L'histoire de l'équipe masculine de handball du Canada et l'épopée des Barjots

L'histoire du handball au Canada est riche en moments marquants, en défis surmontés et en personnalités attachantes. Bien que souvent éclipsée par d'autres sports plus populaires, l'équipe masculine de handball du Canada a su se forger une identité propre et marquer de son empreinte le paysage sportif national. Cet article vous propose de plonger au cœur de cette histoire, de ses origines à ses plus belles heures, en passant par les obstacles rencontrés et les figures emblématiques qui ont contribué à son essor.

Les Barjots : Une légende est née en Islande

Les Barjots ne sont pas nés au pied du mont Esja, ni dans les sources d’eau chaude. Mais c’est bien là, à Reykjavik, qu’ils ont atteint, le 21 mai 1995, le sommet d’une trajectoire pas comme les autres. Débarqué dans ce paysage lunaire avec une forte envie d’en découdre, à l’issue d’une préparation «imbuvable» entre Chartres et Lanzarote, ce groupe de potes a offert à la France son premier titre mondial en sport collectif, trois ans après une médaille de bronze aux Jeux de Barcelone et deux ans après l’argent décroché au Mondial, en Suède. Là-bas, dans la froide et lointaine Islande, s’est forgée la légende des Barjots.

Ces doux-dingues, intenables et irrespectueux, se retrouveront le 6 juin prochain, à Saint Apollinaire, au cœur de la Bourgogne où Denis Lathoud organise son jubilé. Vingt ans après l’aventure islandaise, ce sera l’occasion rêvée d’ouvrir la boîte aux souvenirs.

Un souvenir inoubliable

«Quelque part, la première fois où on est champion du monde, c’est un peu comme avec la première femme, on ne l’oublie jamais», se souvient Grégory Anquetil, également titré en 2001 à Bercy. Philippe Gardent, lui, n’a pas gardé du lieu de l’exploit un souvenir mémorable. «L’Islande en elle-même, je n’en tire pas grand-chose, reconnaît-il. C’est l’Islande quoi… On jouait dans des gymnases un peu glauques, sans vraiment de public. La compet’ n’était pas exceptionnelle, loin de là.»

Un parcours semé d'embûches

Le premier tour, marqué par des défaites contre la Roumanie (22-23) et l’Allemagne (22-23), a usé prématurément le groupe marqué par les tensions et les engueulades. Plusieurs fois, la rupture est proche. «On se fait chier la première semaine, ajoute l’actuel entraîneur du PSG. On s’égare un petit peu, on se croit trop beaux.» Lathoud provoque alors une réunion de crise devenue célèbre, qui fait prendre conscience à tous que le titre est à leur portée.

«On a réussi à se fédérer et, contre l’Espagne en huitièmes (victoire 23-20), ça a tout déclenché. Après on a déroulé (succès sur la Suisse, l’Allemagne puis la Croatie en finale), se souvient Thierry Perreux. Ce titre ça a été une surprise même si Denis Lathoud était persuadé qu’on serait champions du monde un jour et qu’il l’avait dit à sa grand-mère!»

La fête après la victoire

«Les premières heures après la finale, c’était tout pourri, rigole Lathoud. Ce n’était pas une fête grandiose, on a beaucoup couru après le temps.» Passage au JT en direct du Palais des Sports, retour à l’hôtel le temps d’entonner quelques chansons paillardes, d’attaquer le buffet et de vider quelques bouteilles, puis direction l’aéroport pour une arrivée aux aurores à Roissy. Là, les quelques médias présents hallucinent lorsqu’ils voient arriver l’un des chefs de file de la troupe, Jackson Richardson, tout juste élu meilleur joueur de la compétition, allongé sur le tapis roulant destiné aux bagages, un bonnet rasta sur le crane et une clope au bec!

Après les passages obligatoires par la Fédé et le CNOSF, les célébrations (les vraies) dureront «15 jours», à en croire Gardent.

