Il y a quelques jours, Paris Match publiait une longue interview du grand-duc et de la grande-duchesse de Luxembourg, à l’occasion du 40e anniversaire de mariage du couple.

L’interview, menée par Stéphane Bern, pose question aux institutions luxembourgeoises qui n’ont pas apprécié certains commentaires du chef d’État, et surtout ceux de son épouse.
María-Teresa du Luxembourg : son devoir en tant que Grande-Duchesse consort - C à vous - 09/11/2021
Sur les ondes de la radio RTL, la maréchale de la Cour, Yuriko Backes, une ancienne diplomate qui a pris ses fonctions il y a quelques mois, indique qu’elle n’avait pas donné son accord pour l’interview donnée par le grand-duc Henri et la grande-duchesse Maria Teresa, au début du mois à Paris Match. Rappelons que son rôle fait d’elle la responsable de la communication de la Cour.
Yuriko Backes va plus loin, en précisant que si on lui avait demandé l’autorisation, elle « ne l’aurait sans doute pas validé, non. »
Restructuration de la Cour et Rapport Waringo
L‘arrivée de Yuriko Backes en tant que nouvelle maréchale de la Cour a engendré la restructuration nécessaire, qui faisait suite au rapport Waringo. Ce dernier pointait des dysfonctionnements au Palais.
Rappelons que plusieurs dysfonctionnements pointés dans le rapport Waringo concernaient le rôle de la Grande-Duchesse.
La grande-duchesse Maria Teresa a accepté de répondre à Stéphane Bern, interrogée à propos de ces changements.
Les propos de la Grande-Duchesse
« Tenter de réduire l’institution grand-ducale à un unique représentant de type présidentiel, c’est l’amputer », expliquait Maria Teresa au célèbre animateur spécialiste des têtes couronnées.
« Alors que le Luxembourg se veut exemplaire en matière d’égalité entre hommes et femmes, il y a sans doute une forme de misogynie à vouloir effacer l’épouse du grand-duc. La grande-duchesse modère ensuite ses propos, indiquant qu’elle ne souhaite pas se « revendiquer l’égale » de son époux, ayant « trop de respect pour la place qu’il occupe ».

Réponse de la Maréchale de la Cour
Sur RTL, la maréchale de la Cour a confirmé qu’elle « n’a pas validé » l’interview.
Concernant le point soulevé par la Grande-Duchesse, Yuriko Backes justifie que « personne, et surtout pas moi, ne veut écarter la Grande-Duchesse d’aucune manière; Bien au contraire, un bureau est dédié aux activités de la Grande-Duchesse au sein de la Maison du Grand-Duc.
Limites de la Liberté d'Expression
Si le souverain et son épouse sont totalement libres de s’exprimer sur des affaires privées, comme leurs 40 ans de mariage, aborder des questions politiques ou des sujets concernant le rôle monarchique, ne peut être fait qu'avec l’approbation des institutions.
Malgré ce petit couac, qui a été largement repris dans la presse luxembourgeoise, Yuriko Backes a aussi expliqué sur RTL que le « climat de peur » qui régnait autrefois dans les couloirs du Palais n’était plus d’actualité.
Tableau récapitulatif des points clés :
| Événement | Acteurs Clés | Conséquences |
|---|---|---|
| Publication de l'interview dans Paris Match | Grand-Duc Henri, Grande-Duchesse Maria Teresa, Stéphane Bern | Réactions des institutions luxembourgeoises, questionnement sur la communication de la Cour |
| Nomination de Yuriko Backes | Yuriko Backes | Restructuration de la Cour suite au rapport Waringo |
| Rapport Waringo | - | Mise en lumière de dysfonctionnements au Palais, notamment concernant le rôle de la Grande-Duchesse |