HBC Nantes : Triomphe Historique en Coupe de France contre le PSG

Le HBC Nantes a remporté la Coupe de France de handball après une victoire éclatante contre le Paris Saint-Germain (31-23). Le "H" remporte ce trophée pour la troisième fois de son histoire. Tenant du titre après sa finale remportée contre Montpellier l'année passée (39-33), le HBC Nantes a, cette fois, donné une leçon aux leaders parisiens du championnat.

L’affiche était il vrai idéale entre les deux meilleures équipes du championnat, vainqueur respectif des trois précédentes éditions, le PSG en 2021 et 22, le HBC Nantes en 2023. Le tout dans une ambiance survoltée et colorée.

Tenant du titre, le HBC Nantes était de retour à Bercy pour sa 3ème finale consécutive de Coupe de France. Le « H » démarrait en trombe avec un Ivan Pesic bien présent dans sa cage et un Aymeric Minne inspiré à la mène (4’ 6-0). Le demi-centre nantais se créait les espaces ou mettait en situation ses partenaires, comme Jorge Maqueda (6’ 6-0).

Le PSG entrait également dans sa partie, s’appuyait sur un Jannick Green qui mettait en difficulté les offensives violettes et infligeait un 5-0 à son adversaire (11’ 6-5). Le « H » ne parvenait pas à les mettre au fond et voyait Paris revenir (13’ 7-7), mais c’était sans compter la fougue de Thibaud Briet qui s’élançait par deux fois (14’ 9-7). Malgré ce retour parisien, les Violets poursuivaient leur bon travail (19’ 12-8). Grégory Cojean avait effectué ses rotations et le « H » s’appliquait à conserver l’écart (25’ 16-10).

L’intensité montait encore d’un cran en début de deuxième période (34’ 21-16). La vitesse d’Aymeric Minne surprenait toute la défense parisienne qui devait se séparer d’un joueur pour deux minutes (36’ 23-16). Dans ses cages, Ivan Pesic était précieux, tout comme Valero Rivera à 7 mètres (38’ 25-16). Aymeric Minne inscrivait le but du +10 (41’ 26-16) et les plus de 2000 Nantais présents à Bercy continuaient de pousser. Le « H » déroulait son jeu et mettait la tête sous l’eau du PSG (43’ 28-16).

Même quelques jours avant d’autres échéances européenne tout aussi cruciales, pas question de galvauder le moment, et les deux formations se présentaient avec le plus grand nombre d’arguments. Ainsi, au PSG, à défaut de Mathieu Grebille et David Balaguer, convalescents, Andreas Palicka, Ferran Solé et Kamil Syprzak étaient bien présents sur la feuille de match. Comme Valero Rivera, Baptiste Damatrin et Kauldi Odriozola dans les rangs nantais. Le duel pouvait commencer sur le terrain, à l’instar de ce qu’il se passait depuis plusieurs minutes déjà dans les tribunes.

Tenant du titre et vainqueur de la dernière confrontation il y a quinze jours dans la Cité des Ducs, le HBC Nantes était le premier en action, dans le sillage de son ailier droit Théo Avelange-Demouge, qui découvrait le contexte et en profitait pour déflorer le tableau d’affichage. Il était imité dans la foulée par toute sa base arrière initiale, de Thibaud Briet à Jorge Maqueda, en passant par Aymeric Minne, pour une entame parfaite d’un « H » qui prenait le large (5-0, 6e). On ne pouvait rêver meilleur mise en route nantaise, même si la réaction parisienne n’allait pas se faire attendre.

Au retour de son jet de 7 mètres réussi pour le premier but des siens (5-1, 7e), le géant polonais Syprzak exhortait ses partenaires à la rébellion. Le message était parfaitement reçu par Elohim Prandi et compagnie, qui grignotaient rapidement leur retard (6-3, 9e ; 7-6, 12e), jusqu’à égaliser avec le concours de leur meneur Luc Steins (7-7, 13e). Un répit de courte durée, car Nantes appuyait de nouveau sur l’accélérateur au gré d’une base arrière déchaînée et parfaitement articulée autour de son trio de base, mais aussi Alexandre Calvacanti, Julien Bos ou encore Jérémy Toto et Théo Monar, à la pointe de la défense comme de l’attaque.

Alors qu’Ivan Pesic poursuivait son travail de sape, en dernier rempart, face aux attaquants adverses. Dès la 21e minute, le vainqueur sortant avait repris ses aises (14-8) et ne relâchait pas l’étreinte, en dépit des efforts du joker Jacob Holm (18-13). Le début de second période allait être déterminant et l’on se demandait dans les travées de l’incandescent Bercy, si le peuple violet et son escouade furieuse étaient capables de rééditer leur magnifique partition du premier acte. La réponse ne se faisait pas attendre et au bout de huit minutes, Nantes avait encore fait fructifier son capital autour de ses internationaux Briet et Minne, alors que Valero Rivera avait débloqué son compteur aux sept mètres (24-16, 38e).

