Histoire du football au Maroc: Des débuts à la gloire mondiale

Le football au Maroc, introduit par les colons au début du XXe siècle, est devenu un sport populaire et un symbole de fierté nationale, notamment avec les succès des Lions de l'Atlas. Après l'indépendance, le pays a vu l'émergence de clubs légendaires et des victoires internationales marquantes, comme la Coupe d'Afrique des Nations 1976 et la Coupe du Monde 2022. Avec des infrastructures modernes et des ambitions de devenir un leader du football en Afrique, le Maroc continue d'inspirer ses citoyens à travers ce sport.

Le football marocain a connu une évolution remarquable, marquée par des moments de gloire et des investissements stratégiques pour le développement du sport à tous les niveaux. Les souvenirs de la Coupe du monde 2022 sont encore frais au Maroc.

Peu attendus au tournant malgré une belle génération et l’expertise de Walid Regragui sur le banc, les Lions de l’Atlas ont réussi à se hisser jusqu’en demi-finale du tournoi mondial. Une performance inédite pour un pays africain et qui a permis au Maroc de rentrer dans l’histoire.

Outre ce message envoyé au monde, cette prestation a permis de mettre en lumière les incroyables progrès du pays depuis des années. A l’instar des grands tournois qui ont été ou qui vont être organisées dans le pays à l’avenir, tout démontre désormais que le Maroc est devenu l’une des places fortes du football mondial.

Un travail de longue haleine initié par la Fédération Royale du Maroc depuis des années et qui laisse entrevoir un avenir radieux pour le pays de 38 millions d’habitants avec le ballon rond. En effet, même si les résultats de cette évolution remarquable ont explosé au grand jour en 2022 au Qatar, tout résulte d’une politique sportive précise mise en place depuis 2008 par le Royaume. Sous l’impulsion du roi Mohammed VI, le Maroc a développé une stratégie minutieuse pour devenir un acteur performant à l’échelle mondiale.

Des aspirations XXL affirmées par le roi lui-même lors d’une grande conférence en 2008 qui a posé les bases du grand projet marocain : «nous avons pleinement confiance dans le grand potentiel du sport marocain. Aussi, ne ménagerons-nous aucun effort pour soutenir toutes les bonnes initiatives vouées à l’objectif suprême que nous nous sommes fixés, à savoir faire du sport marocain un modèle exemplaire et un facteur de cohésion sociale et de renforcement de notre rayonnement régional et international.»

Depuis, ces paroles ambitieuses ont résonné et ont été suivies d’actes qui ont permis au pays de devenir une référence mondiale en matière de football.

L'équipe marocaine lors de la Coupe du Monde 2022 au Qatar

Les Fondations du Football Marocain

Dans un premier temps, les fondations ont été travaillées. Ayant la volonté de dynamiser la pratique du sport dans ses villes et les régions plus reculées du Royaume, le Maroc a mis la main à la poche et a décidé de bâtir de nombreuses installations pour exploiter le talent de la population marocaine. Ainsi, des city-stades et de nombreux stades ont été construits en masse depuis la dernière décennie.

Des terrains à foison qui permettent aux jeunes prodiges de la rue de s’exprimer dans des infrastructures qui n’ont rien à envier aux pays les plus avancés du monde en matière de football. Cette démocratisation des aires de jeux de qualité a également assuré le développement d’une jeunesse marocaine talentueuse dans des conditions optimales.

Symbole de cette grande ambition, l’académie Mohammed VI est sortie de terre en 2010 à Rabat. Doté de locaux et de pelouses dernier cri, ce formidable écrin est considéré comme le vivier de tous les prodiges du football marocain. Alors que Youssef En-Nesyri, Nayef Aguerd ou encore Azzedine Ounahi ont été les premiers ambassadeurs de ce centre d’excellence, une nouvelle génération de talents marocains est en train d’exploser après avoir foulé les prés de l’académie.

