encore croire à ce pour quoi il avait été créé selon beaucoup, la fusion aboutie entre les trois clubs de la vallée. Si l’Entente fonctionnait, c’était grâce à son président Ludovic Ducerf et son vice-président Jean-Luc Gaydon qui avaient rassemblé l’immense majorité des partenaires privés. Très vite, Ari Salo doit composer avec les blessures de joueurs cadres au point que l’entraîneur finlandais n’a jamais pu aligner un groupe au complet, et des renforts offensifs pas au niveau attendu. Treizième de la saison régulière, le Mont-Blanc sauve sa peau en dominant Neuilly-sur-Marne en barrage de maintien (3 victoires à 1).
Privés de l’encadrement des vétérans retraités, les jeunes peinaient à prendre place dans les patins de leurs aînés. Le club se repose donc sur les étrangers bon marché, dont la provenance n’inspire pas toujours confiance. À cinq journées de la fin, alors que la présence du Mont-Blanc en barrage de relégation ne faisait plus guère de doute, les dirigeants tentaient le tout pour le tout en retirant la responsabilité de l’équipe senior à Christopher Lepers pour la confier à Christian Pouget, rentré dans la région depuis sa mise à la porte peu élégante à Rouen.
Reconstruction en Division 1
Que va pouvoir nous proposer cette saison Christian Pouget et sa jeune garde après la relégation de Ligue Magnus ? Le début de saison de l’Avalanche était digne d’un relégué qui ne souhaitait pas s’attarder en Division 1. L’Entente comptait seulement deux défaites après deux mois de compétition et avait accroché à son tableau quelques équipes de haut de tableau. Mais la machine s’est enrayée de manière assez brutale et les sept rencontres suivantes ont été perdues. Le départ en fin d’année 2011 de Tuomas Tikkanen ne faisait pas non plus les affaires du coach Pouget.
La révélation de l’année au pied du Mont-Blanc se nomme Jérémy Arès. Pour sa deuxième saison chez les adultes, il a pu exprimer son talent plus aisément qu’en Ligue Magnus. Deuxième buteur de l’équipe avec quatorze unités, il a largement dominé tous les joueurs U20 de la D1. La saison 2012-2013 fut très stressante pour le club qui va lutter toute l’année pour son maintien. La saison démarre très mal pour les joueurs de Christian Pouget, en effet, ils doivent attendre la 5 ème journée et une victoire à l’arrachée contre Courbevoie pour marquer leurs premiers points.
Continuité et formation
La saison 2013-2014 commence avec la confirmation de Alain Boisson comme entraineur. Fidèle à sa réputation de club formateur, l’effectif du Mont-Blanc pour la nouvelle saison est pratiquement composé de joueur ayant moins de 23 ans issues de la formation HC74. Pour sa 1ère saison pleine à la tête du Mont-Blanc, Alain Boisson s’est épargné les frayeurs de la saison précédente, assurant assez rapidement son maintien mais n’a pu pour autant accrocher les play-offs.
Le Mont-Blanc attaque la saison avec un groupe délesté de nombreux cadres. Malgré cette intersaison difficile, les hommes de Alain Boisson vont réaliser une saison exemplaire. À la lutte pour les playoffs toute l’année, les Yétis font finalement échoué aux portes des ces deniers. Pour conclure, la saison du Mont-Blanc reste satisfaisante pour sa 4ème année en division 1. Dans un championnat où le niveau est de plus en plus élevé et la quantité d’étranger également, le club aura eu le mérite de se maintenir grâce à la force de sa formation et d’un recrutement intelligent.
Nouvelle ère
La saison commence avec l’annonce du départ de Alain Boisson. Après 3 ans comme entraineur des Yétis et 3 maintiens, le club nomme Patrick Alotto comme coach de l’équipe. Après 12 journées de saison régulière de Ligue Magnus, les Pionniers de Chamonix sont troisièmes du classement avec sept victoires dont deux à Grenoble (2-3) et à Rouen (2-3 après t.a.b.), les deux ténors du Championnat.
Les Pionniers de Chamonix : Un club historique
Les Pionniers, qui se sont auparavant appelés les Chamois puis les Huskies, sont à eux seuls un rayon entier des livres d'histoire du hockey français : 30 titres de champion, le premier en 1923 - un an avant que Chamonix n'accueille les premiers Jeux Olympiques d'hiver - le dernier en 1979. Chamonix a tout connu, des rivalités avec les clubs parisiens dans les années 1930 à l'arrivée du « hockey de plaine » (les équipes qui ne viennent pas de la montagne), cinquante plus tard, en passant par la concurrence avec Saint-Gervais dans les années 1970.
