Le monde du football est en constante évolution, et les règles du jeu ne font pas exception. Des discussions sont en cours pour moderniser et améliorer l'expérience du football, tant pour les joueurs que pour les supporters. La FIFA et l'IFAB (International Football Association Board) sont au cœur de ces discussions, examinant des propositions qui pourraient transformer la manière dont le jeu est arbitré et joué.
Gianni Infantino, le président de la Fifa, doit rencontrer les représentants de l'International Football Association Board (l'IFAB), en charge des lois de ce sport. L'objectif est de discuter de nouvelles règles et changements qui pourraient être mis en place dès la saison à venir. Le 1er mars prochain, les règles du football pourraient changer de manière spectaculaire. La FIFA doit rencontrer à Glasgow l’instance régissant les règles du ballon rond, à savoir l’International Football Association Board (IFAB).
Le football que nous connaissons pourrait être modifié au sein de ses règles les plus profondes. Ces changements éventuels vont être étudiés à Belfast lors de la 139ème Assemblée Générale de la FIFA. Alors que va avoir lieu ce week-end la 139e Assemblée générale annuelle de l'IFAB avec la FIFA, certaines règles du football pourraient changer dès juillet 2025.
Le football pourrait connaître de gros changements dès juillet 2025. Gianni Infantino, président de la FIFA, va se rendre à Belfast (Irlande), le 1er mars, pour l'Assemblée générale annuelle (AGA) de l'IFAB (International Football Association Board), l'institution chargée de définir les règles du jeu. Sur place, les participants vont échanger sur plusieurs règles du football notamment la « loi Wenger » pour le hors-jeu, la communication de l'arbitre lors du VAR ou encore le temps de jeu effectif.

Les Propositions de Changements de Règles
La chaîne British Broadcasting Corporation (BBC) a demandé à des joueurs, experts et arbitres quelles règles ils modifieraient pour réinventer le football. Elle a également sondé les supporters pour qu’ils donnent leurs avis. Après avoir interrogé des joueurs, des experts ou encore des arbitres, le média anglais a demandé aux supporters ce qu’ils changeraient pour réinventer le football. Des milliers de messages ont afflué sur leur site et leurs réseaux sociaux.
La "Loi Wenger" et le Hors-Jeu
Quatre grandes règles seront au cœur des discussions dans les prochains jours. La première concerne le hors-jeu et la fameuse "loi Wenger", déjà testée dans des tournois de jeunes. Selon cette loi, un joueur sera désormais en position irrégulière si son corps est intégralement devant la ligne du dernier défenseur. Autrement dit, si une partie de son corps est alignée avec la ligne du dernier défenseur, le joueur ne sera pas hors-jeu.
C’est une des propositions d’Arsène Wenger pour faire évoluer la règle du hors-jeu et éviter les buts refusés pour « un genou » qui dépasse, ou « un pied » trop en avant… Si cette règle est validée, un joueur serait considéré comme hors-jeu si l’intégralité de son corps dépasse la ligne du dernier défenseur. C’est une évolution qui a déjà été testée dans des compétitions internationales chez les jeunes.
Désormais directeur du développement du football mondial à la FIFA, Arsène Wenger a donné son nom à une règle du hors-jeu, déjà testée dans des tournois de jeunes en Italie et en Suède. Selon sa proposition, un joueur serait signalé hors-jeu si l'intégralité de son corps dépasse la ligne du dernier défenseur. Cela veut dire que tant qu'une partie de son corps est alignée avec la ligne du dernier défenseur, le joueur ne serait pas sanctionné.
Selon cette loi, un joueur serait hors-jeu seulement si l’intégralité de son corps dépasse la ligne du dernier défenseur. Cette règle permettrait d’éviter les interruptions liées au hors-jeu qui sont assez fréquentes.
Un changement de règle qui permettrait d'éviter les longues attentes que les joueurs et les supporteurs peuvent connaître depuis l'instauration de la VAR. Un outil qui met souvent plusieurs minutes pour annuler des buts sur des hors-jeu de quelques millimètres.
Temps de Jeu Effectif et Chronomètre
Comme le souligne la BBC, sur un match de football de 90 minutes, le temps de jeu effectif moyen cette saison en Premier League est d’environ 55 minutes. La Fifa espère ainsi avoir un temps de jeu effectif plus important et ainsi éviter les pertes de temps artificielles.
La troisième règle qui sera évoquée entre l'IFAB et la Fifa : le challenge. Enfin, le football s'inspirerait du rugby et encore une fois du basket pour cette dernière règle : l'arrêt du chronomètre lorsque le ballon sortirait des limites du terrain, de blessures de joueurs ou des coups de pieds arrêtés.
