Le hockey sur glace en France est riche d'une histoire faite de passions, de défis et de moments de gloire. Cet article explore les racines de ce sport, les figures emblématiques qui l'ont façonné et les enjeux auxquels il est confronté aujourd'hui. Nous plongerons au cœur de clubs historiques, de patinoires légendaires et de joueurs d'exception qui ont marqué l'histoire du hockey français.

La disparition d'un monument : l'ACBB et sa patinoire
Dans cette triste affaire, ce qui indigne, c’est qu’on assiste, dans un silence désormais « assourdissant » et dans une résignation très regrettable, à un véritable séisme sportif qui est mis volontairement sous l’étouffoir. Contre toute attente la patinoire de Boulogne-Billancourt est restée fermée depuis le début du championnat. Tristan Alric, créateur de la Coupe Magnus, explique les graves conséquences historiques de cette décision, non seulement pour le club de l’ACBB, mais aussi pour le hockey sur glace français tout entier. Au lieu de patienter comme promis jusqu’à la fin de l’année 2024 pour prendre une décision, le cas de la patinoire « Fédérale » a été réglé dans la précipitation.
Malgré une mobilisation locale très importante et spectaculaire de tous les patineurs et des supporters initiée par l’association « Patiner à Boulogne», la sentence est donc tombée brutalement aussi tranchante et cruelle qu’une lame de patin. Devant ce revirement inattendu, que je considère comme un diktat municipal, j’avoue que je suis tombé des nues ! Comment est-il possible d’accepter sans réagir la disparition de ce véritable patrimoine historique ? C’est un peu comme si, pour faire une comparaison, on avait annoncé à la rentrée la fermeture définitive de la patinoire de Chamonix, le « temple » du hockey sur glace français, ainsi que l’arrêt simultané du célèbre club de la Haute-Savoie avec ses 30 titres de champion de France. Pour moi, ce qui se passe aux portes de Paris, est d’une gravité équivalente au regard de notre histoire.
Il faut bien se rendre compte qu’en passant par pertes et profits le club de hockey sur glace de l’ACBB (Sa dissolution définitive a été annoncé dès le début du mois de novembre), on est en train d’effacer notre histoire ! Je rappelle que le club des Hauts-de-Seine est le seul de notre discipline à avoir réussi l’exploit retentissant de gagner à trois reprises et consécutivement la célèbre Coupe Spengler en 1959, 1960 et 1961. Je fais également le parallèle avec le traumatisme que suscita à l’époque la fermeture définitive en 1958 de l’ancien vélodrome d’hiver (appelé familièrement Vél’ d’Hiv’) dans lequel de très nombreux matches de hockey sur glace avaient attiré des foules considérables notamment avant la seconde guerre mondiale. Pour reprendre l’expression idiomatique employée récemment par Philippe de Villiers dans son dernier livre, on assiste ni plus ni moins à Boulogne-Billancourt à un « mémoricide ».
De nombreux acteurs du hockey français expriment leur tristesse face à cette disparition. Plusieurs autres clubs « loisirs » qui avaient leurs habitudes et leurs activités à la « Fédérale » sont impactés également par cette fermeture prématurée et donc définitive sauf revirement : l’AC Boulogne-Billancourt, le Paris Hockey Club et les Vikings de Boulogne. Moloud Menceur, président de la section hockey sur glace de l’ACBB : « Théoriquement, la patinoire devait rouvrir le 1er octobre avec un mois de retard mais ce ne fut malheureusement pas le cas. Ce qui est incroyable, c’est qu’il n’y a eu aucune communication sur ce revirement de la mairie ! La seule chose qui a pu rouvrir, c’est une salle de danse qui se trouve au premier étage. Pour notre club, c’est évidemment une catastrophe !»
