L'histoire du Club de Hockey d'Utrecht et son impact social

Le Club de Hockey d'Utrecht, bien que son histoire sportive soit riche, se distingue également par son engagement social, notamment à travers des initiatives de réinsertion pour les détenus. En parallèle, le hockey sur gazon connaît un essor en France, avec des clubs qui mettent l'accent sur le développement des équipes féminines et la promotion de ce sport aux Jeux Olympiques. Découvrons ensemble ces facettes du club et du hockey en général.

Le FC Utrecht Inside est un programme de réinsertion mené en collaboration entre le club d'Eredivisie et le ministère néerlandais de la Justice. Ce programme vise à aider les détenus à trouver un emploi à leur sortie de prison. Ce lundi 12 février marque l'ouverture d'un cycle de douze semaines reposant sur deux volets : la pratique sportive, via les deux entraînements hebdomadaires dans la cour de la prison en compagnie d'un coach du FC Utrecht, et l'insertion professionnelle, avec la participation des détenus à des ateliers de formation organisés par des entreprises partenaires du club.

Dans les semaines suivantes, les détenus du programme « Inside » ont, par exemple, suivi un atelier CV et réalisé des entretiens avec des employeurs dans le domaine le plus proche possible de leurs aspirations professionnelles. Les foulées parfois hésitantes des détenus trahissent les espoirs fragiles d'une réinsertion réussie. « C'est ma dernière chance », explique Ivan*. L'homme a postulé à treize emplois depuis le début de sa détention. Les treize fois, l'entreprise a refusé sa candidature.

Un terrain synthétique, un ballon pour un moment d'évasion au sein de la prison. (Sébastien Leban/L'Équipe)

« Même McDonald's n'a pas voulu de moi pour un boulot de nettoyage, regrette le détenu. Ils ont des stéréotypes, ils pensent que les prisonniers sont tous des types tatoués qui vont les dépouiller. Qu'est-ce que je vais leur voler en passant le balai ? », s'interroge-t-il. Ivan rêve de devenir entraîneur de football auprès des jeunes : « Je veux éviter qu'ils reproduisent les mêmes erreurs que moi. »

Gerko Brink, un des initiateurs du projet de réinsertion, explique :« Il ne s'agit pas seulement de jouer au football, mais surtout d'apprendre les compétences ­nécessaires à la vie courante par le biais du sport ».

Le programme U4U : Une porte d'entrée vers la vie professionnelle

Le FC Utrecht mise aussi sur la réinsertion à l'extérieur de la prison à travers un second programme, U4U, s'adressant aux prisonniers sortis de détention ou en liberté probatoire. Zakaria est l'un d'entre eux. « Avant, je travaillais comme peintre dans ma prison, explique le détenu en semi-liberté, assis dans les bureaux du stade du FC Utrecht. Je bossais de 8 heures à 20 heures et personne ne me demandait comment j'allais. En prison, il n'y a pas de sentiments. »

Les murs de la prison ne changent rien au plaisir de caresser le ballon. (Sébastien Leban/L'Équipe)

Incarcéré depuis six ans pour le braquage d'un distributeur de billets, il a intégré en novembre le programme U4U, qui lui permet de travailler pour le club la journée et de retourner en détention le soir. Le jeune homme à la barbe ciselée projette de devenir peintre en bâtiment grâce au réseau professionnel d'Utrecht.

Le projet U4U est né de la longue amitié entre deux amoureux du FC Utrecht, habitués à donner de la voix dans les tribunes du Galgenwaard, mais qui ont pris deux directions opposées il y a dix ans. D'un côté, Robert Junier travaillait pour le club comme référent supporters ; de l'autre, Erwin était condamné à huit ans de prison pour trafic de drogue - il en effectuera un peu moins de sept.

En ce dimanche, le FCU accueille le Fortuna Sittard. Quelques minutes avant le coup d'envoi, Erwin prend place dans la Bunnikside, la tribune abrupte réservée aux ultras. Pour vibrer au milieu des drapeaux noirs des UU19, le principal groupe utrechtois, mais surtout pour veiller au bon déroulement de la rencontre dans le virage.