Quand il l’estime nécessaire (utilisation de la VAR, grosse blessure, problème important entraînant un arrêt de jeu…) l’arbitre aura la possibilité de stopper lui même le chronomètre.
Afin d'éviter les pertes de temps de jeu effectif, les arbitres pourraient avoir le droit de stopper le chronomètre pour étudier une situation litigieuse ou en cas de grosse blessure, comme cela se fait déjà au rugby.
Autre changement possible, les interruptions du temps de jeu afin de limiter les pertes de temps de jeu effectif. Les arbitres auraient le droit de stopper le chronomètre lors d’une blessure ou lors d’une situation litigieuse comme au rugby où l’arrêt du temps est autorisé.
À l’inverse du rugby, du basket-ball et du handball, le chrono ne s’arrête jamais au football. Qu’il y ait une faute, un remplacement, une intervention des soigneurs ou encore un recours à l’assistance vidéo, les minutes continuent de défiler bien que le jeu, lui, soit arrêté. Afin de compenser cette perte de temps de jeu, un temps additionnel est ajouté au terme de chaque période.
Assistance Vidéo à l'Arbitrage (VAR)
L’assistance vidéo à l’arbitrage, appelée VAR (Video Assistant Referee, en anglais), a évidemment fait réagir. Supprimer ou conserver la vidéo ? Les avis divergent mais les supporters demandent des changements.
Au cours de la rencontre, chacun des entraîneurs pourra utiliser un nombre limité de recours à la VAR, pour étudier une action qu’il juge litigieuse. Une technique déjà utilisée au tennis par exemple.
Aujourd’hui, seuls les arbitres ont le pouvoir d’utiliser la VAR. Eh bien avec la règle du Challenger, les entraîneurs pourraient, à l’instar des joueurs de tennis, avoir la possibilité de demander l’utilisation de la vidéo pour revoir une action qu’ils jugent litigieuse. Bien entendu, les techniciens n’auraient qu’un nombre limité d’interventions.
Communication des Arbitres
Autre changement, l'arbitre pourrait justifier les décisions en direct à tout le stade avec son micro, à la manière des arbitres dans le football américain. Déjà testée lors de la Coupe du monde féminine de la Fifa en 2023, cette loi pourrait être instaurée dans les prochains mois.
Les directeurs du jeu pourraient expliquer leurs décisions avec un micro en direct, à tout un stade. Pour rappel, cette expérience avait déjà été testée, notamment aux derniers JO 2024 ainsi qu’au Mondial féminin 2023.
Déjà mises en place lors de la Coupe du monde féminine en 2023, les « annonces publiques (de l'arbitre) après de longues vérifications et analyses vidéo » pourraient être universalisées dès le mois de juillet prochain. Les arbitres expliqueraient alors leur décision en direct à tout le stade avec un micro.
Parmi les autres points de règlement validés par la réunion de l’IFAB, on retrouve notamment la pose d’un micro près du dispositif VAR ou sur l’arbitre, qui permettra à celui-ci d’expliquer à voix haute le résultat d’une décision VAR, ou encore l’officialisation de la règle n’autorisant que le capitaine à s’exprimer auprès de l’arbitre, sous peine d’un carton jaune.

Autres Critiques et Suggestions
Les Anglais n’apprécient visiblement pas les simulateurs. « Trop de joueurs trompent l’arbitre pour obtenir un avantage, notamment ceux qui simulent une chute en se tenant le visage ou la tête alors qu’ils n’ont jamais été touchés », indique Dave.
Les mains, volontaires ou non, sont désormais presque systématiquement sifflées par les arbitres. « Une main d’un défenseur dans la surface devrait être sanctionnée d’un coup franc indirect. Un simple contact accidentel avec la main ne justifie pas un penalty », estime David.
Mike, lui, réclame « une interprétation basée sur le bon sens. Certaines de ces décisions concernant les mains sont tout simplement ridicules et gâchent le match. »
« Pour prouver qu’un geste était absolument délibéré, il faudrait demander à un joueur s’il a fait exprès de toucher le ballon de la main », avance l’ancien arbitre de Premier League Chris Foy.
Le Rôle Crucial de l'Arbitre
Handball, basket, judo, boxe, etc. : sans arbitre, pas de match ni combat ! Spécialiste d'une discipline, son rôle est essentiel et même si ses décisions ne font pas toujours plaisir aux joueurs ou aux supporters, l'arbitre ne fait qu'appliquer les règles du jeu, en toute impartialité. Il ou elle évolue sur le terrain sans gêner les sportifs, observe et analyse le jeu, juge avec sang-froid et rigueur, grâce à une parfaite connaissance du règlement, une grande capacité de concentration et une excellente condition physique pour les sports collectifs.