Du coup, notre équipe de Division 3 n’a pas pu être réengagée cette saison dans le championnat de France. Quant à nos jeunes hockeyeurs du hockey mineur, ils ont dû se disperser en urgence dans d’autres clubs franciliens comme Meudon, Courbevoie, Cergy et les Français Volants. Malgré cela, nous avons subi une grande perte puisque la moitié de nos 350 licenciés ont arrêté ! Ce que le président de la section hockey sur glace ne dit pas ouvertement, comme d’ailleurs son confrère du patinage artistique (80 % de leurs pratiquants ont arrêté), c’est que dans cette triste affaire, il est très regrettable que le grand club omnisports « L’Athlétic Club de Boulogne Billancourt » n’a apporté publiquement aucun soutien formel aux clubs de glace.
La mairie n’a pas hésité, pour se dédouaner, d’invoquer des raisons techniques très contestables et de proposer de façon inique la cession de la gestion de la patinoire « Fédérale » de Boulogne pour un euro symbolique ! David Zavani, ancien arbitre, joueur, ex-dirigeant et entraîneur des loisirs (père des hockeyeurs Arthur et Vincent) : « La situation est catastrophique car le club de l’ACBB s’était battu ces dernières années pour devenir aujourd’hui un pole formateur majeur très attractif de l’Île de France.» Philippe Aubertin, président de la holding New Friends, sponsor du hockey français avec sa filiale Synerglace : « Vous avez raison d’insister sur le cas de l’ACBB ! Ce qui se passe à Boulogne-Billancourt est en effet désolant car dans la région parisienne la patinoire « Fédérale » était un symbole avec une grande histoire. Il est dommage qu’une ville comme Paris, qui se trouve juste à proximité, n’ait plus désormais de vraie patinoire.»
Pierre-Yves Gerbeau, président de la FFHG : « Dans cette triste affaire, notre fédération a été très réactive et en tête de pont. Elle a défendu avec beaucoup d’énergie ce dossier depuis six mois. J’ai eu notamment des contacts très animés avec le sous-préfet d’Antony et de Boulogne Benoit Trévisani, mais aussi des conversations très tendues avec le maire de Boulogne-Billancourt. Pour tenter de repousser l’échéance fatale, j’ai même proposé qu’un match amical de l’équipe de France se déroule sur la patinoire « Fédérale » dans la perspective des championnats du monde qui seront organisés en France en 2028. Ce fut peine perdue !»
Deuil-la-Barre : un vivier de talents
Antoine Roussel, ailier gauche, a débuté le hockey en France (Deuil-la-Barre, Nantes, Rouen), avant de partir au Canada avec ses parents. Il a joué en Ligue junior du Québec puis en AHL, l'antichambre de la NHL. Antoine Roussel commence sa carrière en jouant à Deuil-la-Barre avant de rejoindre pendant sept ans les Corsaires de Nantes jusqu’en 2002.
Mario Richer, le nouvel entraîneur canadien des Ducs d’Angers, est un citoyen du monde, féru d’histoire et nourri de ses voyages. Il a même fait une escapade de joueur en France à la fin des années 80, notamment à Deuil-la-Barre.
Courbevoie : Une histoire riche et une formation solide
Le club de Courbevoie, créé en 1972, a connu des hauts et des bas. Thierry Monier, entraîneur emblématique du club pendant 33 ans, a contribué à la formation de nombreux jeunes joueurs. Le club a évolué en Division 1 dans les années 80 avant de se concentrer sur la formation des jeunes.
Antoine Roussel : un modèle de polyvalence
Des mains en or pour manier sa crosse, des poings de plomb pour punir ses adversaires: le hockeyeur français Antoine Roussel possède cette alchimie qui fait le bonheur des Stars de Dallas en NHL. Cette polyvalence rare fait qu'à 24 ans, ce natif de Roubaix (Nord) est le seul joueur français à évoluer à plein temps dans le Championnat nord-américain de hockey sur glace, un turbulent ailier qui n'a pas froid aux yeux et n'aime rien tant que d'aller provoquer ses adversaires. Et alors que va s'achever la saison régulière, sa première complète en NHL, Antoine Roussel est devenu un joueur cadre dans l'équipe texane, à la lutte pour décrocher sa place en play-offs. Connu pour ses bagarres, il a fait ses premiers pas de hockeyeur en France et ses parents ont déménagé au Québec quand il avait 15 ans. Il s'est rapidement fait remarquer, gravissant les échelons dans les équipes de jeunes puis dans les ligues mineures. Avant d'être appelé en NHL dans le courant de la saison passée.