Lors du sacre en finale de la Coupe du monde U20 dans la nuit de dimanche à lundi face à l’Argentine, le Maroc a pu compter sur l’apport décisif de cinq joueurs issus de l’académie Mohammed VI (Yassir Zabiri, Othmane Kountoune, Fouad Zahouani, Houssam Essadak, Yassine Khalif). Le premier cité, qui évolue désormais du côté de Famalicao au Portugal, s’est particulièrement illustré avec un doublé merveilleux face aux Argentins.

Outre la mise en place d’une formation de grande qualité, le Maroc a misé sur une stratégie intelligente pour devenir l’un des pays hôtes les plus crédibles et respectés lorsque l’attribution d’une grande compétition est faite. De ce fait, le Maroc a accueilli ou va abriter de nombreuses compétitions dans les prochaines années. Ainsi, la CAN, qui débutera en décembre prochain, est assurément l’une des mieux organisées de l’histoire.

Disposant de neuf stades dignes des plus grands pays du monde comme le nouveau stade Prince Moulay Abdallah de Rabat, le Royaume peut aussi compter sur des hôtels et des installations qui vont permettre d’accueillir les supporters et les délégations africaines dans les meilleures conditions. Par exemple, chaque équipe de la CAN aura droit à son propre hôtel 5 étoiles pour la compétition. Une première en Afrique. Et avant la Coupe du monde 2030, organisée aux côtés de l’Espagne et du Portugal, le pays maghrébin va également accueillir d’autres tournois comme la CAN féminine en 2026.

Ces derniers mois, le Maroc a organisé la première édition de la Coupe d’Afrique féminine de futsal.

😂 Les MOMENTS les plus DRÔLES du Maroc en Coupe du Monde ! 😂

Les Succès Récent et les Ambitions Futures

Forcément, avec ce travail méthodique mis en place depuis des années, les premiers résultats fructueux de ce développement sont arrivés. Longtemps raillés pour n’avoir remporté qu’une CAN, les Lions de l’Atlas ont repris du poil de la bête depuis près de dix ans. Outre la demi-finale historique lors du dernier Mondial, le pays du soleil couchant est devenu une machine à résultats.

Champions d’Afrique chez les U17 et les U23, les Marocains sont désormais champions du monde chez les U20. Ayant par ailleurs remporté le CHAN cet été, la délégation marocaine avait obtenu une médaille de bronze brillante lors des derniers Jeux Olympiques de Paris à l’été 2024. Un succès impressionnant qui ne touche pas que le football masculin.

Désireuse de développer le football à tous les étages pour faciliter l’inclusion et devenir une nation footballistique complète, la FRMF a obtenu des résultats probants pour sa section féminine. Chez les femmes, le football marocain est ainsi en plein essor.

En 2023, le Maroc a participé pour la première fois à la Coupe du monde féminine et a atteint les 1/8 de finale. Cet été, le Royaume a accueilli la CAN féminine. Après un parcours remarquable, les joueuses marocaines se sont inclinées en finale après un scénario cruel face au Nigéria (2-3). Actuellement, la Coupe du monde U17 féminine se déroule dans des conditions idéales sur les terrains de l’Académie Mohammed VI.

Outre cette réussite dans le secteur féminin, le Maroc brille également en futsal. Chez les hommes, la CAN a été remportée par les Lions de l’Atlas lors des trois dernières éditions tandis que les femmes ont remporté la CAN de futsal en avril dernier.

Forcément, ces prestations XXL ont de quoi ravir. «Le parcours historique des Lions de l’Atlas au Mondial 2022 a illustré la réussite de cette stratégie à long terme. Les performances remarquables du football féminin marocain, avec une première qualification à la Coupe du monde et une finale continentale, traduisent également la dimension inclusive et équilibrée de notre travail, toujours réfléchi sous l’impulsion royale», nous a-t-on d’ailleurs confié au sein de la FRMF.