Qui se souvient réellement de la qualité de handball de cette équipe de France de 1995 ? A part les spécialistes, sans doute pas grand monde. En revanche, personne n’a oublié la folie dégagée par cette escouade, pilotée tant bien que mal par Daniel Costantini. Il serait réducteur de les résumer à ça mais, les Barjots, c’était avant tout une passion commune pour la fête. «De temps en temps, on a dépassé un peu les limites», euphémise Anquetil, le sourire en coin. Cette équipe, c’était «la Harley Davidson du sport», poursuit-il dans une métaphore un peu obscure. «Pendant la compet,’ on a été réglos. Par contre avant et après… c’était rock and roll! Des anecdotes de soirée, j’en ai mille mais je préfère ne pas en parler, car ça appartient à mes potes et moi.»

Au sein des Barjots, il y avait les «British», surnom donné aux joueurs les moins exubérants du groupe. Mais qui étaient tout aussi «déterminés» et précieux selon Gardent. «Ils étaient plus propres sur eux. Disons qu’à l’heure du thé pour eux, c’était l’heure de la bière pour nous !» Toujours prompts à saisir la moindre occasion de se faire remarquer, les Barjots sont allés parfois jusqu’à mettre leur coach dans l’embarras. Ainsi, au lendemain de la finale, Daniel Costantini, le sélectionneur qui avait pris soin de maintenir une certaine distance avec son groupe, s'excusa de se présenter seul sur le plateau du 13h, car ses joueurs n’étaient «pas vraiment présentables». Quelques heures avant, alors que l’Insep les invitait à poser leurs empreintes de main dans le ciment, afin d’immortaliser l’exploit, eux décidaient d’y plonger la tête ! «C’est tout à fait l’image des Barjots, lance Gardent, qui se marre devant une photo de son vieil ami et actuel adjoint à Paris, Thierry Perreux, le visage grisé par le ciment frais et à la silhouette... plus svelte que celle de 2015 ! Il a fallu aussi cette folie pour y arriver.»

Autre symbole marquant de l’esprit Barjot, les coupes de cheveux arborées fièrement sur les podiums. «La source, c’est Stéphane Stoecklin qui, le premier, pour les JO de Barcelone, s’est pointé en blond lors du dernier stage. Ça nous a un peu interpelé. On s’est dit «mais qu’est-ce qu’il fait?» Et puis en fait il a lancé le mouvement», explique Eric Quintin, coiffeur en chef en 1995, à la veille du rendez-vous avec la Croatie.

Lathoud se remémore: «On avait commencé le soir à 21h après le repas et on a fini à deux heures du matin. Au petit déjeuner, les adversaires ont halluciné. Ils ont dû se dire qu’on était ravagés, que le seul truc auquel on pensait avant une finale mondiale c’était de déconner !» Cette attitude démontrait surtout l’absolue confiance qui transpirait de cette équipe, quitte à, parfois, passer pour de l’irrespect voire de l’arrogance. «Il y en a qui n’aimaient pas du tout, notamment les pays de l’Est ou les Suédois, et d’autres qui étaient très fans».

«Comme on était plus sur du design à valeur ajoutée (sic), j’ai vu surtout des rigolades autour de nous», sourit Eric Quintin.

Coups de folie et coup de boule

Ces coups de folie auraient sans doute davantage de mal à exister aujourd’hui - quand bien même les Experts, descendants des Barjots, savent aussi relâcher la pression. En 1995, le handball n’en était qu’au début de son processus de professionnalisation. «On a vécu comme nos anciens, en essayant d’en jouir le plus possible», analyse Eric Quintin, devenu entraîneur de l’équipe de France jeunes, pour qui c’était «quasi incompréhensible» la première fois qu’on lui a proposé de l’argent pour jouer au hand.

«Boule (surnom de Gardent) et moi étions parmi les plus vieux, on a découvert ça plutôt au milieu voire à la fin de notre carrière», rappelle Perreux. A cette époque-là, dans leur club de Gagny, les négociations pour un contrat d’un an duraient cinq minutes et se concluaient par une poignée de main avec le président, en guise de signature. Alors forcément, le décor était propice aux débordements, surtout avec de jeunes hommes au caractère si affirmé. Pour Quintin, «quand un ado ou un post-ado reçoit d’un coup de l’argent pour faire ce qui lui plaît le plus, ce n’est pas tout à fait rationnel. Il en est sorti parfois des comportements qui n’étaient pas conformes aux valeurs éducatives et formelles de la société bien pensante. Mais c’est pour ça aussi que les gens nous aimaient bien, parce qu’on était aussi cons que tout le monde.»

