Le Handball est en plein essor dans notre pays depuis les championnats du monde organisés à Paris du 11 au 29 janvier 2017. Devenu le 3ème sport d’équipe le plus pratiqué dans l’hexagone avec 549 295 licenciés en 2017, le Hand est un sport collectif où l’équipe de France excelle depuis de nombreuses années maintenant.
8 Août 1992 - 30 ans d'histoire 🥉
Nous allons d’abord voir plus en détail l’histoire du jeu, les règles et certains personnages qui ont marqué ce sport.
Les Débuts de la Discipline
Même si l’on retrouve des vestiges d’un jeu similaire en France à l’époque du Moyen Âge, la forme plus moderne du jeu date du 19e siècle. D’après une première théorie historique, il serait d’origine danoise. Le jeu se pratiquait alors sur un petit terrain et avait pour nom »haandbold ». D’autres historiens apparentent toutefois le handball avec un jeu anciennement pratiqué en Tchécoslovaquie et appelé « hazena ».
Dans les années 1900, un Irlandais du nom de Casey introduisit aux États-Unis un jeu semblable au hand dans sa version actuelle. Il suscita un tel engouement qu’une compétition fut organisée à Los Angeles. Cependant, la réelle invention de ce sport et attribuée à l’Allemand Carl Schellenz, un professeur de l’école normale Germanique d’éducation physique de Leipzig. En s’inspirant du jeu féminin de « Torball » (balle au but), il créa le handball à onze en 1919.
Son apparition sur la scène sportive internationale
En 1928 aux jeux Olympiques d’Amsterdam, le handball est apparu comme sport en démonstration. Il était alors joué en plein air par des équipes de onze joueurs. À cette occasion fut fondée la Fédération Internationale de Handball Amateur (F.I.H.A).
En 1936, la F.I.H.A compte alors 23 pays affiliés. Le sport entre au programme des Jeux Olympiques lors de l’édition de Berlin. Six nations participent à la compétition : l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, la Hongrie, la Roumanie et les États-Unis. Deux ans plus tard, l’Allemagne décide d’organiser les premiers championnats du monde à onze et à sept. Elle remporte les deux titres.
En 1946, huit fédérations nationales fondent à Copenhague ce qui est actuellement encore la Fédération Internationale de Handball (I.H.F.).
Depuis 1954 et l’apparition officielle du jeu à sept, le jeu à onze n’a cessé de décliner jusqu’à sa disparition de la scène internationale en 1966.
Après la Seconde guerre mondiale et jusqu’aux J.O. de Munich en 1972, le handball disparaît du programme des Jeux olympiques d’Été. Le hand à sept est à nouveau inscrit au programme lors de cette édition pour les hommes. Puis il apparaît pour les femmes aux Jeux de Montréal, en 1976.
Règles de base du jeu
Le hand se joue avec un ballon mesurant de 58 à 60 cm de circonférence et pesant entre 425 et 475 grammes pour les hommes. Les femmes quant à elles utilisent un ballon de 54 à 56 cm de circonférence et dont le poids varie de 325 et 400 grammes. Les équipes composées de sept joueurs comprennent chacune un gardien de but et six joueurs de champ. Ces derniers sont composés de 2 ailiers, 2 arrières, un demi-centre et un pivot.
Le nombre de remplacements en cours de match est illimité. Le terrain est un rectangle de 40 mètres de long sur 20 mètres de large. Il comprend une surface de jeu et deux surfaces de but. Chacune est située devant chaque but et est appelée ligne des 6 mètres.
L’aire de jeu présente également :
- Une ligne de jet franc communément appelé ligne des 9 mètres. C’est une ligne discontinue, située à 3 m de la ligne de surface de but
- Une ligne des 7 mètres. C’est une ligne de 1 mètre de long placée directement devant le but. Cette ligne est parallèle à la ligne de but. Elle en est séparée de 7 mètres.
- Une ligne de 4 mètres pour délimiter la zone comptant pour le gardien de but.
La finalité du jeu consiste à marquer dans le but du camp adverse, en lançant le ballon de l’extérieur de la surface de but à la simple force du bras. Un attaquant peut toutefois faire un saut au-dessus de cette surface. Il faut bien sûr qu’il effectue son tir avant de retomber dans la surface de but adverse.
