La National League suisse de hockey sur glace a connu des changements significatifs, notamment l'ajout d'une quatorzième équipe, Kloten, marquant son retour dans l'élite après quatre ans en deuxième division. Cette expansion a entraîné des modifications importantes dans la composition des équipes et les règles du championnat.

Élargissement du contingent de joueurs étrangers
Première conséquence directe de l'ajout de Kloten, les équipes sont désormais autorisées à aligner six joueurs étrangers sur la glace, contre quatre auparavant. Cette mesure visait initialement à maîtriser l'inflation des salaires des joueurs suisses, en permettant aux clubs de recruter deux joueurs importés supplémentaires, dits "de complément". Ces joueurs, souvent moins réputés et provenant de championnats moins cotés, étaient censés être moins gourmands en termes de salaires.
Cependant, avec le conflit en Ukraine et le repli de la KHL, les équipes de National League ont pu recruter des joueurs autrefois inaccessibles financièrement. Si certains recrutements répondent à cette logique de joueur importé "de complément", ce sont surtout d’authentiques stars de KHL qui ont débarqué dans le championnat.
Parmi ces stars, on compte :
- Teemu Hartikainen à Genève-Servette
- Mikko Lehtonen à Zurich
- Brian O’Neill à Zoug
- Markus Granlund à Lugano
Top-Goals der National League | Saison 21/22

Autres changements réglementaires
En plus de l'augmentation du nombre de joueurs étrangers, d'autres modifications ont été apportées aux règles de la National League :
- Le barrage de promotion/relégation entre le dernier de National League et le premier de Swiss League est réintroduit (sous réserve que le club de Swiss League réponde aux conditions de promotion).
- La "Lex Suter", qui permettait à une équipe perdant un joueur sous contrat au profit de la NHL de le compenser par l’acquisition d’un joueur étranger supplémentaire, est abolie.
- Les groupes régionaux disparaissent également.
Zoug: Candidat à sa propre succession
Champion incontesté en 2021 et 2022, Zoug se positionne comme un candidat légitime à sa propre succession. L’EVZ mise sur la continuité et pourra toujours compter sur son trident offensif Gregory Hofmann - Jan Kovář - Dario Simion.
Revenu d’une expérience avortée en NHL, Hofmann a fait le choix de s’installer dans la durée à Zoug et cherchera à confirmer son statut de meilleur attaquant suisse hors NHL. Zoug pourra également compter en attaque sur Fabrice Herzog, précieux en séries. Seront également toujours présents Carl Klingberg et son abattage devant le filet, Yannick Zehnder, Sven Senteler ou encore Reto Suri.
L’équipe championne pourra également compter sur le retour de blessure de Lino Martschini. Les changements en attaque consistent en les départs d’Anton Lander et Marco Müller, compensés par les arrivées de Brian O’Neill de KHL. En défense, le top-6 est presque reconduit dans son intégralité, à l’exception de Claudio Cadonau. Pour le remplacer, le club a rapatrié Tobias Geisser depuis les Bears de Hershey en AHL. Enfin, l’EVZ dispose en la personne de Leonardo Genoni d’une assurance tous risques devant le filet.
On n’oubliera pas non plus de mettre en avant l’exceptionnelle formation zougoise avec pas moins de la moitié de l’effectif formés au sein de l’EVZ. Tant quantitativement que qualitativement, dispose de tous les arguments pour conserver son titre.
ZSC Lions: En quête de rédemption
Passés proches d’un titre qui les fuit depuis 2018, les ZSC Lions auront à cœur de laisser le dénouement tragique de la saison 2021-22 derrière eux. Ils seront aidés en cela par leur changement de patinoire puisque l’équipe va déménager de l’antique Hallestadion vers l’ultra-moderne Swiss Life Arena.