Mais, depuis quarante ans, le club a accumulé des déboires, avec notamment l'inondation de la patinoire en 1996, qui l'a obligé à renoncer à sa saison de hockey, ou un dépôt de bilan et une rétrogradation en 2001. Les Pionniers sont aujourd'hui plus stables (dans l'élite depuis 2005 et le sixième budget de la ligue avec 1,6 million d'euros) et une fierté locale.
Ce mardi 13 novembre, pour le compte de la 16ème journée de Ligue Magnus, championnat de référence du hockey français, les Pionniers de Chamonix reçoivent les Lions de Lyon. Un duel entre voisins. Une histoire de primauté régionale. Car seulement 200 kilomètres et 4 points au classement séparent les adversaires d’un soir.
Le HC Reims : Une histoire tumultueuse
À la fin des années 80, une énorme révolution a secoué l’univers des sports de glace. Le hockey des montagnes a progressivement glissé vers le hockey des villes. Le HC Reims s’est rapidement glissé dans le sillage d’Amiens et de Rouen, avant de devenir le n° 1 hexagonal puis… de disparaître et de renaître de ses cendres.
Pour Damien Morel, il y a trois moments clés : la venue du Canadien Burt Vuillermet, recruté par l’Office des sports pour participer au comité de pilotage de la patinoire, et qui est resté dix ans comme entraîneur-joueur, puis l’arrivée à la présidence de Charles Marcelle (1983) et celle du Soviétique Vladimir Kovin (1988).
Des hauts et des bas
En 1992, la ville perd coup sur coup le Stade de Reims et le Reims Champagne Basket. Un plan d’apurement lui évite la disparition. Dix ans et deux titres de champions de France (2000 et 2002) plus tard, le couperet tombe, le HCR disparaît. Les Phénix renaissent des cendres des Flammes bleues et remontent progressivement dans la hiérarchie hexagonale. Mais ils s’arrêtent en D1, rattrapés par une nouvelle liquidation.
Flammes bleues et Phénix n’ont pas, non plus, résisté au vieillissement de la patinoire Bocquaine. D’autres villes de plaine ont anticipé ces soucis structurels en construisant un complexe adapté possédant deux aires de glace (Rouen en 1992, Amiens en 1996, Grenoble en 2001).
Avant de savoir quel club remportera dans quelques jours la série finale de la Ligue Magnus au meilleur des sept matches, je vous propose de profiter de cette fin de championnat pour effectuer un retour dans le passé. Parmi les 99 championnats de France disputés jusqu’à ce jour, la conclusion de la saison s’est déroulée pendant plusieurs décennies sous la forme d’un match unique avec la présence quasi permanente du club de Chamonix.
En effet, comme on le sait, les anciens « Chamois » de la Haute-Savoie ont exercé une très longue hégémonie dans notre discipline ce qui explique qu’ils détiennent le record absolu de victoires au palmarès avec 30 titres nationaux. Ce n'est qu'à la 33e journée que les Aigles du capitaine André Péloffy perdirent finalement un match à Bercy face aux Français Volants de Paris qui terminèrent une fois de plus vice-champions de France.
Finales historiques au Mont Revard
En effet, à l’époque les équipes finalistes de la « Première série », rebaptisée aujourd’hui Ligue Magnus, à savoir Chamonix et le Club des Sports d’Hiver de Paris (CSHP), se sont affrontées pendant ces deux années successives sur la patinoire naturelle et en plein air du Mont Revard. Pourquoi le hockey sur glace français, qui ne comptait encore qu’une petite poignée de pratiquants (à peine une centaine !), avait-il choisi un endroit aussi décentralisé, isolé et si haut perché, au lieu de faire disputer les matches des deux clubs finalistes du championnat de France chez l’un ou chez l’autre ?
Toutefois les joueurs du club de la capitale décidèrent de continuer à participer malgré tout au modeste championnat de France qui se résumait à l’époque à un simple duel entre le CSHP et le club de Chamonix. Pour comprendre le contexte, il faut savoir que le Mont Revard, qui surplombe Aix-les-Bains, se situe à 5 kilomètres seulement de la ville à vol d’oiseau.
