Chambéry et Aix-en-Provence sont deux formations masculines de la Liqui Moly Starligue (D1) qui sont en forme, actuellement membres du Top 5. Les deux clubs se sont déjà rencontrées cette saison, au Phare, le 23 septembre.
Le handball à Aix-en-Savoie est une solide institution sportive, riche de 55 années d'existence, parmi la pléiade de disciplines pratiquées dans la ville. Fort de plus de 350 licenciés, le HBCA est un club qui compte dans le milieu du handball de par son histoire.
Avec ses 350 licenciés et ses 19 équipes de tout âge, chez les filles et les garçons, le HBC Aix-en Savoie, nommé ainsi depuis 20 ans pour éviter la confusion avec Aix-en-Provence, occupe un rang appréciable parmi les clubs de la Ligue Auvergne-Rhône-Alpes. Deux de ses équipes opèrent en Nationale et plusieurs formations de jeunes disputent le relevé championnat AURA (Championnat de Ligue).
Une solide équipe de dirigeants - avec une co-présidence Christine Csepke-Bernard Koenigsberg - et un staff compétent régissent le quotidien des « orange et noir », couleurs du club depuis une trentaine d’années. Après les glorieuses saisons des années 80-90, le club est revenu à des ambitions plus modestes, en raison, notamment, des difficultés financières que connaissent tous les clubs de cette dimension, dans une ville de la taille d’Aix, où la concurrence est rude.
Mais il faut savoir que l’équipe fanion masculine, en 45 saisons au niveau national, n’est redescendue qu’une seule fois en Ligue ! Le club base son savoir-faire sur la qualité de ses équipes de jeunes, l’école du club datant de 1971 ! L’apport de quelques jeunes voisins du Chambéry-Mont-Blanc Savoie handball, qui ne sont pas parvenus au haut niveau de leur club formateur, sont venus renforcer les rangs aixois pour le plus grand bonheur de celui-ci.
Ainsi va la vie d’un club qui va bientôt pouvoir opérer dans des Prés Riants rénovés, dont la construction remonte à …1965 et qui vont bénéficier d’une nouvelle tribune, dès le mois prochain, qui va porter la capacité du club à 500 places. Une équipe féminine au plus haut niveau français dans les années 85, des équipes masculine toujours engagée au meilleur niveau amateur, l’avenir s’annonce sous les meilleurs auspices.
Les valeurs du club transmises par nos aînés sont toujours là : convivialité, amitié, respect, performance. Nous y veillons ! Notre gymnase a été agrandi par une tribune derrière les buts, ce qui nous fait passer à plus de 500 places et plus de confort pour les spectateurs. Notre équipe masculine est en N3 et lutte pour monter en N2, et notre équipe féminine de N3 qui ne lâchera rien, tout concourt à une saison palpitante.
Et comme l’avenir c’est les jeunes un gros travail est effectué dans toutes ces catégories grâce à une équipe d’entraîneurs compétents qui ont pour mission de former et de faire éclore les talents de demain. Merci à tous les dirigeants et bénévoles qui nous accompagnent jour après jour avec passion et qui ne compte pas leurs temps. Sans eux rien ne serait possible.
Merci aussi à nos partenaires qui sont essentiels pour la vie du club vous êtes chaque année plus nombreux. Nous sommes fiers et heureux de co-présider le HBCA.
Chronologie des faits marquants
Voici une chronologie des faits marquants des deux clubs :
| Année | Événement |
|---|---|
| 1964 | Création du club de handball d'Aix-les-Bains. |
| 1968 | La section handball du Stade olympique de Chambéry est créée. |
| 1971 | Création de l'école de handball du club d'Aix-les-Bains. |
| Années 80-90 | Période de gloire du club d'Aix-les-Bains. |
| Années 85 | Équipe féminine d'Aix-les-Bains au plus haut niveau français. |
| 1983 | Les dirigeants des deux clubs se mettent d’accord pour fusionner dans le but déclaré d’avoir deux équipes (masculine et féminine) de haut niveau. Ce nouveau club est nommé le Chambéry Handball Club (C.H.B.C). |
| 1990 | En handball, le club est scindé en deux entités : la section féminine rejoint le club déjà existant du SHBC La Motte-Servolex tandis que la section masculine réintègre la structure omnisports du Stade olympique de Chambéry. |
| 1994 | Sous les nouvelles couleurs jaunes et noires, le club valide sa montée et grimpe en première division ! |
| 2001 | En effet, outre le deuxième titre de championne du monde de l'équipe de France, l'année 2001 correspond au seul et unique titre de champion de France. |
| 2013 | Nikola Karabatic rejoint le Provence Aix Université Club Handball. |
| 2024 | L'UPABHB refuse la montée en D2 féminine. |
En 1983, les dirigeants des deux clubs se mettent d’accord pour fusionner dans le but déclaré d’avoir deux équipes (masculine et féminine) de haut niveau. Ce nouveau club est nommé le Chambéry Handball Club (C.H.B.C). Il est dirigé par Gérard Caillet pour la partie administrative et par Roger Labbe pour la partie technique. Ses couleurs sont le rouge et le blanc.