«J'ai appris à jouer au hockey en France, sans conteste, entre Deuil-la-Barre, Nantes et Rouen. C'est là que j'ai fait mes classes. Mais quand je suis arrivé au Canada, c'est sûr que c'était un bouleversement des cultures», se rappelle-t-il. Il est, avec Pierre-Édouard Bellemare, le premier joueur français à en affronter un autre en LNH, le 18 octobre 2014. Le 18 février 2017, lors d’une victoire en prolongation 4-3 des Stars de Dallas, il devient le premier joueur français à inscrire un coup du chapeau dans la LNH. Avec 607 matchs de saison régulière, Roussel est le deuxième Français avec le plus de matchs dans la plus grande ligue au monde.
Après avoir joué des Mondiaux en équipe de France jeune U18 puis U20, il participe à son premier Mondial Élite en 2012. Il en vivra quatre autres, dont le dernier à Paris en 2017.
Cergy-Pontoise : Une ascension remarquable
Le Hockey Club de Cergy-Pontoise (HCCP) s'est hissé pour la deuxième fois consécutive en demi-finale de la Ligue Magnus, le plus haut niveau du hockey français. L’ascension du club, qui accueillera ce samedi les Brûleurs de Loups de Grenoble dans le cadre des demi-finales de la Ligue Magnus, a une saveur particulière pour les dirigeants et les soutiens de la première heure. Parmi eux, on compte Jean-Luc Stadelmann, présent depuis près de trente ans. Et si le Hockey Club de Cergy-Pontoise (HCCP) s’est hissé pour la deuxième fois de suite en demi-finale de la Ligue Magnus, le plus haut niveau du hockey hexagonal, c’est aussi en partie grâce à des bénévoles de l’ombre comme lui.
Formé à Grenoble, Cristobal Huet s'est ensuite imposé dans le Championnat suisse à Lugano. C'est là que les Los Angeles Kings sont allés chercher le gardien français en 2001. Un an plus tard, Huet disputait son premier match de NHL.
Pierre-Edouard Bellemare n'a jamais été une vedette en NHL et beaucoup d'observateurs de la Ligue Nationale s'étonnaient en 2014 de l'arrivée d'un Frenchie de 29 ans aux Flyers. Dix ans plus tard, l'international français est toujours là.
Philippe Bozon est le premier Français issu de la formation hexagonale à avoir évolué en NHL. L'actuel entraîneur de l'équipe de France, attaquant de son état, a d'abord écumé les clubs montagnards (Megève, Mont-Blanc, Grenoble, Chamonix).
Alexandre Texier a débuté en NHL, en toute fin de saison régulière 2018-2019, avec Columbus : deux matches et un but. Formé à Grenoble et premier joueur évoluant en ligue Magnus à être drafté, Texier avait ensuite rejoint le Championnat de Finlande et l'équipe de KalPa.
Bob Gainey à Épinal : une légende en Lorraine
Bob Gainey. Plus qu'un nom, une légende du hockey. Des honneurs individuels à la pelle (les quatre premiers trophées Selke de meilleur attaquant défensif de NHL) et cinq Coupes Stanley aussi, toutes acquises sous l'uniforme glorieux du Canadien de Montréal. Par quel miracle cet "extra-terrestre" a t'il posé bagage dans la Cité des Images, un beau jour de 1989 ? À vrai dire on se le demande encore.