Après la construction de la station de ski du Mont Revard, ce prestigieux domaine fut retenu pour recevoir en 1924 la « Semaine Olympique des sports de neige », mais la municipalité d’Aix-les-Bains, qui craignait de ne pas être à la hauteur financièrement, déclina cette offre. Du coup, c’est la station encore modeste de Chamonix en Haute-Savoie qui fut choisie pour recevoir cette manifestation sportive qui fut considérée comme les premiers Jeux Olympiques d’hiver officiels.
Logés dans le Grand Hôtel de la station et jouant sur une patinoire naturelle mais éclairée électriquement, les hockeyeurs finalistes n’avaient rien à envier au confort offert par les stations de la Suisse voisine. Dans l’équipe de Chamonix, il y avait seulement sept joueurs en compétition à l’époque : Michel Tournier, Martial Couvert, André Charlet, Gérard Simond, Albert Hassler, Léon Quaglia, Raoul Couvert et Calixte Payot comme remplaçant.
Il faut dire qu’entre-temps de nombreuses autres stations de ski furent construites dans les Alpes françaises et la concurrence devint grande entre elles. Quant au hockey sur glace, bien avant cela, il délaissa le Mont Revard et son originalité pour vivre beaucoup plus intensément la grande époque des « années folles » qui se déroulèrent avant la deuxième guerre mondiale dans la grande patinoire du Vel’d’Hiv à Paris qui pouvait accueillir jusqu’à 20 000 spectateurs dans un stade couvert.
Si par hasard vous avez l’occasion de passer dans région d’Aix-les-Bains, je vous conseille d’effectuer en quelque sorte un « pèlerinage historique de hockey » en débutant votre visite, une fois arrivé au sommet, au Belvédère du Revard.
Le HCMA : Une histoire de passionnés
Treize saisons dans l’élite du hockey français, une finale de Magnus, une finale de Coupe de la Ligue, un titre de champion de D1 mais aussi et surtout un travail quotidien. Pouvant compter sur le soutien du comité, le duo « moteur » a su propulser le club sur les devants de la scène, un sacré challenge pour un petit village de montagne ! Un travail de l’ombre de deux passionnés capables de soulever des montagnes, et le terme est approprié.
À l’aube d’une nouvelle saison, Stéphane Gros prend la tête du sportif (manager-coach). Mon objectif premier est de stabiliser la structure qui repose beaucoup sur le bénévolat. Il est indispensable d’avoir une structure qui puisse fonctionner de manière autonome afin de pérenniser le club sur du long terme et de soulager nos bénévoles qui font un travail extraordinaire !
En tant que dirigeant du HC74, tu es également très investi au sein de la formation haut-savoyarde. L’objectif de HC74 aujourd’hui est de donner la possibilité à nos jeunes hockeyeurs de continuer à jouer à partir de la catégorie U15 jusqu’en senior, tout en privilégiant le double parcours scolaire et sportif au niveau du collège de Saint-Jean-d’Aulps et du Lycée du Fayet. Mais l’objectif principal reste la formation de jeunes joueurs de haut niveau qui doit nous permettre d’alimenter nos équipes seniors en joueurs locaux, condition indispensable aujourd’hui pour la survie de nos clubs de Haute-Savoie et donc de Morzine-Avoriaz.
Le club vient d’être validé dès son premier passage par la CNSCG, ce qui prouve la bonne santé du club. La saison se prépare doucement, les dernières recrues seront annoncées d’ici peu, tout se met en place. J’ai rencontré Yann Conseil début mai, nous réfléchissons pour relancer ce club, pour que plus de supporters s’impliquent dans celui-ci.
Sans eux, rien ne pourrait se faire. À chaque match de l’équipe senior, nous avons besoin d’une trentaine de bénévoles (entrée, boutique, bar, table de marque…). Je lance donc un appel aux parents pour venir nous aider pendant les matches de l’équipe sénior. Pour finir, je voudrais remercier Fred et Jérôme Baud qui ont travaillé bénévolement pendant des années au HCMA et qui nous passent aujourd’hui le flambeau.
Tableau récapitulatif des titres de champion de France
| Club | Nombre de titres |
|---|---|
| Chamonix | 30 |
| Rouen | 16 |
| HC Mont-Blanc | 1 |