Une réussite pour le Maroc qui est devenu un acteur majeur dans l’échiquier mondial du football après un travail qui existe depuis plus de 15 ans. Devenu une locomotive inspirante pour le football africain, le pays aspire désormais à passer un autre palier.

Disposant d’installations et d’une direction dignes des plus grandes nations du monde, le Maroc peut remporter de nombreux trophées à l’avenir et s’affirme, compétition après compétition, comme l’un des acteurs majeurs du football à l’heure actuelle et sur le long terme. Avec la CAN 2025, la Coupe Arabe, la Coupe du monde et la CDM U17, les Marocains vont vite avoir l’occasion d’envoyer d’autres messages au monde.

Il y a près de cinquante ans, le 14 mars 1976, le Maroc remportait sa première Coupe d’Afrique des nations (CAN). Ce tournoi, le plus attendu du continent, continue d’échapper aux Lions de l’Atlas d’édition en édition. Encore plus depuis que sa sélection nationale a atteint avec brio les demi-finales de la Coupe du monde, en 2022.

« C’est le rêve de tout le monde, insiste Walid Regragui, le sélectionneur, mais ça ne sert à rien de parler. Moi, ce qui m’intéresse, c’est gagner. Ce qui m’intéresse, c’est de rentrer dans l’histoire. »

Cette histoire commence peu avant l’instauration du protectorat franco-espagnol de 1912 : les Européens s’implantent dans ce coin du Maghreb et développent ce sport en pleine ascension. L’un des premiers clubs, l’Union sportive marocaine (USM), est créé à Casablanca en 1913 et voit passer plusieurs futurs grands noms : Mario Zatelli, qui a été à quatre reprises, entre 1964 et 1973, entraîneur de l’Olympique de Marseille (OM) ; Just Fontaine, international français et meilleur buteur de tous les temps en un Mondial avec 13 réalisations en 1958 ; et même, au début des années 1940, Marcel Cerdan avant qu’il ne devienne une légende de la boxe.

Académie Mohammed VI: Centre de formation de talents

L'Émergence de Nouveaux Talents et l'Accueil de Tournois Majeurs

Rentrer dans l’histoire du football. C’est ni plus, ni moins, les ambitions du Maroc et plus précisément celles du roi Mohammed VI. Entre la demi-finale au Mondial 2022, perdue face à la France, une impressionnante série de 19 victoires consécutives (un record), une médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Paris, la Coupe Arabe 2025 et le sacre de ses jeunes au Mondial U20, le Maroc est en pleine ascension. La nation figure parmi les sélections les plus régulières du moment.

Cette régularité est en autres le résultat d’un projet entamé il y a plus de quinze ans et mené avec une vision nationale : l’académie Mohammed VI.

Dans le football, vous pouvez investir des millions, bâtir des infrastructures modernes ou attirer les meilleurs talents : seul le terrain confirme la valeur du travail accompli.

Véritable surprise de la Coupe du monde 2022 au Qatar, les hommes de Walid Regragui n’étaient pas attendus à de telles hauteurs. En se hissant jusqu’en demi-finale du tournoi (ndlr : ils ont éliminé l’Espagne en huitième et le Portugal en quart), le Maroc a réalisé une performance inédite pour un pays africain grâce à un jeu basé sur la discipline et la solidarité. Ils veulent regarder les plus grandes nations dans les yeux.

Depuis, le temps a repris son œuvre, mais les accomplissements sportifs se sont poursuivis pour les Marocains. À tel point qu’ils sont devenus une véritable machine à résultats : champions de la Coupe Arabe 2025, champions d’Afrique chez les U17 puis chez les U23 en 2023 et champions du monde chez les U20 en 2025.

Mais ce n’est pas tout. Si tous les voyants sont au vert chez les hommes, la section féminine des Lions de l’Atlas est aussi en plein essor. Les joueuses ont disputé leur toute première Coupe du monde en 2023, atteignant les huitièmes de finale lors d’un parcours prometteur. Elles ont enchaîné avec une finale perdue face au Nigéria lors de la CAN féminine 2025, organisée au Maroc.