Toujours est-il que Gainey, l'excellence au poste d'attaquant défensif, souhaitait prendre du recul par rapport à la NHL... est sera bel et bien Spinalien cette saison-là ! L'audace du président Latour offre un sacré coup de pub à Philippe Séguin, alors maire d'une préfecture des Vosges en pleine effervescence grâce à sa vedette canadienne. Sportivement, le Canadien apporte une expérience hors du commun et tout son savoir-faire à un groupe promu en Nationale 1B pour la saison 1989/90.
Reparti ensuite en NHL, comme entraîneur en chef puis directeur-gérant après le déménagement des North Stars du Minnesota au Texas, Gainey conduira les Dallas Stars à la Coupe Stanley (1999) avant de devenir l'homme fort du Canadien de Montréal. À terme, comme l'a suggéré le député-maire Michel Heinrich en 2002, la patinoire devrait prendre le nom de Bob Gainey.
En perdant son principal sponsor à l'aube de la saison 1990/91, Épinal devenait anonyme lors de cette année "post-Gainey". Sans nom, certes, mais pas sans ambitions avec un recrutement prometteur témoignant d'une réelle volonté de jouer les premiers rôles en N1B.
Avec un Reindl taille-patron et régnant sur une défense de fer (la meilleure du championnat avec 78 buts encaissés), Épinal oublia ses deux revers initiaux et l'épisode des "licences fantômes" pour rapidement atteindre son rythme de croisière. Les Vosgiens (et leur intenable triplette Pivron-Ligeon-Favre) resteront officieusement invaincus jusqu'en mars, évitant toutes les embûches à l'extérieur comme à domicile.
Vu la forme affichée par Épinal en fin de saison régulière, les demi-finales ne faisaient aucun doute. Il reste une marche à gravir avant de retrouver Viry en finale. Mais encore fallait-il passer l'écueil caennais, qui avait déjà eu raison de Chamonix au tour précédent.
En cette saison olympique 1991/92, le championnat élite est au plus mal. Pour entretenir l'illusion, les "volontaires désignés" de Nationale 1 sont obligés de monter. Voilà Épinal, mais aussi Clermont et Viry "jetés en pâture" aux gros bras.
Dans ces conditions, et malgré quelques renforts substantiels (Thillien, Dudácek et Ouzelet notamment), Épinal n'aura pas fait le poids. Les Lorrains ont tout de même laissé quelques plumes dans l'histoire. Ils n'ont pas été épargnés par les blessures et ont même perdu leur recrue vedette, l'ailier Jirí Dudácek, victime d'une fracture du tibia et indisponible de longues semaines durant.
Revenus à un niveau plus en adéquation avec leurs moyens, les Vosgiens réapprennent à gagner. La défense, articulée autour de sa clé de voûte (Reindl) et de son pilier (Filippin), serre mieux les rangs devant Charly Thillien, un gardien mis à rude épreuve lors du trimestre en Ligue Nationale.
Bordeaux se dégage vite comme le favori de N1 avec ses internationaux de tous poils. Pris à froid par les Girondins dès la deuxième journée (1-4), les Spinaliens vont pourtant devenir leurs concurrents directs au classement.
Après une sortie ratée à Poissompré (4-7 contre Anglet), les maux sortent au grand jour. Le président Robert Cabrit, soucieux d'assainir les comptes, prévoit de réduire la masse salariale pour la prochaine saison.
Les défis financiers et la reconstruction
Pour sa deuxième année parmi l'élite, le SGE devient plus ambitieux mais perd le fil fragile de son équilibre. Les changements incessants de dirigeants, les tiraillements en interne sont autant de facteurs d'instabilité. Les Lorrains signent pourtant de remarquables séquences, jouant notamment vingt minutes de rêve face à Saint-Gervais (2-1) avant de s'effondrer (4-9). Ils résistent tout autant devant "Cham" (3-4) mais ratent encore le coche devant Amiens (9-9 après le 7-7 de l'aller à Poissompré). Pire encore, les vieux démons ressurgissent à Briançon (4-11) dans un match terni où les visiteurs n'ont pas fait dans la dentelle.