A l’entraînement, les joueurs se chauffent, se chambrent constamment et sont parfois à deux doigts d’en venir aux mains. «On était sanguins», admet Perreux. «Impulsifs», pour Gardent, qui se rappelle de «moments incontrôlables: le cas le plus flagrant, c’est le jour où Eric Quintin a mis un coup de tronche à Schaaf».

Six mois après le titre mondial, les Barjots disputent un match qualificatif pour l’Euro 1996. Ils ont dû mal à digérer leur nouveau statut. A la mi-temps du match retour contre la Belgique, quelques jours après la défaite à l’aller (20-21), Quintin assène un violent coup de boule à son coéquipier Philippe Schaaf, dans le couloir qui mène aux vestiaires. Résultat: nez fracturé pour celui qui était blessé en Islande et carrière internationale brisée pour «l’esthète des Barjots», suspendu un an par la Fédération. «A chaque fois on monte d’un cran dans la dramaturgie», dira alors Costantini, très marqué par l’événement. Le groupe l’est aussi, en témoignent les larmes de Guéric Kervadec dans le vestiaire.

«C’est un regret mais pas seulement, avoue aujourd’hui Quintin. Ce moment a participé à ma construction. J’en prends acte et il a été plutôt positif pour la suite.» L’échec des JO d’Atlanta en 1996, où la nouvelle génération n’a pas su s’intégrer aux anciens, a marqué la fin des Barjots. «Il y avait une telle envie de vivre dans cette équipe qu’à un moment donné, ça débordait dans tous les sens, estime Anquetil. Tout était démesuré chez les Barjots. Dans les soirées, c’était hors du commun. Dans l’amitié entre les joueurs, c’était extrême. Et quand il a fallu que ça explose, c’était extrême aussi.» Restent alors les liens tissés, qui eux sont éternels. Pour Gardent, «ils iront jusqu’au bout.»

Le 6 juin prochain, ils seront tous là, à l’exception de Frédéric Volle, retenu au Canada où il exerce la profession de policier dans une brigade canine. L’autre expatrié, Stéphane Stoecklin, va faire, «comme tous les ans, son pèlerinage en France avant de repartir dans sa Thaïlande profonde» (Lathoud). «On était des post-ados, maintenant on est des cinquantenaires. Donc on a mûri, on s’est assagi, on s’est calmé», promet Quintin. Du coup ça veut dire qu’il n’y aura pas d’excès, pour ce rassemblement vingt ans plus tard? «Ah non! (rires) On sait juste maintenant que c’est chaque chose en son temps.

L'équipe canadienne de handball : Une histoire en construction

Plus réputé pour ses hockeyeurs que pour ses manieurs de la petite balle pégueuse, le Canada n’en possède pas moins une équipe de handball ambitieuse. Et celle-ci est en stage pour une petite dizaine de jours à Ivry afin de faire progresser ses troupes. Pour cela, les hommes d’Alexis Bertrand (ancien joueur de la réserve ivryenne en 2004-2005 et passé par Cesson, Saintes ou encore Chartres) ont décidé d’y aller franchement en disputant une douzaine de matchs amicaux lors de leur séjour avant d’assister au Mondial.

« Cela s’est mis en place grâce à David Degouy que j’ai rencontré plusieurs fois sur les compétitions nord américaines puisqu'il est dans le staff des Argentins. L’idée est de multiplier les matchs de bons niveaux car chez nous, une fois que l’on a pris les meilleurs joueurs pour former une équipe, il ne reste plus grand monde en face » confesse en souriant le technicien qui peut compter sur un total de 3000 licenciés.