L'arbitre doit être très disponible : les rencontres ont lieu en soirée ou le week-end. L'arbitrage est surtout une activité amateure, exercée par des bénévoles.
L'arbitre est au coeur même du jeu et au plus près des joueurs pour veiller au bon respect des règles du jeu, comptabiliser les points, distribuer les pénalités, faire sortir un joueur blessé, etc. Il ou elle a aussi un oeil sur le chronomètre pour siffler la fin d'un match par exemple. Avant la rencontre, il ou elle vérifie les équipements, la feuille de match, etc.
Arbitrer c'est être au coeur du jeu ou de la compétition sportive, et participer avec un sifflet ou un drapeau au lieu d'un ballon par exemple. Cela demande une grande forme physique, du sang-froid et une impartialité sans faille.
Garantissant le bon déroulement d'une rencontre, dans le respect des compétiteurs et des règles du jeu, l'arbitre dot montrer l'exemple en traitant tout le monde de la même façon, avec calme et politesse.
L'arbitre connaît parfaitement le sport qu'il ou elle gère et a souvent été pratiquant/e ou coach lui-même. Il ou elle maîtrise parfaitement les règles et sait se faire respecter sur le terrain. Il ou elle jouit d'une bonne condition physique, surtout dans les sports d'équipes où il évolue au milieu des joueurs.
Avec le sport pour passion, ayant le sens des responsabilités et la volonté de s'engager, l'arbitre véhicule les valeurs du sport, d'honnêteté, de partage, de respect, etc.
Concentration, observation... l'arbitre analyse le jeu en toute impartialité. Il ou elle a un oeil sur les joueurs ou les spectateurs un peu trop excités pour, le cas échéant, arrêter le match avant qu'il ne dégénère.
Les qualités développées dans l'arbitrage sont appréciées : rigueur, engagement, réactivité, intégrité, gestion du stress et des conflits, sens du management et de la communication...
Les fédérations sportives ont des difficultés à recruter et fidéliser les arbitres. Tous les clubs et fédérations ont leurs propres modalités de recrutement mais la plupart des cas, il faut être licencié/e d'un club qui assure la formation de base de l'arbitre amateur. Pour se professionnaliser, il faut généralement réussir un examen théorique, technique et pratique dans sa discipline.
Pour arbitrer à plus haut niveau, les candidats devront valider une formation technique et écrite.
Un arbitre est un sportif au même niveau que les joueurs présents sur le terrain. Il s’entraine, possède un équipement spécifique et maitrise les 17 lois du jeu de football.
L’équipement d’arbitre au football n’est pas si anodin qu’il n’y parait. La tenue : les arbitres doivent obligatoirement avoir une tenue de couleur distinctive par rapport aux 2 équipes, gardiens compris. C’est donc toujours mieux d’avoir 2 choix de couleur avec soi, un 3ème choix étant un plus parfois utile.
Un arbitre central, en Ligue 1, parcourt entre 10 à 13 km par match et 6 à 8 km pour un arbitre assistant (source). Vous noterez déjà qu’un arbitre central court autant voire même un peu plus que les joueurs de football.
Comme vous le voyez, pour monter, les arbitres doivent bien sûr être bons sur le terrain, mais également tenir le coup physiquement.
Même s’ils ont des équipements différents des joueurs de football, ce sont des athlètes qui doivent s’entrainer pour maintenir un niveau physique conséquent pour pouvoir arbitrer à un meilleur niveau. Deux entrainements hebdomadaires en plus du match le week-end semblent un excellent compromis.
Depuis quelques semaines, la FIFA met en place des chamboulements majeurs dans les règlements du football mondial. Après la nouvelle loi Wenger, qui déplace la position limite du hors-jeu au corps entier de l’attaquant et plus simplement à une partie de celui-ci, ce sont désormais les gardiens qui sont visés par le nouveau point de règlement. Une règle crée pour contrer le gain de temps excessif des gardiens de but… mais qui a en réalité toujours existé.
Toutes ces règles pourraient entrer en vigueur dès juillet 2025 si elles sont validées par l'IFAB.
Les Plus Gros SCANDALES D’ARBITRAGE de L’HISTOIRE
| Compétition | Temps Additionnel Moyen (minutes) |
|---|---|
| Premier League | Variable (dépend des arrêts de jeu) |
| Coupe du Monde | Variable (dépend des arrêts de jeu) |
tags: #chronometre #arbitre #football