Les expulsions temporaires pleuvaient sur des parisiens également déboussolés par la sortie prématurée d’Elohim Prandi, touché au genou. Même l’entrée de Nikola Karabatic, dans son antre fétiche, n’y faisait rien. Paris ne trouvait plus la faille face à l’énergie déployée en défense d’un dauphin survolté. À l’autre bout du terrain, Aymeric Minne ne se faisait pas prier pour fêter dignement son vingt-septième anniversaire, avec une 4e réalisation synonyme d’un plus 10 impressionnant (26-16, 41e). Et trois minutes plus tard, l’addition était encore plus salée pour un PSG totalement aphone durant douze minutes (29-16, 44e). Il n’en fallait pas plus pour résoudre Raul Gonzalez à rendre les armes et envoyer sa jeune garde au front, à l’instar de Léo Plantin, Gebelin et Peleka. D’autant qu’Ivan Pesic allait poursuivre jusqu’au bout son show dans les buts.

À trois jours de son match aller à Berlin sur la scène continentale, le HBC Nantes pouvait souffler et savourer ce dernier quart d’heure d’une soirée magique. Il venait d’entrer par la grande porte dans la cour des grands, c’est-à-dire les clubs français capables de conserver leur couronne en coupe de France. Comme Nîmes, Vénissieux, Montpellier et le Paris SG auparavant dans l’histoire de la discipline. Un doublé qui en disait long sur la dimension prise par le club ligérien ces derniers temps. C’était aussi la première fois que Grégory Cojean et ses hommes triomphaient ainsi face au PSG en finale. En tribunes en revanche, les ultras de la capitale ne lâchaient rien et répondaient en écho à la furia violette d’en face, dans une fin de match devenue anecdotique (30-18, 50e ; 31-21, 58e) et animée d’un esprit bon enfant entre les deux rivaux.

Mais il en faudra plus pour un Paris bien inquiétant à cinq jours de son quart de finale aller de Ligue des champions face à Barcelone.

Du côté du PSG, Elohim Prandi n'a joué que quelques secondes et son état physique inquiète à quelques jours du match, contre le FC Barcelone, en Ligue des champions.

A la gifle, rappelant leur naufrage contre Montpellier (33-20) en demi-finale l'an passé, s'ajoute l'inquiétude entourant Elohim Prandi. Le "Bison", sauveur des Bleus en demi-finale de l'Euro, contre la Suède, et arme offensive numéro une des Parisiens, n'a joué qu'une poignée de secondes au retour des vestiaires avant de sortir blessé en se plaignant du genou gauche après un choc.

Auparavant, l'arrière gauche, comme l'autre détonateur de l'attaque Luc Steins, avait été éteint par des Nantais hyperactifs.

Tout au long de la journée, la température est montée crescendo à l’Accor Hôtel Arena, au gré des différentes finales qui ont jalonné l’événement tant attendu du handball français. Mais avec l’arrivée des 2 000 supporters violets et moitié moins de parisiens mais tout aussi bruyants et agités, l’ambiance était au Nirvana pour le coup d’envoi de cette finale nationale masculine sur les coups de 21h05.

L'équipe (qualifiée en tant que vainqueur de la dernière Coupe de la Ligue) a imposé un rythme effréné aux champions de France parisiens qui ont cédé sur la fin, handicapés par leur manque de rotations. Ce succès nantais a surtout valeur de symbole, face à des cannibales de la capitale qui écrasent l'Hexagone depuis dix ans et sortent d'un Championnat à 34 victoires en 34 journées. C'est la première défaite subie par le PSG face à une équipe française depuis la demi-finale de la défunte Coupe de la Ligue contre Chambéry (28-29), le 18 décembre 2021.

Les Parisiens ont sorti deux surprises de leur manche avec leur défense étagée en « 1-5 » (avec Mathieu Grébille puis Henrik Toft Hansen) et le retour du capitaine Luka Karabatic, qui avait manqué toute la préparation en raison de douleurs à un pied. Mais ils ont peiné dès les premiers instants face au jeu rapide prôné par Cojean, que ses hommes pratiquent déjà avec bonheur (1-4, 4e ; 4-8, 11e). Le PSG a ensuite signé l'une de ces séquences foudroyantes dont il a le secret (13-10, 20e), à base d'arrêts du nouveau gardien suédois Andreas Palicka (11 au total, dont 2 penalties) et de buts de Mathieu Grébille (5/6 au tir).

Mené de deux longueurs à la pause (19-17, 30e), Nantes a repris le dessus petit à petit. Paris tirait la langue, surtout Dainis Kristopans (3/9). Comme on pouvait le craindre pour le colosse letton qui, sauf surprise, restera seul sur le poste d'arrière droit toute la première partie de saison en attendant le retour de blessure (genou) de la recrue Dominik Mathé...Le PSG a tenté de trouver la solution en sortant son gardien pour attaquer à sept joueurs de champ, mais les Nantais en ont profité pour marquer plusieurs fois dans le but vide (22-24, 36e).