Les Rouge et Noir ont donc été les premiers à se frotter aux joueurs d’outre-Atlantique avant d’autres adversaires locaux (jeunes de Créteil, Kremlin Bicêtre, Angers). Présent avec le centre de formation et régulièrement dans le groupe pro, Walid Badi confiait que certains joueurs « pourraient tenter leur chance en centres de formation en France » tandis que Daniel Hager saluait les liens forts qui existent entre le club et les Canadiens : « C’est une longue histoire entre nous. Quand on a été champions en 1983, on avait été faire une tournée de 15 jours là-bas. Ça reste un super souvenir. Dans le partage, les rencontres. »

Sur le plan sportif, malgré la victoire des siens (30-28), le technicien a salué l’engagement des adversaires du jour qui avaient aussi bien figuré la veille face aux -18 et la seniors 3 : « Ils étaient super engagés dans le match donc c’est toujours très intéressant. Face à ce type d’équipe, il faut de la concentration et être tout aussi engagés. Nous on a eu des sautes dans le comportement. On s’est relâché par moment, en pensant que ça allait se faire tout seul, en rigolant. Les joueurs doivent comprendre qu’ils sont là pour jouer à fond tout le temps. Ils doivent être engagés à bloc.

Les défis et les perspectives d'avenir

L'équipe masculine de handball du Canada, bien qu'elle ne bénéficie pas de la même notoriété que d'autres sports, continue de travailler avec acharnement pour se développer et atteindre ses objectifs. Les défis sont nombreux, mais la passion et l'engagement des joueurs, des entraîneurs et des supporters restent intacts. Avec l'organisation conjointe du Championnat du monde féminin en 2027, le Canada aura l'occasion de mettre en lumière le handball et d'inspirer les générations futures.

L'intégralité de l’effectif canadien évolue dans la renommée ligue nord-américaine (NHL). "On a la meilleure équipe du monde parce qu'on a les meilleurs joueurs du monde." Venu à Milan en famille depuis la Nouvelle-Ecosse, d'où sont originaires ses deux joueurs préférés Sidney Crosby et Nathan MacKinnon, ce supporter canadien ne se perd pas en explications pour justifier la supériorité de son équipe.

Pour leur retour sur la scène olympique, 24 ans après leur dernière participation, les Bleus ne s'attaquent qu'à des monstres en phase de poules. Après leur défaite sèche face aux vice-champions du monde suisses (4-0) et leur revers combatif contre la République tchèque (6-3), 3e nation mondiale, l'équipe de France affronte le Canada. Une équipe décrite par le capitaine des Tricolores Pierre-Edouard Bellemare comme "la meilleure de tous les temps jamais créée". En deux matchs, les Canadiens ont plié la République tchèque (5-1), faisant subir un sort comparable aux Suisses (5-1)."On a une ligne de centre absolument dominante. Mais c'est la profondeur du Canada qui fait toute la différence."

Grâce à l'accord trouvé entre la ligue nord-américaine (NHL), championnat le plus relevé du monde en hockey, le syndicat des joueurs de NHL, la Fédération internationale de hockey et le Comité international olympique, les joueurs de NHL font leur retour aux JO à Milan pour la première fois depuis douze ans. À Milan, le coach canadien Jon Cooper peut s'appuyer sur un effectif de 25 hockeyeurs tous engagés en NHL. Or, le Canada a remporté le titre olympique lors de trois des cinq éditions olympiques auxquelles les joueurs de la NHL ont participé, dont les deux dernières en 2010 et 2014."C'est clairement la meilleure équipe du Canada du moment, avec des joueurs légendaires, qui ont marqué leur sport. Ils ont des dizaines de Stanley Cup (décernée aux vainqueurs du championnat NHL chaque saison) au compteur", reconnaît Yorick Treille, entraîneur des Bleus, qui comptent un seul joueur en NHL : Alexandre Texier, brillant avec les Canadiens de Montréal.