« On sent une équipe et un pays totalement décomplexé par rapport à leurs objectifs. Ils veulent regarder les plus grandes nations dans les yeux.

Le pays maghrébin a également développé sa branche futsal. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les performances sont XXL. Les femmes ont remporté la dernière CAN en avril dernier, alors que les hommes dominent le continent depuis trois tournois.

Ces résultats remarquables ne sont pas le fruit du hasard : ils s’inscrivent dans un projet ambitieux. Inaugurée en 2010 près de Rabat, l’Académie Mohammed VI a vu le jour sous l’impulsion du roi Mohammed VI. Les objectifs sont de former les talents de demain et de devenir un acteur majeur à l’échelle mondiale en développant le football national à tous les niveaux.

« Nous avons pleinement confiance dans le grand potentiel du sport marocain.

Aujourd’hui, l’AMF dispose d’infrastructures idéales pour convertir ses ambitions. Sur 17 hectares, le lieu contient une dizaine de terrains dernier cri, des salles de classe et de musculation, des dortoirs, un réfectoire, une piscine ou encore un pôle médical sur trois étages. Des cellules de recrutement sont implantées localement pour dénicher les meilleurs talents dès 6 ans.

« Quand le jeune intègre l’académie, il est pris en charge totalement : restauration, hébergement, scolaire, médical.

Grâce à son modèle, plusieurs joueurs de l’académie ont émergé au plus haut niveau : Youssef En-Nesyri (Fenerbahçe SK), Nayef Aguerd (Olympique de Marseille) ou encore Azzedine Ounahi (Girona).

Outre la formation, le Maroc veut parachever sa crédibilité dans le milieu du football en accueillant plusieurs tournois majeurs. En plus de la CAN 2025, le Maroc organisera une partie de la Coupe du monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal et la CAN féminine en 2026. De nouvelles étapes dans l’élévation des Lions de l’Atlas.

« Le juge de paix va être la Coupe du monde 2030. Je pense que le Maroc ira pour la gagne. Actuellement, il y a des résultats chez les jeunes. En 2030, ils seront mûrs pour former une équipe capable d’aller chercher le titre.

Le rayonnement du football marocain tient aussi à l’élargissement de son vivier via des joueurs binationaux. Ils sont de plus en plus nombreux à choisir le Royaume plutôt que les pays européens dans lesquels ils sont souvent nés et formés. C’est alors le cœur qui parle. Grâce à leur culture footballistique forgée dans des championnats exigeants, ces joueurs apportent un mélange d’expérience, de technique et de rigueur qui a largement contribué aux succès récents du Maroc.

« La fédération va intégrer de plus en plus tôt les binationaux dans ses effectifs. Achraf Hakimi et Brahim Díaz sous les couleurs marocaines.

Les exemples les plus marquants sont ceux d’Achraf Hakimi (né en Espagne), d’Hakim Ziyech (né aux Pays‑Bas), de Sofyan Amrabat (également formé aux Pays‑Bas) ou encore de Yassine Bounou (né au Canada). Le plus récent d’entre eux est celui de Brahim Díaz. Le milieu offensif du Real Madrid a opté pour le pays de son père. Il y a aussi des ratés comme avec Lamine Yamal.

Dans une interview accordée à l’émission 60 minutes overtime, la star du FC Barcelone a révélé avoir envisagé de porter les couleurs du Maroc avant de choisir l’Espagne. « Si on était allé le chercher à 15 ans, je pense qu’on aurait été à 50-50 avec l’Espagne. Quand vous arrivez au moment où le joueur a déjà joué avec l’équipe première, je ne dis pas que c’est 100% impossible, mais c’est bien 80%.

En Europe, l’évolution des mentalités préoccupe. Cela remet en question les stratégies de recrutement des sélections, qui voient partir des talents formés chez eux vers d’autres nations. Certains craignent que le mouvement s’accentue à l’avenir, au point d’affaiblir le vivier local et de redistribuer le talent sur le continent africain.