Épinal file un mauvais coton et se voit corrigé à domicile par l'ogre megévan (1-9) avant de s'effondrer à Viry (3-17). Vu l'enchaînement des défaites, le public perd un peu de sa foi légendaire et ils ne sont "que" 700 face à Caen (4-6). Les hommes de Dumais terminent derniers et doivent repasser par la case barrages.
Le maintien sportif est arraché in extremis, dans une ambiance évidemment indescriptible... mais tout ça pour du beurre. Car les lendemains déchantent. En coulisses, les comptes ont du plomb dans l'aile et la pérennité du club est remise en question. La cause, un trou de 120 millions de centimes.
Le rêve est passé, mais à quel prix ? Celui d'avoir l'insigne honneur d'être le premier club d'une (trop) longue série à déposer le bilan. Un véritable coup de massue qui scelle une belle aventure. Maintenant, il va falloir tout reconstruire... car le hockey dans la Cité des Images va repartir tout en bas de l'échelle.
Lui et quelques irréductibles reprennent le flambeau en Nationale C, sous l'égide de l'A.R.S.G.E. (Association pour le Renouveau des Sports de Glace d'Épinal). Ils retrouvent l'austérité de la Nationale C dans un mini-championnat à quatre (avec Besançon, la réserve de Strasbourg et l'entente Metz/Amnéville).
Le hockey spinalien reprend doucement du poil de la bête. Les frères Bardy, Denis Claudé et Gilles Durand sont devenus des cadres incontournables mais l'attaque se voit régulièrement privée de Stéphane Poirot, retenu par ses obligations militaires. L'autre atout offensif reste le Hongrois Andreas Farkas, déjà présent depuis deux ans dans la cité des Images.
Épinal se sort d'une poule nord très abordable, non sans avoir battu le leader rémois dans la Marne (9-2). Épinal retrouve les Franciliens en 1987/88. Sans Guryka, sans Farkas (parti à Nice) et sans les frères Bardy. C'est la fin d'un cycle au sein d'un groupe où le processus de rajeunissement est définitivement enclenché.
Un nouvel entraîneur-joueur débarque à Poissompré, le Canadien Gatien Dumoulin. Le natif de l'Outaouais, trop juste physiquement pour la NHL de l'époque (1,74 m pour 77 kg), découvre très vite l'Europe, via la Belgique et l'Angleterre.
Dumoulin a déjà fait ses preuves dans ces championnats-là et marque à lui seul près d'un tiers des buts spinaliens. Les Lejeune, Kohler et Rapenne se qualifient pour la troisième fois de suite en poule finale mais s'y montrent encore trop juste malgré l'efficacité d'un Dumoulin au four... et au moulin (ça ne s'invente pas !).
Le Havre : une histoire à écrire
Le club de hockey du Havre a été créé en novembre 1974. Il s’appelait à l’époque “Club des Sports de Glace du Havre - section hockey”. Puis le temps des championnats officiels va arriver à partir de 1980 avec la première participation au championnat de Division 3. Une saison passée avec Daniel Maric amène une expérience en plus. En parallèle, les joueurs juniors viennent apporter soutien à l’équipe D3.
Au terme de la saison passée, la Commission sportive nationale de hockey sur glace masculin a permis aux clubs de Chamonix et du Havre d’intégrer le championnat de deuxième division pour l’exercice 2001/2002. Malgré un budget très modeste, le Hockey club du Havre a emporté assez largement l’adhésion de la commission. Il faut dire que le HCH fait partie des bons élèves du hockey sur glace. Discrètement mais sûrement, le club s’est structuré, axant sa politique sur la formation des jeunes.
Depuis le 22 septembre dernier, date du début du championnat, le HCH est donc officiellement devenu le Hac Hockey sur glace sur toutes les patinoires de D2. Sans autre ambition que celle de se maintenir, le Hac Hockey sur glace compte plus que jamais sur l’expérience et la technique de jeu de Pierrick Maïa, ancien International A et ancien capitaine des Dragons de Rouen.