Ancien membre historique d'un groupe très dur, il est également un relais précieux pour organiser les déplacements, grâce à sa connaissance fine des supporters les plus engagés du FCU. « Avant que je ne sois là, il y avait des dommages sur les cars. Aujourd'hui, il n'y en a quasiment plus », se réjouit Erwin.

Le Hockey sur Gazon en France : Un Essor Prometteur

À travers le globe, 30 millions d’individus pratiquent le hockey sur gazon, dont 51 % sont des joueuses. Une parité quasi parfaite à l’échelle internationale, encore loin d’être atteinte par la fédération française et ses 30 % de féminines. Un jeu rapide et technique dure 60 minutes (4x15) à onze contre onze, avec attaquants, milieux, défenseurs et gardien. Surtout répandu dans les pays liés à l’histoire britannique, tels que l’Inde (huit médailles d’or olympiques), le Pakistan, ou l’Australie, l’Europe est aussi particulièrement bien lotie avec les Pays-Bas, la Belgique ou l’Allemagne.

Les JO de Paris seront l’occasion, pour la première fois de l’histoire, de soutenir les effectifs masculins et féminins. Un grand retour depuis 1972 pour les garçons et une découverte pour les filles. Les Ligériens Noé Jouin et Marie Simon font partie des effectifs. Pour promouvoir le hockey féminin, les clubs de Nantes et Carquefou se sont associés. À partir de 16 ans, les adeptes de la crosse rejoignent les Namnètes, où une centaine de filles composent les équipes.

Hockey sur gazon : un sport technique en plein essor.

Paris 2024 : une journée avec Eve, joueuse de l'équipe de France de hockey sur gazon

C’est extrêmement important pour nous de développer les équipes féminines , assure Sullivan Lefeuvre. Le projet Namnètes l’atteste, alors qu’au sein des bureaux du HCN la parité règne, avec au-dessus une codirection entre Magalie Justeau et Gildas Rass. Pour l’heure, les effectifs sont quasi complets au club nantais, où les licenciés n’ont jamais été autant (310 à Nantes et 280 à Carquefou, ndlr) et on espère que les JO vont augmenter cette dynamique .

Quelques personnalités du football français nées à Courbevoie

  • Jean-Claude Baulu : Né le 15 juin 1936 à Courbevoie et décédé le 23 octobre 2020 à Auxerre, a joué en tant qu'attaquant pour Valenciennes et Saint-Étienne. Avec les Verts, il a remporté la Coupe de France en 1962 et le championnat en 1964.
  • Nicolas Fabiano : Né le 8 février 1981 à Courbevoie, est un footballeur français qui a évolué au poste de milieu de terrain.
  • Massiré Kanté : Footballeur français né le 31 mars 1989 à Courbevoie, occupe le poste de milieu de terrain au CS Sedan-Ardennes en prêt du RC Strasbourg.
  • Raoul Cédric Loé : Footballeur international camerounais et français, né le 31 janvier 1989 à Courbevoie, joue actuellement au Shaanxi Chang'an Athletic.
  • William Rémy : Footballeur français né le 4 avril 1991 à Courbevoie, joue en tant que défenseur central.
  • Arthur Zagré : Né le 4 octobre 2001 à Neuilly-sur-Seine, est un footballeur français évoluant comme arrière gauche à l'Excelsior Rotterdam.
  • Guillaume Lacour : Né le 2 août 1980 à Courbevoie, est un ancien joueur de football français, reconnu pour son rôle de capitaine emblématique dans plusieurs clubs, notamment au Racing Club de Strasbourg et à l'Estac Troyes.
  • Yoann Wachter : Né le 7 avril 1992 à Courbevoie, est un footballeur international gabonais. Évoluant au poste de défenseur central, il représente actuellement l'US Saint-Malo.

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