« On va encore perdre d’autres binationaux. Regardez le Maroc. Cette nation est capable de rivaliser avec les meilleures équipes européennes. Aujourd’hui, il n’y a plus vraiment d’opportunisme dans les choix des binationaux.

Si le football marocain brille aujourd’hui, il s’apprête surtout à entrer dans une phase cruciale de son projet. Avec la CAN 2025 organisée à domicile et la Coupe du monde 2026, le Maroc de Walid Regragui devra gérer une pression populaire immense.

« C’est un objectif pour moi de faire de grandes choses avec le Maroc. Il y a un objectif de gagner cette CAN. Sur le plan sportif, les Lions de l’Atlas ont enchaîné 19 victoires consécutives, un record. Il était détenu jusqu’à présent par l’Espagne avec 15 succès de suite entre juin 2008 et juin 2009. Autrement dit, le Maroc se présente (ou presque) dans les meilleures conditions possibles avant de lancer la CAN 2025.

La marge de progression est encore là : l’équipe maghrébine doit perfectionner son identité de jeu pour être dominante. « Le Maroc doit savoir tenir le ballon. Son style reste à définir. Aujourd’hui, cette équipe est un caméléon.

Devenus une locomotive inspirante pour le football africain, les Lions de l’Atlas ont tout pour remporter de nombreux trophées. Mais pour ça, il faut apprendre à gagner. Reste à voir s’ils parviendront à concrétiser ces ambitions grandissantes.

Le choix des hommes sera aussi déterminant. Il faudra miser sur les bons profils pour incarner le projet sur la durée.

On a tous encore en tête la ferveur suscitée par l'équipe masculine de football du Maroc à l'occasion de la dernière Coupe du Monde au Qatar qui a vu les Lions de l'Atlas se hisser jusqu'en demi-finale avant d'être éliminés par les Bleus malheureux mais valeureux finalistes.

Bis repetita pour la surprise créée et c'est tant mieux avec les féminines qui écrivent l'histoire à leur tour après une victoire ce jeudi 3 août face à la Colombie. Ce 3 août 2023, Anissa Lahmiri, francilienne native de Saint-Cloud, s'offre son premier but international et permet à la sélection marocaine de se qualifier pour les huitièmes de finale du Mondial, suite au match nul de l'Allemagne face à la Corée du Sud. Émotion sur le terrain et derrière les écrans. Elles l'ont fait. Si peu y ont cru mais si nombreux désormais y croient.

Afficher et revendiquer le sport comme acteur et fer de lance d'un Royaume qui prouve que tradition, modernité et mixité s'accordent plus que jamais au féminin est le leitmotiv d'un Maroc qui croit au sport comme fédérateur et émancipateur et qui mise plus que jamais sur sa promotion pour s'adresser à une jeunesse rêveuse et ambitieuse.

Aujourd'hui, la population des 15-29 ans dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA) représente plus de 100 millions d'habitants, soit environ un tiers de la population totale. Au Maroc les 15-24 ans sont près de 6 millions. Cette jeunesse constitue à la fois une chance et un immense défi. Celui de l'action mêlée à l'innovation pour gagner clairement en attractivité et productivité.

Alors que la société marocaine est en profonde mutation, le moment est venu d'afficher des ambitions partagées et, par le sport, de les concrétiser.Dans ce même élan de construire et bâtir un Maroc au service d'une jeunesse actrice du pays, le 6 avril dernier, le Ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, M. Ces dernières années, les plans d'aménagement et d'accès au sport pour toutes et tous se sont multiplés dans le royaume.