Le tout premier gardien du Havre fut Lionel Noray (dit “yoyo”), il y a eu ensuite Thierry Crevel (dit ‘ ti cre’). On se souvient encore de Patrick Delaude, Max Robert, JC Maigrot (1er entraineur), Philippe Panchou, Olivier Colliard , José Rodriguez, et aussi des Lemarchadour , Lechat (dit “minet”), Parthenay, Janus, JP Jérôme , Erick Couturier (directeur actuel d’une patinoire sur paris), Jérôme Merle.
Figures emblématiques du hockey français
Plusieurs joueurs et personnalités ont marqué l'histoire du hockey sur glace en France. Parmi eux, on peut citer :
- Pete Laliberté : Lancé ensuite le club de Grenoble.
- Camil Gélinas : Coach emblématique des clubs de Gap, de Villard-de-Lans, de Chamonix et de Val Vanoise.
- Christian Rayon et Gilbert Itzicsohn : Anciens capitaines des Tricolores.
- Jean-Claude Sozzi, Philippe Lacarrière et Alain Bozon : Membres de la fameuse épopée à Davos avant de devenir des acteurs très importants de notre discipline.
- Jacqueline Dubief : Championne du monde en 1952.
- Christiane et Jean-Paul Guhel : Vice-champion du monde en 1962.
- André Kouprianoff : Patineur de vitesse, vice-champion du monde en 1960.
- Jacques Lacarrière, Philippe Potin, Jean Tarenberque, Pete Laliberté, Camil Gélinas, Michel Vuilly, Thierry Monier, Michel Abravanel et Paul Lang : Grands personnages du hockey sur glace français aujourd'hui disparus.
- Axel Escalle : Responsable des compétitions à la FFHG, ancien trésorier du club de l’ACBB.
- Luc Mainfray : Président du club de l'ACBB pendant 5 ans avant de rejoindre ensuite le Comité directeur fédéral.
- Patrice Metayer, Warren Demirdjian et Didier Provost : Anciens joueurs qui n’ont cessé de soutenir avec passion et à la moindre occasion la cause de leur club de cœur.
- Benoît Messin : Médecin pour l’équipe de France de Hockey et l’équipe de Grenoble des Brûleurs de Loups.
- Anne-Cécile Favarin et Noëlle Roy : Premières françaises championnes de suisse.
- Patrick Foliot : Gardien de but, champion de France avec Megève.
- Maurice et François Rozenthal : Frères jumeaux, figures emblématiques du hockey français.
- Sophie Serre : Joueuse de hockey, qualifie l'équipe de France féminine pour les Mondiaux en 1998.
Tableau récapitulatif des clubs et joueurs mentionnés
| Club/Ville | Informations notables | Joueurs/Personnalités clés |
|---|---|---|
| ACBB (Boulogne-Billancourt) | Club historique, patinoire fermée, dissolution du club | Philippe Lacarrière, Alain Bozon, Moloud Menceur |
| Deuil-la-Barre | Ville de début de carrière pour plusieurs joueurs | Antoine Roussel |
| Courbevoie | Club formateur, évolue en Division 1 dans les années 80 | Thierry Monier |
| Cergy-Pontoise | En demi-finale de la Ligue Magnus | Jean-Luc Stadelmann |
| Épinal | Club avec des hauts et des bas, passage de Bob Gainey | Bob Gainey, Frédéric Favre, Jan Reindl |
| Le Havre | Club structuré, axé sur la formation des jeunes | Pierrick Maïa |
Le hockey sur glace en France est un sport riche en histoire, en passion et en défis. Des clubs emblématiques comme l'ACBB aux figures légendaires comme Bob Gainey, en passant par les talents émergents comme Antoine Roussel, le hockey français continue d'évoluer et de se battre pour sa place dans le paysage sportif national et international.