Parmi ces joueurs de légende figurent par exemple Sidney Crosby, déjà double champion olympique en 2010 et 2014 et capitaine des Rouge et Blanc à Milan. Le Canadien d'aujourd'hui 38 ans est rentré dans l'histoire olympique grâce à son but libérateur en prolongation face aux Etats-Unis en finale des JO de Vancouver en 2010. Autres talents de l'équipe canadienne : Nathan MacKinnon, considéré comme un des meilleurs attaquants du championnat nord-américain, et Connor McDavid, élevé au rang d'actuel meilleur joueur du monde par les experts. Pour leurs débuts aux JO, le premier cité a signé deux buts et deux passes décisives en deux rencontres, le second a marqué une fois et délivré cinq passes décisives."Que deux des meilleurs joueurs du monde me fassent la passe, c'était génial. Je n'ai pas fait grand-chose sur cette action. N'importe qui aurait pu marquer", savourait MacKinnon, interrogé sur le fait d'évoluer dans la même ligne que Crosby et McDavid lors de la rencontre face à la République tchèque.

En plus de ses légendes, le Canada compte aussi de jeunes pépites comme Macklin Celebrini, 19 ans seulement et déjà buteur dans ces Jeux. "Il est impressionnant, a confié Sidney Crosby à Radio Canada. Il fait tout bien, il travaille fort, il est très doué, mais c'est avant tout son niveau de compétition qui le différencie des autres." Denis Gauthier compare même le jeune Canadien au capitaine : "Pour moi, il est la meilleure version de Sidney Crosby depuis Sidney Crosby. Il démontre une tonne de maturité."

Le gardien canadien Jordan Binnington a, lui, connu une saison difficile avec les Blues de Saint-Louis, mais il garde toute la confiance du coach. "C'est un gars qui connaît la pression et il a prouvé dans le passé qu'il est capable de gagner le match important, de faire l'arrêt important dans un moment critique. Pour l'instant, il a bien répondu", observe Denis Gauthier. Seul point noir : ces joueurs ont peu l'habitude d'évoluer tous ensemble. Ils ont pu se régler l'an passé lors du Tournoi des quatre nations (remporté par le Canada, face à la Suède, les Etats-Unis et la Finlande). Surtout Doug Armstrong, directeur général, espère voir ses joueurs progresser au fil du tournoi olympique."Plus ils vont jouer ensemble, plus ils vont monter de niveau. Au fil des entraînements, ils se connaissent mieux et se familiarisent avec les nuances de leur jeu."

Avec un tel banc, pour le consultant de Radio Canada, remporter n'importe quel autre métal que l'or pour le Canada "serait une déception". Une nouvelle victoire finale viendrait alors garnir un peu plus une armoire à trophées déjà très pleine, riche de 16 médailles olympiques, dont neuf en or.

Le Canada a été sacré champion du monde, pour la 28e fois de son histoire, dimanche à Tampere (Finlande). En finale, la sélection canadienne s'est imposée face à l'Allemagne (5-2). Après deux premières périodes équilibrées, elle a assommé son adversaire, en inscrivant trois buts. L'équipe d'Allemagne courait après un premier titre de champion du monde. Et c'est la première fois depuis 1953 qu'elle jouait pour être sacrée. Les Allemands ont en plus mené deux fois au score. Tout d'abord par John Peterka (Buffalo Sabres) dès la huitième minute. La sélection du Canada a demandé une révision vidéo, estimant qu'il y avait un hors-jeu sur l'action, mais elle a été déboutée par les arbitres. Pas grave, car, trois minutes plus tard, elle a égalisé, grâce à Samuel Blais (St Louis Blues).

En seconde période, l'Allemagne est repassée en tête, sur un but de Daniel Fischbuch (34e). Mais, là encore, le Canada est revenu au score trois minutes plus tard, par Lawson Crouse (Arizona Coyotes). Et ce sont finalement lors des 20 dernières minutes que les Nord-Américains ont construit leur victoire. Samuel Blais a inscrit son deuxième but de la soirée (45e), profitant d'un palet mal dégagé par la défense allemande. Lors de la minute suivante, Milan Lucic (Calgary Flames) a tiré sur le poteau. Puis Tyler Toffoli, lui aussi joueur des Flames, parti en contre, n'a laissé aucune chance au gardien allemand, permettant au Canada de s'échapper (52e). Un but en cage vide de Scott Laughton (Philadelphia Flyers), à deux minutes de la fin du match, a définitivement scellé l'issue de la finale. Le Canada est de nouveau champion du monde, deux ans après son dernier titre. Sur les huit derniers Mondiaux, il aura joué sept fois la finale (pour quatre victoires).