En 1990, les résultats sportifs ne sont pas à la hauteur des espérances et la lourdeur administrative qu’entraîne une structure de cette taille conduit le club à la séparation des sections féminines et masculines. Le handball féminin se réorganise à La Motte Servolex et la section masculine réintègre le giron du SOC Omnisport (Stade Olympique Chambérien) pour devenir le SOC Handball.
En 1994, sous les nouvelles couleurs jaunes et noires, le club valide sa montée et grimpe en première division !
En effet, outre le deuxième titre de championne du monde de l'équipe de France, l'année 2001 correspond au seul et unique titre de champion de France.
Effectivement les fondus[4] savoyards écrivent la plus belle page de l’histoire du club le 12 mai 2001 après une victoire à domicile (25-19) face à Toulouse[5]. Par la suite, Chambéry connaît régulièrement la deuxième place du championnat derrière l'intouchable Montpellier et fréquente très souvent le dernier carré des coupes nationales, tout en ayant des difficultés sur le plan européen.

La SAOS devient une société anonyme sportive professionnelle (SASP) en 2007.
Le club continue de grandir en faisant venir en Savoie les internationaux Stéphane Stoecklin (2003-2005), Jackson Richardson (2005-2008) puis Daniel Narcisse (en provenance du VfL Gummersbach, 2007-2009), mais aussi grâce à la construction d'une nouvelle salle de 4 400 places, le Phare, remplaçant le vétuste gymnase Jean Jaurès (1 000 places) au cours de la saison 2008-2009.
La saison 2010-2011 est sans aucun doute l'une des plus belles saisons que connaît le Chambéry Savoie Handball, bien qu'elle se termine sans aucun titre.
En effet, après avoir longtemps été en tête, Chambéry finit deuxième du championnat, s'incline en finale du Trophée des Champions, en finale de la Coupe de la Ligue puis en finale de la Coupe de France (après avoir éliminé le rival montpelliérain en quart de finale dans sa nouvelle Arena) malgré le soutien de 1 200 supporteurs savoyards venus à Paris assister au match.
Toutefois, la plus belle performance de cette saison reste le parcours en Ligue des champions : Chambéry se sort d'un groupe composé de Kiel, de Barcelone (battu en Savoie 27-26 avec 50 % d'arrêts pour le gardien Cyril Dumoulin), de Celje, des Rhein-Neckar Löwen et de Kielce.
Après 11 ans sans titre, le CSH remporte en septembre 2013 le Trophée de Champions.
La saison suivante est celle du changement : en effet, le manager général Laurent Munier est nommé Directeur général du club[8].
Le 20 octobre, le club annonce le départ à l'amiable de l'entraîneur Mario Cavalli, à la suite des mauvais résultats et des tensions récurrentes avec certains joueurs.
Après deux semaines de latence où Jackson Richardson a assuré l'intérim, le CSH annonce le 6 novembre sur son site officiel la signature pour deux saisons et demie (jusqu'en juin 2017) de l'actuel sélectionneur de la Macédoine, le Croate Ivica Obrvan[9].
Jackson Richardson est confirmé à son poste d'entraîneur adjoint[10].
Malgré ces mouvements, l'équipe termine quatrième en championnat et apprend durant l'été que son dossier pour disputer le deuxième tour préliminaire de la Coupe de l'EHF a été accepté par l'EHF.
Arrivé l'année précédente en cours d'exercice, l'entraîneur Ivica Obrvan dispose pour cette saison 2015-2016 d'une préparation estivale complète et de la venue de son adjoint habituel, le Macédonien Danilo Brestovac (en) (ancien gardien de Villefranche et du Metalurg Skopje)[11].
Les premières semaines de compétition sont compliquées : elles sont en effet marquées par des défaites cinglantes à domicile face à Montpellier (25-35) et à l'extérieur face au PSG (35-27).
S'ajoutent à cela les éliminations en 1/4 de finale de Coupe de la Ligue à Nantes et en 1/8 de finale de Coupe de France à domicile face à Cesson.
Toutefois, la Coupe de l'EHF permet aux Chambériens de s'offrir un parcours intéressant : après avoir disposé de Hlohovec au deuxième tour qualificatif, le CSH élimine au troisième tour qualificatif Berlin pourtant tenant du titre (31-31 en Allemagne puis 34-30 en France), afin d'intégrer la phase de groupe.
En quart de finale, le CSH réussit l'exploit d'éliminer Saint-Raphaël lors du match retour au Phare (victoire 29-22, défaite 25-30 lors du match aller).