Chaque but compte pour un point. L’équipe qui a le plus de points à la fin du temps réglementaire remporte le match. Le match se déroule sur 2 mi-temps de 30 minutes, avec 15 minutes de pause entre elles.
Les joueurs de champ n’ont le droit de jouer le ballon qu’avec les mains. Si le ballon touche une partie du corps sous le niveau des genoux, on considère que c’est une faute.
Exception faite pour le gardien, qui a le droit de détourner le ballon du pied. Toutefois, il ne peut pas le faire s’il se trouve à l’extérieur de sa zone. En effet, il est alors considéré comme un joueur de champ.
Ses coéquipiers n’ont pas le droit de lui passer la balle lorsqu’il se trouve dans sa zone de but, sous peine de jet franc pour l’équipe adverse.
Les joueurs de champ peuvent dribbler avec le ballon. Ils ont le droit de faire un maximum de trois pas avec le ballon en main. Il est également interdit de tenir la balle pendant plus de 3 secondes.
Les sanctions possibles au Hand
Comme dans tous les sports collectifs, ils existent différentes sanctions :
- Le carton jaune sanctionne les premières fautes irrégulières de défense.
- L’exclusion temporaire de 2 minutes est faite notamment pour sanctionner les mauvaises attitudes et gestes antisportifs. Elle est d’usage également contre les défenses portant atteinte à l’intégrité physique du joueur adverse. Lorsqu’il est sanctionné, le fautif sort pendant deux minutes et laisse son équipe jouer à un de moins durant cette période. Lorsqu’un joueur est exclu trois fois durant la partie, il est alors exclu définitivement.
- Le carton rouge (ou disqualification directe) sanctionne un joueur ayant reçu 3 exclusions de 2 minutes, ayant commis un acte antisportif voire une faute grave. Cette sanction entraîne une exclusion définitive du joueur sanctionné. Il peut cependant être remplacé deux minutes après son exclusion.
- Enfin, l’expulsion, qui punit un coup volontaire, que ce soit sur un joueur adverse, sur l’arbitre, sur un spectateur… Le joueur expulsé ne peut alors pas être remplacé et doit quitter le terrain.
La France est rentrée dans la légende du Handball
L’équipe de France qui est en train de marquer le jeu de son empreinte s’est vue attribuer bien des surnoms. Ce, en particulier depuis les années 1990 et l’éclosion de la sélection au plus haut niveau internationale. Ils ont été « les Bronzés« , lors des Jeux Olympiques de Barcelone en 1992. Puis « les Barjots » de 1993 à 1996 avec en tête d’affiche Jackson Richardson. « les Costauds » 2001 à 2008. Et enfin, « les Experts » depuis 2008.
Durant cette période, les tricolores ont disputé treize finales internationales et n’ont perdu que deux fois. La France n’a connu que trois sélectionneurs et entraineur de handball. Daniel Costantini de 1985 à 2001 , Claude Onesta de 2001 à 2016 et Didier Dinart ancien joueur médaillé olympique devenu sélectionneur. Costantini reste le plus grand entraineur de handball de tous les temps. Il a d’ailleurs été élu à ce titre par la fédération internationale de Handball.
Nikola Karabatic
Niveau joueurs français, Nikola Karabatic est considéré comme l’un des meilleurs de l’histoire du Hand. Plusieurs fois victorieux des championnats de France, d’Allemagne et d’Espagne, il a également remporté trois Ligues des champions. En 2003 avec Montpellier, en 2007 avec Kiel et en 2015 avec Barcelone. Avec l’équipe de France, il est double médaillé d’or olympique, en 2008 et 2012. Il est également quadruple champion du monde (2009, 2011, 2015 et 2017), et triple champion d’Europe (2006, 2010 et 2014). Malheureusement, sa carrière reste légèrement tachée par une histoire de paris truqués en 2012. On espère le voir devenir entraineur de Handball à la fin de sa carrière et continuer de marquer les esprits avec les bleus.

Les Stades Olympiques et leur Architecture
À l’instar des Jeux olympiques eux-mêmes, les bâtiments les plus mémorables créés pour la scène sportive internationale célèbrent l’accomplissement humain.