Tableau des titres de champion du monde du Canada (Hommes)

Année Adversaire en finale Score
2023 Allemagne 5-2

L'autre belle histoire de ce Championnat du monde est la Lettonie, tout aussi inattendue médaillée de bronze (la première de son histoire dans un grand tournoi international). Rendez-vous en 2024 en République tchèque pour la prochaine édition du Mondial.

Lors du Handzag 2025, la sélection féminine du Canada et la sélection masculine de la Martinique ont brillé en signant chacune trois victoires sur trois matchs. Honnêtement, ils nous ont mis en échec à notre attaque placée ce soir. Et là, ça a été un match extrêmement défensif. Les jambes manquaient. Après cinq jours de matchs, d'entraînements et de chaleur, c'était compliqué pour nous. Mais l'important, c'est la fin. Comment gérer une fin sous pression comme ça avec une foule contre nous, sauf le petit groupe Canada là-bas. Dans cette discipline, il y a des temps forts et des temps faibles. Ces derniers, il faut savoir les accepter, faire le dos rond et tacher à ce que l’écart ne soit pas trop important. Par contre, sur la fin de match, je considère qu'on a été victime de la technologie, tout simplement. Victime du chrono. J'ai un temps qui est affiché avec deux joueuses qui ont deux minutes, qui ne peuvent pas reprendre le jeu et je me retrouve sur le terrain avec cinq filles dans l'équipe adverse. On a été quand même performants sur les trois matchs, malgré une préparation écoutée. On n'a pu faire que deux séances pour venir à ce Handzag. Mais j'ai trouvé des gens intelligents, qui ont des qualités. On a pu mettre un projet de jeu en place. Ils ont été rigoureux, sérieux. Ils ont surtout été lucides durant les moments difficiles, puisque la Guadeloupe a même mené un moment. On ne s'est pas affolé. Certains, pour leur première sélection ont fait preuve de beaucoup de maturité. Dans le money time, ça ne pardonne pas quand on a une équipe qui n'est pas en capacité à pouvoir produire son niveau de jeu. L'équipe adverse l'a fait, donc automatiquement, on ne peut pas prétendre à gagner. Derrière, on rate énormément d'actions, énormément de buts et ça nous met en difficulté.

La Fédération internationale a attribué vendredi le Championnat du monde féminin 2027 aux États-Unis et au Canada. Le Mondial masculin de 2029 se déroulera au Qatar.

Alors que les demi-finales du Championnat du monde masculin ont lieu samedi (République tchèque-Bulgarie suivi de Pologne-Italie) aux Philippines, la Fédération internationale (FIVB) a dévoilé le nom des prochains pays organisateurs d'un Mondial. L'édition 2027 des hommes avait déjà été donnée à la Pologne, nation phare du volley (championne du monde en 2014 et 2018). En 2029, ce sera le Qatar qui sera le pays hôte du Championnat. Ce n'est pas la première fois que le Mondial se déroulera en Asie (il a eu lieu au Japon et donc aux Philippines pour les hommes, au Japon, en Chine et en Thaïlande pour les femmes). En revanche, c'est la première fois qu'il aura lieu dans une nation du Moyen-Orient. Le Qatar a notamment déjà accueilli le Championnat du monde masculin de handball en 2015 et la Coupe du monde masculine de football en 2022.

Chez les femmes, trois semaines après la fin du Mondial qui a vu l'Italie être sacrée, la FIVB a attribué l'organisation de l'édition 2027 aux États-Unis et au Canada. Hommes et femmes confondus, c'est également la première fois qu'un Championnat du monde se disputera en Amérique du Nord. Il aura lieu un an avant les Jeux Olympiques de Los Angeles.

Les barjots champion du monde de handball en 1995

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