Les chambériens sont donc qualifiés pour la première fois de l'histoire du club en demi-finale de Coupe d'Europe.
Lors du Final Four se déroulant à Nantes, Chambéry s'incline 25-28 face aux Allemands de Göppingen futurs vainqueurs, alors que le score à la mi-temps était de 14-9 en faveur des jaunes et noirs, malgré la présence de 250 supporteurs chambériens.
Le 26 mai 2016, le club change à nouveau de nom en prenant la dénomination de « Chambéry Savoie Mont-Blanc Handball », se voulant l'étendard de la région historique de Savoie.
Malgré ces changements et des ambitions toujours élevées, les difficultés continuent pour Chambéry, qui se fait régulièrement éliminer très tôt des différents coupes (éliminations en huitièmes de finale puis au premier tour de la Coupe de la Ligue et au deuxième tour de la Coupe de l'EHF) et qui ne s'avère plus en mesure de disputer une place dans le trio de tête du championnat, ce qui s'explique notamment pas une stabilisation du budget du club et une hausse des moyens de ses principaux concurrents.
De plus, le coaching et la gestion du groupe par Ivica Obrvan sont régulièrement décriés, notamment par certains joueurs de l'effectif[13],[14].
Le début de la saison 2017-2018 est marqué par une série de six défaites consécutives, mettant rapidement sur la sellette Ivica Obrvan.
Dès le 4 octobre 2017, l'entraîneur de l'équipe réserve Laurent Busselier est nommé entraîneur adjoint de l'équipe professionnelle pour renouer le dialogue entre les joueurs et le coach principal[15].
Le 22 février 2018, au lendemain d'un match nul concédé sur le terrain de Tremblay, Chambéry annonce le départ d'Ivica Obrvan à l'issue de la saison 2017-2018 et son remplacement par Érick Mathé, entraîneur adjoint de Montpellier[16], qui sera lui aussi secondé par Laurent Busselier.
La Coupe de l'EHF (quart de finale) et la Coupe de France (demi-finale) ne permettent guère de sauver une saison à oublier, tant les difficultés se sont amoncelées sur le terrain et en dehors, notamment en ce qui concerne le recrutement de l'été 2017.
Son compatriote Amine Bannour, lui aussi arrivé en Savoie en août 2017, est quant à lui mis à pied par son club le 20 avril 2018 pour avoir participé à des paris sportifs concernant le handball[18].
Son licenciement pour faute grave est prononcé par le club le 7 mai 2018, un an avant la fin de son contrat[19].
A l'été 2018, Chambéry voit le départ à la retraite de Benjamin Gille, dernier membre de l'effectif présent lors du titre de Champion de France obtenu en 2001.
Au contraire de la saison 2017-2018, le nouvel exercice débute par une série de six victoires consécutives et de dix rencontres sans défaite, permettant au club d'occuper la 1re place du classement pendant trois journées.
Chambéry connaît son premier revers le 29 novembre 2018 à l'occasion de la réception de Montpellier (22-29) lors de la 11e journée de championnat.
En s'imposant à Saint-Raphaël lors de l'avant-dernière journée disputée le 30 mai 2019, Chambéry sécurise sa 3e place au classement final, lui permettant d'obtenir une nouvelle qualification en Coupe de l'EHF, soit son meilleur résultat depuis la saison 2011-2012.
Les performances du club permettent à plusieurs chambériens d'être récompensés aux Trophées LNH 2019, dont la liste des nommés a été dévoilée le 22 mai[20].
A côté de cet excellent résultat en championnat, Chambéry s'est également offert un beau parcours en Coupe de France.
Après avoir disposé successivement de Saint-Raphaël, Nantes et Montpellier (qui avait précédemment éliminé le PSG), le club savoyard s'est largement imposé en finale face à Dunkerque sur le score de 31-21, obtenant ainsi sa revanche de l'édition 2011.
À l'occasion de cette rencontre disputée le 25 mai 2019 à l'AccorHotels Arena, le public chambérien a une nouvelle fois pu se distinguer grâce à sa ferveur, le club ayant affrété un double TGV Duplex afin d'acheminer 1200 supporters à Paris[21].
L'embellie ne dure pas puisque Chambéry retrouve à nouveau le bas du classement à l'occasion de la saison 2019-2020, connaissant cinq matches sans victoire de la 2e à la 7e journée championnat.
Le jeu offensif de l'exercice précédent a disparu, certains joueurs n'ont plus le même rendement, les choix de l'entraîneur Érick Mathé sont parfois discutés et les résultats s'en ressentent grandement, alors que Chambéry est capable de s'imposer face à des candidats au podium (Montpellier, Aix-en-Provence) comme de perdre contre des équipes relégables (Chartres, Tremblay-en-France).