Pour compenser ce départ, Zurich a procédé à un recrutement cinq étoiles. Devant le filet, le Tchèque Šimon Hrubec prend la suite de son compatriote Jakub Kovář. En défense, pour remplacer Maxim Noreau, c’est le champion olympique et champion du monde Mikko Lehtonen qui débarque. L’autre recrue de taille à la ligne bleue se nomme Dean Kukan, qui a évolué pendant 6 ans dans l’organisation des Blue Jackets de Colombus.
En attaque, Lucas Wallmark devrait combler le vide laissé par Marcus Krüger. La grande recrue pour les ZSC Lions qui pourrait faire oublier Malgin est le tricolore Alexandre Texier. Enfin, pour remplacer Marco Pedretti dans le rôle d’attaquant de profondeur, Zurich a rapatrié Jérôme Bachofner.
Zurich s’est donc renforcé au poste de gardien et en défense tout en étant au moins aussi talentueux en attaque. Dans ses conditions, difficile de considérer les ZSC Lions autrement que comme un favori au titre suprême. À l’image de Lugano ou de Berne, les attentes sont grandes tant au niveau médiatique que populaire. Titré avec la sélection suédoise mais pas encore en club, l’entraîneur Rikard Grönborg sera épié.
Genève-Servette: Prêt à retrouver les sommets
Éliminé la saison passée au stade en pré-playoffs après avoir atteint la finale un an auparavant, Genève-Servette s’est donné les moyens de retrouver les sommets. Grand artisan de la remontée des Aigles au classement après sa nomination, Jan Cadieux a été reconduit dans ses fonctions. Il sera toujours assisté de Rikard Franzén tandis que le fidèle Louis Matte quitte les Vernets après 15 ans pour prendre le poste de coach principal à La Chaux-de-Fonds en Swiss League. Pour le remplacer, c’est Yorick Treille qui a été choisi comme second adjoint.
Genève aura également appris de ses erreurs et aura trouvé en Robert Mayer une solide doublure à Gauthier Descloux. Servette accueille également avec impatience le retour de Linus Omark. La présence du fantasque Suédois a clairement joué dans le choix de Teemu Hartikainen de rejoindre la cité de Calvin. Leur duo, complété par l’infatigable Tanner Richard, fait déjà des étincelles en début de saison.
À l’attaque, la légion étrangère est complétée par les toujours productifs Daniel Winnik et Valtteri Filppula. La défense sera toujours emmenée par le meilleur défenseur du championnat Henrik Tömmernes. Le reste de l’escouade défensive présente des garanties de talent et de solidité sans toutefois disposer de la même profondeur qu’à l’attaque.
Genève-Servette dispose ainsi de tous les atouts pour retrouver le haut du classement et se poser en candidat sérieux pour le titre. Le groupe grenat est pétri de talent mais également d’égos.
HC Davos et CP Berne: ambitions et changements
Malgré l’absence de Coupe Spengler - et de ses revenus associés - depuis deux ans, le HC Davos a su rester compétitif et n’est plus le monument en péril qu’il était à la fin de l’ère Del Curto en 2019. Pour la seconde année consécutive, il peut réjouir d’avoir signé l’un des rares défenseurs majeurs suisses disponibles sur le marché. Après Dominik Egli la saison passée, c’est Michael Fora qui rejoint la Vaillant Arena. Plus encore, Alston est parvenu à sécuriser ses pépites : Valentin Nussbaumer a été prolongé jusqu’en 2027 et Simon Knak est quant à lui sous contrat jusqu’en 2026. Révélé sur le tard à 26 ans, le gardien Sandro Aeschlimann est lui aussi favosien pour quatre saisons de plus.
Concernant le contingent importé, le HCD a joué sur la carte suédoise avec cinq représentants. En défense, Klas Dahlbeck rejoint le fidèle Magnus Nygren. C’est une forme de révolution qui s’est opérée à l’intersaison du côté du CP Berne. Après 24 années passées à la tête du club de la capitale, l’emblématique Directeur Général Marc Lüthi passe la main. Sous la présidence de Lüthi le CP Berne a conquis 6 titres de champion de Suisse, mais reste sur trois exercices en net retrait, son modèle économique ayant été particulièrement mis à mal par la crise du coronavirus.