Les stades olympiques, les parcs et les monuments olympiques ne servent pas seulement de scène à la vie athlétique, mais aussi parfois de toile de fond à l’effervescence politique, comme ce fut le cas à Berlin en 1936 et à Moscou en 1980. Ils portent en eux bien plus que le poids des briques et du mortier (et de l’acier, du verre et du plastique de haute technologie) qui les composent. Ils sont des symboles de l’identité d’un pays hôte et un indicateur de son importance mondiale, tant par leur conception que par les architectes prestigieux que son gouvernement peut se permettre de s’offrir.
Dès les premiers Jeux olympiques modernes, de 1912 à 1948, les architectes ont concouru dans des compétitions artistiques pour remporter l’or, l’argent ou le bronze pour leur travail lié au sport.
Même sans la promesse d’une médaille olympique, chaque ville hôte met tout en œuvre pour améliorer son tissu urbain et impressionner les autres nations tout en attirant l’attention sur une scène sportive mondiale. Pour Paris 2024 cet été, la capitale a rénové et construit de nouveaux sites sportifs et a lancé une extension considérable de son réseau de transports en commun.

Parce que c’est souvent une question de fierté, certaines des meilleures architectures du monde ont été construites spécifiquement pour ces événements. Des premiers Jeux olympiques d’été de Los Angeles en 1932 à la troisième édition des Jeux de Londres en 2012, voici les plus beaux sites olympiques de l’histoire.
Quelques exemples de stades olympiques remarquables :
- Stade olympique d’Athènes, 2004 : Transformé par Santiago Calatrava avec un toit remarquable composé de deux arcs tubulaires en acier.
- Tour de télécommunications de Montjuïc, Barcelone, 1992 : Œuvre de Santiago Calatrava, représentant un athlète portant la flamme olympique.
- Centre aquatique de Londres, 2012 : Conçu par Zaha Hadid avec un toit ondulant inspiré par l’eau en mouvement.
- Stade Loujniki de Moscou, 1980 : Le plus grand complexe sportif du pays, accueillant la Coupe du monde de la FIFA 2018.
- Stade National de Pékin, 2008 : Conçu par Herzog & de Meuron, avec une toile de panier architecturale composée de colonnes et de poutres en acier.
Ces stades ne sont que quelques exemples de la manière dont l'architecture et le sport se rejoignent pour créer des espaces mémorables et emblématiques.
Accessibilité des Infrastructures pour Paris 2024
Rampes, ascenseurs, coursives, vestiaires adaptés… Le futur centre d’entraînement des Jeux olympiques a été rénové pour mieux accueillir les personnes en situation de handicap.
L’accessibilité est visible dès les abords. Au bénéfice de tous les piétons. Coubertin de plus de 4000 places, est désormais 100 % accessible. de nouveaux éclairages en LED, moins gourmands en énergie.

Rénovation des "City Stades" en France
Le sport pour tous. Plusieurs stades, appelés communément «city-stades» ou terrain multisports, ont été rénovés ces dernières semaines un peu partout dans l’Hexagone. De quoi mettre l’accent sur la pratique sportive à un an de Paris 2024.
C’est le cas du basket. Fin juin, le playground du square Alexandre Luquet dans le 20e arrondissement, rue de Transvaal, a été totalement rénové pour accueillir plusieurs événements pour les jeunes franciliens.
Le playground de Saint-Quentin a été rénové. Il y a quelques jours, la Caisse d’Epargne a inauguré un terrain signature de Hand à 4 au Stadium Lille Métropole. La célèbre banque, partenaire des Jeux de Paris 2024, a lancé un Pacte Utile qui vise notamment à restaurer et construire des espaces sportifs, accessibles à tous, favorisant la pratique libre et inclusive du sport. L’objectif est de développer, d’ici à 2024, plus de 100 projets de terrains de sport partout en France.
| Terrain | Emplacement | Particularités |
|---|---|---|
| Playground du square Alexandre Luquet | 20e arrondissement de Paris | Rénové pour accueillir des événements pour les jeunes franciliens |
| Playground historique de Saint-Quentin | Saint-Quentin | Terrain d'enfance de Rudy Gobert, rénové avec la contribution de YOP |
| Terrain signature de Hand à 4 | Stadium Lille Métropole | Inauguré par la Caisse d'Epargne, avec un graphisme inspiré de Michel-Ange par Luc Abalo |