A nouveau, le recrutement est pointé du doigt : le départ de Niko Mindegia, brillant l'année précédente, n'a pas été compensé puisque les demi-centres Jean-Loup Faustin et Lukas Von Deschwanden n'ont pas été au niveau[22].
Le 14 avril 2020, en conséquence de la pandémie de Covid-19, la LNH décide de l'arrêt du championnat après que 18 des 26 journées ont été disputées[23].
Chambéry termine officiellement 9e, comme lors de la saison 2017-2018, plus mauvais classement du club depuis 1996.
La pandémie de Covid-19 a aussi conduit à l'annulation de la Coupe de la Ligue, alors que Chambéry avait atteint les demi-finales.
Depuis le 11 février 2009, la salle multifonctionnelle de l'agglomération chambérienne, le Phare (4 400 places), accueille les matchs de l'équipe de handball de Chambéry[25].
A la faveur de son projet « Ambition 2020 » lancé le 26 mai 2016, le club a émis la volonté de se doter d'une académie susceptible d'accueillir les talents internationaux du handball de demain.
Le bâtiment deviendrait la véritable maison du CSMBH et comporterait un gymnase avec tribunes, le siège du club, une vingtaine de logements pour les pensionnaires du centre de formation, des espaces de réunion ainsi que la boutique officielle[26].
La pose de la première pierre a eu lieu le 5 septembre 2019, en présence de différents acteurs politiques et sportifs régionaux et nationaux (Laurent Wauquiez, Hervé Gaymard et Olivier Girault notamment).
Longtemps habillé par la marque danoise Hummel très implantée dans le handball, le club a annoncé le 13 avril 2018 qu'il allait être équipé par la marque japonaise Mizuno à compter de la saison 2018-2019 pour une durée de trois ans[30].
A l'instar des autres clubs de handball, Chambéry n'a pas fait exception et a toujours affiché de nombreux sponsors sur ses tenues de match.
Parmi eux, Michel Simond (spécialiste de la gestion et la vente de fonds de commerce) a été important dans la croissance du club.
La fin de l'idylle entre Michel Simond et le club intervient en 2009.
Le principal sponsor (à hauteur de plus de 300 000€ par an) a en effet subi de plein fouet les conséquences de la crise financière de 2008, lui contraignant à mettre fin à son partenariat avec Chambéry à l'été 2009.
Ce coup dur financier a précipité le départ de Daniel Narcisse, agacé par le retard pris par le projet chambérien[33].
Pour combler ce vide, le club décide d'offrir cet espace à l'Association Grégory Lemarchal[34], le jeune chanteur décédé en 2007 des suites d'une mucoviscidose étant originaire du bassin chambérien.
L'installation du CSH dans la salle du Phare permet au club d'accueillir un public plus important mais qui demeure pour autant fidèle.
Au cours de la saison 2013-2014, le CSH bénéficie de 3910 spectateurs par match en moyenne, ce qui correspond à un taux de remplissage de 93%[35].
Après la défaite en finale de Coupe de France en mai 2014, le gardien chambérien Cyril Dumoulin a déclaré[36] : « Encore une fois, nos supporters ont été monstrueux.
C'est le club de supporteurs historique de l'équipe chambérienne. Créé en 1997, il prend jusqu'en 2005 le nom de Supporters du hand chambérien[37].
C'est en 2006 que le nom actuel est adopté.
Apparu pour quelques matches lors de la saison 2011-2012, ce groupe de supporteurs devient actif à presque tous les matches pour la saison 2013-2014.
Ces supporteurs arborant des écharpes et vêtements aux couleurs de leur groupe constituent l'unique membre du mouvement ultra du handball français, adepte des fumigènes à l'extérieur des salles mais aussi des chants répétés et des tifos au cours des matches.
Affichant une totale indépendance vis-à-vis du club et n'hésitant pas à exprimer leurs opinions, leur logo est constitué d'un bouquetin à l'air agressif, sur fond de croix de Savoie.
Depuis 2006, la section amateur du club organise un tournoi international de handball sur herbe le dimanche de Pentecôte à l'attention des jeunes garçons et filles du Mini hand aux -16 ans.
C'est de la section amateur dont dépend l'équipe réserve, évoluant en N1 (soit le troisième échelon national).
La promotion à ce niveau a été obtenue en 2007 après les barrages d'accession de N2 remportés face à l'AS Folschviller Handball (aller : 29-21 ; retour : 29-28), par une équipe au sein de laquelle se trouvait notamment Pierre Paturel, Xavier Barachet et Benjamin Massot-Pellet.
La réserve a longtemps été entraînée par Bertrand Pachoud[43] et l'ancien joueur chambérien Laurent Busselier, avant d'être confiée à Léonard Barrault à compter de la saison 2019-2020[44].