Conséquence directe la promotion de Raffainer, c’est Andrew Ebbett, par ailleurs ancien joueur du club, qui endosse les responsabilités de directeur sportif. Après des années de vaches maigres, la fin des restrictions sanitaires sonne comme une bénédiction pour le SCB et Ebbett qui disposent de moyens bien supérieurs à ceux des saisons précédentes pour son recrutement.
Sur le marché domestique, le CP Berne a réussi à attirer (presque) tous les meilleurs joueurs suisses disponibles, au premier rang duquel Sven Bärtschi. C’est également un retour aux sources pour Joël Vermin. Toujours en attaque, Marco Lehmann débarque également sur les rives de l’Aar. En fin de mercato, le SCB a également pu rapatrier Benjamin Baumgartner dont le contrat avec Lausanne a été résilié. En défense, Berne reçoit les renforts de l’international Romain Loeffel et de Jesse Zgraggen.
Par ailleurs, le SCB peut s’enorgueillir de toujours disposer de ses meilleurs éléments suisses sous contrat avec les internationaux Tristan Scherwey, Ramón Untersander et Simon Moser. Mais également d’une base de jeunes dont le gardien Philip Wüthrich et des potentiels en devenir Mika Henauer et Joshua Fahrni. Du côté de la phalange étrangère, le recrutement est aussi luxueux.
Avec ce recrutement XXL, le CP Berne s’est donné les moyens de réintégrer le haut du tableau.
Matchs des Scorpions de Mulhouse à la St Jakob Arena de Bâle
Les Scorpions de Mulhouse ont disputé des matchs à la St Jakob Arena de Bâle. Cette patinoire et salle multifonctionnelle, inaugurée en 2002, est le domicile du club de hockey de Bâle, l’EHC Basel KLH. Elle peut accueillir un peu plus de 6000 spectateurs pour des matches de hockey-sur-glace et se situe à proximité du stade du FC Bâle, le St. Jakob-Park.

Les Scorpions ont logiquement remporté leur deuxième match de préparation face à une équipe de Bâle rapidement prise de vitesse. A l’origine, une interception de Draper en zone offensive et un petit caviar pour Trudeau qui trompe Guggisberg en douceur (0-1, 2’06). Si les Mulhousiens semblent déjà avoir trouvé leurs automatismes,malgré dix changements à l'intersaison, tout n’a pas été parfait. Et Sahli profite d’un moment de flottement de la défense du pensionnaire de Ligue Magnus pour rétablir la parité (5’46).
Il faut attendre la première supériorité des Scorpions pour voir Ten Braak remettre les siens en tête (15’50). Le deuxième tiers temps sera exclusivement à l'avantage des Scorpions. Pendant que Surek se charge de tout repousser, Zabis s’offre un cavalier seul pour venir faire le break (1-3, 26’53), Cruchandeau creuse l’écart dans la foulée (1-4, 27’37) et Sevcenko met fin à tout suspense peu après la mi-match (1-5, 35’12). Un doublé de Sevcenko dans la dernière période, qui profite de deux caviars de Vigners (41'2" et 55'06) donnent encore plus d'éclat à ce large succès mulhousien.
EHC Bâle 1Scorpions Mulhouse 7BÂLE. St Jakob Arena. Tiers-temps : 1-2, 0-3, 0-2.
| Équipe | Buts |
|---|---|
| EHC Bâle | 1 |
| Scorpions Mulhouse | 7 |
Toujours privés de leurs coéquipiers grenoblois et angevins, les Bleus ont une nouvelle fois été défaits par les Suisses. Les Bleus ont été battus par la Suisse, dimanche à Bâle (4-1). Les deux équipes préparent le Mondial, qui débute le 13 mai en Finlande, et s'y affronteront le 22.