L'impact aura été porté et pleinement consacré par le ballon rond, un football qui a rassemblé tout un peuple et bien au-delà des frontières puisqu'il s'agit de la discipline sportive la plus suivie et la plus pratiquée dans le pays.Au total, plus de 66 % des téléspectateurs en France ont suivi la rencontre France - Maroc, soit plus de 20 millions selon les données Médiamétrie pour des Lions de l'Atlas emmenés par Walid Regragui pour écrire une des plus belles pages de l'histoire du sport africain, faisant de l'équipe marocaine le porte-drapeau d'un continent en quête de reconnaissance et à la conquête du monde.

Et si le prochain match, France - Maroc de mardi 8 août changeait encore un peu plus le cours de l'histoire ? Et si, par la force du sport, le message était encore une fois envoyé plus vite, plus haut et plus fort ? Celui d'un sport à l'écoute de ses joueuses et de leurs spécificités. Oui, la ferveur n'est pas encore la même. La popularité non plus. Mais le talent et l'authenticité sont là.

Sous l'impulsion du coach Reynald Pedros (51 ans, 25 sélections), ancien international français et ancien entraîneur de l'OL Féminin, la belle histoire se poursuit même si face aux bleues, il le sait, les lionnes ne partent pas favorites. "On vient de réaliser un exploit sur trois matchs, maintenant ce sont des matchs à élimination directe, tout est possible. Ce sera un match très difficile mais on fera tout pour se qualifier." Le ton est donné et la mission claire : ne rien lâcher, jouer sans complexe et s'affirmer.

Des exploits attendus qui à chaque fois qu'ils se réalisent font écho à cette volonté de créer l'engouement et l'héritage qui va avec.Chebbak offre son premier Ballon d'Or africain au Maroc en football fémininLe Football Féminin : Un Investissement d'AvenirAvec l'organisation de la CAN 2022 des féminines qui s'est tenue du 2 au 23 juillet dernier et un budget de 2,4 millions de dollars alloué à la compétition contre 1 million pour l'édition de 2018, le Maroc affiche ses ambitions : bâtir et réussir par le sport.

Un pari réussi dans le pays qui a vu ses joueuses se hisser en finale de la CAN 2022 et un bel intérêt avec une affluence record pour les demi-finales : 45 000 spectateurs dans les gradins à Rabat pour assister au match des Lionnes de l'Atlas contre les Super Falcons du Nigeria.Côté ballon rond, il faut capitaliser sur le succès et la popularité de l'équipe masculine et miser sur la pratique féminine.

La Fédération royale marocaine a d'ailleurs choisi d'investir dans le football féminin pour changer les mentalités. Le royaume dispose de deux divisions professionnelles, dont les clubs, 42 au total, s'engagent à former des équipes de moins de 17 et 15 ans. Ce sont de petites avancées mais au service d'une grande vision du sport qu'il faut promouvoir et renforcer tant l'impact sur les jeunes filles peut être décisif avec gain de confiance, détermination et affirmation de soi.

Ce même événement voyait un symbole fort se confirmer : le parrainage et la promotion de la championne du monde de boxe Khadija El Mardi, maman de trois enfants, qui participe à déconstruire les stéréotypes et à porter un message sociétal puissant à l'heure où la participation des femmes marocaines aux compétitions internationales demeure encore faible malgré la promotion des institutions nationales à la pratique sportive.

Souvenez-vous, en athlétisme, la première fois qu'une femme africaine et arabe remportait une médaille d'or : 1984 avec la championne Nawal El Moutawakel qui brille à Los Angeles, aujourd'hui membre du CIO. C'est aussi tout simplement la première médaille d'Or olympique pour le royaume. À jamais la première.

Principaux Succès du Football Marocain
CompétitionAnnéeRéalisations
Coupe d’Afrique des Nations1976Vainqueur
Coupe du Monde2022Demi-finale
Coupe d’Afrique des Nations U172023Vainqueur
Coupe d’Afrique des Nations U232023Vainqueur
Coupe du Monde U202025Vainqueur
CAN de Futsal (Hommes)2020, 2022, 2024Vainqueur
CAN de Futsal (Femmes)2024Vainqueur

tags: #histoire #du #football #au #maroc