Après une dernière égalité à 27-27 (41e), le gardien croate Ivan Pesic, jusqu'alors très discret, a signé plusieurs arrêts clés (7 au total) et le H a fait la différence pour de bon (28-30, 49e). Dans les derniers instants, les impeccables recrues espagnoles Jorge Maqueda (3/3 au shoot) et Kauldi Odriozola (6/6) transformaient la soirée en feu d'artifice (33-37, score final).

Le club à la possibilité d’écrire une page importante de son histoire. La dernière fois que les 2 équipes se sont affrontées à ce stade de la compétition (2022), le Paris Saint-Germain avait gagné la rencontre 36-31.

En ce début de première période, le HBC Nantes prend le match à son compte. La défense fait bloc face à des parisiens imprécis. 1er temps-mort posé rapidement par Raul Gonzalez avec un break déjà important (4-0, 3’). 3 récupérations de balles pour David Balaguer, qui s’offre un but dans la foulée. Vincent Gérard, avec 0 arrêts au compteur, est remplacé par Rodrigo Corrales (6-2, 7'). Déjà 4 arrêts pour Cyril Dumoulin, Nicolas Tournat est trouvé plutôt facilement dans la défense parisienne. Le score reste en faveur des locaux (8-4, 12’)

Quelques arrêts de Corrales permettent aux Parisiens de revenir un peu dans la rencontre. Sander Sagosen, déjà auteur de 5 buts tient le PSG encore dans le coup (10-8, 18’). Défense trop passive du côté de Paris dans cette première période. Nantes en profite, avec ce kung-fu réussi d'Aymeric Minne, pour garder 4 buts d'avance (15-11, 24’). Plus de 3 minutes sans marquer pour le « H » qui voit les Franciliens revenir dans cette rencontre.

Le début de deuxième mi-temps est plus compliqué pour les locaux. Déjà 3 pertes de balles, plus que sur l'intégralité de la première période, ce qui profite à Paris pour prendre l'avantage dans cette rencontre (17-18, 35'). Tout comme Minne, Olivier Nyokas réalise un gros match offensivement pour les Loirains. Le score est de parité entre les 2 équipes. (21-21, 41'). Le club de la capitale a eu l'occasion de prendre 2 buts d'écart, à 2 reprises, mais il n'en a pas profiter. Le HBC Nantes ne se laisse pas prier pour reprendre le score à son compte. Le match tient toutes ses promesses (25-23, 47').

Le PSG n'est pas dans un grand soir mais reste toujours dans la course. Le coté droit se réveille avec 2 buts consécutifs de Luc Abalo. Au temps-mort d'Albert Enterrios, Nantes est toujours devant au tableau d'affichage (27-26, 52'). A 2'30 du terme, Nantes et Paris se tiennent tête. Nantes n'a plus marqué depuis 5 minutes. Aucune des deux équipes ne fait la différence. (28-28, 58'). Tournat a l'occasion de permettre au "H" de mener à 3 secondes du terme mais bute sur Corrales, auteur d'un gros match.

Le HBC Nantes a terminé sa saison sur un exploit en s'imposant 38/37 à Paris. Les Nantais terminent 2e du championnat de France de D1. Une première dans leur histoire.

Vainqueur de la Coupe de France, finaliste de la Coupe de la ligue, 1/8e de finaliste de la Ligue des Champions, le HBC Nantes termine deuxième du championnat de France de D1. Du jamais vu dans son histoire. Les handballeurs nantais finissent avec 45 points. C'est 11 points de plus que la saison passée. Bilan, 22 victoires, 1 nul et 3 défaites. Soit 85% de succès en championnat.

Le plus prolifique face à Sélestat à la Trocardière avec 42 buts inscrits. Le plus symbolique face à Paris (37/31) fin décembre dans la halle XXL du parc des expositions de la Beaujoire. Le H est d'ailleurs la seule équipe au monde à avoir battu deux fois le PSG handball cette saison.

Parmi les révélations nantaises, l'espagnol David Balaguer 5eme buteur du championnat avec en moyenne 5 buts inscrits par match. Parmi les confirmations, les internationaux français Nicolas Claire et Cyril Dumoulin.

Une 2eme place en championnat synonyme de Ligue des Champions pour le H la saison prochaine.

Décevant en championnat, le HBC Nantes flambe en Ligue des Champions. Les Nantais l'ont emporté 33/30 ce samedi à Szeged en Hongrie. C'est leur quatrième victoire de la saison en Coupe d'Europe. La deuxième consécutive à l'extérieur. Le H est provisoirement troisième ex-quo du groupe A.

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